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Fin de campagne : les 7 jours les plus longs

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 publié le 31 mars 2014 à 11 h 09

Quels gains tenteront de faire les chefs des principaux partis en cette dernière semaine de campagne? Quelles bévues essaieront-ils de réparer?

Il y a eu ce dernier débat que Philippe Couillard a perdu, alors que le pouvoir semblait à portée de main, bien que franchement la victoire paraisse encore très proche. Sa bourde sur le français au travail tend à montrer une confusion dans l’esprit du chef libéral entre le bilinguisme individuel et le bilinguisme institutionnel. Il a tenté de rectifier le tir sans s’embourber.

Toutefois, cette déclaration était si maladroite qu’il n’est pas évident de la rectifier sans perdre la face. Une déclaration déconcertante pour le candidat d’une circonscription (Roberval) où les électeurs sont de langue maternelle française à 99 %, et dont 13 % sont bilingues (Statistique Canada, 2011). La direction que le chef libéral veut emprunter en ces derniers jours de campagne ne paraît pas bien définie.

De son côté, Pauline Marois remet la charte des valeurs à l’avant-plan, au risque d’un dérapage plus ou moins contrôlé. Les déclarations étonnantes de Janette Bertrand font penser au roulement du tambour de guerre. Entendu par tous, il appelle autant les partisans que les opposants au combat.

Il sera facile pour la chef du Parti québécois de ridiculiser l’attitude de son adversaire libéral dans le dossier de la langue, mais il faudra voir si ces attaques porteront réellement. La chef péquiste misera sur des thèmes à forte teneur identitaire et mettra tout en oeuvre pour éviter la question de la souveraineté.

François Legault a vu ses batteries rechargées par le débat. Le fait que sa femme l’accompagne jette encore plus d’ombre sur les candidats de la CAQ qui sont totalement absents de la campagne nationale. Le chef de la Coalition donne l’impression d’un homme seul, à la tête de ses maigres troupes, qui ferraille pour faire son chemin dans la mêlée. Il avait bien raison d’affirmer que c’était la bataille de sa vie et, pour ne pas périr avec son équipe, il devra donner le meilleur de lui-même cette semaine.

Françoise David de Québec solidaire va consacrer une bonne part des ses énergies à la région montréalaise, où elle espère faire un ou deux gains. Il faudra être attentif aux résultats de QS en région, voir si le parti de gauche pourra faire des gains pour ce qui est des votes, après avoir mené une première campagne à l’échelle du Québec. La polarisation du vote pourrait aussi tuer dans l’oeuf les ambitions de QS hors de la métropole.

 

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Aux premières loges

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 publié le 21 mars 2014 à 19 h 48

L’amateur de hockey rêve d’avoir une place à la hauteur de la glace.

L’amateur de musique rêve d’une place au milieu de la salle.

L’amateur d’automobiles rêve d’être au volant d’une Ferrari.

Moi, je rêvais d’animer un débat des chefs. Je l’ai fait et je peux vous dire que c’était mieux que ce que j’avais imaginé.

La tension du début, les regards qui s’échangent, les amabilités polies qui se disent.

Puis, le débat commence, les gants sont jetés, les regards sont accusateurs, les mots atteignent leur cible, le ton est respectueux, mais on se dit qu’on n’invitera pas les chefs à la bière après.

J’ai vu plusieurs débats à la télé. La caméra nous en montre beaucoup. Mais ce qu’elle ne peut pas nous montrer est tout aussi intéressant : les réactions outrées, les mimiques, les sourires, les « babounes ». Les chefs sont passionnés.

Pendant deux heures, ils argumentent. C’est une épreuve intellectuelle, mais physique aussi, aucun d’eux ne s’est assis pendant le débat.

Pendant les remarques finales de François Legault, Pauline Marois laisse tomber accidentellement une pile de cartons. Un soubresaut s’entend dans la voix de M. Legault, mais il continue, concentré sur le message à livrer. Le débat est terminé. Sur les images de fermeture, Pauline Marois fait comme n’importe qui aurait fait, elle se penche pour ramasser ses cartons…

La campagne continue.

Catégorie: Élections Québec 2014, Québec

Vous connaissez les farces du genre « Ça prend combien de cols bleus pour réparer un nid-de-poule? » ou « Ça prend combien de psychologues pour changer une ampoule? »

Pour cette élection 2014, je vous en propose une autre : « Combien de couleuvres un politicien peut-il avaler? »

Je sais que le collègue Vincent Marissal, de La Presse, a déjà abordé ce thème, mais je dois avouer que l’envie pour moi d’en traiter était tout simplement trop forte.

