Patiner et pianoter

Jeudi 12 septembre 2013 à 11 h 02 | | Pour me joindre

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Laurent Dubreuil, Muncef Ouardi, Gregor Jelonek (entraîneur), Guillaume Blais-Dufour et François Déry
Laurent Dubreuil, Muncef Ouardi, Gregor Jelonek (entraîneur), Guillaume Blais-Dufour et François Déry

Je suis mon plus redoutable adversaire. Et je suis toujours extrêmement dur avec moi-même. Mais aujourd’hui, je sais que j’ai une longueur d’avance. Mes efforts de l’été portent leurs fruits.

Je profite des bienfaits d’un entraînement plus intense qu’à l’habitude en saison estivale. J’ai la forme du mois d’octobre dès septembre. Je le sens, c’est du solide.

C’était prévu comme ça depuis la fin de la saison. C’est difficile de manquer de motivation à son premier cycle vers les Jeux olympiques. J’ai passé une bonne partie de l’été chez moi, dans la région de Québec, attelé à la tâche. Séances de patinage, du vélo, de la course, de la musculation et, surtout, des étirements. Je ne suis pas un gars souple. Si je ne fais pas ma routine d’étirements chaque soir, je n’arriverai pas à finir la saison. J’en suis certain, car j’ai le dos fragile…

Je dois d’ailleurs choisir mes moments de divertissement en tenant compte de ma condition. J’aurais bien aimé assister à des spectacles au Festival d’été de Québec, mais je ne suis pas capable de rester debout pendant cinq heures d’affilée. C’est plus facile de m’étendre au bord de la piscine de mes parents. On est tellement claqué après un entraînement!

J’arrive à jouer au golf, mais je suis franchement mauvais. C’est pathétique. Entre deux entraînements, je me suis récemment tourné vers le piano pour me changer les idées. Franchement, je n’aurais pas dû arrêter de suivre des cours à l’adolescence. Ma mère a toujours voulu que ses enfants soient bons au piano. Aujourd’hui, je mets en marche le déshumidificateur pour que personne ne m’entende jouer les deux pièces de mon répertoire. Lesquelles? Je préfère les garder secrètes…

Je ne vous ferai cependant pas de cachette au sujet de mes préférences pour les Jeux. Le 1000 m est ma course préférée, même si je suis meilleur au 500 m. Je retire une grande fierté d’un bon résultat au 1000 m. On ne devient pas bon sur cette distance comme par magie. Si tu ne t’entraînes pas assez pour le 1000 m, tu vas casser dans le dernier tour. C’est la récompense de tes efforts. J’aime aussi l’aspect stratégique de cette course. Au 500 m, l’épreuve est terminée avant que tu t’en aperçoives…

Le Canada devrait avoir quatre places pour ses athlètes pour chaque course à Sotchi. Aucun patineur n’obtiendra de préqualification. J’aurai mon sort entre mes mains pour les sélections nationales des 500 et 1000 m, en décembre.

J’ai seulement 21 ans et le patinage de vitesse est un sport où la maturité physique est cruciale. Aux derniers Championnats du monde, j’étais le plus jeune des 24 patineurs inscrits au 500 m. J’avais pris le 9e rang. Je ne connais pas beaucoup d’athlètes plus forts à 20 ans qu’à 25 ans. Des champions sont même dans la trentaine. Les Jeux de Sotchi demeurent mon premier test.

Je pense que j’aurai beaucoup de choses à vous raconter d’ici là. Je vous écris un autre blogue après mon passage au centre national à Calgary à la mi-septembre.

Bonne semaine!

La glace m’aime

Jeudi 28 mars 2013 à 14 h 27 | | Pour me joindre

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Ça y est, c’est le temps des vacances… et elles tombent à point. La saison m’a paru vraiment longue, c’est la première fois que ça m’arrive.

J’ai quand même réussi à obtenir le meilleur résultat de ma saison le week-end dernier aux Championnats du monde par distance, à Sotchi : une 9e place au 500 m, une hausse de deux rangs par rapport aux mondiaux de l’an dernier.

Pas si mal pour un gars qui a souffert d’une entorse lombaire juste avant son départ pour l’Europe… suivi d’un bel effet domino. Je me suis blessé à un muscle pectoral en faisant un départ, puis ensuite, au psoas.

Bref, j’ai commencé à recouvrer la santé seulement deux semaines avant les mondiaux. Et je considère que j’y ai patiné la meilleure course de ma vie.

Mon premier 500 m était excellent, j’étais au 7e rang, à 4 centièmes de seconde de la 4e place. C’était extrêmement serré. Si j’avais été trois dixièmes de seconde plus rapide par course, j’aurais gagné. Je ne prétends pas que j’aurais été capable de le faire, mais on parle ici de centièmes de seconde.

Ça augure bien pour 2014. D’être si près à un an des Jeux, ça me permet de croire qu’avec un été d’entraînement, un an de plus, une plus grande maturité et une plus grande force physique, je serai capable de réduire l’écart.

Laurent Dubreuil
Laurent Dubreuil

J’ai vraiment adoré patiner à Sotchi. L’anneau est magnifique, le plus beau que j’ai vu de ma vie. C’est d’un tel luxe, les planchers sont même en marbre!

