Billets classés sous « caucus »

Bisbilles en coulisse

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 publié le 18 novembre 2014 à 16 h 34

Ça grince, c’est certain.

Une rencontre spéciale du caucus libéral dédiée à la question des tarifs des services de garde est un signe indéniable d’un niveau d’inquiétude élevé parmi les élus libéraux.

Ça grince chez les libéraux, et c’est très rare.

L’entrevue du ministre de l’Économie Jacques Daoust, au quotidien Le Devoir, est une autre démonstration que les projets du gouvernement Couillard ne passent pas facilement, même au sein du Conseil des ministres!

Lorsqu’un ministre prend le soin d’expliquer qu’il n’exprime pas la position de son gouvernement, mais plutôt la sienne, dans un dossier qui est au cœur de l’actualité, c’est le signe qu’il y a des fissures.

Lorsque le premier ministre se sent obligé d’affirmer au Salon bleu que c’est « l’harmonie totale » au sein de son gouvernement, et que les ministres Daoust et Coiteux (président du Conseil du Trésor) jugent nécessaire de se serrer la main en public, c’est qu’il y a des dissensions.

Des fissures et des dissensions, c’est normal. Tous les conseils des ministres vivent des désaccords. Ce qui étonne, c’est que ces fissures deviennent visibles. Pour un gouvernement libéral, sans être inédit, c’est peu fréquent.

Alors, qu’est-ce que ça signifie? D’abord que mener de front des compressions budgétaires et des réformes majeures de structures (en santé et bientôt en éducation), c’est éprouvant, et encore plus particulièrement pour un nouveau gouvernement.

C’est aussi un signe de l’ampleur de ces compressions budgétaires, et surtout de l’importance de la hausse des tarifs des services de garde qui était envisagée par le gouvernement Couillard.

Par ailleurs, ça soulève un point d’interrogation sur la capacité du premier ministre Philippe Couillard non seulement d’assurer la bonne humeur de son caucus, mais, d’abord et avant tout, de maintenir la cohésion dans son Conseil des ministres.

Catégorie: Québec

Les alchimistes libéraux

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 publié le 9 février 2012 à 12 h 44

L’aile parlementaire du Parti libéral du Québec, réunie en caucus à Victoriaville, fait face à un considérable défi à quelques jours de ce qui sera sans doute la dernière reprise des travaux à l’Assemblée nationale avant le déclenchement d’élections.

Ce défi, ce n’est pas tant l’arrivée de la Coalition avenir Québec au Salon bleu, non, c’est surtout de vaincre le persistant sentiment d’insatisfaction de plus de 70 % des Québécois à l’égard du gouvernement libéral.

Jean Charest est chef du PLQ depuis près de 14 ans et premier ministre du Québec depuis 8 ans. Tout au long de son mandat actuel, il a été contraint de composer avec des allégations de corruption et de collusion dans l’octroi des contrats publics.

Les libéraux devront jouer aux alchimistes et transformer cette usure du pouvoir qui les afflige en une garantie de stabilité économique et de maintien de la paix sociale.  C’est l’équivalent politique de la transformation du plomb en or.  Et les élus libéraux, Jean Charest au premier titre, devront parvenir à faire passer le message parmi l’électorat francophone, s’ils veulent gagner autre chose que les banquettes de l’opposition après le prochain scrutin.

Dans le contexte actuel, est-ce possible?

Catégorie: Québec

Dur jeu d’équilibre

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 publié le 13 septembre 2011 à 23 h 39

Le défi auquel les députés du NPD sont confrontés est déjà grand. Mais, soudainement, ils doivent s’adonner à un jeu d’équilibre encore plus périlleux : camper leur crédibilité comme opposition officielle, tout en s’investissant dans une course à la direction déterminante pour l’avenir du parti.

Pas surprenant que l’horaire des deux prochains jours de réunion du caucus soit chargé.

La chef par intérim Nycole Turmel commencera par établir des règles claires pour guider la conduite de son équipe pendant la course, un guide de conduite pour s’assurer que le caucus ne s’entredéchire pas.

Si le président du caucus affirme que ce n’est pas dans la tradition du NPD de se laisser aller à des guerres intestines, la réalité est que jamais le parti n’aura vécu une course à la direction où l’enjeu aura été aussi important. Chef de l’opposition officielle, l’espoir de devenir premier ministre. Donc oui, peu importe la bonne volonté de tout un chacun, le risque de déchirements cette fois-ci est bien réel, et on le sent déjà en coulisse.

La réalité c’est que le NPD doit trouver une façon que la course à la direction ne devienne pas source de distraction. Car cette session parlementaire est cruciale pour le parti, qui aurait bien de la difficulté à se remettre d’un échec cuisant face à un premier ministre conservateur qui a le champ libre comme rarement dans l’histoire.

Au cours des prochains jours, les députés devront endosser la double stratégie que le parti a développée: gagner la joute parlementaire et consolider les gains auprès de l’électorat. C’est pratiquement une feuille de route vers les élections de 2015.

Gagner la joute parlementaire, ça veut dire avoir un caucus très discipliné, toujours prêt à réagir intelligemment et efficacement aux grandes priorités du gouvernement conservateur, que ce soit au chapitre de la loi et l’ordre ou de son action économique.

