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À nous les routes

Du 30 juin au 2 juillet dernier, une vingtaine de citoyens de la région se sont lancés dans une marche de 70 kilomètres, les menant du village de Kahnawake au site d’enfouissement de Lachenaie.

À nous les routes en direct

À nous les routes : un tour de la région en sons et images

Du 30 juin au 2 juillet dernier, une vingtaine de citoyens de la région de Montréal ont marché plus de 70 kilomètres, du village de Kahnawake au site d’enfouissement de Lachenaie. Nous étions du convoi!

Pourquoi parcourir la région à pied? « Pour favoriser l’émergence d’une conscience régionale collective », a affirmé Joël Thibert, urbaniste et coordonnateur de l’aventure.

Pour toucher l’imaginaire des Montréalais, M. Thibert a donné un thème à sa marche : les lieux invisibles. Par là, il entend tous ces endroits qui nous entourent, mais que nous choisissons parfois d’ignorer…

Découvrez trois lieux invisibles que nous avons foulés pendant l’expérience À nous les routes. Un voyage en sons et images dans le ventre de votre région…

Existe-t-il une conscience régionale à l’échelle métropolitaine? Voici quelques-unes de vos réponses obtenues sur Facebook Rive-Sud et Rive-Nord.

Montréal ne peut exister sans la banlieue et la banlieue sans Montréal. On est condamnés à s’entendre. (…) La mentalité de village a du bon, mais pas l’esprit de clocher. Chacun peut et doit apporter à l’autre. – Benoit Dumont, Laval

(…) Faire partie de cette ‘créature » qu’est la CMM (NDLR : Communauté métropolitaine de Montréal) n’est pas une bonne chose pour Laval et les 81 autres municipalités. Les décisions se prennent principalement en fonction de Montréal en oubliant les différences qui existent tant sur la couronne nord ou sud. – Robert Bordeleau, Laval

Tant que les municipalités auront des limites géographiques physiques et économiques, le bien commun n’est pas une priorité pour la plupart des élus en place. Malheureusement, c’est souvent le vol du bout de la couverte à l’autre, et à chacun sa poche. Pourtant, la plupart de nos défis sont communs, ainsi que nos réalités. Nous serions beaucoup plus productifs si nous avions une vision globale de l’aménagement du territoire ou même de l’économie locale. – Martin Guèvremont, Saint-Bruno-de-Montarville.

La région de Montréal en chiffres

  • Une population de 3,5 millions d’habitants
  • 49 % de la population du Québec
  • 49 % de l’emploi
  • 49 % du PIB québécois

Source : Communauté métropolitaine de Montréal

Et vous, quels sont vos lieux invisibles?

Elizabeth Ryan et Marie-Eve Tremblay

Merci à Joël Thibert de nous avoir fourni des extraits sonores

À nous les routes : jour 3

Heureuses qui comme Ulysse ont fait un beau voyage… C’est aujourd’hui que notre périple de la Rive-Sud à la Rive-Nord a pris fin. Retour sur une journée riche en découvertes!


Nous avons quitté les routes de Montréal au petit matin. Le ciel était magnifique sur le pont Pie-IX vers Laval.


Nous avons longé la rivière des Prairies jusqu’à ce pénitencier fédéral abandonné, au coin de la Montée Saint-François, à Saint-Vincent-de-Paul. Nous avons piqué vers le nord.

Aussitôt, les paysages agricoles et sa machinerie nous en mirent plein les yeux.

À Terrebonne, nous avons croisé ce chemin de fer, le témoin de l’importance du transport ferroviaire dans l’histoire de la région.

Plus qu’une dizaine de kilomètres avant d’arriver à notre destination finale : le site d’enfouissement de déchets de Lachenaie. Étonnante, cette impression d’arriver au bout du monde.

Avez-vous déjà aperçu un panneau de signalisation pareil?

Voici notre chef d’expédition, Joël, heureux d’apercevoir ce « camion de vidanges » nous indiquant que la fin approche.

Après trois jours d’une cavale qui a nous a permis de nous émerveiller devant la variété des scènes banlieusardes et la faune des rues de Montréal, notre caravane de marcheurs était finalement arrivée à bon port.

Soixante-dix kilomètres de sueur et d’ampoules plus tard, notre nom d’expédition, À nous les routes, prenait tout son sens…

Elizabeth Ryan et Marie-Eve Tremblay

À nous les routes : jour 2

Nous entamons notre deuxième journée de marche sous un soleil radieux de juillet dans le cadre du projet citoyen Marcher la région (#anouslesroutes sur Twitter).

Nous nous arrêtons le temps d’un café dans un lieu emblématique de la Rive-Sud : le terminus de Longueuil.

Terminus de Longueuil

Terminus de Longueuil

Première étape : la traversée du pont Jacques-Cartier qui nous offre une vue imprenable sur Montréal.

