Billets publiés en janvier 2013

Sentiments partagés

Mercredi 30 janvier 2013 à 13 h 19 | | Pour me joindre

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Twitter : @golden_lyle

Je reviens de Salt Lake City où j’ai participé aux Championnats du monde de sprint. J’ai terminé 13e au cumulatif, ce qui est tout près de mon objectif de faire un top 10.

Je ne suis pas comblé. Sans être complètement déçu, je dois avouer que j’éprouve des sentiments partagés. Je n’ai pas réussi à terminer parmi les 10 premiers, mais j’ai malgré tout terminé à seulement 2 dixièmes de points du 10e rang. C’est minime et je suis conscient que mon objectif était ambitieux.

Je dois aussi prendre en considération que j’étais le plus jeune patineur des mondiaux. Je me suis rendu compte à quel point il est difficile pour un jeune de 20 ans d’être en compétition contre des patineurs de 28 ou 30 ans.

Je n’ai pas nécessairement à envier ces patineurs côté technique, mais j’ai l’impression de manquer de force physique. Quand je regarde le gagnant, le Néerlandais Michel Mulder, je trouve qu’il a une bonne technique dans les droits, mais ses virages sont plutôt moyens. Je n’ai pas l’impression qu’il patine mieux que moi. Ce qu’il a de plus, c’est sa forme, parce qu’il s’est entraîné plus que moi dans les 10 dernières années. C’est la force qu’il met dans chaque coup de patin au départ.

 

Je me suis fait dire par plusieurs personnes que mon résultat est exceptionnel, mais je ne suis pas du genre à me satisfaire d’une 13e place. Mon objectif ultime est d’être un jour champion du monde et je ne m’en approche pas aussi rapidement que je le voudrais. J’ai tout de même connu une bonne compétition et je sais que je n’ai pas à être gêné de mes performances.

Je sais aussi que c’est une question de patience, que je serai plus fort dans les années à venir, dans les mois à venir. Je ne veux pas être trop patient non plus parce que je ne veux pas en venir à me satisfaire d’une 13e place. Je vise toujours le sommet et j’ai déjà hâte à l’an prochain pour pouvoir faire mieux.

Je comprends que je suis vraiment dur avec moi-même. Je sais que 13e aux mondiaux de sprint, c’est excellent. Et quand je prendrai du recul dans quelques semaines, je serai sûrement content.

À la maison

Je suis de retour à la maison et j’y resterai pour encore trois semaines. Je vais en profiter parce que j’ai été parti presque tout le dernier mois.

Je ferai quelques courses d’entraînement ce week-end à la Coupe Canada à l’anneau Gaétan-Boucher de Québec. Mes prochaines compétitions sur le circuit de la Coupe du monde seront du 1er au 3 mars, à Erfurt, en Allemagne. La semaine suivante, ce sera la finale de la Coupe du monde à Heerenveen, aux Pays-Bas.

Puis, je pourrai apprivoiser la piste olympique de Sotchi à l’occasion des Championnats du monde par distance. On peut dire qu’il s’agira des Olympiques, 11 mois avant les Olympiques!

Encore de l’amélioration à faire

J’ai encore beaucoup de temps pour peaufiner certains aspects de mon patin avant les mondiaux. Je vais profiter de mon passage à Québec pour travailler fort.

Mes départs n’étaient pas à point le week-end dernier. C’est rare que ça m’arrive, car généralement, c’est l’une de mes forces. C’est ce qui m’a nui le plus à Salt Lake City. Je vais faire plusieurs séances vidéo pour essayer de comprendre ce qui a pu se passer. Je suis explosif et mes départs sont cruciaux. Je veux qu’ils soient à point d’ici la fin de l’année.

Je pense aussi que le meilleur est à venir pour moi cette saison. Un athlète le sent quand il est à son sommet, et je ne l’ai pas senti encore cette année. La 13e place, je l’ai réalisée parce que c’est ce que je vaux tous les jours de l’année. Je vais bâtir sur mes performances pour faire mieux dans les prochaines compétitions.

L’an dernier, j’ai participé aux Championnats du monde par distance même si j’étais encore un junior. J’ai terminé 11e au 500 m. Un top 10 est le seuil psychologique que je voudrais atteindre.

