Billets classés sous « MacKay »

Rob Ford, le conservateur

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 publié le 15 novembre 2013 à 10 h 54

Il est intéressant de voir les réactions et les propos des membres du gouvernement Harper devant la déchéance graduelle de leur ami, parce que c’est comme ça que plusieurs qualifient Rob Ford. C’est d’autant plus intéressant quand on voit comment les mêmes individus en remettent sur Justin Trudeau au sujet de sa consommation et surtout de sa position sur la marijuana.

Le dernier en date à ce chapitre est Peter MacKay. Avant-hier, il a, semble-t-il, un peu étiré les propos du chef libéral devant des étudiants manitobains pour mieux s’en prendre à lui. M. MacKay jongle également avec l’idée de serrer encore la vis aux conducteurs en état d’ébriété avec de nouvelles peines minimales obligatoires. Son prédécesseur à la Justice en avait en plus imposé de nouvelles pour plusieurs délits reliés à la drogue. Deux secteurs qui ne sont pas étrangers aux comportements qu’on reproche à M. Ford, en passant.

M. Trudeau est donc rapidement condamné par M. MacKay et ses collègues, mais disons que la réaction est beaucoup plus mesurée devant les frasques et les infractions, pour la plupart admises, de M. Ford.

Il faut dire que l’exemple vient de haut, du grand patron lui-même, qui a arrimé sa machine politique à celle du maire Ford, alors récemment élu maire de Toronto, à l’été 2011. L’arrimage était d’ailleurs tout aussi personnel que politique, du moins si on se fie à la présentation faite par Rob Ford lui-même. Le BBQ conservateur du 2 août 2011 a permis à M. Ford de nous apprendre qu’il s’était trouvé un « nouveau partenaire de pêche », qui venait de l’emmener dans le nord de l’Ontario pour lui permettre de sortir du lac un magnifique achigan. Ce partenaire n’était nul autre que M. Harper qui, trois mois plus tôt, avait acquis sa première majorité au Parlement face à la vague néo-démocrate et à l’effondrement des libéraux.

Une fois sur la tribune, M. Harper y est allé d’une envolée sur sa récente élection, celle de M. Ford et celle à venir, du moins l’espérait-il, des conservateurs de Tim Hudak à Queen’s Park. On était à trois mois d’une élection ontarienne. M. Harper de dire :

« On a commencé à nettoyer le gâchis de la gauche au niveau fédéral dans la région. Rob est en train de s’en charger au municipal, et on doit maintenant compléter le tour du chapeau et le faire au provincial également. »

M. Hudak a perdu son élection face à un Dalton McGuinty devenu minoritaire. M. Harper a ainsi raté le tour du chapeau conservateur tant souhaité.

Mais revenons au Rob Ford d’aujourd’hui. M. Harper n’a pas eu « l’occasion » de commenter les derniers développements. Disons qu’il ne l’a pas vraiment cherché non plus. Vous vous rappelez que j’ai fait état des restrictions imposées aux médias à Calgary. En fait,  quelques minutes après que le chef de police de Toronto eut confirmé l’existence de la fameuse vidéo montrant M. Ford fumant du crack, l’horaire de M. Harper était modifié. On éliminait une séance de prise d’images sur son arrivée au congrès de son parti à Calgary. Pas un point de presse, mais quand même une occasion perdue de lancer une question sur le sujet du jour au premier ministre.

Ses ministres ont pour leur part adopté l’approche de la belle compréhension dont je parlais plus haut, à savoir que M. Ford avait besoin d’aide dans les circonstances.

Le croisé antidrogue autoproclamé Peter MacKay estime qu’« en tant qu’être humain », il souhaitait que Rob Ford obtienne de l’aide, que ce sont de « tristes événements pour la ville de Toronto ». Joe Oliver laissait le soin au conseil municipal de gérer l’affaire, pendant que Tony Clement disait prier pour M. Ford.

