Billets publiés en novembre 2012

À l’entraînement!

Jeudi 29 novembre 2012 à 15 h 41 | | Pour me joindre

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Twitter : @golden_lyle

Je suis de retour de Heerenveen, aux Pays-Bas, où j’ai participé à la première étape de la Coupe du monde. J’ai atteint la moitié de mes objectifs, qui étaient de terminer parmi les meilleurs patineurs du groupe B pour accéder au groupe A.

Au 500 m, seul le meilleur patineur du groupe B dans la première course passait au groupe supérieur pour la deuxième course de la compétition. Ça a été très serré. J’ai terminé 2e, à seulement 9 centièmes de seconde de mon coéquipier Jamie Gregg. Je suis un peu déçu parce que ce n’était pas ma meilleure course. J’étais trop fébrile. Je n’ai pas été capable d’exécuter certains aspects techniques. Je voulais trop dans les droits, je poussais trop par-derrière. Mais c’est de l’apprentissage, il faut que je sois capable de contrôler mes émotions, de forcer, d’être très agressif, tout en gardant ma technique.

Je me suis bien repris dans l’après-midi au 1000 m, le seul de cette compétition. Je me suis concentré à avoir un bon départ et ensuite j’ai vraiment très bien fait techniquement, ce qui m’a mené à la 2e place. Au 1000 m, une 2e place dans le groupe B, c’est vraiment très bien parce que je suis davantage un patineur de 500 m. J’ai donc réussi à monter dans le groupe A dans l’une des deux distances. Malgré ma déception après la première course de 500 m, j’ai été capable de revenir avec force dans le 1000 m.

Par contre, mon second 500 m dans le groupe B est à oublier. Je patinais dans la dernière paire. Et juste avant moi, un patineur coréen a chuté et il a endommagé la glace. Il y a eu une longue pause pour réparer la surface. Je n’ai pas été capable de revenir avec force par la suite. Une pause de 15 minutes avant la course, ce n’est vraiment pas un scénario idéal.

Il faut être capable de rester réchauffé sans s’essouffler ni perdre de l’énergie. J’ai essayé de faire des départs, mais ça m’a fait perdre de l’explosion, de la puissance, et je ne suis pas resté réchauffé parce qu’il faisait froid dans l’aréna. J’ai été incapable de bien gérer la situation et j’ai terminé 6e. Je connais rarement de mauvaises courses comme celle-là.

À l’opposé, je suis satisfait de mon 1000 m. Le calibre du groupe B était très élevé. À titre d’exemple, le patineur qui a terminé 3e derrière moi, le Sud-Coréen Mo Tae-bum, a fini 2e à Vancouver. J’ai quand même été capable de rivaliser avec les meilleurs au 1000 m, qui n’est pas ma distance de prédilection.

Mon entraîneur et moi ne nous attendions pas à des résultats à tout casser à cette compétition. D’être capable de rivaliser, de battre quelques patineurs dans les meilleurs du monde sans être au sommet de ma forme, c’est de bon augure pour la deuxième moitié de la saison. Mon entraînement estival a porté ses fruits. Je suis un patineur plus complet et je suis en meilleure forme.

Mon résultat m’a permis de monter dans le groupe A pour l’épreuve suivante à Nagano, au Japon, mais j’ai décidé de ne pas prendre part aux épreuves asiatiques de la Coupe du monde cet automne. J’ai un plan de saison et je dirais même de carrière. Mes 19, 20, 21 et 22 ans, je veux les passer à faire des compétitions, à essayer de gagner des titres, mais surtout à me développer. La meilleure façon pour moi de le faire, ce n’est pas en faisant trop de courses, c’est en m’entraînant fort.

Laurent Dubreuil à Québec
Laurent Dubreuil à Québec

C’est par l’entraînement qu’on devient rapide en course, pas en faisant seulement des compétitions. Je pense que c’est une bonne décision. C’est sûr que je ne le regretterai pas. J’ai pris la même décision l’an passé, de rester à la maison, et ça a très bien fonctionné. Nous gardons la recette et nous espérons qu’elle fonctionne encore cette saison.