D’ici là, à l’entraînement!

 

Je me prépare pour ma dernière Coupe du monde avant les Championnats du monde. Un dernier week-end à Maribor, en Slovénie, et je rentrerai enfin à la maison pour une semaine.

J’aurais pu participer à la Coupe du monde de Moscou (city event), où une invitation est nécessaire pour être de la partie. Mais comme la course se déroule durant le seul temps où je peux retourner à la maison, j’ai préféré passer mon tour.

Cette course ne revêt pas vraiment d’importance pour moi parce que je ne me bats pas pour un des classements en Coupe du monde. Par contre, ma jeune coéquipière Britanny Phelan y sera puisqu’un bon résultat lui permettrait de se qualifier pour les finales de la Coupe du monde de Lenzerheide, réservées aux 25 premières de chaque discipline.

Pour moi, le retour à la maison va me faire le plus grand bien. Je n’ai pas été chez moi, au Québec, depuis le mois de juillet. J’ai hâte de voir mes parents, mes amis, ma famille.

Depuis le printemps dernier, j’ai un pied à terre à Canmore en Alberta. Comme nos entraînements estivaux se déroulent dans la région de Calgary, c’est plus pratique. J’avais besoin d’avoir une place à moi, même si je ne suis pas souvent à la maison.

Mais quand je reviens au Québec, c’est différent. Chez moi, à Lac-Etchemin, les gens sont tellement fiers de ce que je fais. Je me sens comme une reine. Les gens suivent mes performances et ils l’apprécient. Ça me donne toujours une bonne dose de confiance pour les courses. Donc, je n’aurais pas pu choisir meilleur moment, juste avant les Championnats du monde.

Au cours des dernières années, je suis revenue à la maison plus tôt dans la saison. Mais cette année, les entraîneurs ont voulu essayer une recette différente puisqu’au cours des années passées, nos résultats durant les fêtes étaient moins bons. Ainsi, de concert avec eux, l’équipe technique féminine a décidé de skier durant toute la période des fêtes sans prendre de congé. Comme nous étions déjà en Europe, valait mieux en profiter.

Mais tout de suite après la Coupe du monde de Zagreb, nous avons filé vers l’aéroport de Munich pour un petit cinq jours de vacances au soleil, à Hurghada, en Égypte.

Je sais, l’Égypte ne sonne pas comme la destination soleil par excellence, mais c’était la seule sans décalage horaire et la plus proche de l’Europe. Finalement, ça ne s’est pas avéré aussi chaud qu’on l’espérait, tellement que nous avons eu un peu froid! Des skieuses qui manquent de vêtements chauds, ironique n’est-ce pas? Mais le bon côté, c’est que nous avons pris une pause du ski et que nous avons eu beaucoup de plaisir.

Avant de partir pour l’Égypte, j’avais eu un petit passage à vide à Courchevel et à Are, où je n’ai pas terminé mes courses. À Are, j’étais déçue parce que c’est là que j’ai eu mon premier podium l’an dernier. Et d’habitude, j’y skie bien.

Cependant, mes deux chronos intermédiaires indiquaient que je pointais aux 1er et 3e rangs avant de sortir de piste. C’est sûr que le fait de ne pas finir, ça atteint ta confiance. Je crois que j’ai été prise dans une espèce de spirale.

Les sorties de piste font partie de la vie des skieurs et il faut apprendre à vivre avec elles. C’est sûr que j’avais de gros objectifs cette année et, inconsciemment, je me mettais de la pression. Les sorties de piste n’aident donc pas et troublent ta confiance. Tu te dis : coudonc, je ne peux même pas descendre jusqu’en bas.

Depuis, j’ai eu de bons entraînements et j’ai retrouvé ma confiance. Pour regagner la confiance, il faut avoir une approche professionnelle, reprendre sa routine et continuer à travailler. Le ski, c’est 50 % physique et 50 % mental. Les entraîneurs s’occupent de la technique, et parfois ils essaient de nous aider mentalement. C’est à nous de trouver des solutions.

