Le pouvoir de la victoire

Vendredi 12 juillet 2013 à 9 h 44 | | Pour me joindre

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Nous sommes presque à la mi-juillet et, déjà, j’ai deux camps sur neige sous la planche.

Le premier, à la fin avril et début mai, à Sunshine (C.-B.), a servi essentiellement à tester de l’équipement. Par contre, au cours des deux semaines que je viens de passer au mont Hood (Oregon), j’ai effectué des séries d’exercices spécifiques, plutôt des trucs de base, rien de technique, question de bien sentir la planche.

Les conditions de neige n’étaient pas extra, de la belle sloche gelée, mais il se pourrait très bien que ce soit la même chose à Sotchi. Donc, c’est une bonne expérience en poche!

Notre entraîneur Rob Roy tient vraiment à ce qu’on exécute bien les exercices, et c’est ce qu’il regarde pour apporter les correctifs nécessaires. C’est vraiment un retour à la base.

On n’installe pas de portes sur la piste, seulement des piquets qui nous indiquent où effectuer notre virage. À cette période de l’année, les portes feraient trop ressortir notre instinct de compétiteurs. Les piquets nous forcent à conserver un rythme et ils gardent notre œil habitué à regarder au loin pour la porte suivante.

Mont Hood
Mont Hood

Les exercices servent à réveiller notre corps, notre système nerveux. Un peu comme je le fais avant une compétition. On travaille sur des choses simples comme le rythme ou la pression sous nos pieds.

Un des exercices pour le rythme consiste en un quick up-slow down, comme l’appelle Rob. On doit se relever rapidement à la sortie d’un virage, mais, par contre, on doit fléchir les genoux plus lentement à l’amorce du virage.

Pour la première fois, les filles de l’équipe alpine ont leur propre entraîneur. Il y a un an, Rob avait été embauché pour travailler avec les filles qui commençaient sur le circuit de la Coupe du monde. J’étais allée le voir, justement au mont Hood, et je lui avais dit que j’aimerais travailler avec lui pour voir son approche.

Finalement, par un concours de circonstances, il s’est occupé de nous toute la saison. On l’a vraiment aimé, c’est un gars qui se dévoue beaucoup et qui porte une attention particulière aux détails. Alors, à la fin de la saison, on a demandé qu’il devienne officiellement notre entraîneur.

Comme nous étions en position de force avec les bons résultats obtenus par notre équipe, c’était plus facile de demander un changement et c’était plus facile pour les dirigeants de Snowboard Canada de répondre positivement.

Patrizia Kummer, Caroline Calvé et Ariane Lavigne en Oregon
Patrizia Kummer, Caroline Calvé et Ariane Lavigne en Oregon

Depuis mon retour de l’Oregon, je m’entraîne en gymnase à Montréal. En fait, le programme de Rob est de quatre semaines en salle et de deux semaines sur neige. En ce moment, je travaille la force pure en faisant des répétitions avec de lourdes charges afin d’augmenter ma puissance. L’après-midi, je vais jouer dehors avec une sortie à vélo ou de course à pied. Disons qu’avec les nombreuses journées de pluie, j’ai sorti mon vélo moins souvent que prévu.

Dans l’une de mes précédentes chroniques, j’avais écrit que je voulais travailler mon endurance parce que le parcours de Sotchi était plus long d’une dizaine de secondes. Depuis, les organisateurs ont décidé de le raccourcir un peu. Je m’y attendais parce que les Russes n’ont vraiment pas bien coursé cette journée-là. Ce sont des athlètes puissants. Ils surfent tellement sur la limite qu’ils vont exploser dans le parcours.

Le parcours long ne les avantageait pas, alors ils ont décidé de descendre le départ. On aura probablement 3-4 portes de moins, ce qui équivaut à peu près à 9 secondes. Ce sera quand même un parcours plus long que court, mais plus près de la normale. Néanmoins, je continue à travailler comme s’il n’avait pas été modifié afin d’avoir plus d’endurance en février prochain.

La meilleure saison de ma carrière

Vendredi 29 mars 2013 à 14 h 51 | | Pour me joindre

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La meilleure saison de ma carrière s’est conclue en début de semaine avec les titres en slalom et slalom géant en parallèle aux Championnats canadiens.

Chaque année, je connais ma meilleure saison, c’est une progression constante.

Cependant, j’ai fait un grand pas entre ma 12e place au classement général l’an dernier et ma 3e cette année. Je suis montée sur le podium à plusieurs reprises (3) durant la saison, dont une fois en slalom, une première pour moi en Coupe du monde. J’ai porté le dossard jaune de meneuse à quelques reprises et j’ai décroché deux médailles de cristal, une pour ma 3e place au classement général des épreuves en parallèle et l’autre pour ma 3e position au classement du slalom.

À plusieurs égards, ça a été une année de premières! C’est très encourageant pour l’an prochain!

