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Brossard Chinatown : le journal de bord (I)

Brossard Chinatown : le journal de bord (I)

Plus de 12 % de la population de Brossard est d’origine chinoise. Un phénomène unique en Amérique du Nord. Radio-Canada Rive-Sud a donc décidé de consacrer un webreportage interactif sur cette communauté de 8000 âmes qui a élu domicile au sud du fleuve Saint-Laurent. Nous lancerons le produit final pour le nouvel an chinois, en février.

Au fil de rencontres avec les membres de la diaspora chinoise, nous aborderons le thème de l’intégration, qui fluctue souvent selon les générations. À travers les lieux qu’ils fréquentent, mais aussi leurs traditions culinaires, nous tenterons de déboulonner certains mythes.

Les différentes vagues d’immigration des Chinois vers Brossard racontent aussi l’histoire de la Chine moderne.

Chaque semaine, je tiendrai ce journal de bord pour partager les développements du projet, et quelques anecdotes. J’espère aussi recevoir vos suggestions.

Pour la réalisation de ce reportage interactif, j’ai fait appel aux services de l’interprète et recherchiste Wai-Yin Kwok. Née à Hong-Kong, elle parle couramment le français, l’anglais, le mandarin et le cantonais.

Semaine 1

Au Thai Foo, Brossard

La recherche sur le terrain nous dirige vers de nombreux commerces chinois de Brossard où se retrouve la communauté. Le centre commercial Kim Phat du boulevard Taschereau est assurément l’endroit où trouver les produits les plus exotiques et manger des dim sum dignes des salles à manger hongkongaises (« presque », fait dire Wai-Yin).

À la Maison Kam Fung, Brossard

Dim sum de la Maison Kam Fung, Brossard

On y trouve aussi le Centre Sino-Québec de la Rive-Sud, un organisme communautaire dont la mission est de promouvoir le bien-être des membres de la communauté chinoise. Nous y avons rencontré la directrice du centre, Xixi Li. « La première vague d’immigration chinoise est arrivée au cours des années 1980, de Hong Kong. Beaucoup se sont fait construire de grosses maisons, dit-elle. Après la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997, je dirais que 35 % de la population est retournée au pays. »

Ces Hongkongais ont rapidement été remplacés par des Chinois du continent, poursuit Mme Lee. « Le Canada a ouvert ses portes à l’immigration chinoise en 1995. Les Chinois sont venus à Montréal, mais après cinq ou six ans, plusieurs ont déménagé à Brossard, dans les quartiers O, C et L. Les Chinois aiment acheter des maisons neuves et aiment vivre en communauté. C’est pourquoi on les retrouve à Brossard. »

Dominique Lambert, qui a grandi à Brossard, travaille sur un mémoire de maîtrise en géographie qui traite de la communauté chinoise de cette ville de la Rive-Sud. Il lie quant à lui l’arrivée des premiers Chinois, dans les années 1960 et 1970, à la construction du pont Champlain. « À l’époque, ils arrivaient de Montréal. Ils en avaient ras le bol de leur quartier chinois. La construction de la voie maritime a asséché les terres de Brossard, qui étaient auparavant inhabitables. Les prix des terrains étaient bas et tout était neuf. C’était très attirant pour certaines communautés immigrantes, comme les Grecs ou les Européens de l’Est. Pour les Chinois, le pont Champlain a créé un lien direct entre le quartier chinois et Brossard. »

Buffet Calo-Riz

En complément

Le Centre Sino-Québec de la Rive-Sud

Journal de bord : semaine 2

Journal de bord : semaine 3

Journal de bord : semaine 4

Journal de bord : semaine 5

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