De plus, c’est le genre de glace que j’aime : inégale et un peu lente, contrairement aux pistes de Calgary et de Salt Lake City, reconnues comme les deux plus lisses et plus rapides (à cause de l’altitude) du monde.

Sur une glace comme Sotchi, le coup de patin n’est peut-être pas aussi fluide, mais il faut serrer les dents et donner tout ce qu’on a. Ça m’avantage et ça convient bien à mon style et à ma mentalité. Disons que quand tu t’entraînes dehors, n’importe quel anneau intérieur représente une nette amélioration. Le seul avantage à patiner à l’extérieur, dans des conditions horribles, c’est que ça facilite ma capacité d’adaptation.

Mon entraîneur m’a même dit après une course que la glace avait l’air de m’aimer. J’allais vite sans trop me casser la tête. La glace aimait mon coup de patin. J’ai donc hâte d’y retourner l’an prochain.

Par contre, j’ai été surpris de constater tout le travail qui restait à faire avant l’ouverture des Jeux dans 10 mois. Ils vont devoir mettre les bouchées doubles, mais il y avait beaucoup de travailleurs qui s’affairaient sur les chantiers.

Anneau de glace de Sotchi
Anneau de glace de Sotchi

Le Canada n’a gagné qu’une médaille aux mondiaux, le bronze de Christine Nesbitt au 1500 m. Il faut mettre ces résultats en perspective.

Avant d’arriver aux mondiaux, il y avait peu de Canadiens ayant des chances de médailles. Moi, c’était irréaliste de me voir sur le podium. Par contre, 9e au 500 m à 20 ans, sur une distance où les temps sont serrés, je me considère comme un espoir de médaille l’an prochain.

Kali Christ, 5e au 1500 m à 21 ans, est dans la même situation que moi. Denny Morison, lui, disputait sa première course depuis sa fracture du péroné en décembre. Avant sa blessure, il trônait en tête du classement du 1000. Alors, ce n’est que partie remise pour 2014.

Il n’y a qu’à la poursuite féminine que le Canada a perdu une médaille, quand Nesbitt a chuté dans le dernier virage, alors qu’elle était 2e.

Si on regarde la colonne des résultats, certes, ce n’est pas reluisant, mais l’équipe va se relever et répondre aux attentes l’an prochain.

Laurent Dubreuil
Laurent Dubreuil à Sotchi

Pour moi, ma saison olympique commence maintenant. Je me suis rendu compte l’an passé que si on ne se repose pas pendant le mois de vacances, on peine durant toute la saison. Physiquement et mentalement, j’ai besoin d’une bonne pause. Ce mois de congé va me donner l’énergie nécessaire pour traverser les nombreux camps d’entraînement (5 au menu) et la prochaine saison.

L’an passé, je n’ai pas eu droit à un congé récupérateur. En avril, j’ai été hospitalisé deux jours pour un ulcère à l’oesophage. J’ai perdu 12 livres, et je n’en ai pas en surplus afin d’être le plus rapide possible. Ça a grugé mes muscles, mes forces.

C’est pour cette raison que je n’ai pas eu les résultats escomptés. Je n’ai pas été capable d’être au sommet de ma forme avant la dernière compétition de la saison, les mondiaux. J’ai combattu la fatigue toute l’année. J’ai l’impression d’avoir fait deux saisons de suite.

Je n’aurais pas dû recommencer à m’entraîner tout de suite en sortant de l’hôpital. J’aurais dû prendre deux semaines de plus pour me donner une chance de récupérer de la maladie.

En revanche, je ne considère pas cette saison comme perdue. Je me suis quand même rapproché des meilleurs au monde. Je me positionne relativement bien pour la saison olympique, mais je ne peux pas cacher que j’espérais mieux cette année.

Alors, je ne ferai pas grand-chose pendant mes vacances. Mes projets : rester chez nous, me lever tard et me coucher à la même heure que d’habitude.

Parce que 2014 sera la saison la plus importante de ma carrière!

Le podium!

Lundi 4 février 2013 à 9 h 09 | | Pour me joindre

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Les Jeux olympiques représentent pour moi un rêve depuis toujours. Je pense concrètement à ma présence aux JO, surtout depuis Vancouver.

J’ai eu la chance de voir les compétitions de longue piste. Mon frère et moi avons assisté aux épreuves de sprint. J’ai pu voir mes distances aux Jeux olympiques. J’avais 17 ans, j’étais très jeune. Et depuis ce jour, je me visualise aux Jeux de Sotchi.

J’aurai 21 ans aux JO. C’est jeune, mais c’est un an de plus que mes 20 ans. À Vancouver, le champion olympique au 500 m (le Sud-Coréen Mo Tae-bum) a eu 21 ans la journée de sa victoire.

Je crois que l’âge ne peut pas être une excuse. Il faut être capable de faire le saut du junior au senior et les Olympiques sont une excellente occasion de le faire.

Oui, je voulais et veux encore avoir de bons résultats cette année, mais je me suis entraîné autant en pensant à l’an prochain qu’à cette année. Je veux être capable de performer à Sotchi. Et je crois être sur la bonne voie pour y arriver.

Il sera par contre difficile pour moi d’être présélectionné cette année parce qu’il faut terminer parmi les cinq premiers aux Championnats du monde par distance, puis réussir un podium en Coupe du monde l’automne prochain. La plupart des places pour les Olympiques seront donc attribuées aux prochains Championnats canadiens, au début de l’année 2014.

