Ce n’est plus « une cenne » la tonne comme au temps de Duplessis, c’est 7 dollars et 20 cents que les Québécois peuvent espérer obtenir en moyenne pour chaque tonne de fer extraite par la compagnie ArcelorMittal à sa mine située près de Fermont.  Â
Les informations divulguées le 20 mai dernier par ArcelorMittal, qui a annoncé un investissement de plus de 2 milliards de dollars à Fermont et à Port-Cartier, permettent d’évaluer les redevances que les Québécois obtiendront pour chaque tonne de fer exploitée par cette compagnie.
De 2014 à 2039, ArcelorMittal espère extraire 10 millions de tonnes de fer de plus chaque année. La compagnie a par ailleurs précisé qu’elle prévoit verser 1,8 milliard de dollars en droits miniers supplémentaires à Québec pendant cette période de 25 ans.
Une règle de trois permet donc de calculer que les Québécois recevront 7,20 $ par tonne de fer exploitée par ArcelorMittal. Si les chiffres d’ArcelorMittal sont basés sur la valeur actuelle de la tonne de fer (environ 200 $), les Québécois percevront des droits miniers qui représentent environ 3,5 % de la valeur réelle de la ressource.
Mais, en réalité, les droits miniers ne sont pas fixés en vertu de la valeur de la ressource, mais plutôt en fonction des profits des entreprises minières. Et comme les déclarations de revenu des entreprises sont confidentielles, il faut se prêter à ce genre de calcul pour mesurer l’importance des droits miniers par rapport à la valeur de la ressource extraite du sous-sol québécois.
À 7,20 $ pour chaque tonne de fer, les Québécois obtiennent-ils une juste redevance?

