Blogue de Laurent Dubreuil

De bons résultats!

Vendredi 11 janvier 2013 à 15 h 43 | | Pour me joindre

Pour me joindre

Twitter : @golden_lyle

Je reviens de Calgary où j’ai connu de bonnes sélections nationales d’hiver. Je peux dire que j’ai fait le travail. Je n’ai pas eu de courses parfaites et ce n’est pas ce que je désirais non plus.

Mon désir était de me classer au 500 m, au 1000 m et au cumulatif du sprint pour les Championnats du monde de sprint de Salt Lake City. Et je me suis qualifié dans toutes les distances! J’ai même gagné le cumulatif, donc j’ai été le meilleur sprinteur au Canada au cours de la fin de semaine! C’était très bon comme compétition.

Pour les sprinteurs, l’important avant les compétitions est d’être vraiment reposé. Il faut s’entraîner très fort avant la saison, pendant l’été et au début de l’année. Lorsque nous arrivons dans les compétitions où nous voulons connaître nos meilleurs résultats, il ne faut pas sous-estimer l’importance du repos. C’est un élément crucial.

C’est pourquoi nous nous sommes concentrés sur la qualité des entraînements dans les journées précédant les Championnats canadiens. Ça se traduit par plusieurs exercices très courts, très intenses, mais pas assez longs pour avoir très mal.

Pendant la compétition, je pense avoir réussi ce que je voulais faire. Ma technique était meilleure que d’habitude, j’étais très reposé, je me sentais bien sur la glace et j’avais « les jambes ».

J’ai amélioré mes temps de l’automne, même si je crois que la glace était plus lente. Au 1000 m, j’ai terminé 2e derrière Tyler Derraugh. Il a terminé 4e à une Coupe du monde l’automne dernier au 1000 m. Il n’y a aucune honte à se faire battre par l’un des meilleurs patineurs du monde! D’être si près, à quelques semaines des compétitions importantes, je pense que c’est positif. C’était une très bonne course, j’étais très satisfait!

Pour les deux courses de 500 m, la première s’est très bien déroulée. J’ai connu mon meilleur départ de la saison et mon tour était très respectable. La deuxième course était un peu plus ratée. Je pensais être capable d’améliorer mon temps du premier 500 m dans le deuxième, mais j’ai patiné un dixième de seconde plus lentement. J’étais un peu fatigué et j’avais les jambes lourdes, ce qui m’arrive rarement entre deux courses.

Encore plus vite

Mon entraîneur et moi pouvons encore améliorer quelques aspects avant d’aller aux Championnats du monde de sprint les 26 et 27 janvier, mais je suis content d’être à ce niveau de forme à ce moment-ci de la saison.

Je suis convaincu que je peux améliorer mes temps. La question dans ma tête n’est pas : est-ce que je peux les améliorer, mais bien de combien puis-je les améliorer?

Le but de mon programme d’entraînement n’était pas d’être à mon sommet pour les sélections d’hiver, mais de l’être aux Championnats du monde. Si je suis capable de retrancher quelques dixièmes de secondes au 500 m et une demi-seconde au 1000 m, je pourrai viser un top 5.

J’y crois fort, mon entraîneur y croit fort, le programme a été fait pour que je sois bon à Salt Lake City. Et je pense qu’on est dans le bon chemin.

Un podium est faisable, mais une quinzaine de patineurs en rêvent aussi! J’ai peut-être gagné le cumulatif sprint canadien, mais j’ai gagné par deux centièmes de points sur Jamie Gregg, c’est l’équivalent de deux centièmes de secondes seulement. J’imagine que lui aussi se voit dans le top 5, et il rêve peut-être au podium.

Il y a beaucoup de patineurs dans la même situation que moi, mais si je suis capable de réduire les temps et de les amener où je veux, on ne sait jamais ce qui peut arriver en piste! Surtout que le classement sera déterminé en fonction des points amassés dans quatre courses (deux de chaque distance).

Une semaine avant d’aller à Salt Lake City, je retourne à Calgary pour une Coupe du monde de sprint, les 19 et 20 janvier. J’y verrai presque tous les mêmes patineurs que j’affronterai la semaine suivante. Je vais essayer d’être bon là-bas pour me donner confiance pour le Championnat du monde de sprint!

À bientôt!