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Catherine Perrin, Robert Frosi, Patrick Masbourian et Jean-Philippe Wauthier sont parmi les voix qui porteront le signal de la Première Chaîne d’un océan à l’autre. La rentrée est à quelques heures de s’ébranler, et nous avons invité ces quatre animateurs qui feront la saison sur nos ondes.

Catherine Perrin prendra le relais en matinée, dès lundi à 9 h, à la barre de Médium large. Ce magazine socioculturel donnera naissance à des échanges riches en perspectives nouvelles.

Après avoir flirté avec les aurores cet été à C’est bien meilleur le matin, Robert Frosi déménage dans le créneau de soirée à Culture physique, du lundi au jeudi de 22 h à 23 h 30.

Jean-Philippe Wauthier et ses compagnons Jean-Philippe Pleau et Olivier Niquet retrouvent leurs pantoufles de compétition au Sportnographe, une émission où le rire ne passe pas par quatre chemins.

Et pour clore ce chapitre, de la pilosité, mais aussi du plaisir. Patrick Masbourian prend la case horaire du samedi entre 14 h et 16 h et dirige la destinée de l’émission Bouillant de culture. À consommer sans modération.

Écoutez le quatuor d’animateurs présenter leurs émission. >>

© Radio-Canada/Christian Côté | Olivier Bauer, auteur de L'hostie, une passion québécoise

Ça prenait bien un protestant pour faire un ouvrage sur l’hostie, objet représentant le Christ ressuscité lors de la célébration catholique de l’Eucharistie. La plupart des protestants communient, mais ils ne portent pas autant d’intérêt en la matérialisation du Christ dans l’hostie.

Olivier Bauer, Suisse arrivé au Québec en 2006, s’est tourné vers la société qui l’a accueilli pour donner un nouvel éclairage au pain béni en écrivant L’hostie, une passion québécoise.

« J’ai l’impression qu’au Québec, c’est différent. Il y a la chose et le mot. Il y a le juron et tous ceux qui l’accompagnent, ciboire, câlisse, tabarnak et cie. »

Pour se nourrir aujourd’hui, il faut réfléchir constamment à ce qui est meilleur pour notre santé. Ça devient une espèce de norme, un dogme. La question du terroir pousse l’idée encore plus loin. En cherchant à savoir de quel terroir provient notre nourriture, on dit plus qui on est socialement et culturellement que ce qu’on mange.

L’hostie est d’une composition très simple : il faut du froment et du blé. Point.

Olivier Bauer est professeur à la Faculté de théologie et des sciences des religions de l’Université de Montréal. Il s’intéresse au lien entre la spiritualité et l’alimentation puisqu’il dirige un groupe de recherche sur la question.

Écoutez Olivier Bauer parler de l’hostie. >>


Une vidéo montrant des religieuses des Haute-Pyrénées en pleine confection des hosties.

Une vue de profil d'un véhicule Westfalia

Mathieu Richard est un geek. L’homme dans la trentaine est membre du club West d’l’aut bord d’la gate. Il est surtout propriétaire d’une fourgonnette Westfalia, millésime 1977, depuis 17 ans. Il a accumulé plus de 120 000 kilomètres au compteur de son véhicule.

À ses côtés, Christian Bégin avoue que son aventure à bord d’un Westfalia lui a beaucoup plu. Le comédien a effectué une tournée du Québec en Westfalia pour la rédaction de son livre de recettes Curieux Bégin sur la route, publié en 2009.

Née dans la période hippie, en plein coeur des années 60, la mode des Westfalia est demeurée bien ancrée au Québec.

Il faut toutefois s’attendre à débourser pas mal d’argent pour garder son Westfalia en bon état. Un véhicule de ce type coûte environ 10 000 $, et des estimations prudentes laissent croire qu’il faut dépenser plus du double pour les réparations.

« Y’a un mythe autour des Westfalia : il n’est pas nécessaire de connaître la mécanique pour en conduire un, mais il faut avoir un très bon mécanicien. »

Écoutez la discussion sur la culture des Westfalia. >>

– Il y a deux semaines, l’émission Des kiwis et des hommes recevait trois amateurs de périples en Westfalia.

– Une série d’Alain McKenna sur les Westfalia a été publiée à la fin de juillet dans La Presse.