Je vais quand même participer à une autre compétition avant les Fêtes. La première étape de la Coupe Canada aura lieu à Québec ce week-end, à l’anneau Gaétan-Boucher. C’est le circuit canadien en place pour les patineurs non qualifiés pour la Coupe du monde. Il s’agit de patineurs très rapides. Il y a des points canadiens à l’enjeu et un peu d’honneur aussi!

Les courses seront disputées de vendredi à dimanche. Ce sera un bon entraînement de récupération entre chaque course. Je devrai aussi rester concentré pendant une longue période.

Pour récupérer entre les courses, après une distance, je saute sur un vélo stationnaire ou je fais un peu de jogging pour faire baisser l’acide lactique dans les jambes. Et il faut manger! Il ne faut pas sous-estimer l’importance de l’alimentation pendant une journée de compétition.

À titre d’exemple, vendredi, selon l’horaire provisoire, je vais devoir me lever entre 5 h 30 et 6 h. Le réchauffement sur la glace aura lieu vers 7 h 30 et les courses vont commencer à 9 h. Je vais avoir une course dès le début de la compétition. Ma deuxième course sera en fin d’avant-midi.

Si je ne mange pas après mon déjeuner, je vais manquer d’énergie. Ensuite, il faut s’asseoir. Il ne faut pas passer la journée debout. C’est le genre d’erreurs que les jeunes font, ils sont excités d’être à une compétition, ils vont regarder les courses à côté de la glace. Mais rester debout pendant deux heures, c’est très mauvais pour les jambes. Il faut rester calme et être capable de mettre l’interrupteur en marche quand on arrive sur la glace.

Si je dis que c’est une erreur de jeune de se tenir sur le bord de la piste, c’est parce que je l’ai déjà fait. Je me suis rendu compte que je n’avais plus les jambes pour la deuxième course, car j’avais passé la journée debout et à m’amuser. Il faut être capable de contrôler ses émotions, de rester prêt et il faut voir la tâche devant nous. Il ne faut pas se laisser avoir par le fait que c’est amusant d’être en compétition. Il faut réaliser qu’on est là pour performer. Et pour performer, ça prend des conditions gagnantes et il faut les appliquer.

L’an dernier, j’avais très bien réussi. Je me sens en confiance et en forme. J’ai hâte de voir ce que je peux faire à Québec!

Enfin, mes skis de rêve

Jeudi 22 novembre 2012 à 15 h 50 | | Pour me joindre

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Je ne tiens plus en place. J’ai vraiment hâte que la saison commence. Je trouve toujours le mois de novembre long parce que je suis prêt et que je veux courser.

Je suis d’autant plus impatient depuis que j’ai reçu tous mes vêtements et mon équipement pour la nouvelle saison. Ce qui veut toujours dire que ça commence bientôt. J’ai hâte de tout étrenner, surtout mes nouveaux skis.

En fait, c’est le même modèle que l’an dernier. Mais ma compagnie IDone a dessiné un modèle pro avec ma signature. C’est vraiment cool. Pour avoir un tel privilège, tu dois gagner les Jeux olympiques, les Championnats du monde ou la Coupe du monde [NDLR : il a gagné la Coupe du monde l’an dernier].

Ce n’est pas n’importe lequel skieur qui peut entrer dans cette compagnie-là. Tu dois faire partie des 10 meilleurs du monde si tu veux qu’ils te fournissent des skis et te commanditent.

Pour l’instant, le ski n’a pas de design particulier, c’est le même pour tout le monde, mais je vais en faire un pour les Jeux olympiques. Par contre, tu peux choisir tes couleurs. Moi, j’ai opté pour le blanc, le rouge et l’or, en plus de ma signature. Évidemment, rouge pour le Canada, or pour la couleur de ma médaille préférée et blanc parce que je trouve ça beau et que ça se camoufle dans la neige. Ça n’a rien de stratégique, c’est juste que j’aime l’agencement de ces trois couleurs-là.