C’est excitant, j’ai hâte d’arriver aux sélections et je suis persuadé de me qualifier. Mais en même temps, c’est un peu stressant. C’est comme une date butoir pour les travaux d’école. Plus la journée approche, plus il faut se mettre au travail pour atteindre ses objectifs.

Si les Olympiques avaient été cette saison, je me serais classé au 500 m et au 1000 m. C’est bon de savoir que je l’ai fait une année avant les JO.

Je pense que c’est à ma portée, selon ma courbe de progression normale.

Le rêve ultime

Participer aux Jeux olympiques est un rêve, mais le rêve ultime est de gagner des médailles olympiques. Bien sûr, je dois me donner du temps, mais les performances réalisées à Vancouver par Mo Tae-bum me montrent que le podium est réalisable pour un jeune athlète.

Plus je m’approche de mon rêve, plus je suis excité, mais je gagne aussi en fébrilité et en stress!

Je me demande si je serai en mesure de rivaliser avec les meilleurs dans un an parce que je dois passer de la 13e place au sommet mondial.

C’est une progression énorme, et l’avantage d’être jeune est ma naïveté et mon insouciance! Je ne veux pas m’imposer de limites. Je crois que si dans ma tête, rien n’est impossible, peut-être que rendu sur la glace, tout peut arriver. Il reviendra aux autres de patiner plus rapidement que moi et à moi d’aller plus vite qu’eux!

Je sens tout le soutien dont j’ai besoin de la part de mes parents, de ma famille et de mes entraîneurs. Mais ils trouvent que je suis dur envers moi-même. Je ne me satisfais de rien d’autre que de l’atteinte de mes objectifs. Je sais que c’est en même temps une force et une faiblesse pour moi.

Dans un mois et demi, je vais participer la Coupe du monde de Sotchi. J’ai vraiment hâte de voir les installations olympiques. Le décompte sera officiellement commencé!

 

Sentiments partagés

Mercredi 30 janvier 2013 à 13 h 19 | | Pour me joindre

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Je reviens de Salt Lake City où j’ai participé aux Championnats du monde de sprint. J’ai terminé 13e au cumulatif, ce qui est tout près de mon objectif de faire un top 10.

Je ne suis pas comblé. Sans être complètement déçu, je dois avouer que j’éprouve des sentiments partagés. Je n’ai pas réussi à terminer parmi les 10 premiers, mais j’ai malgré tout terminé à seulement 2 dixièmes de points du 10e rang. C’est minime et je suis conscient que mon objectif était ambitieux.

Je dois aussi prendre en considération que j’étais le plus jeune patineur des mondiaux. Je me suis rendu compte à quel point il est difficile pour un jeune de 20 ans d’être en compétition contre des patineurs de 28 ou 30 ans.

Je n’ai pas nécessairement à envier ces patineurs côté technique, mais j’ai l’impression de manquer de force physique. Quand je regarde le gagnant, le Néerlandais Michel Mulder, je trouve qu’il a une bonne technique dans les droits, mais ses virages sont plutôt moyens. Je n’ai pas l’impression qu’il patine mieux que moi. Ce qu’il a de plus, c’est sa forme, parce qu’il s’est entraîné plus que moi dans les 10 dernières années. C’est la force qu’il met dans chaque coup de patin au départ.

 

Je me suis fait dire par plusieurs personnes que mon résultat est exceptionnel, mais je ne suis pas du genre à me satisfaire d’une 13e place. Mon objectif ultime est d’être un jour champion du monde et je ne m’en approche pas aussi rapidement que je le voudrais. J’ai tout de même connu une bonne compétition et je sais que je n’ai pas à être gêné de mes performances.

Je sais aussi que c’est une question de patience, que je serai plus fort dans les années à venir, dans les mois à venir. Je ne veux pas être trop patient non plus parce que je ne veux pas en venir à me satisfaire d’une 13e place. Je vise toujours le sommet et j’ai déjà hâte à l’an prochain pour pouvoir faire mieux.

Je comprends que je suis vraiment dur avec moi-même. Je sais que 13e aux mondiaux de sprint, c’est excellent. Et quand je prendrai du recul dans quelques semaines, je serai sûrement content.

À la maison

Je suis de retour à la maison et j’y resterai pour encore trois semaines. Je vais en profiter parce que j’ai été parti presque tout le dernier mois.

Je ferai quelques courses d’entraînement ce week-end à la Coupe Canada à l’anneau Gaétan-Boucher de Québec. Mes prochaines compétitions sur le circuit de la Coupe du monde seront du 1er au 3 mars, à Erfurt, en Allemagne. La semaine suivante, ce sera la finale de la Coupe du monde à Heerenveen, aux Pays-Bas.

Puis, je pourrai apprivoiser la piste olympique de Sotchi à l’occasion des Championnats du monde par distance. On peut dire qu’il s’agira des Olympiques, 11 mois avant les Olympiques!

Encore de l’amélioration à faire

J’ai encore beaucoup de temps pour peaufiner certains aspects de mon patin avant les mondiaux. Je vais profiter de mon passage à Québec pour travailler fort.

Mes départs n’étaient pas à point le week-end dernier. C’est rare que ça m’arrive, car généralement, c’est l’une de mes forces. C’est ce qui m’a nui le plus à Salt Lake City. Je vais faire plusieurs séances vidéo pour essayer de comprendre ce qui a pu se passer. Je suis explosif et mes départs sont cruciaux. Je veux qu’ils soient à point d’ici la fin de l’année.