J’attribue mon succès à deux aspects importants qui ont fait une différence : la technique et le psychologique.

Caroline Calvé
Caroline Calvé avec sa médaille de cristal

J’ai déjà un peu abordé le sujet technique dans mon blogue en début de saison, à quel point il était important de maîtriser la technique européenne afin d’agrandir ma boîte à outils.

Je voulais maîtriser cette technique parce qu’en surf des neiges alpin, ce sont les coureurs du Vieux Continent qui dominent sur le circuit de la Coupe du monde. Leur force, c’est leur grande constance. Et moi, je tenais à diminuer ma marge d’erreur pour augmenter mon taux de réussite.

Notre nouvel entraîneur Rob Roy, qui a travaillé avec les Autrichiens, était l’homme tout désigné pour me permettre d’atteindre mon but.

La technique européenne propose une ligne plus directe d’une porte à l’autre. Et tu utilises la gravité pour descendre. Donc, tu ne veux pas nuire à la gravité en faisant de grands virages.

Les grands virages sur la carre, c’est ce que j’avais toujours appris. Le problème avec cette technique-là, c’est qu’une fois que tu es engagée dans ton virage, tu ne peux pas changer ta trajectoire. Et ça fonctionne moins bien sur les parcours plus abrupts.

Donc, je perdais beaucoup de temps dans les sections à pic parce que je ne savais pas comment ajuster ma technique.

Avec cette nouvelle technique, tu n’as qu’à laisser flotter ta carre sur la neige. Une fois que tu arrives à la bonne distance de la porte, tu mets un peu de pression sur ta planche, ta carre mord dans la neige et là, tu termines ton virage. C’est très doux comme technique et beaucoup moins agressif que ce que je pratiquais avant.

L’autre avantage, c’est que cette technique-là est moins exigeante sur le corps. Pour nous, qui faisons 10 descentes si on atteint la finale, ça fait une grosse différence. Ça diminue le risque d’erreurs et de chutes quand tu laisses la gravité faire une partie du travail.

Maintenant, je détiens un avantage sur les Européennes parce que je suis capable d’appliquer ces deux techniques-là.

À plusieurs reprises cet hiver, j’ai pu alterner les deux techniques selon le type de parcours. Cela m’a vraiment aidée à être plus constante, parce que je pouvais m’adapter plus facilement aux conditions.

La Canadienne Caroline Calvé à Stoneham
La Canadienne Caroline Calvé

Par contre, au début de l’été, ma tête ne suivait pas, elle paniquait à l’idée de filer directement vers les portes. Ma tête n’était pas habituée à analyser le parcours de cette façon.

Et c’est là que l’aspect mental, que je considère comme aussi important que le physique en compétition, est entré en jeu.

J’ai enfin trouvé un psychologue avec une approche très concrète. Pas le genre qui ne fait que jaser sur un divan.

Ça faisait longtemps que je recherchais un programme d’entraînement pour ma tête, comme j’en ai un quand je vais au gymnase. C’est important d’être fort mentalement quand tu dois faire 10 descentes dans une journée. Il faut avoir la bonne approche pour faire face aux diverses situations. C’est quelque chose qui s’exerce, comme le côté technique, surtout pour une fille comme moi qui a tendance à tout suranalyser.

Les concepts, je les connaissais. Je comprends que je dois me concentrer sur le processus et non sur les résultats. Mais comment les appliquer?

L’an passé, quand j’ai gagné à Carezza, tout est tombé en place au bon moment. J’étais concentrée sur une descente à la fois, j’étais calme et seulement contente de m’être qualifiée pour les huitièmes de finale. J’avais parfaitement géré ma course et ma journée.

Mais cette course « psychologiquement » parfaite, c’était le fruit du hasard. Est-ce que je saurais comment reproduire une journée parfaite? Comment retrouver ce même état d’âme pour obtenir d’autres bons résultats?

Pierre Beauchamp m’a donné des exercices, des trucs pour travailler sur mes faiblesses. Il m’a aidée à mettre le doigt sur les choses qui fonctionnent avec moi pour que je puisse les reproduire en compétition.

Par exemple, nous avons convenu que je dois être un peu zen avant la course. Pour y arriver, je dois faire des exercices de respiration, faire un plan. J’ai besoin d’être sur le pilote automatique quand je course.

Calvé (droite) aux côtés de Patrizia Kummer, gagnante du globe de cristal, et de Marion Kreiner.
Calvé (droite) aux côtés de Patrizia Kummer, gagnante du globe de cristal, et de Marion Kreiner.

Il reste encore beaucoup de travail à faire, parce que l’an prochain avec les Jeux, il va y avoir beaucoup de pression pour performer au moment important. Mais je vois déjà qu’après seulement une saison, ça a porté ses fruits. J’ai vraiment hâte de voir ce que ça va donner l’an prochain.