Les gens peuvent acheter ces skis-là, mais ils ne sont pas faciles à trouver parce qu’il n’y a pas beaucoup de magasins qui les tiennent étant donné qu’ils sont japonais. Il faut aller dans des boutiques qui se spécialisent dans le ski de bosses.

Je suis vraiment fier d’avoir enfin ma signature sur mes skis, de faire partie de ce groupe sélect d’athlètes qui comprend l’Australien Dale Begg-Smith (champion olympique à Turin et médaillé d’argent à Vancouver), le Finlandais Janne Lahtela (champion du monde de 1999 et champion olympique en 2002) et la Japonaise Aiko Uemura (championne du monde de 2009). Ce sont tous des skieurs que j’admirais quand j’étais jeune.

Mes skis!

Et justement, quand j’étais plus jeune, je voulais aussi avoir mon nom sur mes skis, un petit rêve de jeunesse, pas aussi grand que celui de gagner un globe de cristal cependant. Alors, quand j’ai eu ma première paire d’IDone, je voulais signer mon nom dessus pour imiter Lathela et Begg-Smith. Mais je me suis gardé une petite gêne. Sauf qu’aujourd’hui, c’est enfin vrai.

Le 15 décembre, à Ruka, je participerai donc à ma première Coupe du monde avec mes skis autographiés. Je mettrai le cap sur la Finlande deux semaines plus tôt pour un dernier camp d’entraînement.

Mes coéquipiers, eux, ont eu droit à un camp supplémentaire à Apex ce mois-ci, mais mon entraîneur préférait que je poursuive mon entraînement en gymnase et que je me repose. Ainsi, j’arriverai en Finlande en excellente forme physique et sans aucune petite blessure.

Je suis un peu privilégié! Comme le camp d’Apex est surtout axé sur les sauts et que c’est l’une de mes forces, il vaut mieux que j’améliore ma condition physique pour traverser toute la saison.

D’ailleurs, je n’ai pas participé à ce camp au cours des trois dernières années, et force est d’admettre que c’est une recette qui me convient bien.

J’ai déjà quatre jours de ski dans les jambes depuis le début du mois. Je vais à Saint-Sauveur faire des virages, question de garder mon sens du ski bien aiguisé.

À bientôt!

La nouveauté mise à l’épreuve!

Mardi 20 novembre 2012 à 8 h 55 | | Pour me joindre

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Je reviens de Copper Mountain, au Colorado, où j’ai pris part à mes premières descentes de compétition de la saison de la Coupe Nor-Am. J’ai terminé 5e en slalom géant parallèle et 3e en slalom parallèle.

Je n’ai pas nécessairement obtenu les résultats espérés, considérant que j’ai remporté ces épreuves à plusieurs reprises dans le passé. Mais les objectifs étaient différents cette année . Je n’étais pas là pour gagner.

D’abord, j’avais une nouvelle planche très différente de celles utilisées dans les dernières saisons, beaucoup plus rigide. Je l’utilisais pour la première fois en compétition. Puis, je devais mettre à l’épreuve toutes les nouvelles techniques apprises dans les dernières semaines à l’entraînement. Les descentes de Copper Mountain servaient donc à tester et à mettre en place de nouvelles connaissances. Les courses du genre sont le moment idéal pour effectuer ces tests parce que je ne veux pas arriver à la première Coupe du monde et être dérangée par quelque chose!

La veille du slalom géant parallèle, j’avais certaines inquiétudes concernant ma nouvelle planche. Mais mes entraîneurs m’ont répété : « Ne t’inquiète pas, tu vas voir, c’est la bonne planche pour toi! » Et effectivement, j’ai fait mes deux premières descentes de qualifications et je les ai gagnées avec une bonne avance. J’étais même surprise de mes qualifications et surtout, très contente.