Le plus affecté est un ami personnel de M. Ford et de sa famille, Jim Flaherty. Le ministre des Finances refoulait tant bien que mal ses larmes et a pris beaucoup de temps avant que les mots ne sortent de sa bouche lorsqu’il a été interrogé en marge de consultations prébudgétaires. « M. Ford doit prendre ses propres décisions, sa famille doit être là pour l’aider, je leur souhaite bonne chance, c’est tout ce que je peux dire », a-t-il déclaré.

On attend maintenant de voir comment le premier ministre Harper se positionnera au sujet de son allié politique régional de Toronto, allié qui semble encore avoir un certain appui d’une clientèle électorale qu’il partage avec les conservateurs de M. Harper, à preuve, le BBQ d’août 2011. La « Ford Nation » est aux aguets.

Ça pourrait à la rigueur arriver à la période des questions, si le sujet est jugé recevable. Ou encore si les étudiants en marketing ou les présidents de chambre de commerce, qui ont la permission de poser des questions au premier ministre ces temps-ci, se risquent sur le sujet. Pour ce qui est de la presse, elle devra visiblement s’armer de patience, car M. Harper ne se précipite pas beaucoup devant les caméras lorsqu’elles sont accompagnées d’un microphone.

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Peine minimale, quand tu nous tiens

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 publié le 14 novembre 2013 à 12 h 56

Le gouvernement Harper tient beaucoup aux peines minimales qu’il a imposées dans un nombre sans cesse croissant de délits criminels. Pendant ce temps, aux États-Unis, on se prépare à aller dans la direction contraire pour des raisons d’inefficacité et de viabilité.

À lire, la première réaction du ministre de la Justice Peter MacKay au jugement de mardi de la Cour d’appel de l’Ontario, qui déclarait la peine minimale de trois ans de prison inconstitutionnelle. On peut s’attendre à ce que le procureur général défende sa loi, adoptée en 2008, et interjette appel à la Cour suprême. Le même MacKay laisse en plus planer la possibilité d’ajouter d’autres peines minimales au Code criminel pour la conduite en état d’ébriété. En plus d’une série de peines minimales obligatoires adoptées en 2008, dont celle invalidée mardi, le gouvernement Harper en a ajouté une autre couche dans son projet de loi omnibus C-10, adopté après son élection majoritaire.

Les arguments du gouvernement pour multiplier les peines minimales tournent autour d’exemples d’une trop grande clémence de certains juges, perçue ou réelle, et du fait que cette clémence pousse le système à avantager les criminels plutôt que les victimes. Le gouvernement ajoute que ces peines minimales ont un effet dissuasif, mais il n’a pas publié les données ou les études à l’appui de cette thèse, alors que celles qui vont dans le sens contraire abondent. Des peines exemplaires contribuent aussi à rétablir la confiance du public envers le système de justice, selon le ministre MacKay.

Bref, les peines minimales sont quand même populaires, même si la tendance à la baisse de la criminalité au pays, constante au cours de trois dernières décennies, ne semble pas y être directement liée. En fait, si on se fie à l’exemple américain tout récent, dans bien des cas, on pourrait et on devrait « faire sans », et c’est ce qu’on s’apprête à faire.

Le département américain de la Justice a publié à la mi-août un document lançant la démarche vers la révision du régime sur les sentences aux États-Unis, et les peines minimales sont dans la ligne de mire. Constat brutal, avec 5 % de la population mondiale, les États-Unis comptent 25 % des criminels en détention. Par ailleurs, 60 % des détenus fédéraux américains purgent des peines minimales, et la moitié sont reliées à la drogue. Le secrétaire américain à la Justice, Eric Holder, disait en présentant le document que dans trop de cas ces sentences étaient trop longues et ne servaient en rien l’application réelle de la loi. Elles empêchent, disait-il, de tenir compte des circonstances particulières de chaque cas, une des critiques les plus souvent formulées par les experts.

Le document parle d’une « trop grande dépendance envers la détention ». Dans un premier temps, pour avoir un impact immédiat, on va donner instruction aux procureurs dans les dossiers de drogue de moindre gravité de porter des accusations qui ne prévoient pas de sentences minimales obligatoires. Ensuite, le procureur général des États-Unis va entreprendre des discussions avec le Congrès pour réviser les lois comportant des peines minimales obligatoires. La philosophie : rechercher des solutions de rechange à l’incarcération. On cite dans le document l’exemple de 17 États qui ont choisi de consacrer des ressources au traitement et à la supervision plutôt qu’à la construction de prisons.