Je pense aussi que le meilleur est à venir pour moi cette saison. Un athlète le sent quand il est à son sommet, et je ne l’ai pas senti encore cette année. La 13e place, je l’ai réalisée parce que c’est ce que je vaux tous les jours de l’année. Je vais bâtir sur mes performances pour faire mieux dans les prochaines compétitions.

L’an dernier, j’ai participé aux Championnats du monde par distance même si j’étais encore un junior. J’ai terminé 11e au 500 m. Un top 10 est le seuil psychologique que je voudrais atteindre.

D’ici là, à l’entraînement!

 

De bons résultats!

Vendredi 11 janvier 2013 à 15 h 43 | | Pour me joindre

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Je reviens de Calgary où j’ai connu de bonnes sélections nationales d’hiver. Je peux dire que j’ai fait le travail. Je n’ai pas eu de courses parfaites et ce n’est pas ce que je désirais non plus.

Mon désir était de me classer au 500 m, au 1000 m et au cumulatif du sprint pour les Championnats du monde de sprint de Salt Lake City. Et je me suis qualifié dans toutes les distances! J’ai même gagné le cumulatif, donc j’ai été le meilleur sprinteur au Canada au cours de la fin de semaine! C’était très bon comme compétition.

Pour les sprinteurs, l’important avant les compétitions est d’être vraiment reposé. Il faut s’entraîner très fort avant la saison, pendant l’été et au début de l’année. Lorsque nous arrivons dans les compétitions où nous voulons connaître nos meilleurs résultats, il ne faut pas sous-estimer l’importance du repos. C’est un élément crucial.

C’est pourquoi nous nous sommes concentrés sur la qualité des entraînements dans les journées précédant les Championnats canadiens. Ça se traduit par plusieurs exercices très courts, très intenses, mais pas assez longs pour avoir très mal.

Pendant la compétition, je pense avoir réussi ce que je voulais faire. Ma technique était meilleure que d’habitude, j’étais très reposé, je me sentais bien sur la glace et j’avais « les jambes ».

J’ai amélioré mes temps de l’automne, même si je crois que la glace était plus lente. Au 1000 m, j’ai terminé 2e derrière Tyler Derraugh. Il a terminé 4e à une Coupe du monde l’automne dernier au 1000 m. Il n’y a aucune honte à se faire battre par l’un des meilleurs patineurs du monde! D’être si près, à quelques semaines des compétitions importantes, je pense que c’est positif. C’était une très bonne course, j’étais très satisfait!

Pour les deux courses de 500 m, la première s’est très bien déroulée. J’ai connu mon meilleur départ de la saison et mon tour était très respectable. La deuxième course était un peu plus ratée. Je pensais être capable d’améliorer mon temps du premier 500 m dans le deuxième, mais j’ai patiné un dixième de seconde plus lentement. J’étais un peu fatigué et j’avais les jambes lourdes, ce qui m’arrive rarement entre deux courses.

Encore plus vite

Mon entraîneur et moi pouvons encore améliorer quelques aspects avant d’aller aux Championnats du monde de sprint les 26 et 27 janvier, mais je suis content d’être à ce niveau de forme à ce moment-ci de la saison.

Je suis convaincu que je peux améliorer mes temps. La question dans ma tête n’est pas : est-ce que je peux les améliorer, mais bien de combien puis-je les améliorer?

Le but de mon programme d’entraînement n’était pas d’être à mon sommet pour les sélections d’hiver, mais de l’être aux Championnats du monde. Si je suis capable de retrancher quelques dixièmes de secondes au 500 m et une demi-seconde au 1000 m, je pourrai viser un top 5.

J’y crois fort, mon entraîneur y croit fort, le programme a été fait pour que je sois bon à Salt Lake City. Et je pense qu’on est dans le bon chemin.

Un podium est faisable, mais une quinzaine de patineurs en rêvent aussi! J’ai peut-être gagné le cumulatif sprint canadien, mais j’ai gagné par deux centièmes de points sur Jamie Gregg, c’est l’équivalent de deux centièmes de secondes seulement. J’imagine que lui aussi se voit dans le top 5, et il rêve peut-être au podium.

Il y a beaucoup de patineurs dans la même situation que moi, mais si je suis capable de réduire les temps et de les amener où je veux, on ne sait jamais ce qui peut arriver en piste! Surtout que le classement sera déterminé en fonction des points amassés dans quatre courses (deux de chaque distance).

Une semaine avant d’aller à Salt Lake City, je retourne à Calgary pour une Coupe du monde de sprint, les 19 et 20 janvier. J’y verrai presque tous les mêmes patineurs que j’affronterai la semaine suivante. Je vais essayer d’être bon là-bas pour me donner confiance pour le Championnat du monde de sprint!

À bientôt!

Bursite et Noël en Alberta

Mercredi 19 décembre 2012 à 16 h 00 | | Pour me joindre

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Les dernières semaines ont principalement été consacrées à mon entraînement. Au début du mois, j’ai participé à la première Coupe Canada de la saison, à Québec.