J’avais hâte de voir ce que j’allais ressentir au fur et à mesure que la compétition progressait et que le parcours se détériorait. J’ai fait un mélange des deux styles, celui que je pratiquais avant et les nouvelles techniques apprises, et ç’a bien marché.

La raison pour laquelle j’ai terminé 5e est que je me suis accrochée dans une porte. Je suis entrée en rotation et je suis tombée. Au fond, je me suis battue moi-même. Cette chute m’a retardée. J’ai réussi à combler une partie du retard avec ma rivale, mais je n’ai pas tout rattrapé.

La piste de Copper Mountain au Colorado
La piste de Copper Mountain au Colorado | Photo : Shandia Cordingley

Il n’y a pas que la planche et les techniques qui devaient être apprivoisées, mais aussi ma préparation pour la course. J’ai suivi un plan différent pour voir ce que j’aimais et ce que j’aimais moins.

En tant qu’athlète, tu as un plan en Coupe du monde et tu en suis les étapes. Tu as certains trucs à faire avant de prendre les portes de départ. Cette année, j’essaie d’être davantage sur le pilote automatique en compétition. Je veux avoir un plan que je suis sans être obligée de penser. Et finalement, j’ai trouvé qu’avec l’échauffement physique, mes techniques de respiration et de la visualisation, c’était un peu trop. Après la première épreuve, je me suis réajustée, j’en ai moins fait, et le slalom s’est beaucoup mieux déroulé.

L’un des gros avantages des nouvelles techniques est que je peux les appliquer quand j’en ai besoin, mais je peux aussi revenir aux anciennes techniques selon les situations et les conditions de neige. C’est ce qui s’est passé pendant le slalom parallèle à Copper Mountain. Je suis revenue à mon ancien style, mais à un certain moment je me suis mise dans le pétrin. J’ai pu m’en sortir avec mes nouvelles connaissances.

Dans nos compétitions, nous devons faire 10 descentes par épreuve. Plusieurs choses peuvent se passer dans une journée, nous sommes toujours en compétition avec un autre planchiste, plusieurs éléments peuvent déranger notre journée. L’objectif avec les nouvelles techniques est de faire augmenter le pourcentage des descentes que je fais sans tomber et sans faire de grosses erreurs.

Le changement de direction fait du bien cette année! J’aime entendre parler un autre langage, d’autres mots. J’aime aussi devoir penser à d’autres concepts, c’est un défi très positif vers Sotchi!

Dans les prochaines semaines, j’irai m’entraîner à Calgary avant de partir en décembre pour l’Italie pour la première Coupe du monde. Ce sera le retour à Carezza, après ma victoire en slalom parallèle l’an dernier.

À bientôt!

Caroline Calvé à Copper Mountain au Colorado
Caroline Calvé à Copper Mountain | Photo : Shandia Cordingley

De skieuse à plongeuse!

Lundi 19 novembre 2012 à 13 h 30 | | Pour me joindre

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Qu’est-ce que fait une skieuse canadienne pendant l’été? Beaucoup d’entraînement physique parce que les glaciers ne sont pas dans notre cour.

Et pour nous, l’entraînement physique ne se résume pas qu’à lever de la fonte ou à gravir des montagnes au pas de course.

Depuis quelques années, nos entraîneurs rivalisent d’originalité pour nous motiver à pousser toujours davantage.

Au menu l’été dernier : du cyclisme sur piste, de la boxe, des entraînements spartiates et du… plongeon!

Oui, vous avez bien lu, j’ai fait un Alexandre Despatie ou plutôt une Émilie Heymans de moi-même durant la saison morte.

La raison pour laquelle nous touchons à toutes sortes de sports, c’est parce que les entraîneurs veulent développer nos habiletés afin que nous soyons en mesure de nous adapter à toutes sortes de situations.

