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Pipeline 9B d’Enbridge : « Il faut dire non », affirme Thomas Mulcair

Parce qu’il estime que le processus d’évaluation environnementale n’est plus fiable, Thomas Mulcair, chef de l’opposition officielle à Ottawa, juge qu’ « on ne peut pas renverser le flot du pipeline no 9 de la compagnie Enbridge ».

Le chef néo-démocrate a fait cette déclaration lors d’un forum sur les enjeux économiques lanaudois qui se tenait lundi à Repentigny, ajoutant qu’ « il n’y a plus de système valable et crédible d’évaluation environnementale ».

Rappelons qu’Enbridge souhaite faire transiter par son pipeline 9B du pétrole issu de l’ouest du pays vers l’est, alors que le flot actuel circule dans l’autre sens, et que M. Mulcair a défendu par le passé l’idée d’un transport ouest-est du pétrole albertain, afin d’assurer la sécurité énergétique du pays et réduire la dépendance au pétrole étranger.

Il a, du coup, qualifié de « saccage des lois environnementales » les modifications apportées par le gouvernement de Stephen Harper aux processus consultatifs, faisant référence aux modifications aux processus de consultation environnementale incluses dans le projet de loi C-45. Présenté en mars 2012 par les conservateurs, le document de plus de 400 pages a été accueilli à l’époque par un tollé de protestations.

« Est-ce qu’il y aura plus de risques de fuites? C’est une question technique. Normalement, quand on a un système d’évaluation environnementale crédible, c’est le genre de chose qu’on peut regarder. Mais il n’y a plus de système d’évaluation environnementale au Canada avec Stephen Harper. »
— Thomas Mulcair, chef du NPD

Le NPD ne participera pas aux consultations publiques

Le projet d’Enbridge doit faire l’objet de consultations publiques vers la fin de l’été, mais le NPD n’y participera pas, note M. Mulcair, parce que les nouvelles règles ne lui permettent pas de le faire.

« Auparavant, un député n’avait aucun problème à se présenter [à des audiences de consultation publique]. Dorénavant, c’est réservé à un groupe très restreint de gens, dit M. Mulcair. Ça ne nous empêchera pas de suivre ce qui se dit et de continuer à nous tenir debout tous les jours à la Chambre des communes là-dessus. »

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