Parce que cette année, la liste des avaleurs de couleuvres s’allonge! Dans l’ordre alphabétique, en voici quelques-uns :

- Gaétan Barrette (PLQ) : En 2012, il se présentait pour la CAQ. À l’époque, les pires gestionnaires du réseau de la santé étaient les libéraux. Il n’y a pas un qualificatif négatif qu’il n’a pas utilisé pour en parler. Aujourd’hui, le PLQ est le seul qui peut régler tous les problèmes du réseau!

- Yves Bolduc (PLQ) : M. Bolduc a essuyé les attaques percutantes, presque vicieuses, de Gaétan Barrette en 2012. Aujourd’hui, il tourne la page, efface ces affrontements de sa mémoire, pour accueillir celui qui aspire à prendre sa place dans un éventuel gouvernement Couillard!

- Alexis Deschênes (PQ) : Il a quitté le réseau TVA en dénonçant à mots couverts la diminution de son indépendance journalistique. Aujourd’hui, celui qui était à la tête de son réseau de télévision veut devenir député du même parti. Aujourd’hui, il se réjouit du saut en politique de son ancien patron!

- Pierre Duchesne (PQ) : À l’époque où M. Duchesne était président de la Tribune de la presse parlementaire, il s’est battu bec et ongles contre les dirigeants de Québecor qui voulaient que des journalistes (« scabs » est l’expression qu’il utilisait) soient accrédités à l’Assemblée nationale. Il n’aurait pas fallu que quelqu’un s’avise d’inviter MM. Péladeau et Duchesne au même repas. Aujourd’hui, ils font campagne pour le même parti!

- Jean-François Lisée (PQ) : À cette même époque, celle du lock-out au Journal de Montréal, M. Lisée s’inquiétait publiquement de l’indépendance des salles de nouvelles de Québecor Média. Aujourd’hui, il justifie la candidature de M. Péladeau en disant que depuis qu’il a été nommé au conseil d’administration d’Hydro-Québec, jamais les médias de Québecor n’ont été aussi durs et critiques à l’endroit de la société d’État!

Je sais qu’on peut changer, je sais qu’on évolue, mais disons que ces couleuvres ont un petit arrière-goût qui alimentera probablement le cynisme…

Catégorie: Québec

L’effet PKP

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 publié le 10 mars 2014 à 19 h 08

Tremblement de terre, tsunami, bombe, cherchez Pierre Karl Péladeau dans le dictionnaire et je ne serais pas surpris que vous trouviez ces mots associés à son nom.

Je blague. Mais une chose est sûre, le monde politique a été secoué par sa candidature. Depuis deux jours, on ne parle que de ça, on ne parle que de « PKP ».

« L’effet PKP » se fera sentir à  court et long terme.

Court terme :

- l’acte de foi : Pauline Marois demande à ses militants de gauche, prosyndicat, de faire un acte de foi. Avec M. Péladeau, la souveraineté se rapproche. Il donne un élan vers le but ultime. Mais il faut avoir un gouvernement majoritaire. Mettez de côté certains principes pour la « cause »;

- la séduction de la CAQ : Pierre Karl Péladeau est au centre droit, il n’a pas les syndicats en odeur de sainteté. L’électorat de la CAQ pourrait être séduit;

- le PLQ sur la défensive : le Parti libéral aime dire qu’il est le parti de l’économie. En recrutant M. Péladeau, un homme d’affaires respecté et aguerri, le PQ marque des points sur cette question.

Long terme :

- la souveraineté : c’est le but ultime du PQ, sa raison d’être. Pierre Karl Péladeau parle beaucoup de souveraineté, il le fait le poing en l’air, avec passion;

- le dauphin : Pauline Marois est la chef incontestée du Parti québécois. Elle est la dame de béton, celle qui a écouté son caucus et éliminé à force de persuasion un vent de mécontentement il y a trois ans. Mais elle aura 65 ans dans deux semaines. C’est jeune et elle a plus d’énergie que moi, mais des militants du PQ pensent sûrement que M. Péladeau fera un dauphin de choix.

Varia :

- la cible : la première vraie journée de campagne de M. Péladeau n’a probablement pas été celle souhaitée par le PQ. Les nombreuses questions sur ses actions dans Québecor inc., son influence dans les médias québécois et les possibles conflits d’intérêts qui se présenteraient s’il était ministre ont écarté Pauline Marois de son plan de match. Il ne faudrait pas que « PKP » devienne une distraction négative;

- la souveraineté (bis) : autant la présence de M. Péladeau pourrait stimuler les militants souverainistes parce qu’il en parle beaucoup et semble vouloir la faire relativement rapidement, autant des électeurs qui souscrivent aux politiques du PQ (charte, vision économique, programmes sociaux, etc.) mais qui ont peur d’un référendum pourraient se réfugier ailleurs.

