RIVE-SUD Pour mieux comprendre votre milieu

Des familles montréalaises aux revenus modestes optent pour la Rive-Sud

Des familles montréalaises aux revenus modestes optent pour la Rive-Sud

De plus en plus de ménages avec de faibles revenus quittent la métropole pour s’installer dans les quartiers pauvres de Longueuil, selon Annelies Van Laer, présidente de Ressources Saint-Jean-Vianney. Les coûts de la vie relativement bas attireraient ces nouveaux résidents.

« C’est parce que les familles trouvent des logements à des prix abordables à Longueuil, ce qu’elles ne trouvent plus à Montréal », explique Mme Van Laer. C’est une situation nouvelle, qu’elle a commencé à voir il y a cinq ans. « On ne l’observait pas avant, c’était surtout des gens de Longueuil qui restaient à Longueuil [...], ça se passait de père en fils : les gens reprenaient la maison ou même l’appartement des parents », explique-t-elle.

De plus en plus, ce sont des familles de Montréal qui s’installent dans le quartier Saint-Jean-Vianney. « Maintenant, dans notre quartier, on a jusqu’à 32 % d’immigrants. Cela n’existait pas avant », dit Mme Van Laer. Mais elle constate aussi qu’il y a des familles non immigrantes aux revenus modestes qui choisissent la Rive-Sud. « Même des Québécois pure laine viennent s’installer à Longueuil, on en voit de plus en plus », raconte Mme Van Laer. Cette situation met les organismes comme Ressources Saint-Jean-Vianney sous pression.

Lundi, celui-ci a appris que Québec investira jusqu’à 2,1 millions de dollars dans la construction d’une nouvelle maison de quartier qui devrait permettre de mieux aider ces familles. Celle-ci devrait notamment accueillir une friperie, une halte-garderie et des activités de loisir pour les enfants.

La Ville de Longueuil avait déjà fait savoir qu’elle investirait, elle aussi, 2,1 millions de dollars dans le projet.

Vos contributions