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« On travaille fort pour que les jeunes prennent l’autobus »

« On travaille fort pour que les jeunes prennent l’autobus »

Y a-t-il assez d’autobus pour desservir le cégep de Terrebonne? Anne-Sophie Lachance, qui termine son DEC cet hiver, croit que non. Elle a déposé une pétition de 324 signatures au conseil municipal de la ville pour obtenir plus de service.

« On comprend les demandes des étudiants, mais nous avons les contraintes du réseau. », précise le conseiller municipal Jean-Luc Labrecque, aussi président d’Urbis, le comité de la MRC des Moulins qui gère le transport en commun. « On travaille fort pour que les jeunes prennent le transport en commun, dit-il, mais ce n’est pas un service personnalisé. Ça ne vaut pas la peine de faire rouler un autobus pour deux personnes. »

Gérer un système de transport en commun est tout un puzzle, dit M. Labrecque, en énumérant les défis rencontrés et les solutions déjà apportées :

  • Le territoire couvert par Urbis est vaste : 260 kilomètres carrés.
  • Le budget 2013 d’Urbis est de 26,7 millions de dollars.
  • L’ajout de service dans les dernières années s’est fait principalement pour la clientèle voyageant vers Montréal.
  • L’achalandage a cru de 12 % depuis l’ouverture du métro de Laval et du pont de l’autoroute 25.
  • Quatre nouvelles lignes directes ont été créées vers le cégep depuis 2010.

« Il faut peut-être faire plus de communications et de sensibilisation », reconnaît-il, évoquant le fait qu’il y a « peut-être plus de service que les gens le pensent. Il y a 54 arrivées par jour vers le cégep et 57 retours. On pourrait peut-être faire une brochure spéciale cégep » pour mieux les faire connaître, dit-il.

Les incitatifs déjà en place

Jean-Luc Labrecque rappelle que les étudiants bénéficient d’un laissez-passer à tarif réduit pour prendre l’autobus. En l’achetant à la coop étudiante du cégep, ils ne paient que 30 % du prix régulier.

Le cégep investit d’ailleurs 10 000 $ dans ce projet chaque année. Mais si, d’une part, il investit pour inciter les étudiants à prendre l’autobus, il tente aussi d’accommoder ceux qui prennent leur voiture. Cette année, il a construit un tout nouveau stationnement de 500 places, au coût de 782 200 $.

Quant à Anne-Sophie Lachance, elle aura la chance de faire entendre ses doléances bientôt lors d’une rencontre avec les dirigeants d’Urbis.

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