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Autoroute 19 : des élus veulent faire pression sur Québec

La Coalition pour le parachèvement de l’autoroute 19 n’a pas digéré le report des travaux jusqu’en 2020 par le nouveau ministre des Transports, Sylvain Gaudreault. Elle veut mobiliser la population au cours des prochaines semaines pour forcer le gouvernement à remettre rapidement le projet à l’ordre du jour.

« Les prochaines semaines sont importantes, parce que le ministre des Transports doit dévoiler son plan d’immobilisation pour les prochaines années », explique le maire de Bois-des-Filion et président de la Coalition, Paul Larocque. « Nous voulons que les citoyens fassent comprendre à ce gouvernement que le prolongement de l’autoroute est une priorité pour nous. »

Élection provinciale 

Le maire Larocque a aussi brandi la menace de s’immiscer dans la prochaine campagne électorale si le gouvernement ne remet pas dans les priorités du ministère des Transports du Québec le projet de prolonger la 19. Pour le maire de Lorraine, Ramez Ayoub, c’est aussi une question de développement économique. «  Il y a de plus en plus de gens qui s’installent sur la Rive-Nord. Ils ont droit à des services adéquats.  »

Le projet de prolonger l’autoroute 19 jusqu’à la Rive-Nord a pris naissance dans les années 70. À l’époque, la 19 devait relier l’avenue Papineau, à Montréal, à la ville de Sainte-Sophie, dans le secteur de Saint-Jérôme. Environ 80 ménages ont été expropriés à Bois-des-Filion, et plusieurs autres à Laval, pour faire place à une autoroute qui n’est jamais venue.

En 2010, le premier ministre Jean Charest s’était lui-même déplacé pour annoncer le début des travaux de prolongement, qui devaient commencer en 2014.

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