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Rosemère, une ville bilingue qui compte 13 % d’anglophones

Rosemère, une ville bilingue qui compte 13 % d’anglophones

Comme un peu plus de 80 villes au Québec, Rosemère est officiellement bilingue. Si, autrefois, la communauté anglophone formait une grande partie de la population, elle n’en constitue aujourd’hui qu’une minorité. Malgré tout, la Ville n’entend pas se départir de son statut.

Ce statut octroyé par l’Office québécois de la langue française confère quelques droits à ces villes, notamment celui d’afficher et de publier en anglais autant qu’en français.

À Rosemère, « le nombre d’anglophones a à peine bougé, voire un peu descendu », confirme le directeur des communications de la Ville, Michel Girouard. « Mais la croissance démographique a été très forte, et elle est francophone », ce qui a fait chuter la proportion des citoyens anglophones.

30 000 $ en frais de traduction

La Ville traduit automatiquement tout ce qu’elle produit dans les deux langues. Une pratique qui génère des coûts d’environ 30 000 $ par année, estime M. Girouard. Pour la mairesse Madeleine Leduc, « ce sont des coûts très faibles par rapport à notre budget de 27 millions de dollars ».

Et c’est avec conviction que Mme Leduc défend la particularité linguistique de sa ville. « On n’a jamais eu de problème avec la reconnaissance du statut de ville bilingue », dit-elle.

Quel avenir pour le statut de ville bilingue?

Si la question du bilinguisme rosemèrois revient à l’avant-scène, c’est que Québec s’apprête à étudier le projet de loi 14 pour mettre à jour la Charte de la langue française.

Une des clauses à l’étude permettrait au gouvernement de retirer le statut bilingue à une ville qui ne l’est plus dans les faits. Le retrait du statut ne serait pas automatique, il le serait plutôt sur recommandation du ministre responsable de la Charte, en consultation avec les villes concernées. La présence historique et le dynamisme de la communauté anglophone seraient pris en considération.

« Pourquoi ça arrive maintenant? », se demande Mme Leduc, qui attend de voir les développements de ce dossier tout en réitérant son désir de conserver le statu quo.

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