J’ai eu une bonne première journée. J’ai remporté le 500 m et le 1000 m avec des temps respectables. Le samedi, j’espérais un bon résultat au 1500 m, mais ça a été une très mauvaise course, de loin ma pire course de l’année. Je ne sais pas ce qui s’est passé, j’ai sans doute manqué de jambes.

Ensuite, j’ai commencé à ressentir une douleur à l’épaule gauche qui m’a empêché de patiner dimanche. J’aurais voulu me venger de mon 1500 m, me défouler sur la glace, mais je n’ai pas pu à cause de cette blessure. J’ai appris par la suite que je souffre d’une bursite à l’épaule.

Cette blessure m’a un peu nui depuis deux semaines. Mais aujourd’hui, ça va mieux. J’ai eu des traitements à l’hôpital, dont une injection de cortisone, et c’est beaucoup mieux. Au début, c’était tellement douloureux que je n’étais pas capable de lever mon bras.

Je ne me suis pas blessé en raison d’un mouvement brusque. J’ai commencé à avoir mal chez moi, sans raison apparente. On ne sait pas quel est l’élément déclencheur. Mais après une analyse complète avec le médecin de l’équipe, on a découvert que j’ai des problèmes de posture. Mes pectoraux sont trop courts et ils ne sont pas assez souples, ce qui tire constamment mon épaule vers l’avant et met de la tension sur l’épaule. C’est ce qui a causé la bursite, et je vais devoir corriger le tout avec du renforcement spécifique pour le haut du dos et des étirements des pectoraux.

Le traitement à la cortisone me permet d’éviter la douleur pour les quatre à six prochains mois. Je devrai agir durant cette période pour éviter le retour de la blessure. J’ai déjà commencé une série d’exercices que je vais faire tous les jours.

Laurent Dubreuil à la Coupe Canada de Québec
Laurent Dubreuil à la Coupe Canada de Québec

Mes journées d’entraînements

Heureusement, je n’ai raté qu’un ou deux entraînements en raison de cette blessure. Je m’entraîne six jours par semaine, une ou deux fois par jour, du lundi au samedi.

Par exemple, le lundi, je me lève à 7 h, j’arrive à l’anneau de glace vers 8 h 15, le réchauffement commence vers 8 h 30 et dure de 30 à 40 minutes. Ensuite, nous allons sur la glace. Le lundi, c’est un entraînement de vitesse et d’intensité, de courtes distances avec beaucoup de repos entre chaque course. Ce n’est pas un entraînement particulièrement difficile, c’est même assez facile en fait. Il sert à travailler la technique et la puissance. Donc, ce n’est pas censé être très dur, mais il faut tout donner, il ne faut pas se retenir. Pour le retour au calme, nous faisons un peu de vélo suivi d’une série de contrôle musculaire ou d’abdominaux. L’entraînement dure de trois heures à trois heures et demie.

Nous retournons à l’anneau vers 15 h 30. Souvent, le deuxième entraînement sera plus difficile que le premier, avec des distances plus longues, comme des 800 m, pour travailler en aérobie lactique. Ça va faire très mal aux jambes. C’est un peu comme un 400 m ou un 800 m en course à pied, nous allons ressentir une sensation de brûlure dans les jambes. Cette journée-là, notre entraînement total aura duré cinq ou six heures.

De retour à la maison, je dois faire ma routine d’étirements parce que j’ai des problèmes de dos. Ces exercices sont vraiment importants pour garder ma souplesse. Si je ne m’étire pas, je risque de me blesser au dos. Je m’étire pendant une heure trente tous les soirs, principalement les jambes et maintenant les pectoraux pour mes problèmes d’épaule, puis je me couche. Et je recommence le lendemain.

Noël à Calgary

Pour la première fois de ma vie, je vais passer Noël ailleurs que chez moi. Je pars à la fin de la semaine à Calgary parce que les sélections nationales d’hiver ont lieu plus tôt cette année, du 3 au 6 janvier au lieu du 6 au 9. J’arrive deux semaines avant pour mettre en application ce que j’ai appris à Québec sur la glace plus rapide de Calgary.

Ce sera assurément un Noël différent! J’ai eu l’occasion de voir toute ma famille dans le dernier mois. Ce sera bizarre d’être séparé de tout le monde, mais en même temps, je suis rendu là dans ma carrière. Il faut prendre des décisions difficiles si on veut être au sommet et je veux être au sommet, donc je n’ai pas hésité. Nous allons sûrement nous réunir, tous les Québécois qui seront à Calgary, pour Noël.

Je ne suis pas vraiment capricieux sur les cadeaux. Si 10 jours après, je pouvais me classer au 500 m et au 1000 m aux Championnats canadiens, ce serait un bon cadeau des Fêtes!

Mon objectif à Calgary sera de me qualifier pour les étapes hivernales de la Coupe du monde au 500 m et au 1000 m. Mais surtout, je vise d’excellents résultats au combiné des deux épreuves puisque les quatre meilleurs sprinteurs auront leur billet pour le Championnat du monde sprint de Salt Lake City, les 26 et 27 janvier 2013. C’est mon objectif de la saison, je veux y être!

Joyeuses Fêtes!

À l’entraînement!

Jeudi 29 novembre 2012 à 15 h 41 | | Pour me joindre

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Je suis de retour de Heerenveen, aux Pays-Bas, où j’ai participé à la première étape de la Coupe du monde. J’ai atteint la moitié de mes objectifs, qui étaient de terminer parmi les meilleurs patineurs du groupe B pour accéder au groupe A.