Les deux médailles de cristal représentent l’ensemble de mes succès cette année. Je suis la première Canadienne à atteindre ce niveau-là en Coupe du monde. C’est particulier comme sensation de réaliser que tu fais partie des trois meilleures au monde dans ton sport.

Je peux aussi me targuer d’être non seulement la première Canadienne à avoir remporté un slalom géant en parallèle en Coupe du monde, mais un slalom aussi.

C’est sûr que c’est un peu décevant parce qu’avec l’annulation de la dernière course à Sierra Nevada, je n’ai pas pu me battre pour le globe de cristal en slalom géant en parallèle et pour celui du cumulatif des épreuves en parallèle. Mais les conditions de neige n’étaient pas dignes d’une Coupe du monde et, dans les circonstances, l’annulation était préférable. Oui, d’un côté, j’aurais pu gagner le globe, mais de l’autre, j’aurais pu perdre ma 3e place au classement cumulatif.

Rien pour gâcher mes vacances. Un mois que je passe chez moi, avec mon copain et mon chien. Je voyage assez que je n’ai pas envie de boucler de nouveau mes valises. Je veux être là aussi pour voir pousser mes fleurs!

Bon été!

Un globe à portée de main

Mercredi 6 mars 2013 à 10 h 47 | | Pour me joindre

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Ne reste plus que trois courses avant la fin de la saison. Ces trois slaloms géants en parallèle à Arosa (Suisse), La Molina et Sierra Nevada (Espagne) vont déterminer la gagnante du globe de cristal.

C’est vraiment excitant parce que c’est la première fois que j’ai la chance de mettre la main sur le globe. Je ne dois pas me concentrer uniquement sur l’objet de mes convoitises, mais c’est sûr que j’y pense parce qu’il est à portée de main.

Mon expérience m’a cependant appris l’importance de se concentrer sur le moment présent. Alors, une course à la fois!

À l’épreuve test de Sotchi, à la mi-février, je portais le dossard jaune de meneuse au classement de la spécialité pour la première fois de ma carrière.

Sauf que cette expérience en Russie s’est cependant avérée moins concluante que ma dernière à Moscou où j’ai gagné le slalom en parallèle.

À Sotchi, j’ai dû me contenter du 14e rang du slalom géant en parallèle. Une véritable déception!

J’ai gagné ma première manche en huitième de finale par une seconde. Dans la seconde, j’ai fait quelques erreurs dans la portion plate du milieu, donc il n’y avait plus de dénivelé pour reprendre ma vitesse. La Suisse Patrizia Kummer a donc franchi la ligne d’arrivée première… avec un chrono cumulatif égal au mien.

Je n’avais jamais vécu cela. Dans pareilles circonstances, il y a un règlement qui stipule que celle qui comble le retard avance au tour suivant.

J’étais déçue parce que mentalement, je me disais : je viens de perdre contre quelqu’un qui ne m’a pas battue. Je ne l’ai pas encore vraiment digéré. Je trouve ce règlement vraiment stupide.

Par contre, Sotchi m’a permis de réaliser deux choses importantes. Je vais devoir modifier mon entraînement estival et travailler davantage en endurance parce que la piste est longue, environ 57-58 s, au moins 10 de plus que d’habitude. Dix descentes d’une minute, c’est long.

Mes entraînements sont spécifiques à la durée de mes courses. Je fais beaucoup de sprints avec des intervalles de 45-47 s.

Il y aura également un impact mental. Je dois m’attendre à toutes les conditions possibles, ce qui complique passablement la préparation. Inévitablement, la technique est affectée.

À Sotchi, à ma première descente de qualification, je ne pouvais presque pas mettre de pression sur mes carres parce qu’au moindre mouvement brusque, ma planche se dérobait sous mes pieds. Puis, avec la chaleur, les conditions avaient changé entre les qualifications et les huitièmes de finale.

Ce type d’imprévus m’inquiète moins qu’avant. J’ai plus d’expérience qu’aux derniers Jeux à Vancouver et je me sens davantage prête à les affronter.

L’expérience, un gros plus

Mardi 26 février 2013 à 9 h 14 | | Pour me joindre

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Pour une première expérience sur la piste artificielle de Moscou, ça ne pouvait pas mieux se terminer. Une victoire et, par surcroît, mon premier podium en slalom en parallèle.

Ce succès m’a permis de terminer la saison au 3e rang de la spécialité. Pour la première fois cette année, le slalom a un classement distinct du slalom en parallèle, puisqu’il est maintenant une épreuve olympique.

J’étais vraiment contente, d’autant plus que le slalom n’est pas ma spécialité. Mais l’été dernier, j’ai travaillé davantage cette discipline, à cause évidemment de son entrée aux JO. Auparavant, je ne saisissais pas la différence entre le slalom géant et le slalom, je ne savais pas quelles sensations je devais ressentir. Alors, j’approchais le slalom comme un slalom géant plus court.

