Après deux ans avec l’équipe de développement, je commence ma première véritable saison avec l’équipe senior. Le premier test sera les sélections nationales du 1er au 4 novembre à Calgary.
Je suis en Alberta depuis deux semaines et, jusqu’à maintenant, l’entraînement se déroule vraiment bien sur mes distances de 500 m, 1000 m et 1500 m. J’ai travaillé fort cet été à Québec et je me sens bien sur la glace. Je suis sûr que les résultats seront positifs!
Même si je suis plus jeune que presque tout le monde sur le circuit et que tous les bons patineurs de mes distances sont 3, 4, 5, même 10 ans plus vieux que moi, je ne me considère pas comme une recrue. Je n’ai jamais utilisé l’âge comme une excuse. Je n’ai jamais vu ça comme un obstacle à surmonter parce que j’ai toujours eu l’ambition de battre les patineurs contre qui je patine, peu importe l’âge qu’ils ont.
La progression normale d’un athlète veut qu’à 25 ans, il soit meilleur qu’à 20 ans. Cette année, je ne serai pas au sommet de ma carrière, je vais continuer de m’améliorer dans les prochaines saisons. Mais en même temps, ce n’est pas une année d’apprentissage. L’an dernier, j’ai réussi à me qualifier pour les Championnats du monde, où j’ai terminé 11e au 500 m. Le tremplin, c’était l’an dernier. Cette année, je vise des podiums.

Laurent Dubreuil et son imitation de Yohan Blake
Je fais du patin depuis l’âge de 4 ans. Mes meilleurs résultats sont toujours venus au 500 m. Je suis un sprinteur. Plus la distance est courte, mieux c’est pour moi. Ma grande force est le départ de mes 500 m.
Mais je ne serais pas prêt à dire que c’est ma distance préférée. Je trouve plus valorisant de patiner le 1000 m. Le 500 m, c’est de la puissance brute. Pour le 1000 m, il y a deux types de patineurs. D’abord des sprinteurs qui sont capables de ne pas casser et de finir fort. Puis, il y a des patineurs de plus longues distances, qui partent un peu moins vite, mais qui finissent très fort. Pour un sprinteur, être bon au 1000 m est signe que ce patineur s’est vraiment entraîné fort et qu’il a fait tout ce qu’il avait à faire pour performer. Tu ne peux pas venir magiquement au 1000 m parce que c’est trop dur comme course.
De jeudi à dimanche, je vais affronter des patineurs que je connais bien. Je suis au courant des temps qu’ils sont capables de réaliser, je sais à quoi m’attendre et j’ai vraiment confiance d’être au coeur de la lutte et de battre la plupart des gars.
L’an dernier, dans les sélections d’automne, j’ai fini 3e au 500 m, 8e au 1000 m et j’ai causé une surprise avec ma 4e place au 1500 m. J’avais eu une très bonne course et j’avais été capable de me classer dans une distance qui n’est pas du tout l’une de mes spécialités.
Cette année, j’ai l’ambition de me classer dans les trois distances. C’est sûr que la compétition sera ardue et il y a une possibilité que je rate mon coup sur une distance. Mais je pense que mon objectif est réalisable. Mes résultats jusqu’à présent à l’entraînement me donnent la confiance de me qualifier dans les trois courses.
Pour y parvenir, je dois terminer parmi les quatre premiers au 1000 m et au 1500 m. Au 500 m, les cinq meilleurs seront choisis.
Si mes résultats sont bons, je vais en Europe dans les jours suivant la sélection canadienne pour la première étape de la Coupe du monde aux Pays-Bas. Les courses se dérouleront à partir du 16 novembre.
À bientôt!