Au 500 m, seul le meilleur patineur du groupe B dans la première course passait au groupe supérieur pour la deuxième course de la compétition. Ça a été très serré. J’ai terminé 2e, à seulement 9 centièmes de seconde de mon coéquipier Jamie Gregg. Je suis un peu déçu parce que ce n’était pas ma meilleure course. J’étais trop fébrile. Je n’ai pas été capable d’exécuter certains aspects techniques. Je voulais trop dans les droits, je poussais trop par-derrière. Mais c’est de l’apprentissage, il faut que je sois capable de contrôler mes émotions, de forcer, d’être très agressif, tout en gardant ma technique.

Je me suis bien repris dans l’après-midi au 1000 m, le seul de cette compétition. Je me suis concentré à avoir un bon départ et ensuite j’ai vraiment très bien fait techniquement, ce qui m’a mené à la 2e place. Au 1000 m, une 2e place dans le groupe B, c’est vraiment très bien parce que je suis davantage un patineur de 500 m. J’ai donc réussi à monter dans le groupe A dans l’une des deux distances. Malgré ma déception après la première course de 500 m, j’ai été capable de revenir avec force dans le 1000 m.

Par contre, mon second 500 m dans le groupe B est à oublier. Je patinais dans la dernière paire. Et juste avant moi, un patineur coréen a chuté et il a endommagé la glace. Il y a eu une longue pause pour réparer la surface. Je n’ai pas été capable de revenir avec force par la suite. Une pause de 15 minutes avant la course, ce n’est vraiment pas un scénario idéal.

Il faut être capable de rester réchauffé sans s’essouffler ni perdre de l’énergie. J’ai essayé de faire des départs, mais ça m’a fait perdre de l’explosion, de la puissance, et je ne suis pas resté réchauffé parce qu’il faisait froid dans l’aréna. J’ai été incapable de bien gérer la situation et j’ai terminé 6e. Je connais rarement de mauvaises courses comme celle-là.

À l’opposé, je suis satisfait de mon 1000 m. Le calibre du groupe B était très élevé. À titre d’exemple, le patineur qui a terminé 3e derrière moi, le Sud-Coréen Mo Tae-bum, a fini 2e à Vancouver. J’ai quand même été capable de rivaliser avec les meilleurs au 1000 m, qui n’est pas ma distance de prédilection.

Mon entraîneur et moi ne nous attendions pas à des résultats à tout casser à cette compétition. D’être capable de rivaliser, de battre quelques patineurs dans les meilleurs du monde sans être au sommet de ma forme, c’est de bon augure pour la deuxième moitié de la saison. Mon entraînement estival a porté ses fruits. Je suis un patineur plus complet et je suis en meilleure forme.

Mon résultat m’a permis de monter dans le groupe A pour l’épreuve suivante à Nagano, au Japon, mais j’ai décidé de ne pas prendre part aux épreuves asiatiques de la Coupe du monde cet automne. J’ai un plan de saison et je dirais même de carrière. Mes 19, 20, 21 et 22 ans, je veux les passer à faire des compétitions, à essayer de gagner des titres, mais surtout à me développer. La meilleure façon pour moi de le faire, ce n’est pas en faisant trop de courses, c’est en m’entraînant fort.

Laurent Dubreuil à Québec
Laurent Dubreuil à Québec

C’est par l’entraînement qu’on devient rapide en course, pas en faisant seulement des compétitions. Je pense que c’est une bonne décision. C’est sûr que je ne le regretterai pas. J’ai pris la même décision l’an passé, de rester à la maison, et ça a très bien fonctionné. Nous gardons la recette et nous espérons qu’elle fonctionne encore cette saison.

Je vais quand même participer à une autre compétition avant les Fêtes. La première étape de la Coupe Canada aura lieu à Québec ce week-end, à l’anneau Gaétan-Boucher. C’est le circuit canadien en place pour les patineurs non qualifiés pour la Coupe du monde. Il s’agit de patineurs très rapides. Il y a des points canadiens à l’enjeu et un peu d’honneur aussi!

Les courses seront disputées de vendredi à dimanche. Ce sera un bon entraînement de récupération entre chaque course. Je devrai aussi rester concentré pendant une longue période.

Pour récupérer entre les courses, après une distance, je saute sur un vélo stationnaire ou je fais un peu de jogging pour faire baisser l’acide lactique dans les jambes. Et il faut manger! Il ne faut pas sous-estimer l’importance de l’alimentation pendant une journée de compétition.

À titre d’exemple, vendredi, selon l’horaire provisoire, je vais devoir me lever entre 5 h 30 et 6 h. Le réchauffement sur la glace aura lieu vers 7 h 30 et les courses vont commencer à 9 h. Je vais avoir une course dès le début de la compétition. Ma deuxième course sera en fin d’avant-midi.

Si je ne mange pas après mon déjeuner, je vais manquer d’énergie. Ensuite, il faut s’asseoir. Il ne faut pas passer la journée debout. C’est le genre d’erreurs que les jeunes font, ils sont excités d’être à une compétition, ils vont regarder les courses à côté de la glace. Mais rester debout pendant deux heures, c’est très mauvais pour les jambes. Il faut rester calme et être capable de mettre l’interrupteur en marche quand on arrive sur la glace.