Caroline Calvé
Caroline Calvé

Évidemment, ça ne fonctionnait pas du tout. Comme en ski alpin, c’est une discipline en soi avec une tout autre technique. Notre nouvel entraîneur Rob Roy m’a vraiment aidée à comprendre ce que je devais faire. Maintenant, je regarde les vidéos et je me rends compte que ce n’est pas sorcier!

L’expérience a aussi joué en ma faveur. Un, parce que contrairement aux autres étapes de la Coupe du monde, on ne s’entraîne pas sur la piste. À notre arrivée le matin, on l’inspecte à deux reprises et, ensuite, place à la course.

Disons que j’étais contente de ne pas être une recrue. Avec l’expérience, tu t’habitues à ces différents formats de course.

Et deux, j’ai compris assez vite comment négocier le parcours, ce qui m’a permis d’adopter la bonne stratégie pour aller le plus vite possible. C’était primordial, car le parcours n’avait que 14 portes contrairement à une vingtaine d’habitude.

Tout a fonctionné d’entrée de jeu. J’ai gagné la seconde manche des qualifications pour finalement terminer 5e. J’avais donc atteint mon premier objectif de me qualifier dans le haut du tableau, soit dans le top 8.

Vue de Moscou du haut de la piste de slalom en parallèle
Vue de Moscou du haut de la piste de slalom en parallèle

Avant le tour éliminatoire, je me suis dit : aborde-le comme ta seconde manche de qualification. D’autant plus que l’épreuve se déroulait dans le même format que les courses en ville (city events) en ski alpin, c’est-à-dire une seule descente et tu passes à l’étape suivante. C’est pour rendre la course plus excitante, et ça l’est.

Donc, en me qualifiant dans le top 8, j’avais l’avantage de choisir mon parcours. Les deux étaient sensiblement pareils, mais la première partie du rouge était plus bosselée. Sans surprise, les huit premières ont choisi le bleu pour les huitièmes de finale.

En quarts et en demi-finales, je n’avais pas le choix du parcours parce que mes rivales s’étaient montrées plus rapides en qualifications. Après la première section, j’accusais un retard d’une porte, un retard qui est pratiquement impossible à combler sur une descente de 18 secondes, mais durant toute la compétition, c’est moi qui ai le mieux réussi la transition entre la section plate à mi-parcours et la section abrupte avant l’arrivée.

Chaque fois, j’ai rattrapé mes rivales. D’ailleurs, en demi-finales, la Russe Ekaterina Tudegesheva, championne du monde et 1re des qualifications, ne s’attendait pas du tout à ce que je me pointe devant elle.

En finale, je suis retournée dans le bleu avec le même résultat!

Une leçon pour les JO

Mercredi 6 février 2013 à 8 h 41 | | Pour me joindre

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Les Championnats du monde de surf des neiges de Stoneham sont terminés depuis quelques jours, et je dois avouer que mes résultats n’ont pas été à la hauteur de mes attentes. J’ai terminé au 34e rang en slalom géant en parallèle et 19e en slalom en parallèle.

Je m’attendais plutôt à réussir au moins des tops 8, mais ce n’est pas ce qui est arrivé. Dans des situations comme celle-là, je ne pense pas qu’il faille tourner la page rapidement et oublier. Je dois trouver des points positifs, et il est important d’apprendre de ces points, surtout à un an des Jeux de Sotchi.

L’envergure des Championnats du monde est très semblable à celle des Jeux olympiques. Il y a une panoplie de gens qui ne sont d’ordinaire pas dans les Coupes du monde qui sont aux mondiaux et aux JO. C’est aussi un événement qui ressemble aux Olympiques en ce qui concerne les attentes personnelles.

Le positif, c’est que j’ai réalisé que ce n’est pas une compétition qui ressemble aux courses de la Coupe du monde. Je crois que le fait d’avoir compris cette réalité m’aidera dans mon entraînement préolympique.

C’est un changement dans ma façon de voir ces compétitions majeures. Avant, je me répétais que les Championnats du monde et les JO étaient des compétitions comme les autres. Mais ce n’est pas vraiment le cas.

C’est dommage ce qui s’est passé à Stoneham, mais ça fait partie du sport. Je vais et je dois m’en servir de façon positive pour l’avenir.

Les émotions

Ne pas bien réussir en compétition est très décevant. Et ce genre de résultats fait passer un athlète par toute une gamme d’émotions. Dans mon cas, au début, j’étais fâchée et j’avais envie de tout casser. Ensuite, j’ai vécu une grande déception parce que j’avais des attentes. Et je suis certaine que l’équipe aussi avait des attentes. À ce moment précis, j’ai eu l’impression d’avoir déçu mes entraîneurs et la fédération. Je vivais ce sentiment pour la première fois.