Par exemple, à Zagreb, je m’étais foulé la cheville deux jours avant la course. Elle était vraiment enflée et je ne croyais pas pouvoir skier. Mon copain (Travis Ganong, skieur de l’équipe américaine) assistait à une de mes courses pour la première fois de la saison. Il m’a aidée à approcher la course avec une attitude de dur. Il m’a appris à ne pas me trouver d’excuse. J’ai donc foncé et fait de mon mieux. J’ai fini 8e!

C’est sûr que d’avoir un copain qui fait la même chose que toi, ça aide. Il comprend et sait ce que tu vis. Mais n’imaginez pas que notre conversation tourne toujours autour du ski, il faut en sortir sinon ce ne serait pas sain.

Certes, à Flachau, je n’ai pas terminé le slalom quand j’ai enfourché un piquet. Tu ne peux pas vraiment analyser ce genre d’erreurs. Est-ce que les skis étaient trop aiguisés? Est-ce moi qui étais trop dynamique? C’est une erreur minime et il faut passer à autre chose.

C’est tellement plus facile de commettre des erreurs en slalom parce que c’est une discipline rapide. Enfourcher et sortir de piste sont monnaie courante. C’est comme un parcours d’agilité.

Kitzbühel, le Super Bowl du ski

Samedi 19 janvier 2013 à 13 h 09 | | Pour me joindre

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Ce n’est pas la meilleure place, la 4e, mais je suis content de ma journée.

C’est important de mettre les choses en perspective. À l’entraînement cette semaine, j’ai fini deux fois 14e. J’avais de la misère avec quelques sections. Et aujourd’hui, j’ai bien skié et j’ai réussi à corriger les erreurs que je commettais.

Malheureusement, j’ai perdu le podium dans le milieu du parcours. Je suis mal sorti de l’Alpweg, une portion très étroite, et ça m’a causé des ennuis dans les virages serrés qui suivaient. Jusque-là, je détenais les chronos intermédiaires les plus rapides, mais j’y ai laissé six dixièmes de seconde.

Néanmoins, j’aime la façon dont j’ai amorcé 2013. C’était mon but de bien commencer l’année, surtout après la déception de Bormio entre Noël et le jour de l’An.

J’étais fiévreux en Italie et ma 24e place m’a fait mal au classement de la descente. J’étais 4e et je suis glissé au 8e rang. Mon résultat d’aujourd’hui m’a permis de remonter d’une place.

C’est décevant parce que généralement j’obtiens de bons résultats à Bormio. Mais ce qui est encore plus décevant, c’est la victoire que je me suis fait souffler à Val Gardena.

J’avais la victoire en poche jusqu’à ce que deux skieurs, partis avec des dossards élevés, se faufilent devant moi. Le soleil parti, la piste s’est durcie et elle était plus rapide.

Pourtant, c’est moi qui avais le mieux skié de la journée. Mais ça fait partie du sport!

C’est donc avec beaucoup de confiance que je mets le cap sur Kitzbühel la semaine prochaine. Une autre piste mythique. Je vais essayer de bâtir sur ce que j’ai fait durant la semaine à Wengen.

La Streif, c’est une piste qui sied bien aux vétérans, à des gars d’expérience. Didier Cuche, maintenant retraité, et Klaus Kröll, qui m’a sorti du podium à Wengen, s’y sont toujours distingués.

À 31 ans, je pense que je suis mûr pour réussir mon premier podium sur une piste que j’aime et où j’y ai obtenu deux 5es positions. Gagner Kitzbühel, c’est le rêve de tout skieur, c’est comme gagner le Super Bowl. C’est LA course que je veux vraiment remporter avant la fin de ma carrière, même si je ne cracherais pas non plus sur une victoire à Wengen.

Kitzbühel est cependant très différent de Wengen. La Streif est tellement abrupte que la technique y joue un rôle primordial. En revanche, la Lauberhorn, par sa longueur, 4415 m, te laisse amplement de temps pour commettre des erreurs.

Reste que ce sont quand même les deux pistes les plus difficiles du circuit. Et deux pistes que tout skieur veut avoir à son palmarès.

J’y travaille!

En route pour les Championnats du monde!

Vendredi 18 janvier 2013 à 15 h 49 | | Pour me joindre

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Déjà un mois depuis ma 2e place à Carezza!

