Blogue de Renaud St-Laurent

Et si Tom Glavine avait choisi le hockey?

Lundi 1 avril 2013 à 1 h 47 | | Pour me joindre

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Tom Glavine
Tom Glavine

 

Le rideau s’est levé sur la nouvelle saison du baseball majeur à Houston. Pendant que dans tous les stades d’Amérique résonnent les cris et les bâtons, l’équipe de Section 400 a tenté à sa façon de rendre hommage au passe-temps préféré des Américains.

Aussi rares soient-ils, les athlètes ayant laissé leur marque dans plus d’un sport ont frappé l’imaginaire collectif.

Bo Jackson et Deion Sanders sont les porte-étendards de la profession d’athlète polyvalent, Michael Jordan a caressé le rêve, mais le phénomène le plus courant est celui des jeunes sportifs qui ont porté plusieurs chapeaux avant de faire le saut chez les professionnels.

Une myriade de quarts avec eu une carrière prolifique dans la NFL ont fait salivé des dépisteurs du baseball majeur avec leur puissant bras, comme un certain Tom Brady, jadis repêché par les Expos en 1995. Vient ensuite l’étape du dilemme déchirant où le surdoué doit faire un choix.

Choisir entre le baseball et le football ou entre le baseball et le basketball, les exemples sont nombreux.

Choisir entre le baseball et le hockey? Nous avons retracé quelques rares spécimens.

1. Tom Glavine

Repêché par les Kings de Los Angeles au quatrième tour (69e au total) du repêchage de 1984, Glavine est le plus connu des transfuges du hockey au baseball.

Un centre doué avec un bon flair offensif et d’intéressantes qualités défensives, Glavine a obtenu une bourse d’études pour jouer au hockey avec l’Université Lowell. Le problème, pour les Kings du moins, est que Glavine a été sélectionné au deuxième tour par les Braves d’Atlanta au cours de l’été 1984.

En entrevue avec le réseau ESPN en 2008, Glavine a justifié ainsi son choix entre le baseball et le hockey :

« J’aimais les deux sports, mais le critère le plus important était que, étant un lanceur gaucher, j’avais un énorme avantage au baseball, et je n’avais pas ce type de supériorité au hockey. »

Un choix judicieux s’il en est un. Glavine a remporté 305 victoires dans les ligues majeures, a été récipiendaire de deux trophées Cy-Young et se retrouvera sous peu au Temple de la renommée.  Glavine n’a jamais renié son amour pour le hockey. Une fois son gant de lanceur remisé, il s’est impliqué comme entraîneur et souhaitait investir pour conserver les Thrashers à Atlanta en 2011.

Après avoir jeté leur dévolu sur Glavine, les Kings ont repêché le légendaire Luc Robitaille au neuvième tour (171e au total) de ce riche repêchage de 1984.

Avec Robitaille comme complice et Marcel Dionne comme mentor, il est possible d’imaginer que Glavine aurait pu terroriser pendant de nombreuses années les défenseurs du Canadien plutôt que les frappeurs des Expos.

2. Justin Morneau

Autrefois la figure de proue des Twins du Minnesota et parmi les meilleurs de sa profession, Justin Morneau a également brillé en tant que gardien de but au hockey.

Britanno-Colombien d’origine, le joueur de premier but a enfilé ses premiers patins à l’âge de 4 ans. Réflexe génétique : son père George Morneau a participé à un camp des défunts North Stars du Minnesota.

Morneau, qui arborait le numéro 33 en l’honneur de son idole Patrick Roy, était le deuxième gardien réserviste des Winter Hawks de Portland de la Ligue junior de l’Ouest. À l’âge de 17 ans, ses entraîneurs ont tenté de le convaincre de choisir le hockey, soulignant le peu de succès des Canadiens au baseball majeur.

Il a finalement tranché en faveur du baseball.

À l’instar de Glavine, la décision a été la bonne. Morneau a été nommé joueur par excellence de la Ligue américaine en 2006 et a participé quatre fois au match des étoiles du baseball majeur.

3. Jarome Iginla

Son curriculum vitae est impressionnant et son départ vers Pittsburgh était sur toutes les lèvres la semaine dernière. Mais avant d’être un hockeyeur émérite, Jarome Iginla était un joueur de baseball avec beaucoup de potentiel.

L’ancien capitaine des Flames a autrefois été receveur pour l’équipe nationale junior de baseball.

Le récit de la jeunesse d’Iginla raconte qu’il a rapidement déclaré son amour au hockey et délaissé le masque pour la visière.

4. Trevor Gretzky

Ironiquement, l’héritier de Wayne Gretzky a plutôt dû choisir entre le baseball et le football. La raison de son manque d’intérêt envers le sport que son père a transformé serait géographique.

Sous le chaud soleil de la Californie où sa famille demeure, Trevor n’aurait jamais été tenté par le hockey, contrairement à son frère Ty qui a brièvement vécu l’expérience de poser les pieds sur une patinoire en ayant le lourd mandat de faire oublier le nom « Gretzky » brodé sur son chandail. Au football, Trevor a attiré l’attention de certains dépisteurs de programmes universitaires réputés, dans une équipe où se trouvaient également les fils de l’acteur Will Smith et du légendaire quart Joe Montana.

Il a plutôt décidé de jouer au baseball avec le redoutable programme de l’Université San Diego State.

Gretzky, un joueur de premier but qui a endossé le numéro 99 à l’école secondaire, n’a jamais joué au niveau universitaire. Il a signé en juillet 2011 un premier contrat professionnel avec les Cubs de Chicago qui l’ont repêché au septième tour cette année-là.

5. Clark, le gardien canadien

Clark, personnage fictif d’une vidéo humoristique, a été incapable de choisir entre le hockey et le baseball, il a donc décidé de conjuguer ses deux passions.