
Le CLSC Sainte-Rose a une formule qui aide à désengorger l’urgence du seul hôpital de Laval : des Groupes de médecine familiale (GMF), qui comptent des infirmières-praticiennes spécialisées en soins de première ligne, des « superinfirmières ».
Le GMF est une formule créée par Québec en 2003, qui consiste à regrouper les médecins et les dossiers de leurs patients. « Si un patient se présente à la clinique sans rendez-vous, il ne verra pas nécessairement son médecin de famille, mais son dossier, lui, sera mis à jour », explique Denis Langis, médecin responsable du GMF Sainte-Rose, à Laval.

Denis Langis, médecin responsable, GMF Sainte-Rose
Ce GMF fait partie d’un CLSC. Il reçoit les patients en urgence sept jours par semaine. C’est aussi un centre de prélèvements et on peut y passer des radiographies. « Nous contribuons certainement à désengorger l’urgence de l’hôpital de la Cité-de-la-Santé », dit Denis Langis.
Les « superinfirmières »
On retrouve 8 GMF sur le territoire de Laval. Une particularité propre à cette ville : quatre GMF comptent au moins une infirmière praticienne spécialisée en soins de première ligne. Ces « superinfirmières » sont en mesure de voir un patient, de suivre son état et de lui prescrire certains médicaments.
Nancy Marcotte est infirmière praticienne spécialisée au GMF Sainte-Rose. « Je peux moi-même suivre des patients qui n’ont pas de médecins de famille. Tant que leur santé ne se détériore pas, ils pourront me consulter pour leurs examens généraux et leurs suivis. Comme le cholestérol, par exemple. Si leur état se détériore, ils pourront consulter un médecin avec qui je travaille. »
Une formule efficace
Autre outil dans le coffre des GMF de Laval: plusieurs travaillent avec des infirmières cliniciennes, qui voient notamment à la prévention auprès des patients. Ce qui permet aux médecins et aux infirmières praticiennes de voir plus de patients. Pour le Centre de santé et de services sociaux de Laval (CSSS), il s’agit là d’une formule gagnante.
« C’est clair que les infirmières praticiennes spécialisées apportent beaucoup aux médecins par la prise en charge des patients, en faisant la première consultation », explique-t-on au Service des communications du CSSS. « Ainsi les médecins peuvent mieux consacrer leur temps à des cas plus lourds ou en prenant plus de temps avec des patients ayant plusieurs problématiques de santé ou des problèmes de santé mentale. »
Au moment de notre passage au CLSC Sainte-Rose, le temps d’attente à l’urgence était d’environ 4 heures et demie, selon les cas.