© Radio-Canada/Christian Côté | Le chanteur et comédien Kevin Parent

Kevin Parent revient changé de son expérience en tant que comédien. Le temps du tournage de Café de Flore, le chanteur a remis son talent entre les mains d’un autre, en l’occurrence le cinéaste Jean-Marc Vallée.

« J’étais son soldat, j’étais prêt à jouer pour lui. C’était lui, mon chef. Une belle aventure. »

Notre invité a été pris en main par l’équipe du film pour qu’il entre dans la peau d’Antoine, son personnage.

« J’ai travaillé sur ma diction avec le comédien Carl Béchard, qui avait une certaine sympathie pour mes problèmes parce qu’il est aussi originaire de la Gaspésie. Pendant le tournage, j’ai été un peu le souffre-douleur de Jean-Marc Vallée. Il m’a demandé de prendre l’accent de quelqu’un de Rosemont », ajoute-t-il en souriant.

Cet automne, Kevin Parent ira à Venise et à Toronto pour promouvoir le film, une perspective qui n’effraie pas le chanteur à la timidité affirmée.

Café de Flore sortira en salles le 23 septembre.

Écoutez les précisions de Kevin Parent. >>


La bande-annonce du film Café de Flore.

© Radio-Canada/Christian Côté | François Girard et Miki Nakatani

Miki Nakatani est une superstar au Japon. Elle a tenu le rôle du film d’horreur culte Ringu. Dans un autre registre, elle était madame Blanche dans Soie, l’adaptation au cinéma du roman d’Alessandro Barrico réalisée par François Girard.

La rencontre entre le cinéaste et l’artiste japonaise a été d’une telle magnitude qu’il était devenu évident que le duo allait se retrouver un jour.

Eh bien, c’est fait. Ces jours-ci, Miki Nakatani est au Québec pour terminer sa préparation avant de présenter la pièce Le fusil de chasse dès le 7 septembre à Montréal. Elle est venue parler de la pièce en compagnie de François Girard, manifestement sous le charme discret de la comédienne.

La pièce Le fusil de chasse est présentée à l’Usine C du 7 au 11 septembre.

Écoutez la discussion entre François Girard et Miki Nakatani. >>


Miki Nakatani est aussi chanteuse. La voici dans la vidéo d’une pièce réalisée par Ryuichi Sakamoto.


Son statut de célébrité au Japon lui permet aussi de faire des apparitions remarquées dans les publicités là-bas. Dans celle-ci, elle contribue à la popularité d’Apple.

Selon certains calculs, il faudra 120 ans pour pouvoir enfin observer l’égalité entre les hommes et les femmes aux conseils d’administration des 300 plus grandes entreprises canadiennes. Disons qu’il y a loin de la coupe aux lèvres!

L’expression « plafond de verre » a d’ailleurs été créée pour illustrer cette limite qui entrave le parcours professionnel des femmes actuellement.

Diane Bérard, journaliste pour Les affaires, explique qu’il y a un changement de mentalité à faire. Toutefois, il ne faut pas chambouler juste pour faire du changement. Un conseil d’administration composé uniquement de personnes au profil similaire, qu’il soit féminin ou masculin, ne serait pas plus efficace, croit la blogueuse et chroniqueuse.

« Il y a un fragile équilibre à respecter dans un conseil d’administration entre une trop grande et une trop mince diversité. Il y a trop d’hommes PDG qui ne sont pas assez exceptionnels. Une femme qui veut devenir PDG doit être exceptionnelle de nos jours. »

Écoutez les précisions de Diane Bérard. >>

Sur le site TED, Sheryl Sandberg, patronne au sein de Facebook, prononce une conférence au sujet de la place des femmes à la tête d’entreprises.


Une vidéo sur l’idée du plafond de verre

Place aux geeks!

mardi 16 août 2011 à 10 h 28 | | Pour nous joindre

© Radio-Canada/Christian Côté | Mélanie Millette, doctorante en communication

Qu’est-ce qu’un geek et pourquoi a-t-il la cote ces temps-ci?

« Un geek, c’est un fervent amateur à la base. Il développe des compétences expertes, soit en informatique, dans la technologie, dans les jeux de rôles ou encore dans les récits fantastiques. Être geek, c’est aimer Star Trek, mais surtout apprendre la langue klingonne. C’est une obsession. »

Le geek, c’est le nerd de notre enfance. Celui qui demeurait dans sa bulle de connaissances scolaires.