Donc, après des sprints sur la piste, des entraînements en traction (une athlète qui en tire une autre attachée à elle) dans les parcs, nous avions des cours de plongeon pour nous reposer! Mais il fallait quand même maintenir le niveau de qualité élevé, les entraîneurs ne tolèrent pas le relâchement.

Un aperçu de notre entraînement estival :

Je peux vous dire que nous nous sommes passablement bien débrouillées, à la grande surprise des entraîneurs de plongeon. Ils nous ont dit que ça paraissait que nous étions des athlètes. Évidemment, on a commencé à se familiariser avec le sport sur le 1 m, mais assez rapidement, nous avons gravi les échelons… Et nous sommes sorties de notre zone de confort!

Du 3 m, nous avons exécuté des périlleux avant, en plus d’avoir essayé toutes sortes de manœuvres. On s’est même lancées de la tour de 5 m, pas debout cependant. On nous a enseigné le plongeon rouleau. Assise du bout de la tour, on se laisse tomber vers l’avant. Il faut le faire quand même!

Notre initiation au plongeon s’est conclue par une petite compétition amicale, où j’ai pris le 2e rang, derrière Madison Irwin. J’étais pas mal fière. Finalement, j’ai peut-être hérité d’une infime portion du talent d’Émilie Heymans!

L’an prochain, nous avons suggéré aux entraîneurs de faire du parcours (street jumping). Nous attendons toujours leur réponse!

Avant le 1500 m…

Mardi 13 novembre 2012 à 13 h 28 | | Pour me joindre

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Comme promis dans mon dernier billet, je vous fais part d’un de mes rêves. J’aimerais un jour être compétitif sur la scène mondiale au 1500 m. Plusieurs personnes me disent que ce rêve est irréalisable parce que je suis un sprinteur et que les sprinteurs rapides sur cette distance sont très rares, voire impossibles à trouver. Je suis conscient des difficultés, mais ça demeure quand même un objectif d’être capable de me prouver, à moi et un peu aux autres, qu’un sprinteur peut être bon sur une distance aussi longue que le 1500 m.

Au 500 m, je suis déjà de calibre international. Au 1000 m, j’espère l’être cette saison. Mais au 1500 m, je n’ai aucune chance d’être remarquable cette année! Je suis environ 40e du monde en ce moment. Je me trouve des secondes complètes derrière les 10 meilleurs patineurs. J’ai du chemin à faire, mais je m’entraîne très fort.

Si je me sens suffisamment bien, je tenterai peut-être ma chance en janvier aux Championnats canadiens, qui serviront de sélections pour la fin de la saison. Mais tout est une question de l’ordre des courses. Le 1500 m a toujours lieu la veille du 1000 m. C’est un peu frustrant! Il n’y a aucun sprinteur canadien de 500 m et de 1000 m qui patine le 1500 m.

En attendant, je suis arrivé à Heerenveen, aux Pays-Bas, pour la première étape de la Coupe du monde. Je vais patiner le week-end prochain.

Je commence à avoir l’expérience des voyages et je sais mieux gérer le décalage horaire. Mais ça n’a pas toujours été le cas! La première fois que je suis allé en Europe, j’étais vraiment fébrile et je n’ai pas dormi dans l’avion. J’étais complètement épuisé lorsque je suis arrivé là-bas. J’ai eu besoin de plusieurs jours avant de me remettre sur pieds. Aujourd’hui, je suis plus calme dans l’avion pour essayer de minimiser les effets du décalage.

Il est un peu difficile de se fixer des objectifs pour la première Coupe du monde parce qu’on ne connaît pas encore le calibre des autres patineurs. On ne sait pas non plus les progrès qu’ils ont réalisés dans les derniers mois. Mes temps semblent assez bien, surtout au 500 m. Le seul bémol est que je vais commencer dans le groupe B, le deuxième groupe. Je ne pourrai pas me mesurer aux meilleurs. L’objectif sera donc de terminer parmi les premiers du groupe B pour accéder au groupe A.