J’avais déjà entendu d’autres athlètes avoir ce genre de discours, et chaque fois je disais : « Voyons! Tu cours pour toi, pas pour personne d’autre! ». Mais aujourd’hui, j’ai peut-être un peu compris le sens de ces mots.

Je crois que je suis rendue à un point de ma carrière où les attentes sont plus grandes. Sans parler de médailles, je pense plutôt à franchir l’étape des qualifications dans le top 8. J’ai eu à l’esprit que j’avais peut-être déçu des gens. C’est un concept nouveau pour moi et c’est un peu étrange de me sentir ainsi.

J’en ai fait part brièvement à l’entraîneur-chef et il m’a rapidement rassurée. Je suis contente de lui avoir dit comment je me sentais. J’ai ainsi pu mettre ces émotions derrière moi par la suite.

L’apprentissage

Le slalom géant en parallèle est ma discipline préférée, et c’est celle dans laquelle j’excelle le plus. J’avais des attentes face à cette journée aux Championnats du monde. J’ai peut-être un peu trop pensé aux résultats au lieu de me concentrer sur ce que j’avais à faire.

Le début de ma course se déroulait bien jusqu’à un dérapage qui m’a ralentie. Dans la partie plus pentue, j’ai vu que j’étais derrière l’autre planchiste et j’ai voulu pousser un peu trop. Pourtant, je sais qu’en qualifications, le but n’est pas d’arriver la première en bas, mais plutôt de réussir un bon chrono. J’ai été trop dynamique et ça m’a nui.

Je voulais tellement faire bonne figure parce que j’étais aux Championnats du monde et parce que je courais chez nous, que c’est venu déranger mon processus de décision en piste.

Pourtant, je sais que je n’ai pas besoin d’être plus que ce que je suis déjà. Dorénavant, je saurai mieux réagir dans cet environnement. Je dois me rappeler ce que je suis capable de faire.

Un autre point positif est qu’il me reste un an avant Sotchi! J’aurai le temps de bien me préparer, d’autant plus que le décompte olympique est vraiment commencé.

Une année pour performer

J’ai encore plusieurs courses au programme cette saison. L’entraînement estival sera important et devra être de qualité. En fait, tout sera important dans l’année à venir.

Un événement-clé sera la Coupe du monde de Sotchi, à la mi-février. J’aurai la chance de voir l’état de la piste, de me familiariser avec le site de compétition et aussi de tester la qualité de la neige. Je pourrai aussi découvrir les conditions météorologiques de cette période de l’année.

Le fait d’avoir la possibilité de descendre une piste olympique, un an avant les JO, aide beaucoup. Ce sera le temps de prendre des notes. Je vais descendre la piste avec ma caméra pour avoir en main le maximum de détails.

Ce sera aussi un effort d’équipe pour emmagasiner l’information, puisque nous ne resterons pas à Sotchi très longtemps.

Comme dans tout, je veux réussir ce que j’ai à faire et je ne veux pas avoir de regrets. Je veux pouvoir me dire que j’ai fait tout ce que je pouvais.

Je ne vise pas les Jeux olympiques pour l’expérience. Je vise les Jeux olympiques pour performer. Et les 12 prochains mois seront axés sur cet objectif.

À bientôt!

En route pour les Championnats du monde!

Vendredi 18 janvier 2013 à 15 h 49 | | Pour me joindre

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Déjà un mois depuis ma 2e place à Carezza!

Je suis revenue chez moi après mon podium en Italie pour une dizaine de jours. Pendant les vacances de Noël, je me suis reposée de ma planche, je n’en ai fait qu’une seule fois dans ma région natale (au mont Sainte-Marie, en Outaouais). J’ai pu descendre la piste nommée en mon nom après les Jeux olympiques de Vancouver! C’est la piste où j’ai fait ma première descente en surf des neiges de ma vie!

Le congé a été de courte durée parce que nous sommes partis tout de suite après le jour de l’An pour aller nous entraîner en Europe. Les courses de la Coupe du monde étaient seulement les 11 et 12 janvier, donc nous avons eu du temps pour nous entraîner. Nous en avons profité pour travailler le slalom en parallèle et ça a porté ses fruits!

Caroline Calvé et la piste à son nom au mont Sainte-Marie
Caroline Calvé et la piste à son nom au mont Sainte-Marie | Photo : Caroline Calvé

C’est une discipline dans laquelle j’avais obtenu de moins bons résultats dans le passé qu’en slalom géant en parallèle. Mais en Autriche, j’ai fini 9e à Bad Gastein. Finir 9e, ce n’est pas un super résultat, mais c’est beaucoup mieux que ne pas se qualifier pour les finales.

À mon retour, dimanche dernier, j’ai profité de quelques jours de congé. J’avais vraiment besoin d’une pause et je n’avais pas réalisé à quel point j’étais fatiguée. J’avais quatre jours seulement à la maison, j’ai fait des entraînements en salle, c’est sûr, mais je me suis reposée. Je pense que ça fait vraiment longtemps que je n’ai pas pris des bains comme ça dans ma vie! J’ai fait des siestes, j’ai essayé de rester chez moi et de ne pas faire trop d’affaires à part l’essentiel.