Bref, pendant que les Américains sont en grande remise en question sur les peines minimales obligatoires après des décennies d’expérience en la matière, nous semblons vouloir absolument vivre nous-mêmes sous ce genre de régime de sentences pour en mesurer les effets et les limites. Et, en passant, le taux de criminalité n’est pas plus bas non plus aux États-Unis, malgré la plus grande sévérité des peines là-bas.

Catégorie: Ottawa

Plan d’action ou de réaction?

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 publié le 8 mai 2013 à 12 h 34

Décidément, pour la troisième fois en moins de deux semaines, le gouvernement Harper doit annoncer des mesures (déjà annoncées) pour calmer le jeu dans un dossier placé sous les projecteurs par l’actualité. Maxime Bernier et sa collègue du revenu, Gail Shea, parlent de « nouvelles mesures » pour traquer les utilisateurs de paradis fiscaux.

Ils se sont présentés ce midi dans le foyer de la Chambre, une semaine après que le vérificateur général, encore lui, eut révélé que l’Agence de Mme Shea cherchait encore à collecter 29 milliards de dollars en impôts et taxes détectés et non contestés, mais surtout un mois après que mes collègues d’Enquête eurent dévoilé l’existence de données sur des dizaines de milliers de personnes qui tentent d’éviter le fisc de leurs pays respectifs, dont 450 Canadiens.

Après avoir en vain réclamé les données de Radio-Canada, puis du consortium international de journalistes d’enquête qui les a en main, Mme Shea s’est résolue à faire une annonce formelle de « nouvelles mesures »… contenues dans le dernier budget Flaherty.

Elle suivait les traces de MM. Kenney et MacKay. Le premier avait au moins le mérite d’admettre que les révélations au sujet de l’utilisation douteuse de travailleurs temporaires étrangers par la RBC n’étaient justement pas « étrangères » à son annonce d’ajustements au programme. Il faut aussi préciser que le gouvernement Harper avait le programme dans sa ligne de mire depuis quelques mois, à la suite d’autres informations sur son utilisation hors-norme. Il reste que le moment est opportun, puisqu’on réduit la pression des dénonciations sur le gouvernement.

Peter MacKay est moins humble que son collègue Kenney. Comme dans le cas des chasseurs
F-35 l’an dernier, M. MacKay fait comme si le rapport du vérificateur général, encore lui, sur le système de recherche et de sauvetage en perdition n’était pour rien dans son annonce de nouvelles mesures deux jours après le dépôt du rapport en question. Il est vrai que les mesures prises par M. MacKay ne règlent en rien les graves lacunes soulevées par son ami Michael Ferguson, mais sa sortie, à Halifax, après deux jours de hauts cris en Chambre et dans l’Atlantique, visait là aussi à calmer le jeu.

Ces trois dossiers sont, à part l’élection de Justin Trudeau à la tête des libéraux, les dossiers qui ont fait le plus jaser sur la colline du Parlement, mais aussi dans tout le pays au cours du dernier mois. Le gouvernement Harper pouvait difficilement les ignorer et voyait bien qu’il fallait réagir.

Réaction, réaction, réaction, c’est là le défi dont je parlais dans un blogue récent sur les deux ans du gouvernement Harper et la nécessité pour lui de reprendre l’initiative du débat public pour relancer son gouvernement. À noter qu’en plus des trois dossiers mentionnés ci-haut, l’arrivée de M. Trudeau place aussi pas mal le gouvernement Harper en mode réaction à ce qu’on peut voir sur la place publique.

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Les coûts des F-35 : nouveau report

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 publié le 22 novembre 2012 à 18 h 53

Je vous invitais à la rentrée parlementaire à la plus grande patience au sujet de l’engagement du gouvernement Harper de fournir, 60 jours après les estimations américaines, une mise à jour des coûts des chasseurs F-35. La ministre Rona Ambrose avait déjà dilué l’engagement en affirmant qu’il fallait en fait une évaluation indépendante en plus des documents américains.