Alors, les geeks ont-ils une vie sociale?

« C’est un mythe, les geeks ont un réseau d’amis. Aujourd’hui, le geek arrive à établir de bons contacts avec les autres. Il va utiliser ses connaissances pour être drôle, ironique. Il est devenu populaire », ajoute Mélanie Millette, qui se voit elle-même comme une geekette tournée vers la mode.

Écoutez Mélanie Millette parler du phénomène du geek. >>


Un vox pop sur la définition du geek par le Journal du geek


Un reportage français sur les geeks

© Radio-Canada/Christian Côté | Samuel Archibald, auteur du roman Arvida.

Plusieurs seraient étonnés d’apprendre qu’Arvida peut devenir le personnage d’une oeuvre de fiction. Pourtant, Samuel Archibald a réussi à placer sa ville natale au coeur d’un livre à faire frissonner qui sera publié aux éditions Le Quartanier. Dans ce recueil, il présente 14 histoires basées sur les légendes de son coin de pays.

« De l’horreur, il y a en plein dans mon livre. C’est Saint-Élie-de-Caxton en plus dur. Chez nous, Babine s’automutile. »

Arvida, c’est cette ville industrielle du Saguenay créée de toutes pièces pour répondre aux besoins des employés de la multinationale d’aluminium Alcoa installée sur les rives de la rivière Saguenay. La ville doit son nom aux initiales du président de la compagnie à l’époque, Arthur Vining Davis.

Samuel Archibald, professeur de cinéma et de littérature à l’UQAM, ne croit pas que son livre Arvida, aussi sombre soit-il, ternira l’image de la ville.

« Je ne pense jamais devenir persona non grata à Arvida. En tout cas, on verra cet automne à la parution du livre si mon nom a encore une valeur là-bas. »

Écoutez Samuel Archibald parler d’Arvida, sa ville natale. >>


Une vidéo sur la démarche pour faire désigner Arvida lieu historique du Canada.

Deux jeunes femmes avec des idées plein la tête cherchaient à mettre en valeur leurs semblables de la relève. La naissance du blogue Nous sommes les filles vient cristalliser la volonté de ces femmes de faire décoller leur carrière, qu’elles soient comédiennes, designers, productrices ou encore photographes.

Toutes les semaines, deux profils promotionnels de jeunes femmes sont mis en ligne. Par exemple, la comédienne Mylène Saint-Sauveur, qui tient la vedette dans le film Sur le rythme, a été mise en valeur la semaine dernière sur le blogue.


Une vidéo de présentation de l’initiative Nous sommes les filles, de Sarianne Cormier et de Julie Artacho.

© Radio-Canada/Christian Côté | L'athlète paralympique Chantal Petitclerc

C’est bien connu : Larousse publie une série de dictionnaires et d’encyclopédies, dont certains sur la cuisine, les vins et les langues. Mais sa publication phare, c’est le Petit Larousse illustré, qu’elle lance une fois l’an.

Pour une personnalité du monde politique, du sport, des sciences ou des arts et de la culture, voir son nom inscrit dans le dictionnaire généraliste est un moment agréable à vivre. Chantal Petitclerc, une de nos athlètes les plus célébrées, vient de faire son entrée dans le Petit Larousse. L’athlète en fauteuil roulant y arrive en même temps que l’écrivain Dany Laferrière.

« Ça m’a donné un petit choc de voir mon nom ajouté au dictionnaire, d’autant plus qu’il n’y a pas d’autres athlètes paralympiques. Les informations à mon sujet sont assez objectives et factuelles, ce sont mes meilleurs résultats. J’espère quand même qu’il me reste de grandes choses à faire après ma carrière sportive », ajoute-t-elle en riant.

Après des Jeux de Pékin de rêve, Chantal a décidé de prendre sa retraite de la course en fauteuil roulant. Mais elle ne laisse pas tomber la compétition pour autant. Elle s’est tournée vers le vélo adapté, et après deux compétitions, elle a déjà atteint les temps réglementaires pour participer aux compétitions internationales.

Écoutez l’entretien avec Chantal Petitclerc. >>