Le but de la plupart des patineurs du groupe B est de passer dans le groupe A, car c’est dans le groupe A que ça se passe : les points, la foule, la télévision, etc. Les meilleurs du monde sont là, c’est là que tout le monde veut être et ce sera mon objectif pour la première Coupe du monde le week-end prochain.

Pour atteindre mon but, je m’entraîne tous les jours. Voici justement une photo de moi à Heerenveen, sur les matelas du mythique anneau nommé Thialf.

Laurent Dubreuil à Heerenveen
Laurent Dubreuil

Prêt pour la Coupe du monde

Jeudi 8 novembre 2012 à 15 h 55 | | Pour me joindre

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Twitter : @golden_lyle

Les sélections canadiennes se sont vraiment bien déroulées à Calgary. J’ai réussi à me qualifier dans mes deux distances, les 500 et 1000 m.

J’aurais voulu me classer dans le 1500 m aussi, ça aurait été mon bonbon, ma cerise sur le sundae, mais je ne me sentais pas assez bien une semaine avant la compétition. J’étais fatigué de mes entraînements. Comme le 1500 m avait lieu le jeudi et le 1000 m le lendemain, j’ai décidé d’un commun accord avec mon entraîneur de ne pas le faire cette fois-ci. Ma qualification au 1000 m était beaucoup plus importante que celle au 1500 m.

J’ai pris le pari de ne pas patiner le 1500 m, même si j’avais des chances réelles de me qualifier. Je l’avais fait l’an passé. Finalement, c’était une très bonne décision. Le lendemain, je me sentais bien pour le 1000 m, j’avais de bonnes jambes, j’étais en forme et j’ai réussi le 3e temps en 1 min 9 s 7/100. Comme Denny Morrison était déjà présélectionné, j’ai obtenu la dernière place disponible sur la distance pour les étapes automnales de la Coupe du monde.

Si je ne m’étais pas qualifié au 1000 m, j’aurais été déçu de ne pas avoir couru le 1500 m, car ça aurait voulu dire que ce n’était pas la bonne stratégie. Dans un prochain billet, je vous parlerai de mes ambitions au 1500 m!

À Calgary, j’ai patiné un 1000 m vraiment solide, j’étais très content! Je savais que si tout se passait comme prévu, la qualification au 1000 m serait plus difficile que celle au 500 m parce que je suis meilleur au 500 m et que le Canada a une place de plus sur cette distance pour la Coupe du monde cette année.

Mon résultat au 1000 m m’a permis de me calmer. Je n’étais plus stressé et j’avais confiance pour le 500 m. J’ai eu deux courses solides, pas les meilleures de ma vie, mais deux très bonnes courses. J’ai fini 4e, 8 millièmes de seconde derrière Jamie Gregg. C’était une très bonne fin de semaine!

Je suis vraiment satisfait de ma semaine de sélections à Calgary. Mes temps (parce que ça revient toujours aux temps, c’est un sport de temps!) sont très satisfaisants pour cette période de l’année.

Les temps prennent toute leur importance une fois en Coupe du monde. Tu peux te qualifier avec un temps mauvais, mais si tu n’avances pas, tu vas te faire laver en Coupe du monde. Et ce ne sont pas mes intentions!

J’ai complètement détruit mes résultats de l’automne dernier (0,40 seconde au 500 m et 1,20 au 1000 m). Je suis des kilomètres en avant et ça augure vraiment bien. Je suis très content!

Je suis de passage pour quelques jours à Québec, où j’ai pu m’entraîner à l’Anneau Gaétan-Boucher. Voici quelques images de mes coups de patin!

À bientôt!

De l’attente et des techniques

Mardi 6 novembre 2012 à 10 h 39 | | Pour me joindre

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Le début de saison est différent cette année. Depuis mon arrivée sur le circuit de la Coupe du monde en 2005-2006, la première étape avait lieu en octobre aux Pays-Bas. Mais cette année, cette course n’a pas eu lieu. C’est une grosse modification qui change le rythme de la saison.