Je vous épargne le calendrier des reports et des rapports pour vous dire que la plus récente échéance, fin-novembre, vient d’être encore une fois remise au 7 février prochain. Par qui? Par la majorité conservatrice au Comité des comptes publics qui déposait mercredi son rapport accompagné d’opinions dissidentes des deux partis d’opposition.

Le 7 février, 10 mois se seront écoulés depuis la publication du rapport-choc du vérificateur général qui montrait que le gouvernement avait sciemment caché une bonne partie des coûts des F-35, plus de 10 milliards de dollars en fait.  Le gouvernement avait publié le jour même son fameux plan en sept points, créant le Secrétariat des F-35, devenu depuis le Secrétariat national d’approvisionnement en chasseurs. Ottawa avait aussi promis la fameuse mise à jour des coûts, les vrais cette fois. Le gouvernement faisait presque un mea culpa, sauf Peter MacKay qui comparait l’achat d’un avion de chasse à celui d’une fourgonnette.

Bref, prochaine date à encercler sur le calendrier : le 7 février 2013. En attendant, notez que le vérificateur général australien vient de publier son évaluation actuelle des coûts par appareil : 131,4 millions de dollars en 2012. Un prix unitaire qui descendra au fur et à mesure que la production s’accroîtra. Le gouvernement Harper parlait officiellement de 70 à 75 millions par appareil lors de son annonce de juillet 2010, mais on sait maintenant qu’il ne nous disait pas tout.

Catégorie: Ottawa

F-35 : un autre grand classique…

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 publié le 1 novembre 2012 à 12 h 55

Les annonces faites le vendredi dans les dossiers controversés ne surprennent plus sur la colline du Parlement. Il faut dire que cette fois, le gouvernement Harper n’a pas attendu la fermeture des bureaux. C’est un peu avant l’heure du midi que le Secrétariat national d’approvisionnement en chasseurs – oui, oui, celui que le gouvernement avait initialement appelé le Secrétariat du F-35 le jour même de la publication du rapport dévastateur du vérificateur général, en avril – a annoncé une autre étude sur le sujet. Je dis « une autre » parce qu’après deux appels d’offres, on a déjà passé un contrat de 643 000 $ avec KPMG pour obtenir une mise à jour indépendante du coût du programme, j’en avais parlé début septembre.

Dans ce cas-ci, on demande à une firme qu’on va engager en décembre pour au plus 200 000 $ un « examen indépendant des mesures prises jusqu’en juin 2012 dans le cadre du processus de remplacement des appareils CF-18 ». Ah bon, je pensais que c’est exactement ce que le Vérificateur général avait fait jusqu’au dépôt de son rapport du 3 avril.

Est-ce que la nouvelle étude ne couvre que la période du 3 avril à juin? On précise dans le communiqué que la nouvelle étude « ne vise pas à remettre en question le travail du vérificateur général, car le gouvernement a accepté ses constatations et sa recommandation ». Remarquez que ce n’est pas ce que j’avais compris en écoutant Peter MacKay…  J’ai posé la question au Secrétariat — ou à Travaux Publics Canada, car il ne semble pas y avoir de mur entre les deux — et on répond qu’il n’y a « pas de date de départ prescrite ». C’est la firme qui fera l’examen qui décidera des documents requis pour se pencher sur « les deux premières phases et les six étapes énoncées dans le rapport du vérificateur général ».

La conclusion qui s’impose : on va en effet revenir sur le travail fait par le vérificateur général, puisque les deux premières phases dont parle la nouvelle commande ont commencé respectivement en 1997 et en 2006 et sont amplement couvertes, et critiquées, dans son rapport.

