Blogue de Marie-Michèle Gagnon

Apprendre de ses erreurs

Mercredi 12 décembre 2012 à 14 h 38 | | Pour me joindre

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Quel excellent week-end à Saint-Moritz! On dirait que l’endroit me porte chance parce que chaque année, ça va de mieux en mieux.

Samedi, j’y ai obtenu le meilleur résultat de ma carrière en super-G, 13e. Comme j’avais déjà pris part à cette même épreuve ici en début d’année, je connaissais bien la piste. Mais ce qui m’a surtout aidée, c’est que j’ai beaucoup mis l’accent sur mon entraînement en slalom géant au cours de l’été. Et quand tu es forte en slalom géant, c’est plus facile de passer en super-G. Les deux disciplines se ressemblent beaucoup. Mon plan a donc bien fonctionné.

D’avoir fait le super-combiné (super-G et slalom) la veille a aussi aidé ma cause. J’ai regardé la vidéo de mon super-G et je l’ai analysée. J’ai constaté que je manquais d’agressivité et que ma position aérodynamique n’était pas toujours optimale. Cependant, la technique était à point.

J’ai donc corrigé mes petites lacunes et ça a fonctionné. D’ailleurs, je constate que je m’améliore chaque jour parce que chaque jour, j’apprends de mes erreurs.

Je suis donc vraiment contente de mon début de saison. C’est franchement au-delà de mes attentes. À chacune de mes courses, j’ai fini dans les points (top 30), dont trois fois dans le top 10. Je suis satisfaite de cette constance.

Je savais que j’avais eu de très bons entraînements au cours de l’été. Mais quand tous tes efforts se transposent en courses, c’est franchement agréable.

Je pense que je suis prête à franchir une autre étape. Je pense que je suis assez solide techniquement pour maintenant prendre plus de risques, pour travailler sur la tactique. Peut-être que ça va me faire monter de nouveau sur le podium cette saison.

J’espère que ma série de succès se poursuivra ce week-end à Val-d’Isère et à Courchevel. J’ai étiré mon séjour à Saint-Moritz jusqu’à mardi parce que je ne participe pas à la descente de vendredi.

J’ai donc profité des deux jours supplémentaires en Suisse pour peaufiner ma technique en vue des Coupes du monde de Courchevel (slalom géant) dimanche et d’Are (slalom géant et slalom) le week-end suivant. Comme le super-G de Saint-Moritz est encore frais dans ma mémoire, les entraîneurs et moi avons jugé que je n’avais pas vraiment besoin de m’entraîner pour celui de Val-d’Isère.

Donc, je me satisferais bien d’un top 30 en super-G samedi. C’est sûr que j’ai obtenu un top 15 la semaine dernière, mais je ne veux pas me mettre trop de pression pour répéter la même performance à chaque super-G. Par contre, à Courchevel, je vise un top 15. Je veux faire deux manches comme ma deuxième du slalom géant de Saint-Moritz, où j’ai réussi le 2e temps. Deux jours plus tôt, j’avais également enregistré le deuxième chrono du slalom lors du super-combiné.

En route vers ma 2e place dans la portion slalom du super-combiné de Saint-Moritz

Deux fois  en deux jours que j’ai failli remporter ma première manche en Coupe du monde. Les deux fois, une des meilleures du circuit m’a battue [NDLR : Tina Maze au slalom et Viktoria Rebensburg au slalom géant]. C’est décevant, mais c’est une déception positive.

Ce qui m’a déçue dimanche, c’est l’erreur bête que j’ai commise dans la descente initiale du slalom géant, et qui a bien failli m’exclure de la seconde manche.

J’étais encore dans le même état d’esprit que pour le super-G de la veille, c’est-à-dire en mode attaque. Je n’avais pas besoin de pousser autant, et c’est le cas de le dire, c’est ce qui m’a poussée à l’erreur à mon premier parcours. En slalom géant, il faut anticiper, être en avant de ses skis.

J’en ai tiré une bonne leçon : il faut me dissocier de chacune des disciplines parce que l’approche est différente pour chacune d’entre elles. C’est une leçon importante parce que je pratique plusieurs disciplines. Je dois apprendre à passer de l’une à l’autre sans gaspiller la première manche.

Leçon que j’entends mettre en application dès Courchevel!