Une chose est sûre, on n’a pas fini de sentir les répliques du tremblement de terre…

Catégorie: Québec

Jour 3 : retour aux plans de match?

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 publié le 7 mars 2014 à 20 h 23

Il y a eu des turbulences le jour du lancement de la campagne électorale. Mais en ce troisième jour, les caravanes des chefs semblent avoir trouvé leur vitesse de croisière et à s’en tenir à leurs plans de match.

Mais, malgré les meilleures planifications, il y a souvent des embûches et des imprévus.

Pauline Marois a annoncé plusieurs nouvelles candidatures, dont Gyslaine Desrosiers (ex-présidente de l’Ordre des infirmières), Diane Lamarre (présidente de l’Ordre des pharmaciens) et Martine Desjardins (ex-présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec). Trois candidates d’origine maghrébine ont aussi fait une forte impression, Yasmina Chouakri, Évelyne Abitbol et Leila Mahiout, bien qu’elles mèneront campagne dans des circonscriptions traditionnellement libérales. Ça, c’était le plan de match. La publication des statistiques sur le chômage (-25 500 emplois) est venue assombrir cette journée de la chef péquiste, qui a essuyé un barrage de critiques des partis d’opposition. Les prochaines données sur l’emploi seront publiées le 4 avril prochain, trois jours avant le scrutin.

Philippe Couillard a annoncé les détails d’une stratégie maritime. Un plan qui exige 3 milliards de dollars d’investissements publics pour permettre 4 milliards de dollars d’investissements privés. Le chef libéral multiplie les annonces de stimulation économique soutenues par l’État. Chacune de ses annonces rend plus urgente la publication du cadre financier du PLQ, question d’y voir clair parmi tous ces engagements. De cette stratégie maritime, qui s’étale sur près de 50 pages, le risque est élevé que les électeurs retiennent surtout les accusations de plagiat lancées par François Legault, qui estime que cette stratégie ressemble beaucoup à son Projet Saint-Laurent. Il était aussi très étrange de voir Philippe Couillard entouré d’une dizaine d’hommes, et d’aucune femme, lors de son annonce. Une image très étrange en cette veille de la Journée internationale des femmes.

François Legault a proposé une charte des contribuables, dont il parle depuis quelques semaines. Pour l’essentiel, il s’agit de ne pas hausser les taxes, tarifs et impôts au-delà de l’augmentation du coût de la vie. Ainsi, le chef caquiste rejette la hausse des tarifs des garderies de 9 $ en deux ans, prévue dans le budget Marceau. Ça demeure étonnant pour un parti qui proposait des hausses d’impôts substantielles en 2012 et qui ne remettait pas en cause l’importante hausse de tarifs d’électricité prévue par les libéraux à l’époque.

Françoise David a dénoncé le sous-financement des organismes communautaires, en rappelant que si on veut véritablement aider les femmes, il serait logique de financer adéquatement les organismes qui leur viennent en aide. La porte-parole de Québec solidaire a aussi dénoncé le fait que Mme Marois n’entend pas rétablir la parité entre les hommes et les femmes au conseil des ministres. Québec solidaire s’engage encore une fois à avoir au moins autant de femmes que d’hommes parmi ses candidats.

Catégorie: Élections Québec 2014

Bienvenue au buffet de la CAQ

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 publié le 6 mars 2014 à 13 h 40

« Entrez, entrez! Le buffet est servi. Ne vous gênez pas, vous avez 19 plats à vous partager. Servez-vous! »

Le restaurant s’appelle Buffet de la CAQ. Il y a un an et demi, 1,2 million de clients étaient venus essayer le buffet. Aujourd’hui, les deux clients les plus assidus s’appellent Parti québécois et Parti libéral.

J’utilise cette allégorie simplement pour vous illustrer l’enjeu « territorial » de cette campagne électorale. Quand on parle aux stratèges péquistes et libéraux, quand on leur demande où ils pensent faire des gains le 7 avril, ils répondent invariablement que ce sera dans les 19 circonscriptions gagnées par la CAQ en 2012.

Ils laissent entendre qu’à peine deux ou trois caquistes survivront.

Je ne sais pas ce qui va se passer le 7 avril. Je sais par contre que le PQ et le PLQ mettront tous les efforts pour faire basculer les circonscriptions de la CAQ dans leur camp. Chacun cible sa région :

- le 450 pour le PQ

- Québec pour le PLQ

- le Centre-du-Québec, un peu des deux

Si vous habitez une circonscription caquiste, si vous êtes entre Québec et Montréal, dans la vallée du Saint-Laurent, ouvrez les yeux, vous verrez les autocars de chefs de parti.