Vue sur Montréal

Vue sur Montréal

Arrivés sains et saufs sur l’île, nous partons à la découverte de l’Est de Montréal que nous contemplons d’un œil nouveau.

Les ruelles, la densité résidentielle, les escaliers en colimaçon, les rues étroites… Nul doute : nous ne sommes plus en banlieue!

Des logements vus d'une ruelle

Des logements vus d'une ruelle

Nous nous arrêtons le temps d’une petite « saucette » bien méritée dans la piscine du parc du Pélican dans le Vieux-Rosemont.

Piscine du parc Pélican dans Rosemont

Piscine du parc Pélican dans Rosemont

Partout dans la ville, les scènes de déménagement se répètent et se ressemblent.

Un déménagement dans Saint-Michel

Un déménagement dans Saint-Michel

Nous passons sous l’autoroute 40 qui coupe la ville en deux.

Sous l'autoroute 40

Sous l'autoroute 40

Véritable lieu invisible dans la ville : Montréal-Nord, que peu d’entre nous ont déjà foulée.

Montréal-Nord

Montréal-Nord

Nous terminons notre deuxième journée ici! Une nuit de repos bien méritée pour reprendre la route demain.

Prochain objectif : à nous la Rive-Nord et le site d’enfouissement de Lachenaie!

Marie-Eve Tremblay et Elizabeth Ryan

À nous les routes : jour 1

Beau départ pour À nous les routes!

Avant d’entamer notre périple de trois jours à pied dans la région métropolitaine de Montréal, Elizabeth est allée présenter notre projet à l’émission RDI Matin, animée par Louis Lemieux.

Aussitôt cet entretien terminé, nous avons filé vers Kahnawake où le Mohawk Traditional Council a accueilli notre groupe de 20 marcheurs comme si nous étions de la famille.

Assis en cercle autour du feu, le représentant du conseil, Stuart Myiow, nous a longuement parlé de l’importance de bâtir des ponts entre sa communauté et les habitants de la région. Pourvu que ces échanges soient faits dans le respect, le partage et l’ouverture, a-t-il précisé.

Avant de partir à l’aventure, nous avons chaleureusement serré la main gauche de nos hôtes. Pourquoi pas la droite, comme la coutume le veut? Stuart Myiow nous a expliqué que la main gauche représente le côté féminin de l’être humain, et que les Mohawks sont une société traditionnellement matrilinéaire.

Stuart Myoiw

Stuart Myiow

Nous avons marché quelques heures en terrain mohawk, gentiment escortés par nos hôtes. Sur la route, plusieurs klaxons de joie ont résonné. Nous nous sommes senti les bienvenus dans ce territoire méconnu de la région.

Un panneau d'arrêt en Mohawk

Un panneau d'arrêt en Mohawk

Une fois sortis de Kahnawake, les municipalités de l’ouest de la Rive-Sud ont défilé sous les pieds des marcheurs : Sainte-Catherine, Candiac, La Pairie, Brossard et Saint-Lambert.

Nous avons découvert des paysages typiques de la banlieue, mais aussi ceux de secteurs industriels et de milieux naturels.

Un paysage lunaire : c'est du sel

Un paysage lunaire : c'est du sel

Art urbain

Art urbain à Sainte-Catherine

Ce soir, nous dormons sous la tente, sur les berges du fleuve Saint-Laurent, à Saint-Lambert.

Outre quelques coups de soleil, les marcheurs sont ravis de leur première journée!

Deux journalistes enthousiastes!

Deux journalistes enthousiastes!

Demain matin, Montréal et la traversée du pont Jacques-Cartier nous attendent.

Suivez-nous! À nous les routes!

Elizabeth Ryan et Marie-Ève Tremblay

À nous les routes : grand départ!

Marcher la région est une expédition à pied de trois jours à travers le Grand Montréal, du village de Kahnawake au site d’enfouissement de Lachenaie. Le voyage est organisé par des urbanistes qui espèrent toucher l’imaginaire des habitants de la région métropolitaine et faire naître un sentiment d’appartenance à ce territoire.

Elizabeth Ryan, de Radio-Canada Rive-Sud, et Marie-Eve Tremblay, de Radio-Canada Rive-Nord, prennent part à la marche. En direct de ce voyage, nous twitterons nos découvertes (#anouslesroutes) et publierons sur cette page le récit de nos aventures.

Le but ultime de l’opération : discuter des perceptions et des préoccupations citoyennes liées au territoire et bâtir de toutes pièces un dialogue entre Montréalais et banlieusards.

Avant le grand départ, nous avons discuté avec le coordonnateur de Marcher la région, Joël Thibert, qui nous parle des objectifs de son projet.

« La région de Montréal, de la Rive-Sud à la Rive-Nord, forme un tout. Et qu’on le veuille ou non, nous avons un avenir commun. »

- Joël Thibert, urbaniste et coordonnateur de Marcher la région

À nous les routes!