Maintenant, je suis à Québec où je participe ce week-end à une course Nor-Am. Ce sera presque comme une Coupe du monde. Plusieurs Européens y seront en préparation des Championnats du monde de Stoneham.

La semaine prochaine, je participerai à deux épreuves aux Mmondiaux : le slalom en parallèle et le slalom géant en parallèle. Ce sera spécial parce que la compétition a lieu au Québec et oui, je vise le podium. C’est toujours le but. Je suis contente, cette année, sur trois Coupes du monde, je me suis qualifiée dans le top 8 deux fois, c’est un peu le but de reproduire ça aux Championnats du monde. Cette fois-ci, c’est un Championnat du monde et non pas une Coupe du monde, mais il reste que ce sont les mêmes planchistes et le même genre de compétition.

Pour l’instant, je n’ai pas encore officiellement ma qualification olympique. Mais avec mon podium à Carezza, je devrais être correcte.

En même temps, je ne me stresse pas avec les qualifications. J’ai confiance que mes résultats vont me permettre de m’y rendre et je n’y pense pas plus que ça. Je suis la meilleure Canadienne dans ma discipline, j’ai déjà un podium cette année et un autre top 10, ça s’annonce bien!

Bon week-end!

Caroline Calvé après sa deuxième place à Carezza avec son coéquipier Indrik Trahan
Caroline Calvé après sa deuxième place à Carezza avec son coéquipier Indrik Trahan | Photo : Shandia Cordingley

Un podium!

Vendredi 21 décembre 2012 à 13 h 22 | | Pour me joindre

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J’avais hâte de commencer la saison de Coupe du monde et, voilà, je termine 2e à mon premier slalom géant parallèle à Carezza, en Italie.

Je suis contente de m’être qualifiée 4e et ensuite d’avoir terminé 2e, parce que deux de mes buts de la saison sont de me qualifier dans les huit premières et de réussir un podium à chaque course. C’est bien parti!

Tout le monde me demande pourquoi je connais du succès à Carezza. La piste ressemble à celle de Stoneham, la neige est bien tapée et mon style va bien avec le parcours.

Caroline Calvé à Carezza
Caroline Calvé à Carezza

Ma victoire de l’année dernière à Carezza est un événement très positif sur lequel bâtir. J’ai regardé des vidéos que je n’avais jamais vues dans les derniers jours. Je me suis rendu compte que je n’avais pas grand-chose à changer pour espérer gagner à chaque course. Ça m’a calmée!

Dans les derniers mois, j’ai vraiment réussi à mettre le doigt sur des choses qui m’aident à utiliser mon plein potentiel pendant les courses, comme mon état mental. J’essaie de ne rien laisser au hasard. C’est un gros avantage pour moi en cette année de qualifications olympiques.

Je reviens dès samedi au Québec avant de repartir le 1er janvier pour l’Autriche. Mes deux prochaines courses, deux slaloms parallèles, auront lieu les 11 et 12 janvier, avant les Championnats du monde de surf des neiges à Stoneham, fin janvier!

Caroline Calvé à Carezza
Caroline Calvé sur le podium à Carezza

Carezza, me voici!

Lundi 17 décembre 2012 à 14 h 55 | | Pour me joindre

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Nous arrivons finalement à la première Coupe du monde de la saison!

Dans les dernières semaines, j’ai participé à un camp d’entraînement dans l’Ouest canadien, à Nakiska, en Alberta, et à Panorama, en Colombie-Britannique. L’objectif était de tester une nouvelle fois des pistes différentes et surtout des conditions différentes.

Je dois dire que je suis très satisfaite du chemin parcouru avec mon équipement depuis Copper Mountain, au Colorado. J’ai réalisé de bons temps à l’entraînement. Je me suis habituée à ma nouvelle planche et, finalement, je l’aime vraiment beaucoup! Je suis très contente et j’ai un regain de confiance pour l’épreuve de Carezza, un slalom géant parallèle.

Caroline Calvé à l'entraînement à Panorama, en Colombie-Britannique
Caroline Calvé à Panorama, en Colombie-Britannique

Je dois donc avouer que mes entraîneurs avaient raison quand ils me disaient que cette planche était faite pour moi! Mes doutes provenaient du fait que la planche est difficile à tourner à l’extérieur d’un parcours en raison de sa rigidité. Elle est conçue pour l’entraînement et la compétition. Je ne pourrais pas la prendre pour une journée de plaisir à Tremblant!

Sa rigidité fait en sorte qu’elle me tient très bien. J’ai beaucoup plus confiance en cette planche qu’en toutes les autres que j’ai eues pour le slalom géant. Elle va bien aussi en slalom.

