

« On travaille fort pour que les jeunes prennent l’autobus »
Par
Vincent Champagne |
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Lundi 4 février 2013 à 17 h 33
Lundi 4 février 2013 à 17 h 33
Y a-t-il assez d’autobus pour desservir le cégep de Terrebonne? Anne-Sophie Lachance, qui termine son DEC cet hiver, croit que non. Elle a déposé une pétition de 324 signatures au conseil municipal de la ville pour obtenir plus de service.
« On comprend les demandes des étudiants, mais nous avons les contraintes du réseau. », précise le conseiller municipal Jean-Luc Labrecque, aussi président d’Urbis, le comité de la MRC des Moulins qui gère le transport en commun. « On travaille fort pour que les jeunes prennent le transport en commun, dit-il, mais ce n’est pas un service personnalisé. Ça ne vaut pas la peine de faire rouler un autobus pour deux personnes. »
Gérer un système de transport en commun est tout un puzzle, dit M. Labrecque, en énumérant les défis rencontrés et les solutions déjà apportées :
- Le territoire couvert par Urbis est vaste : 260 kilomètres carrés.
- Le budget 2013 d’Urbis est de 26,7 millions de dollars.
- L’ajout de service dans les dernières années s’est fait principalement pour la clientèle voyageant vers Montréal.
- L’achalandage a cru de 12 % depuis l’ouverture du métro de Laval et du pont de l’autoroute 25.
- Quatre nouvelles lignes directes ont été créées vers le cégep depuis 2010.
« Il faut peut-être faire plus de communications et de sensibilisation », reconnaît-il, évoquant le fait qu’il y a « peut-être plus de service que les gens le pensent. Il y a 54 arrivées par jour vers le cégep et 57 retours. On pourrait peut-être faire une brochure spéciale cégep » pour mieux les faire connaître, dit-il.
Les incitatifs déjà en place
Jean-Luc Labrecque rappelle que les étudiants bénéficient d’un laissez-passer à tarif réduit pour prendre l’autobus. En l’achetant à la coop étudiante du cégep, ils ne paient que 30 % du prix régulier.
Le cégep investit d’ailleurs 10 000 $ dans ce projet chaque année. Mais si, d’une part, il investit pour inciter les étudiants à prendre l’autobus, il tente aussi d’accommoder ceux qui prennent leur voiture. Cette année, il a construit un tout nouveau stationnement de 500 places, au coût de 782 200 $.
Quant à Anne-Sophie Lachance, elle aura la chance de faire entendre ses doléances bientôt lors d’une rencontre avec les dirigeants d’Urbis.
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Thèmes: Transports
Lieux: Terrebonne