Si je dis que c’est une erreur de jeune de se tenir sur le bord de la piste, c’est parce que je l’ai déjà fait. Je me suis rendu compte que je n’avais plus les jambes pour la deuxième course, car j’avais passé la journée debout et à m’amuser. Il faut être capable de contrôler ses émotions, de rester prêt et il faut voir la tâche devant nous. Il ne faut pas se laisser avoir par le fait que c’est amusant d’être en compétition. Il faut réaliser qu’on est là pour performer. Et pour performer, ça prend des conditions gagnantes et il faut les appliquer.

L’an dernier, j’avais très bien réussi. Je me sens en confiance et en forme. J’ai hâte de voir ce que je peux faire à Québec!

Avant le 1500 m…

Mardi 13 novembre 2012 à 13 h 28 | | Pour me joindre

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Comme promis dans mon dernier billet, je vous fais part d’un de mes rêves. J’aimerais un jour être compétitif sur la scène mondiale au 1500 m. Plusieurs personnes me disent que ce rêve est irréalisable parce que je suis un sprinteur et que les sprinteurs rapides sur cette distance sont très rares, voire impossibles à trouver. Je suis conscient des difficultés, mais ça demeure quand même un objectif d’être capable de me prouver, à moi et un peu aux autres, qu’un sprinteur peut être bon sur une distance aussi longue que le 1500 m.

Au 500 m, je suis déjà de calibre international. Au 1000 m, j’espère l’être cette saison. Mais au 1500 m, je n’ai aucune chance d’être remarquable cette année! Je suis environ 40e du monde en ce moment. Je me trouve des secondes complètes derrière les 10 meilleurs patineurs. J’ai du chemin à faire, mais je m’entraîne très fort.

Si je me sens suffisamment bien, je tenterai peut-être ma chance en janvier aux Championnats canadiens, qui serviront de sélections pour la fin de la saison. Mais tout est une question de l’ordre des courses. Le 1500 m a toujours lieu la veille du 1000 m. C’est un peu frustrant! Il n’y a aucun sprinteur canadien de 500 m et de 1000 m qui patine le 1500 m.

En attendant, je suis arrivé à Heerenveen, aux Pays-Bas, pour la première étape de la Coupe du monde. Je vais patiner le week-end prochain.

Je commence à avoir l’expérience des voyages et je sais mieux gérer le décalage horaire. Mais ça n’a pas toujours été le cas! La première fois que je suis allé en Europe, j’étais vraiment fébrile et je n’ai pas dormi dans l’avion. J’étais complètement épuisé lorsque je suis arrivé là-bas. J’ai eu besoin de plusieurs jours avant de me remettre sur pieds. Aujourd’hui, je suis plus calme dans l’avion pour essayer de minimiser les effets du décalage.

Il est un peu difficile de se fixer des objectifs pour la première Coupe du monde parce qu’on ne connaît pas encore le calibre des autres patineurs. On ne sait pas non plus les progrès qu’ils ont réalisés dans les derniers mois. Mes temps semblent assez bien, surtout au 500 m. Le seul bémol est que je vais commencer dans le groupe B, le deuxième groupe. Je ne pourrai pas me mesurer aux meilleurs. L’objectif sera donc de terminer parmi les premiers du groupe B pour accéder au groupe A.

Le but de la plupart des patineurs du groupe B est de passer dans le groupe A, car c’est dans le groupe A que ça se passe : les points, la foule, la télévision, etc. Les meilleurs du monde sont là, c’est là que tout le monde veut être et ce sera mon objectif pour la première Coupe du monde le week-end prochain.

Pour atteindre mon but, je m’entraîne tous les jours. Voici justement une photo de moi à Heerenveen, sur les matelas du mythique anneau nommé Thialf.

Laurent Dubreuil à Heerenveen
Laurent Dubreuil

Prêt pour la Coupe du monde

Jeudi 8 novembre 2012 à 15 h 55 | | Pour me joindre

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Les sélections canadiennes se sont vraiment bien déroulées à Calgary. J’ai réussi à me qualifier dans mes deux distances, les 500 et 1000 m.

J’aurais voulu me classer dans le 1500 m aussi, ça aurait été mon bonbon, ma cerise sur le sundae, mais je ne me sentais pas assez bien une semaine avant la compétition. J’étais fatigué de mes entraînements. Comme le 1500 m avait lieu le jeudi et le 1000 m le lendemain, j’ai décidé d’un commun accord avec mon entraîneur de ne pas le faire cette fois-ci. Ma qualification au 1000 m était beaucoup plus importante que celle au 1500 m.

J’ai pris le pari de ne pas patiner le 1500 m, même si j’avais des chances réelles de me qualifier. Je l’avais fait l’an passé. Finalement, c’était une très bonne décision. Le lendemain, je me sentais bien pour le 1000 m, j’avais de bonnes jambes, j’étais en forme et j’ai réussi le 3e temps en 1 min 9 s 7/100. Comme Denny Morrison était déjà présélectionné, j’ai obtenu la dernière place disponible sur la distance pour les étapes automnales de la Coupe du monde.

Si je ne m’étais pas qualifié au 1000 m, j’aurais été déçu de ne pas avoir couru le 1500 m, car ça aurait voulu dire que ce n’était pas la bonne stratégie. Dans un prochain billet, je vous parlerai de mes ambitions au 1500 m!