Le site d'entraînement de Caroline Calvé à Panorama, en Colombie-Britannique
Le site d’entraînement de Caroline Calvé à Panorama, en Colombie-Britannique

Objectif : le podium à chaque course

J’ai plusieurs objectifs cette saison. L’un d’eux est de mieux me qualifier à chaque compétition. Je vise un top 8. Dans notre sport, nous faisons deux descentes de qualifications. Je rate souvent l’une d’elles, mais cette année je veux essayer de réussir les deux. Si j’atteins ce but, mes résultats finaux ne seront que meilleurs.

Ensuite, je vise le podium à chaque course. Je ne m’en vais pas dans une Coupe du monde en me disant que j’espère finir 16e. Je suis rendue à ce point dans ma carrière. Je sais que je suis capable d’être constante.

Une autre victoire?

J’arrive en Italie un an après ma première et seule victoire en Coupe du monde. Je me demande aujourd’hui comment aborder la course. Dois-je arriver en me disant que je vais l’emporter à nouveau?

J’essaie de reproduire cette journée du 21 décembre 2011, de retrouver l’état d’esprit qui m’animait. En compétition, une foule de choses peuvent te déranger, par exemple les conditions météorologiques. Et si tu les laisses te déranger, ta journée peut être bousillée.

C’est pourquoi je considère important de trouver un état, une façon d’être qui me permet d’avoir un peu le dos d’un canard, pour que l’eau me glisse dessus sans me déranger. Ce qui m’aide le plus, c’est de me trouver dans un état de paix et d’être calme. Je fais des exercices de respiration tous les jours pour y parvenir.

Je trouve difficile de dire comment mes adversaires vont me percevoir. Mais c’est sûr que j’ai l’attitude de gagnante en moi, de quelqu’un qui va toujours se battre pour essayer de gagner.

À Carezza, ma plus sérieuse rivale sera certainement l’Allemande Amelie Kobert. Elle avait terminé 2e derrière moi l’an dernier. Son style ressemble au mien. Nous sommes considérées comme des filles qui aiment les virages larges. Souvent, quand je fais bien, elle fait bien aussi.

Je suis arrivée en Italie une dizaine de jours avant la compétition du 21 décembre. J’ai participé à un slalom de la Coupe d’Europe, où j’ai terminé 26e.

Dans les prochains jours, je vais diminuer le nombre de descentes d’entraînement pour arriver en forme vendredi. Enfin!

Caroline Calvé à Carezza, en Italie, quelques heures avant sa première victoire en Coupe du monde
Caroline Calvé à Carezza, en Italie, quelques heures avant sa première victoire en Coupe du monde, le 21 décembre 2011

La nouveauté mise à l’épreuve!

Mardi 20 novembre 2012 à 8 h 55 | | Pour me joindre

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Je reviens de Copper Mountain, au Colorado, où j’ai pris part à mes premières descentes de compétition de la saison de la Coupe Nor-Am. J’ai terminé 5e en slalom géant parallèle et 3e en slalom parallèle.

Je n’ai pas nécessairement obtenu les résultats espérés, considérant que j’ai remporté ces épreuves à plusieurs reprises dans le passé. Mais les objectifs étaient différents cette année . Je n’étais pas là pour gagner.

D’abord, j’avais une nouvelle planche très différente de celles utilisées dans les dernières saisons, beaucoup plus rigide. Je l’utilisais pour la première fois en compétition. Puis, je devais mettre à l’épreuve toutes les nouvelles techniques apprises dans les dernières semaines à l’entraînement. Les descentes de Copper Mountain servaient donc à tester et à mettre en place de nouvelles connaissances. Les courses du genre sont le moment idéal pour effectuer ces tests parce que je ne veux pas arriver à la première Coupe du monde et être dérangée par quelque chose!

La veille du slalom géant parallèle, j’avais certaines inquiétudes concernant ma nouvelle planche. Mais mes entraîneurs m’ont répété : « Ne t’inquiète pas, tu vas voir, c’est la bonne planche pour toi! » Et effectivement, j’ai fait mes deux premières descentes de qualifications et je les ai gagnées avec une bonne avance. J’étais même surprise de mes qualifications et surtout, très contente.

J’avais hâte de voir ce que j’allais ressentir au fur et à mesure que la compétition progressait et que le parcours se détériorait. J’ai fait un mélange des deux styles, celui que je pratiquais avant et les nouvelles techniques apprises, et ç’a bien marché.

La raison pour laquelle j’ai terminé 5e est que je me suis accrochée dans une porte. Je suis entrée en rotation et je suis tombée. Au fond, je me suis battue moi-même. Cette chute m’a retardée. J’ai réussi à combler une partie du retard avec ma rivale, mais je n’ai pas tout rattrapé.