Ça veut aussi dire présenter le NPD comme une option potentielle. Donc, ne pas laisser le champ libre aux conservateurs et plutôt occuper le terrain politique avec des idées, des propositions concrètes, tenter de définir le discours politique national. À surveiller ici : les propositions du NPD sur les pensions, la santé et le registre des armes à feu par exemple.

Mais tous savent que la joute parlementaire ne suffit par pour faire en sorte que les résultats des dernières élections ne deviennent pas un simple accident de parcours. Le NPD veut alors se donner les moyens de transformer les appuis soudains du 2 mai dernier en appuis fermes.

Ce n’est pas une mince tâche, surtout au Québec. Car le parti doit maintenant joindre les 1,6 million d’électeurs, mais surtout la base des groupes syndicaux, environnementaux et sociaux qui l’ont appuyé, et développer une vraie relation de confiance. Voilà le mandat de l’équipe de liaison mise sur pied au bureau de Montréal.

La course

Quant à la course à la direction, Thomas Mulcair fait durer le suspens. Le député d’Outremont affirme qu’il est en train de bâtir son équipe, récolter les appuis et qu’il doit terminer ce travail de préparation avant de confirmer s’il va ou non se lancer dans la course à la succession de Jack Layton.

Difficile de s’imaginer comment un député aussi influent pourrait dire non. Mais la barre demeure haute à plusieurs chapitres.

D’une part, son adversaire Brian Topp, qui était jusqu’à hier président du parti, part avec la longueur d’avance plus qu’imposante que lui donne l’appui d’Ed Broadbent. Il ne faut pas se tromper, cet appui est plus que symbolique, il vient avec l’immense autorité morale de cet ancien chef. Et dans un parti comme le NPD qui se décrit encore comme un « mouvement », c’est là un avantage majeur. Donc pour gagner cette course, Thomas Mulcair aura du terrain à rattraper auprès de l’establishment du NPD ailleurs au pays.

D’autre part, si Thomas Mulcair peut compter sur l’appui d’une partie importante du caucus québécois, avant de se lancer, il doit avoir les moyens de faire la preuve rapidement qu’il n’est pas que le « candidat du Québec ». Ce qui explique l’accent qu’il met sur la consolidation de son équipe d’un océan à l’autre.

Si Brian Topp a lancé sa campagne avec un coup d’éclat comme l’appui d’Ed Broadbent, Thomas Mulcair devra faire de même. Il lui s’agit maintenant de trouver comment égaler le coup d’envoi de son rival.

Catégorie: Ottawa

Deux émissaires

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 publié le 1 septembre 2011 à 12 h 30

Mercredi, en plein caucus péquiste à Saguenay, Pauline Marois a envoyé en mission son député Yves-François Blanchet et le président du PQ, Raymond Archambault, pour participer à une réunion afin de discuter de la tenue d’états généraux sur la souveraineté.

 Parmi les gens présents : 

  • Gilbert Paquette, président du Cap pour l’indépendance
  • Gérald Larose, président du Conseil de la souveraineté
  • Pierre Dubuc, SPQ-Libre
  • Richard Lehir, du Rassemblement pour l’indépendance du Québec
  • Un représentant du RRQ (Réseau de résistance du Québécois)
  • Carole Lavallée, ex-bloquiste

Gérald Larose, étant trop controversé aux yeux de certains pour présider cet exercice, le nom de Lise Bissonnette circule. Elle n’a toutefois pas été approchée.

Catégorie: Québec

Marois : l’épreuve du feu

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 publié le 31 août 2011 à 14 h 58

Le caucus du Parti québécois se déroule sur fond de crise à Saguenay, le mercredi 31 août. En juin, cinq députés péquistes démissionnaient. Hier, le président du PQ de la région de Montréal-Centre, Atim Leon, quittait son poste.

Trois autres présidents d’associations de comtés, ceux de Mercier, de Saint-Henri-Sainte-Anne et de Laurier-Dorion, songent à faire de même ainsi que deux membres de l’exécutif de Montréal-Centre : la conseillère Annick Pouliot et Pierre-Yves Mailhot, vice-président au contenu.

L’issue du caucus est déterminante pour ce petit groupe constituant une partie de la relève péquiste. Dans la trentaine, ils attendent de voir comment le PQ pourra renouveler ou non son discours et se sortir de la crise.

 À l’entrée du caucus, Pauline Marois a demandé à son parti de se ressaisir et de retrouver sa cohérence. Depuis l’élection fédérale (2 mai), qui a vu le Bloc québécois être pratiquement anéanti, la chef au vote de confiance de 93 % (16 avril) doit déployer tout son talent pour rassurer ses députés. Ces derniers craignent, à leur tour, de subir le même sort que la presque majorité des députés bloquistes. Le rival politique que constitue François Legault et des sondages franchement décourageants pour le PQ viennent compliquer la tâche de Pauline Marois.

Alors que Jean Charest promeut son Plan Nord en Asie, Pauline Marois doit composer avec un député aux 10 idées (Bernard Drainville), un ex-péquiste souhaitant prendre la direction… du PQ (Pierre Curzi) et un mouvement indépendantiste qui éclate et se transforme en une nébuleuse critiquant la chef du PQ.

 Pauline Marois subit l’épreuve du feu.

Catégorie: Québec