À Calgary, j’ai patiné un 1000 m vraiment solide, j’étais très content! Je savais que si tout se passait comme prévu, la qualification au 1000 m serait plus difficile que celle au 500 m parce que je suis meilleur au 500 m et que le Canada a une place de plus sur cette distance pour la Coupe du monde cette année.

Mon résultat au 1000 m m’a permis de me calmer. Je n’étais plus stressé et j’avais confiance pour le 500 m. J’ai eu deux courses solides, pas les meilleures de ma vie, mais deux très bonnes courses. J’ai fini 4e, 8 millièmes de seconde derrière Jamie Gregg. C’était une très bonne fin de semaine!

Je suis vraiment satisfait de ma semaine de sélections à Calgary. Mes temps (parce que ça revient toujours aux temps, c’est un sport de temps!) sont très satisfaisants pour cette période de l’année.

Les temps prennent toute leur importance une fois en Coupe du monde. Tu peux te qualifier avec un temps mauvais, mais si tu n’avances pas, tu vas te faire laver en Coupe du monde. Et ce ne sont pas mes intentions!

J’ai complètement détruit mes résultats de l’automne dernier (0,40 seconde au 500 m et 1,20 au 1000 m). Je suis des kilomètres en avant et ça augure vraiment bien. Je suis très content!

Je suis de passage pour quelques jours à Québec, où j’ai pu m’entraîner à l’Anneau Gaétan-Boucher. Voici quelques images de mes coups de patin!

À bientôt!

Dans la cour des grands

Mardi 30 octobre 2012 à 16 h 19 | | Pour me joindre

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Après deux ans avec l’équipe de développement, je commence ma première véritable saison avec l’équipe senior. Le premier test sera les sélections nationales du 1er au 4 novembre à Calgary.

Je suis en Alberta depuis deux semaines et, jusqu’à maintenant, l’entraînement se déroule vraiment bien sur mes distances de 500 m, 1000 m et 1500 m. J’ai travaillé fort cet été à Québec et je me sens bien sur la glace. Je suis sûr que les résultats seront positifs!

Même si je suis plus jeune que presque tout le monde sur le circuit et que tous les bons patineurs de mes distances sont 3, 4, 5, même 10 ans plus vieux que moi, je ne me considère pas comme une recrue. Je n’ai jamais utilisé l’âge comme une excuse. Je n’ai jamais vu ça comme un obstacle à surmonter parce que j’ai toujours eu l’ambition de battre les patineurs contre qui je patine, peu importe l’âge qu’ils ont.

La progression normale d’un athlète veut qu’à 25 ans, il soit meilleur qu’à 20 ans. Cette année, je ne serai pas au sommet de ma carrière, je vais continuer de m’améliorer dans les prochaines saisons. Mais en même temps, ce n’est pas une année d’apprentissage. L’an dernier, j’ai réussi à me qualifier pour les Championnats du monde, où j’ai terminé 11e au 500 m. Le tremplin, c’était l’an dernier. Cette année, je vise des podiums.

Laurent Dubreuil et son imitation de Yohan Blake
Laurent Dubreuil et son imitation de Yohan Blake

Je fais du patin depuis l’âge de 4 ans. Mes meilleurs résultats sont toujours venus au 500 m. Je suis un sprinteur. Plus la distance est courte, mieux c’est pour moi. Ma grande force est le départ de mes 500 m.

Mais je ne serais pas prêt à dire que c’est ma distance préférée. Je trouve plus valorisant de patiner le 1000 m. Le 500 m, c’est de la puissance brute. Pour le 1000 m, il y a deux types de patineurs. D’abord des sprinteurs qui sont capables de ne pas casser et de finir fort. Puis, il y a des patineurs de plus longues distances, qui partent un peu moins vite, mais qui finissent très fort. Pour un sprinteur, être bon au 1000 m est signe que ce patineur s’est vraiment entraîné fort et qu’il a fait tout ce qu’il avait à faire pour performer. Tu ne peux pas venir magiquement au 1000 m parce que c’est trop dur comme course.

De jeudi à dimanche, je vais affronter des patineurs que je connais bien. Je suis au courant des temps qu’ils sont capables de réaliser, je sais à quoi m’attendre et j’ai vraiment confiance d’être au coeur de la lutte et de battre la plupart des gars.

L’an dernier, dans les sélections d’automne, j’ai fini 3e au 500 m, 8e au 1000 m et j’ai causé une surprise avec ma 4e place au 1500 m. J’avais eu une très bonne course et j’avais été capable de me classer dans une distance qui n’est pas du tout l’une de mes spécialités.

Cette année, j’ai l’ambition de me classer dans les trois distances. C’est sûr que la compétition sera ardue et il y a une possibilité que je rate mon coup sur une distance. Mais je pense que mon objectif est réalisable. Mes résultats jusqu’à présent à l’entraînement me donnent la confiance de me qualifier dans les trois courses.

Pour y parvenir, je dois terminer parmi les quatre premiers au 1000 m et au 1500 m. Au 500 m, les cinq meilleurs seront choisis.

Si mes résultats sont bons, je vais en Europe dans les jours suivant la sélection canadienne pour la première étape de la Coupe du monde aux Pays-Bas. Les courses se dérouleront à partir du 16 novembre.

À bientôt!