La piste de Copper Mountain au Colorado
La piste de Copper Mountain au Colorado | Photo : Shandia Cordingley

Il n’y a pas que la planche et les techniques qui devaient être apprivoisées, mais aussi ma préparation pour la course. J’ai suivi un plan différent pour voir ce que j’aimais et ce que j’aimais moins.

En tant qu’athlète, tu as un plan en Coupe du monde et tu en suis les étapes. Tu as certains trucs à faire avant de prendre les portes de départ. Cette année, j’essaie d’être davantage sur le pilote automatique en compétition. Je veux avoir un plan que je suis sans être obligée de penser. Et finalement, j’ai trouvé qu’avec l’échauffement physique, mes techniques de respiration et de la visualisation, c’était un peu trop. Après la première épreuve, je me suis réajustée, j’en ai moins fait, et le slalom s’est beaucoup mieux déroulé.

L’un des gros avantages des nouvelles techniques est que je peux les appliquer quand j’en ai besoin, mais je peux aussi revenir aux anciennes techniques selon les situations et les conditions de neige. C’est ce qui s’est passé pendant le slalom parallèle à Copper Mountain. Je suis revenue à mon ancien style, mais à un certain moment je me suis mise dans le pétrin. J’ai pu m’en sortir avec mes nouvelles connaissances.

Dans nos compétitions, nous devons faire 10 descentes par épreuve. Plusieurs choses peuvent se passer dans une journée, nous sommes toujours en compétition avec un autre planchiste, plusieurs éléments peuvent déranger notre journée. L’objectif avec les nouvelles techniques est de faire augmenter le pourcentage des descentes que je fais sans tomber et sans faire de grosses erreurs.

Le changement de direction fait du bien cette année! J’aime entendre parler un autre langage, d’autres mots. J’aime aussi devoir penser à d’autres concepts, c’est un défi très positif vers Sotchi!

Dans les prochaines semaines, j’irai m’entraîner à Calgary avant de partir en décembre pour l’Italie pour la première Coupe du monde. Ce sera le retour à Carezza, après ma victoire en slalom parallèle l’an dernier.

À bientôt!

Caroline Calvé à Copper Mountain au Colorado
Caroline Calvé à Copper Mountain | Photo : Shandia Cordingley

De l’attente et des techniques

Mardi 6 novembre 2012 à 10 h 39 | | Pour me joindre

Pour me joindre

Le début de saison est différent cette année. Depuis mon arrivée sur le circuit de la Coupe du monde en 2005-2006, la première étape avait lieu en octobre aux Pays-Bas. Mais cette année, cette course n’a pas eu lieu. C’est une grosse modification qui change le rythme de la saison.

J’ai toujours connu beaucoup de succès dans cette étape d’ouverture de la Coupe du monde, un slalom parallèle plutôt facile dans un centre intérieur. Je trouve dommage de ne pas y être allée cette année, puisque c’est une course que j’aimais et elle me permettait de bien amorcer l’année.

Par contre, l’avantage principal du début de saison tardif est de nous permettre de consacrer beaucoup plus de temps à l’entraînement. Nous avons eu plusieurs petits camps depuis le mois de juin. J’arrive d’ailleurs de Copper Mountain, au Colorado, où j’ai passé une semaine.

Le site d'entraînement à Copper Mountain au Colorado
Le site d’entraînement à Copper Mountain au Colorado

Cette année, il y a eu des changements dans l’équipe d’entraîneurs. Ce vent de renouveau a apporté des techniques différentes. Dans le monde du surf des neiges alpin, il y a deux styles : le style nord-américain et le style européen. Nous essayons de travailler sur cette méthode à l’européenne.

Je suis contente d’avoir eu du temps pour me préparer, mais j’ai hâte de commencer! Je me sens d’attaque pour une nouvelle année, surtout après ma première victoire en Coupe du monde il y a presque un an, à Carezza, en Italie.

C’est une bonne chose d’avoir connu la victoire l’an passé. Je sais maintenant un peu plus ce que ça prend pour gagner. Je pense aussi que les changements apportés à ma technique vont m’aider grandement.

Les prochains mois seront importants dans le processus de qualification olympique. Les Championnats du monde de surf des neiges 2013 seront présentés à Stoneham du 17 au 27 janvier. Une victoire assure une place dans l’équipe olympique pour les Jeux de Sotchi.

Aux Jeux de 2014, nous aurons pour la première fois deux disciplines olympiques, le slalom géant parallèle et le slalom parallèle, ce qui veut dire une chance supplémentaire de médaille!

Mais avant de penser à la médaille olympique, je retourne au Colorado dans les prochains jours pour un camp à Vail qui se terminera avec le début des épreuves de la Coupe Nor-Am à Copper Mountain.

La première étape de la Coupe du monde aura lieu le 21 décembre à Carezza. J’espère y connaître autant de succès que l’an dernier!

Caroline Calvé à l'entraînement à Copper Mountain au Colorado
Caroline Calvé à l’entraînement à Copper Mountain au Colorado