Il faut croire que le vérificateur général n’était pas encore assez clair dans le rapport qui, lui, n’a rien coûté au gouvernement. À moins que quelqu’un, quelque part, ne veuille acheter du temps? En tout cas, depuis qu’on commence à soupçonner les vrais coûts des F-35 et qu’on suit le développement de l’appareil, on se rend compte que les coûts grimpent encore, les difficultés techniques continuent d’apparaître et, surtout, les pays participants et futurs acheteurs remettent en question leur engagement à les acquérir, quand ils n’ont pas déjà réduit leur commande.

La prochaine étape, qui pourrait arriver ce mois-ci, est le dévoilement de la mise à jour des coûts promise pour juillet, mais qu’on a retardé sous prétexte qu’on voulait une autre étude indépendante là-dessus.

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Peter MacKay et la nouveauté

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 publié le 13 avril 2012 à 14 h 09

Peter MacKay doit se dire qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. C’est avec cette attitude pleine de détermination qu’il défendait plus tôt cette semaine à Halifax le plan en sept points de son gouvernement pour revoir la gestion du projet d’acquisition des chasseurs F-35.

Davantage de supervision, de discussion et de transparence pour le Parlement et les Canadiens, disait le ministre, compte tenu de la « nouvelle » façon de comptabiliser l’ensemble des coûts des grands projets d’acquisition d’équipements militaires déterminée par le vérificateur général dans son rapport dévastateur de la semaine dernière.

Nouvelle façon? M. MacKay a indiqué de différentes manières qu’il s’agit d’une nouvelle méthode ou façon de faire des affaires, d’une nouvelle façon de calculer ou encore de nouveaux critères. Décidément, le nouveau VG Michael Ferguson innove dès son premier rapport!

En point de presse, M. MacKay souligne qu’il est prêt à se soumettre au souhait du VG de présenter l’ensemble des coûts, en tenant compte des salaires du personnel, du carburant… et même des lacets de bottine.

Voulant sans doute se faire pédagogue, il demande à une ex-collègue de la colline d’Ottawa maintenant à Halifax si, en achetant sa nouvelle fourgonnette, elle budgéterait, en plus des 20 000 $ de la facture à l’achat, les pleins d’essence, l’huile, le lave-vitre pour les 15 à 20 années de durée de vie du véhicule… et un salaire pour elle-même comme conductrice, tant qu’à y être. Wow, quand et où Peter MacKay trouvera-t-il une fourgonnette qui va durer de 15 à 20 ans, me direz-vous? C’est qu’il voulait une durée qui approche le cycle de vie des chasseurs F-35, pour faciliter la comparaison.

Pour ce qui est de la nouveauté imposée par le nouveau VG,  le rapport de Michael Ferguson prend plutôt le relais de celui de Sheila Fraser  à propos des achats d’hélicoptères Cyclone et Chinook, publié en 2010. Mme Fraser y déplorait que « les coûts liés à des éléments clés comme le soutien en service et le personnel aient été omis ». Pour le Chinook, elle disait qu’il fallait s’assurer « que des fonds suffisants soient disponibles à long terme », parce que la « Défense nationale créait une nouvelle capacité en partant de zéro »! 

Ça ne vous rappelle pas un certain avion de chasse?

Deux recommandations de Mme Fraser que je résume : la Défense doit prendre exemple sur les hélicoptères pour s’assurer que pour les prochains grands projets, « l’ampleur des modifications ou des travaux de développements » soit prise en compte dans l’évaluation des risques, du calendrier et… des coûts. Elle ajoute que la Défense nationale devrait commencer à estimer les coûts liés au cycle de vie complet et présenter ces coûts aux décideurs. Dans les deux cas, la Défense nationale a coché la case « Recommandation acceptée ».

En fait, on comprend à la lecture du rapport Ferguson que ces recommandations et les étapes du processus d’acquisition ont été suivies d’une certaine façon, un peu à la sauvette dans certains cas, escamotées dans d’autres, certainement pas dans l’ordre prévu, et que les communications sur le dossier étaient à la va-comme-je-te-pousse entre le ministère et le gouvernement, et ensuite entre le gouvernement, le Parlement et le public. Mais bon… on a maintenant un plan en sept points pour gérer les « nouvelles » exigences.

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