Je suis revenue chez moi après mon podium en Italie pour une dizaine de jours. Pendant les vacances de Noël, je me suis reposée de ma planche, je n’en ai fait qu’une seule fois dans ma région natale (au mont Sainte-Marie, en Outaouais). J’ai pu descendre la piste nommée en mon nom après les Jeux olympiques de Vancouver! C’est la piste où j’ai fait ma première descente en surf des neiges de ma vie!

Le congé a été de courte durée parce que nous sommes partis tout de suite après le jour de l’An pour aller nous entraîner en Europe. Les courses de la Coupe du monde étaient seulement les 11 et 12 janvier, donc nous avons eu du temps pour nous entraîner. Nous en avons profité pour travailler le slalom en parallèle et ça a porté ses fruits!

Caroline Calvé et la piste à son nom au mont Sainte-Marie
Caroline Calvé et la piste à son nom au mont Sainte-Marie | Photo : Caroline Calvé

C’est une discipline dans laquelle j’avais obtenu de moins bons résultats dans le passé qu’en slalom géant en parallèle. Mais en Autriche, j’ai fini 9e à Bad Gastein. Finir 9e, ce n’est pas un super résultat, mais c’est beaucoup mieux que ne pas se qualifier pour les finales.

À mon retour, dimanche dernier, j’ai profité de quelques jours de congé. J’avais vraiment besoin d’une pause et je n’avais pas réalisé à quel point j’étais fatiguée. J’avais quatre jours seulement à la maison, j’ai fait des entraînements en salle, c’est sûr, mais je me suis reposée. Je pense que ça fait vraiment longtemps que je n’ai pas pris des bains comme ça dans ma vie! J’ai fait des siestes, j’ai essayé de rester chez moi et de ne pas faire trop d’affaires à part l’essentiel.

Maintenant, je suis à Québec où je participe ce week-end à une course Nor-Am. Ce sera presque comme une Coupe du monde. Plusieurs Européens y seront en préparation des Championnats du monde de Stoneham.

La semaine prochaine, je participerai à deux épreuves aux Mmondiaux : le slalom en parallèle et le slalom géant en parallèle. Ce sera spécial parce que la compétition a lieu au Québec et oui, je vise le podium. C’est toujours le but. Je suis contente, cette année, sur trois Coupes du monde, je me suis qualifiée dans le top 8 deux fois, c’est un peu le but de reproduire ça aux Championnats du monde. Cette fois-ci, c’est un Championnat du monde et non pas une Coupe du monde, mais il reste que ce sont les mêmes planchistes et le même genre de compétition.

Pour l’instant, je n’ai pas encore officiellement ma qualification olympique. Mais avec mon podium à Carezza, je devrais être correcte.

En même temps, je ne me stresse pas avec les qualifications. J’ai confiance que mes résultats vont me permettre de m’y rendre et je n’y pense pas plus que ça. Je suis la meilleure Canadienne dans ma discipline, j’ai déjà un podium cette année et un autre top 10, ça s’annonce bien!

Bon week-end!

Caroline Calvé après sa deuxième place à Carezza avec son coéquipier Indrik Trahan
Caroline Calvé après sa deuxième place à Carezza avec son coéquipier Indrik Trahan | Photo : Shandia Cordingley

Quelles sélections olympiques?

Mercredi 16 janvier 2013 à 17 h 42 | | Pour me joindre

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Lake Placid, c’est un peu comme une nouvelle saison qui s’amorce avec le début des épreuves en simple… et aussi la première sélection pour les Jeux olympiques de Sotchi. Ce que je ne savais même pas!

Pour vous dire à quel point je suis stressé avec les qualifications pour les JO. Je n’ai pas l’intention de me laisser déranger par cet aspect, je vais skier comme à l’habitude et me concentrer sur chacune des courses.

Je suis un skieur constant, qui finit ses courses. Si je continue à skier comme je le fais depuis le début de l’année et si je peux monter sur le podium le plus souvent possible, je vais avoir ma qualification en poche. Je veux régler ce dossier cette saison. C’est un rêve d’aller aux Jeux.

