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Le parti d’opposition à Saint-Bruno interpelle l’UPAC

Le parti d’opposition à Saint-Bruno interpelle l’UPAC

Le Parti montarvillois a déposé lundi un dossier à l’Unité permanente anticorruption (UPAC) sur la gestion du boisé des Hirondelles à Saint-Bruno-de-Montarville. Il y expose une série de faits qu’il qualifie de « troublants » et demande à l’UPAC d’enquêter.

La sauvegarde de cette forêt de six hectares, juxtaposée au parc du mont Saint-Bruno, mobilise les citoyens depuis de nombreuses années. Le promoteur et sénateur Paul J. Massicotte veut y construire 30 résidences de luxe.

Marilou Alarie, du Regroupement des citoyens pour la sauvegarde de la forêt des Hirondelles. À gauche, le chef du Parti montarvillois, Martin Murray.

Marilou Alarie, du Regroupement des citoyens pour la sauvegarde de la forêt des Hirondelles. À gauche, le chef du Parti montarvillois, Martin Murray.

« On parle beaucoup ces temps-ci à la commission Charbonneau du scandale des égouts et des trottoirs. Nous croyons que la destruction des écosystèmes dans la grande région métropolitaine est tout aussi scandaleuse », a affirmé le chef du Parti montarvillois, Martin Murray, en conférence de presse, lundi.

M. Murray fait notamment état d’une rencontre ayant eu lieu entre le promoteur Massicotte et le maire Claude Benjamin en 2006. « On ne sait pas ce qui s’est réellement discuté. Selon nous, ça doit être fouillé. »

À ses côtés, Marilou Alarie, du Regroupement des citoyens pour la sauvegarde de la forêt des Hirondelles, a dit s’interroger sur les « motivations réelles » de la municipalité qui, selon elle, « s’acharne à défendre et réaliser » le projet de construction dans le boisé des Hirondelles.

Mise à jour – 4 décembre : Le sénateur et promoteur Paul J. Massicotte a dénoncé, mardi, ce qu’il qualifie de « campagne de salissage ».

Martin Murray se fait prudent

Le chef de l’opposition à Saint-Bruno se défend de porter des accusations contre qui que ce soit. « Nous avons constaté un ensemble de faits troublants qui soulèvent des questions. Nous considérons qu’il faut creuser. L’UPAC a les moyens de le faire. Si elle ne trouve rien, tant mieux. »

Par ailleurs, il nie déposer ce rapport par « opportunisme électoral ». « Je le fais par conviction profonde. » Selon lui, il y a « urgence d’agir » puisque le ministère de l’Environnement s’apprêterait à trancher sur le développement immobilier dans le boisé.

La Ville de Saint-Bruno-de-Montarville n’a pas voulu commenter pour l’instant.

Mise à jour – 4 décembre : le maire de Saint-Bruno, Claude Benjamin, commentera mercredi.

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