Blogue de Erik Guay

Sotchi loin dans mes pensées

Jeudi 7 février 2013 à 9 h 45 | | Pour me joindre

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Sotchi? C’est encore beaucoup trop loin pour y penser. Je ne suis pas encore rendu là dans ma tête. Il y a tellement de choses qui peuvent se produire en un an. Une blessure, et vlan, j’oublie les Jeux.

Pour l’instant, il y a un autre gros événement qui occupe mes pensées : les Championnats du monde où je dois défendre mon titre en descente. Ensuite, je devrai me concentrer sur le reste de la saison.

Je trouve même que le début de la prochaine saison est encore trop prématuré pour penser aux Jeux. Selon moi, l’important, c’est que les choses tombent en place le mois avant les Jeux olympiques, les Championnats du monde ou toute autre course où l’on veut performer.

Erik Guay à Sotchi
Erik Guay à Sotchi
Les résultats de cette saison n’ont pas d’impact pour l’an prochain. Ce que j’ai fait à Wengen et Kitzbühel le mois dernier, ça ne veut rien dire pour 2014. Par contre, si j’obtenais pareils résultats en janvier 2014, je serais sur la bonne voie.

Mais je peux dire que jusqu’à maintenant, mon plan de match a fonctionné. J’ai commencé la saison lentement afin de pousser la machine davantage en janvier avec le but avoué d’attaquer aux mondiaux.

Donc, je suis vraiment content de ma progression durant le mois de janvier. Ma 4e place à Wengen et mes 5e (super-G) et 2e (descente) positions à Kitzbühel m’ont insufflé une bonne dose de confiance.

Reste maintenant à voir si le plan de match fonctionnera à Schladming parce que les conditions (neige, pluie, brouillard) sont vraiment particulières. Je n’ai coursé que deux fois ici, lors de finales de la Coupe du monde l’an dernier et, disons, que je ne suis pas très fier de mes résultats (13e de la descente et 19e du super-G).

Alors, je reste réaliste. Être sacré champion du monde de la descente deux fois de suite, ce ne sera pas une mince tâche. C’est un sport où tout se joue par des centièmes. De plus, les Autrichiens vont vouloir rapatrier le titre chez eux. C’est sûr qu’ils ne m’encourageront pas… même si mon commanditaire (Red Bull) est autrichien!

En tout cas, je ne serai pas le seul à ressentir une certaine pression aux mondiaux. Klaus Kröll, qui vient de Schladming, Aksel Lund Svindal, le meneur au classement de la descente, et Dominik Paris, qui m’a devancé sur la plus haute marche du podium à Kitzbühel, en auront aussi un peu sur les épaules.

Par contre, contrairement aux mondiaux de 2011 et même aux Jeux de Vancouver, j’ai enfin maîtrisé mes douleurs au dos. Avant, je devais réduire mes entraînements en salle et sur neige. Maintenant, je peux m’entraîner davantage en ski, donc ma technique et ma constance se sont améliorées.

Un gros plus pour la confiance. Un gros plus pour un gars qui est un peu tanné des 4e et 5e places (5e en descente et super-G aux Jeux de Vancouver, 4e en super-G aux Jeux de Turin, 4e en descente aux mondiaux d’Are en 2007 et 6e des super-G des mondiaux de 2007 et 2003).

Erik Guay
Erik Guay lors de la descente de Sotchi
C’est sûr que le parcours de descente à Sotchi ressemble davantage à un parcours de super-G. Il y a trop de virages serrés à mon goût, mais le tracé est ce qu’il est et je dois en tirer le meilleur.

Cela dit, c’est un parcours qui pourrait me convenir assez bien. L’an passé, j’ai eu de la misère avec la section du haut, j’ai eu de la misère à tourner mes skis de descente et j’ai fini 20e. Cependant, j’avais été très rapide en bas. Pour moi, l’important sera de bien skier la section du haut pour bien amener ma vitesse. La section du bas m’inquiète un peu moins.

En revanche, c’est un endroit tout à fait splendide. Il n’y a pas de conifères, mais de belles forêts de feuillus. C’est très unique. Je ne crois pas avoir vu quelque chose de la sorte.