J’ai déjà deux épreuves de bosses en parallèle sous les skis pour lesquelles je suis très satisfait de mes performances avec une victoire et une 3e place. De quoi faire amplement le plein de confiance!

Mais ce qui s’en vient me procure aussi une bonne dose de confiance. Les épreuves en simple, c’est ma force. Elles me permettent aussi d’exécuter des sauts plus compliqués, je n’ai qu’à me concentrer sur ma performance, mais, en même temps, il n’y a pas de place à l’erreur.

La saison dernière, j’ai amorcé ma série de six victoires consécutives avec la première course en simple, aussi la première de la saison.

J’étais au sommet de mon art. Je dominais course après course. Ça s’annonce donc bien pour ce qui s’en vient parce que ce sont des pistes que je connais et sur lesquelles j’ai déjà gagné. Je sais que je peux bien réussir de nouveau.

De plus, je me suis bien reposé durant les fêtes que j’ai passées à mon chalet de Saint-Sauveur. J’ai pris une semaine de congé. Ensuite, j’ai repris l’entraînement en salle et j’ai agi comme entraîneur du club de Saint-Sauveur pendant deux jours. Je n’ai pas skié plus de 5-6 bosses, question de montrer aux jeunes ce que je leur enseignais.

Ce repos a fait du bien parce que ce n’est pas facile sur le corps d’entreprendre la saison avec deux courses en parallèle. On doit faire plusieurs descentes durant la journée et l’adrénaline est à son comble avec un rival à tes côtés qui te pousse à donner le maximum à chaque course.

Je remarque aussi que c’est de plus en plus difficile dès les huitièmes de finale. Il y a deux ans, j’étais moins fort et j’avais plus de facilité à franchir le premier tour. Maintenant, tout le monde est rapide. Heureusement que dans pareilles circonstances, mon ski reste impeccable.

Ce qui complique les choses davantage, c’est que l’équipe canadienne est très forte. Déjà, j’ai affronté mes coéquipiers à cinq reprises, trois fois à Ruka et deux fois à Kreischberg. Et deux fois, je me suis mesuré à Alex (Bilodeau). À Ruka, j’ai eu le dessus et j’ai gagné. En Autriche, j’ai fait une petite erreur et c’est Alex qui est passé en finale.

Avant le second saut, j’ai mis un peu trop de pression sur le devant de mes skis et je n’ai pas été capable de me redresser. Mon périlleux était trop vers l’avant, j’ai perdu mes skis à la réception. Si j’étais resté centré sur mes skis, j’aurais peut-être sauté plus haut qu’à l’habitude, mais j’aurais réussi mon atterrissage.

Ce n’est pas la fin du monde. Je porte encore le dossard jaune de meneur. Alex et moi affichons le même nombre de points (160), mais j’ai gagné le bris d’égalité parce que je compte une victoire et une 3e place, tandis qu’Alex a fini deux fois 2e.

Nous repartons ainsi à zéro pour le début de l’année. La course au globe s’annonce excitante. Je crois que ça va être une lutte entre Alex et moi toute la saison. J’ose même prédire que Marc-Antoine (Gagnon) va compléter le top 3 tout canadien à la fin de la saison. Généralement, je ne me trompe pas souvent dans mes prédictions. Marc-Antoine connaît un bon début de saison (4e et 5e), son ski s’est vraiment amélioré. Présentement, il est 4e, mais il se distingue encore plus en simple.

Tout le monde croyait que les retours attendus de Dale Begg-Smith et de Guilbaut Colas cette saison allaient resserrer la course au globe de cristal. Ce ne sera pas le cas. Le retour de Begg-Smith, c’était une rumeur. J’ai parlé à des Australiens et ils m’ont dit qu’il ne reviendra pas.

Colas, lui, s’est blessé de nouveau au dos avant la première Coupe du monde. Il n’a pas beaucoup skié. Il était présent aux deux Coupes du monde, mais comme observateur. Il faudra l’avoir à l’œil quand il reviendra. Cependant, ce ne sera pas facile pour lui, il n’a pas skié depuis près de deux ans. D’autant plus que ce gars-là, c’est un gagnant, il ne voudra pas finir 5e ou 6e à son retour.

Reste à voir s’il sera à Lake Placid.

De bons résultats!

