Blogue de Erik Guay

Kitzbühel, le Super Bowl du ski

Samedi 19 janvier 2013 à 13 h 09 | | Pour me joindre

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Ce n’est pas la meilleure place, la 4e, mais je suis content de ma journée.

C’est important de mettre les choses en perspective. À l’entraînement cette semaine, j’ai fini deux fois 14e. J’avais de la misère avec quelques sections. Et aujourd’hui, j’ai bien skié et j’ai réussi à corriger les erreurs que je commettais.

Malheureusement, j’ai perdu le podium dans le milieu du parcours. Je suis mal sorti de l’Alpweg, une portion très étroite, et ça m’a causé des ennuis dans les virages serrés qui suivaient. Jusque-là, je détenais les chronos intermédiaires les plus rapides, mais j’y ai laissé six dixièmes de seconde.

Néanmoins, j’aime la façon dont j’ai amorcé 2013. C’était mon but de bien commencer l’année, surtout après la déception de Bormio entre Noël et le jour de l’An.

J’étais fiévreux en Italie et ma 24e place m’a fait mal au classement de la descente. J’étais 4e et je suis glissé au 8e rang. Mon résultat d’aujourd’hui m’a permis de remonter d’une place.

C’est décevant parce que généralement j’obtiens de bons résultats à Bormio. Mais ce qui est encore plus décevant, c’est la victoire que je me suis fait souffler à Val Gardena.

J’avais la victoire en poche jusqu’à ce que deux skieurs, partis avec des dossards élevés, se faufilent devant moi. Le soleil parti, la piste s’est durcie et elle était plus rapide.

Pourtant, c’est moi qui avais le mieux skié de la journée. Mais ça fait partie du sport!

C’est donc avec beaucoup de confiance que je mets le cap sur Kitzbühel la semaine prochaine. Une autre piste mythique. Je vais essayer de bâtir sur ce que j’ai fait durant la semaine à Wengen.

La Streif, c’est une piste qui sied bien aux vétérans, à des gars d’expérience. Didier Cuche, maintenant retraité, et Klaus Kröll, qui m’a sorti du podium à Wengen, s’y sont toujours distingués.

À 31 ans, je pense que je suis mûr pour réussir mon premier podium sur une piste que j’aime et où j’y ai obtenu deux 5es positions. Gagner Kitzbühel, c’est le rêve de tout skieur, c’est comme gagner le Super Bowl. C’est LA course que je veux vraiment remporter avant la fin de ma carrière, même si je ne cracherais pas non plus sur une victoire à Wengen.

Kitzbühel est cependant très différent de Wengen. La Streif est tellement abrupte que la technique y joue un rôle primordial. En revanche, la Lauberhorn, par sa longueur, 4415 m, te laisse amplement de temps pour commettre des erreurs.

Reste que ce sont quand même les deux pistes les plus difficiles du circuit. Et deux pistes que tout skieur veut avoir à son palmarès.

J’y travaille!