
« Les arénas de Laval sont les pires au Québec », affirme sans détour Louis Bissonnette, père de deux jeunes joueurs de hockey. « L’entretien est absolument affreux. Ça fait longtemps qu’on parle de rénover les arénas à Laval. Tous les ans, on se fait dire : la saison suivante, des choses vont être faites. Il y a zéro, zéro, zéro qui est fait. »
Alors que la Ville s’apprête à faire le point sur son projet de complexe sportif et culturel, qui, au coût de 120 millions de dollars, comprendra trois glaces, plusieurs internautes nous ont signalé la vétusté des petits arénas de quartier.
Sur les neuf que possède la Ville, au moins trois nécessiteraient de sérieuses rénovations : l’aréna Richard-Trottier, dans le quartier Fabreville, l’aréna Lucerne, dans Vimont et l’aréna Chomedey. Une situation que confirme la Ville.
« On sait qu’il y a des problèmes à Richard-Trottier, Lucerne et Chomedey », dit le conseiller municipal Jacques Saint-Jean, aussi président du comité de réfection et d’aménagement des plateaux de glaces de Laval. Ces trois arénas sont les plus vieux de la ville; ils ont été construits dans les années 1960.
« Ils ne répondent plus aux besoins modernes », estime M. Saint-Jean. « Les autres arénas sont plus récents, ce qui ne veut pas dire qu’ils n’ont pas besoin de certaines rénovations ».
Des parents inquiets
« La glace est molle », déplore le père de famille Joël Fillion, rencontré à l’aréna Richard-Trottier. « On a toujours peur que les jeunes se blessent. »
La dalle de béton sous la glace ne serait pas au niveau dans ce même aréna, selon Louis Bissonnette, qui dit l’avoir appris d’un cadre de la Ville. Une information que nous avons confirmée.
Claudine Delvoye, mère d’un joueur, reconnaît que certains travaux ont été faits récemment. « On a un nouveau plafond. Ils ont mis ça dans les arénas, semble-t-il pour faciliter la réfrigération de la glace. On a aussi eu une belle surprise aujourd’hui : on a de nouvelles lumières sur le tableau marqueur, parce qu’on ne voyait plus le pointage », dit-elle.
29 millions prévus, mais jamais dépensés
En 2010, Laval avait annoncé l’injection de 29 millions de dollars pour rénover les neuf arénas publics du territoire, dont 9 millions pour les seuls arénas Lucerne et Richard-Trottier. Mais les rénovations n’ont jamais été faites.
Selon Jacques Saint-Jean, la Ville a décidé de reporter les travaux en attendant une nouvelle étude sur les besoins de réfection. « Il fallait connaître l’état des infrastructures. On a le portrait maintenant », dit-il.
De bonnes nouvelles bientôt, promet Jacques Saint-Jean
D’ici quelques semaines, la Ville de Laval doit présenter un nouveau plan directeur pour ses arénas.
M. Saint-Jean affirme que le plan de réfection s’étalera sur quatre ou cinq ans. Les plus vieux arénas seront rénovés en premier. « On va accepter de démolir, de reconstruire ou de faire des rénovations », soutient le conseiller municipal.
Il n’a pas voulu préciser davantage, mais il a tenu à conclure en disant : « Dans 15 jours, trois semaines au plus, il y aura de bonnes nouvelles ».