Vendredi 11 janvier 2013 à 15 h 43 | | Pour me joindre

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Twitter : @golden_lyle

Je reviens de Calgary où j’ai connu de bonnes sélections nationales d’hiver. Je peux dire que j’ai fait le travail. Je n’ai pas eu de courses parfaites et ce n’est pas ce que je désirais non plus.

Mon désir était de me classer au 500 m, au 1000 m et au cumulatif du sprint pour les Championnats du monde de sprint de Salt Lake City. Et je me suis qualifié dans toutes les distances! J’ai même gagné le cumulatif, donc j’ai été le meilleur sprinteur au Canada au cours de la fin de semaine! C’était très bon comme compétition.

Pour les sprinteurs, l’important avant les compétitions est d’être vraiment reposé. Il faut s’entraîner très fort avant la saison, pendant l’été et au début de l’année. Lorsque nous arrivons dans les compétitions où nous voulons connaître nos meilleurs résultats, il ne faut pas sous-estimer l’importance du repos. C’est un élément crucial.

C’est pourquoi nous nous sommes concentrés sur la qualité des entraînements dans les journées précédant les Championnats canadiens. Ça se traduit par plusieurs exercices très courts, très intenses, mais pas assez longs pour avoir très mal.

Pendant la compétition, je pense avoir réussi ce que je voulais faire. Ma technique était meilleure que d’habitude, j’étais très reposé, je me sentais bien sur la glace et j’avais « les jambes ».

J’ai amélioré mes temps de l’automne, même si je crois que la glace était plus lente. Au 1000 m, j’ai terminé 2e derrière Tyler Derraugh. Il a terminé 4e à une Coupe du monde l’automne dernier au 1000 m. Il n’y a aucune honte à se faire battre par l’un des meilleurs patineurs du monde! D’être si près, à quelques semaines des compétitions importantes, je pense que c’est positif. C’était une très bonne course, j’étais très satisfait!

Pour les deux courses de 500 m, la première s’est très bien déroulée. J’ai connu mon meilleur départ de la saison et mon tour était très respectable. La deuxième course était un peu plus ratée. Je pensais être capable d’améliorer mon temps du premier 500 m dans le deuxième, mais j’ai patiné un dixième de seconde plus lentement. J’étais un peu fatigué et j’avais les jambes lourdes, ce qui m’arrive rarement entre deux courses.

Encore plus vite

Mon entraîneur et moi pouvons encore améliorer quelques aspects avant d’aller aux Championnats du monde de sprint les 26 et 27 janvier, mais je suis content d’être à ce niveau de forme à ce moment-ci de la saison.

Je suis convaincu que je peux améliorer mes temps. La question dans ma tête n’est pas : est-ce que je peux les améliorer, mais bien de combien puis-je les améliorer?

Le but de mon programme d’entraînement n’était pas d’être à mon sommet pour les sélections d’hiver, mais de l’être aux Championnats du monde. Si je suis capable de retrancher quelques dixièmes de secondes au 500 m et une demi-seconde au 1000 m, je pourrai viser un top 5.

J’y crois fort, mon entraîneur y croit fort, le programme a été fait pour que je sois bon à Salt Lake City. Et je pense qu’on est dans le bon chemin.

Un podium est faisable, mais une quinzaine de patineurs en rêvent aussi! J’ai peut-être gagné le cumulatif sprint canadien, mais j’ai gagné par deux centièmes de points sur Jamie Gregg, c’est l’équivalent de deux centièmes de secondes seulement. J’imagine que lui aussi se voit dans le top 5, et il rêve peut-être au podium.

Il y a beaucoup de patineurs dans la même situation que moi, mais si je suis capable de réduire les temps et de les amener où je veux, on ne sait jamais ce qui peut arriver en piste! Surtout que le classement sera déterminé en fonction des points amassés dans quatre courses (deux de chaque distance).

Une semaine avant d’aller à Salt Lake City, je retourne à Calgary pour une Coupe du monde de sprint, les 19 et 20 janvier. J’y verrai presque tous les mêmes patineurs que j’affronterai la semaine suivante. Je vais essayer d’être bon là-bas pour me donner confiance pour le Championnat du monde de sprint!

À bientôt!