J’ai toujours connu beaucoup de succès dans cette étape d’ouverture de la Coupe du monde, un slalom parallèle plutôt facile dans un centre intérieur. Je trouve dommage de ne pas y être allée cette année, puisque c’est une course que j’aimais et elle me permettait de bien amorcer l’année.

Par contre, l’avantage principal du début de saison tardif est de nous permettre de consacrer beaucoup plus de temps à l’entraînement. Nous avons eu plusieurs petits camps depuis le mois de juin. J’arrive d’ailleurs de Copper Mountain, au Colorado, où j’ai passé une semaine.

Le site d'entraînement à Copper Mountain au Colorado
Le site d’entraînement à Copper Mountain au Colorado

Cette année, il y a eu des changements dans l’équipe d’entraîneurs. Ce vent de renouveau a apporté des techniques différentes. Dans le monde du surf des neiges alpin, il y a deux styles : le style nord-américain et le style européen. Nous essayons de travailler sur cette méthode à l’européenne.

Je suis contente d’avoir eu du temps pour me préparer, mais j’ai hâte de commencer! Je me sens d’attaque pour une nouvelle année, surtout après ma première victoire en Coupe du monde il y a presque un an, à Carezza, en Italie.

C’est une bonne chose d’avoir connu la victoire l’an passé. Je sais maintenant un peu plus ce que ça prend pour gagner. Je pense aussi que les changements apportés à ma technique vont m’aider grandement.

Les prochains mois seront importants dans le processus de qualification olympique. Les Championnats du monde de surf des neiges 2013 seront présentés à Stoneham du 17 au 27 janvier. Une victoire assure une place dans l’équipe olympique pour les Jeux de Sotchi.

Aux Jeux de 2014, nous aurons pour la première fois deux disciplines olympiques, le slalom géant parallèle et le slalom parallèle, ce qui veut dire une chance supplémentaire de médaille!

Mais avant de penser à la médaille olympique, je retourne au Colorado dans les prochains jours pour un camp à Vail qui se terminera avec le début des épreuves de la Coupe Nor-Am à Copper Mountain.

La première étape de la Coupe du monde aura lieu le 21 décembre à Carezza. J’espère y connaître autant de succès que l’an dernier!

Caroline Calvé à l'entraînement à Copper Mountain au Colorado
Caroline Calvé à l’entraînement à Copper Mountain au Colorado

Douce Rettenbach!

Lundi 5 novembre 2012 à 13 h 24 | | Pour me joindre

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Je suis vraiment contente de ma 6e place à Sölden, d’autant plus que je m’en allais là-bas avec pour seul objectif avoué de me classer parmi les 30 premières.

Pourtant, je savais que je pouvais faire beaucoup mieux, mais un top 30 m’aurait satisfaite parce que ça me replongeait dans l’action.

La piste de Sölden, la Rettenbach, est très difficile, très abrupte. Donc, il est préférable d’avoir confiance en ses habiletés sur skis plutôt que de se mettre de la pression en pensant au résultat.

Je le sais, c’est ce que j’ai fait l’an dernier. En 2010, j’avais fini 13e à ma seconde participation à Sölden. Alors, l’année suivante, je m’étais dit que je devais améliorer ce résultat. Mal m’en prit, j’ai échoué  [NDLR : elle a fini 25e].

De toute façon, cette course autrichienne est tellement tôt au calendrier qu’il vaut mieux se dire que si les choses ne se déroulent pas comme prévu, il reste encore un mois avant le prochain slalom géant pour apporter les correctifs nécessaires.

La vallée de Sölden/Crédit: Marie-Michèle Gagnon

Pour ma part, ma performance à Sölden m’a insufflé une bonne dose de confiance. Après ma 3e place en slalom en mars dernier, je réalise que je suis capable de monter sur le podium en slalom géant dès cette année. J’ai tellement travaillé cette discipline durant l’été. En revanche, je veux rester les deux skis bien sur terre pour ne pas vivre des déceptions.

