Blogue de Caroline Calvé

Carezza, me voici!

Lundi 17 décembre 2012 à 14 h 55 | | Pour me joindre

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Nous arrivons finalement à la première Coupe du monde de la saison!

Dans les dernières semaines, j’ai participé à un camp d’entraînement dans l’Ouest canadien, à Nakiska, en Alberta, et à Panorama, en Colombie-Britannique. L’objectif était de tester une nouvelle fois des pistes différentes et surtout des conditions différentes.

Je dois dire que je suis très satisfaite du chemin parcouru avec mon équipement depuis Copper Mountain, au Colorado. J’ai réalisé de bons temps à l’entraînement. Je me suis habituée à ma nouvelle planche et, finalement, je l’aime vraiment beaucoup! Je suis très contente et j’ai un regain de confiance pour l’épreuve de Carezza, un slalom géant parallèle.

Caroline Calvé à l'entraînement à Panorama, en Colombie-Britannique
Caroline Calvé à Panorama, en Colombie-Britannique

Je dois donc avouer que mes entraîneurs avaient raison quand ils me disaient que cette planche était faite pour moi! Mes doutes provenaient du fait que la planche est difficile à tourner à l’extérieur d’un parcours en raison de sa rigidité. Elle est conçue pour l’entraînement et la compétition. Je ne pourrais pas la prendre pour une journée de plaisir à Tremblant!

Sa rigidité fait en sorte qu’elle me tient très bien. J’ai beaucoup plus confiance en cette planche qu’en toutes les autres que j’ai eues pour le slalom géant. Elle va bien aussi en slalom.

Le site d'entraînement de Caroline Calvé à Panorama, en Colombie-Britannique
Le site d’entraînement de Caroline Calvé à Panorama, en Colombie-Britannique

Objectif : le podium à chaque course

J’ai plusieurs objectifs cette saison. L’un d’eux est de mieux me qualifier à chaque compétition. Je vise un top 8. Dans notre sport, nous faisons deux descentes de qualifications. Je rate souvent l’une d’elles, mais cette année je veux essayer de réussir les deux. Si j’atteins ce but, mes résultats finaux ne seront que meilleurs.

Ensuite, je vise le podium à chaque course. Je ne m’en vais pas dans une Coupe du monde en me disant que j’espère finir 16e. Je suis rendue à ce point dans ma carrière. Je sais que je suis capable d’être constante.

Une autre victoire?

J’arrive en Italie un an après ma première et seule victoire en Coupe du monde. Je me demande aujourd’hui comment aborder la course. Dois-je arriver en me disant que je vais l’emporter à nouveau?

J’essaie de reproduire cette journée du 21 décembre 2011, de retrouver l’état d’esprit qui m’animait. En compétition, une foule de choses peuvent te déranger, par exemple les conditions météorologiques. Et si tu les laisses te déranger, ta journée peut être bousillée.

C’est pourquoi je considère important de trouver un état, une façon d’être qui me permet d’avoir un peu le dos d’un canard, pour que l’eau me glisse dessus sans me déranger. Ce qui m’aide le plus, c’est de me trouver dans un état de paix et d’être calme. Je fais des exercices de respiration tous les jours pour y parvenir.

Je trouve difficile de dire comment mes adversaires vont me percevoir. Mais c’est sûr que j’ai l’attitude de gagnante en moi, de quelqu’un qui va toujours se battre pour essayer de gagner.

À Carezza, ma plus sérieuse rivale sera certainement l’Allemande Amelie Kobert. Elle avait terminé 2e derrière moi l’an dernier. Son style ressemble au mien. Nous sommes considérées comme des filles qui aiment les virages larges. Souvent, quand je fais bien, elle fait bien aussi.

Je suis arrivée en Italie une dizaine de jours avant la compétition du 21 décembre. J’ai participé à un slalom de la Coupe d’Europe, où j’ai terminé 26e.

Dans les prochains jours, je vais diminuer le nombre de descentes d’entraînement pour arriver en forme vendredi. Enfin!

Caroline Calvé à Carezza, en Italie, quelques heures avant sa première victoire en Coupe du monde
Caroline Calvé à Carezza, en Italie, quelques heures avant sa première victoire en Coupe du monde, le 21 décembre 2011