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Laval : la recette d’un indépendant pour se faire élire

Le 3 novembre dernier, une vague a déferlé sur Laval : celle du Mouvement lavallois. Le parti, dirigé par Marc Demers, a raflé 17 sièges au conseil municipal, sur une possibilité de 21.

Deux élus du parti Action Laval formeront une sorte « d’opposition officielle », et deux indépendants tenteront de trouver leur place autour de la table.

Parmi eux, Michel Trottier, un nouveau venu en politique. Comment expliquer son succès?

Avec un budget de campagne minime et une équipe composée de sa famille et de quelques amis, M. Trottier a fait preuve de créativité pour se démarquer tout au long de la campagne.

Il a notamment créé une « publicité mobile » que les gens pouvaient déplacer à leur guise dans le quartier. Il s’agissait d’une vieille valise surmontée d’une pancarte.

Hyperactif sur les réseaux sociaux, M. Trottier n’a pas non plus négligé le traditionnel porte-à-porte.

Mais avant même de déployer ses nouvelles méthodes publicitaires, M. Trottier s’était fait connaître dans son quartier. Il préside depuis plus de cinq ans l’association des résidents de Champfleury.

« Mon implication en politique municipale est une suite logique à mon implication dans l’association. J’ai des idées, je suis capable d’être rassembleur et je me suis dit que c’était le temps d’y aller. »
— Michel Trottier, conseiller municipal, Laval

Pourquoi ne pas rejoindre un parti?  « L’expérience lavalloise d’une équipe qui dirige tout me rendait mal à l’aise. Je crois beaucoup plus à la collaboration. Mon rêve, c’était qu’il y ait 21 indépendants travaillant ensemble sans penser à la prochaine élection. »

M. Trottier espère que le Mouvement lavallois lui tendra la main, car il restera indépendant. « Ce serait gagnant pour la communauté que l’on puisse mettre en oeuvre toutes nos bonnes idées », dit-il

Et c’est sur la qualité de vie du quartier qu’il entend travailler, par exemple en développant des infrastructures pour les jeunes et les personnes âgées dans les parcs. « Il faut que le monde sorte dehors et se parle », dit M. Trottier, qui a présenté ses idées sur son blogue et en croisant les gens sur la rue. « Les gens ont accroché à mon discours. »

Beaucoup d’appelés, peu d’élus

L’élection municipale de cette année aura vu un nombre record de candidatures indépendantes à Laval. Pas moins de 56 indépendants ont sollicité un mandat, dont quatre à la mairie.

Trois conseillers anciennement du PRO des Lavallois souhaitaient reprendre du service. Parmi eux, seul Jacques Saint-Jean a été réélu, dans son district de Saint-François. Denis Robillard (Sainte-Rose) et France Dubreuil (Orée-des-Bois) ont été battus.

En début de campagne, quinze candidats du Nouveau parti des Lavallois ont quitté leur parti à la suite de révélations au sujet de leur chef Guy Landry. Ils se sont lancés en indépendants. Aucun d’entre eux n’a été élu.

Parmi les candidats à la mairie, c’est Jacques Foucher qui a obtenu le meilleur résultat, avec 3,18 % des voix.

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