En première manche, je n’avais pas ouvert la machine, mais j’ai décidé de le faire dans la deuxième même si la neige et le brouillard rendaient les conditions beaucoup plus complexes. Durant l’été, je m’étais entraînée à quelques reprises dans pareilles conditions et les entraîneurs nous avaient incitées à attaquer parce que ça pouvait se produire en course.

J’étais donc prête. Tout comme ma coéquipière Marie-Pier Préfontaine, 19e. J’étais vraiment contente pour Marie-Pier parce que Sölden ne lui avait jamais souri. C’était la première fois qu’elle se qualifiait pour la dernière manche.

La victoire de Tina Maze m’a également réjouie. Elle a remporté les mondiaux il y a deux ans, mais la saison dernière, malgré une dizaine de podiums, elle n’avait jamais savouré la victoire.

Ce n’est qu’une course, mais la performance de quelques filles, spécialistes de vitesse, m’a surprise. Je pense à Dominique Gisin, 4e, et à Carolina Ruiz Castillo, 16e, qui ne participent pas très souvent à des slaloms géants. Ces filles-là se sont distinguées parce qu’elles sont plus fortes et plus lourdes et que Sölden leur sied bien, contrairement à une piste de slalom géant moins escarpée.

De plus, les conditions de la piste étaient exceptionnelles cette année. Jamais je ne l’avais vue aussi douce. Les organisateurs avaient réussi parfaitement l’injection. Et durant la nuit, il a neigé un peu, ce qui a favorisé une excellente adhérence. La neige ne collait pas, mais elle faisait en sorte que la prise de carres tenait bien.

Marie-Michèle Gagnon sur la Rettenbach/Crédit Gio Auletta

Généralement, je croise la ligne d’arrivée et je ne sens plus mes jambes tellement la piste est rugueuse. Ce n’était pas du tout le cas cette année.

D’ailleurs, au lieu de mettre le cap sur un autre glacier autrichien comme Hintertux ou sur Levi, où se déroulera la prochaine Coupe du monde ce week-end, nous avons décidé de rester à Sölden jusqu’au 7 novembre tellement la piste est belle.

C’était vraiment la meilleure option, même si nous avons un partenariat avec l’équipe technique finlandaise. Mais nous n’avions pas vraiment envie d’aller passer deux semaines à Levi. Comme c’est presque au pôle Nord, il fait noir du matin au soir. Ça donne plutôt le goût de dormir que de skier.

Comme les Canadiennes et les Finlandaises sont deux petites équipes, cette entente nous permet de nous entraîner ensemble et de partager les ressources et les coûts.

C’est une bonne chose pour les deux parties. Les Finlandaises comptent sur Tanja Poutiainen qui a récolté 46 podiums en Coupe du monde au cours de sa carrière, en plus d’une médaille olympique et de quatre aux mondiaux. C’est un excellent modèle à suivre et elle nous permet de savoir où on se situe par rapport aux autres skieuses. Si on la devance, ça veut dire que notre ski est bon. Sinon, il faut travailler encore plus fort.

De son côté, s’entraîner avec des jeunes de la relève lui permet de se pousser davantage. Je vous dirais que durant notre dernier camp à Saas Fee en octobre, j’avais une petite longueur d’avance!

J’espère donc poursuivre sur ma lancée au slalom de Levi samedi. Je vise un top 10. En partant dans les 15 premières, si j’ai une bonne course, je devrais atteindre mon objectif. En même temps, je ne dois pas oublier que le sport, c’est le sport. Je peux commettre une erreur sur le parcours et ça en sera fait de ma journée de travail!

L’entraîneur-chef Jim Pollock, Erin Mielzynski, Marie-Michèle Gagnon, Marie-Pier Préfontaine et l’entraîneur Tim Gfeller.