Pauline Marois et Philippe Couillard seront en mission « À l’assaut de la CAQ! ».  François Legault, en mission « Résistons à l’attaque! »

On verra le 7 avril, s’il y a eu plusieurs « plats de résistance »…

Catégorie: Élections Québec 2014, Québec

Des élections, des enjeux

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 publié le 4 mars 2014 à 20 h 32

Quand vous vous lèverez, mercredi matin, le paysage de votre ville, de votre village aura changé. De drôles de décorations auront, comme par enchantement, poussé sur les poteaux. Vous y verrez des gens souriants, qui vous demanderont de voter pour eux.

En matinée, la première ministre Pauline Marois demandera au lieutenant-gouverneur de dissoudre le Parlement. Ce ne sera qu’une formalité. Malgré une loi prévoyant des élections à date fixe, on voit mal le représentant de la reine au Québec refuser.

Mais pourquoi doit-on avoir des élections?

Mme Marois parlera de blocage, de l’incapacité de son gouvernement d’agir, de faire adopter les politiques qu’il veut.

Nous, les analystes, nous décortiquerons ses raisons, nous jugerons qu’elles sont bonnes ou mauvaises. Ces questionnements dureront une journée ou deux, après on regardera en avant et on attendra de nos partis politiques qu’ils présentent des solutions aux problèmes de la province.

Quatre enjeux à surveiller :

1- l’économie : on attend de notre gouvernement qu’il stimule l’économie, qu’il crée de la richesse et des emplois. La gestion des finances publiques sera un enjeu important, même si nous nous sommes habitués aux déficits.

2- la santé : on peste contre les longues listes d’attente, les sales maladies qu’on peut attraper dans les hôpitaux. Mais comme pour les finances publiques, on se résigne. Au point où on ne croit plus vraiment les remèdes proposés par nos politiciens.

3- l’intégrité : ce sera la deuxième élection où on en parlera beaucoup. Qui lave plus blanc que blanc? Qui est le plus intègre? Qui défend le mieux les intérêts des Québécois que les intérêts de son parti?

4- l’identité : une nouvelle venue, avec la charte des valeurs. Faut-il interdire les signes religieux ostentatoires dans la fonction publique? Qui défend le mieux les «valeurs québécoises?» Quelles sont ces valeurs?

Ça va durer 33 jours, en espérant qu’au bout de l’exercice, nous aurons des réponses…

Et vous, pourquoi pensez-vous qu’on doive avoir des élections?

Catégorie: Québec

Mécanique électorale

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 publié le 14 février 2014 à 18 h 09

Tous les observateurs de la scène politique québécoise pensent que des élections auront lieu au printemps. Moi aussi! J’ai même parié deux gros dollars là-dessus.

Les indices s’accumulent : série d’annonces, d’investissements, dépôt d’un budget, etc.

On spécule sur la date du déclenchement des élections et sur la date du vote. En fin de compte, c’est la première ministre qui décidera quand les Québécois seront appelés aux urnes.

D’ici là, il est peut-être bon de rappeler la mécanique du déclenchement des élections, bref ce que la loi prévoit.
Une campagne électorale au Québec dure entre 33 et 39 jours.

En principe, des élections ont lieu à date fixe, le premier lundi du mois d’octobre, tous les quatre ans (article 129 de la loi électorale). Le lieutenant-gouverneur conserve toutefois le pouvoir de dissoudre la Chambre (et de déclencher des élections) s’il le juge nécessaire (par exemple, si le premier ministre n’a plus la confiance de la Chambre ou si l’opposition le renverse sur un vote de confiance).

Mais dans l’hypothèse d’un déclenchement prématuré (contexte dans lequel nous sommes) l’article 131 de la loi prévoit ceci : le scrutin a lieu le cinquième lundi qui suit la prise du décret, si le décret est pris un lundi, un mardi ou un mercredi, et le sixième lundi, si le décret est pris un autre jour.

C’est un peu technique, mais voici ce que cela veut dire…

  
Si le déclenchement est un jeudi, le scrutin a lieu 39 jours plus tard, le 6e lundi.
Si le déclenchement est un vendredi, le scrutin a lieu 38 jours plus tard, le 6e lundi.
Si le déclenchement est un samedi, le scrutin a lieu 37 jours plus tard, le 6e lundi.
Si le déclenchement est un dimanche, scrutin a lieu 36 jours plus tard, le 6e lundi.
Si le déclenchement est un lundi, le scrutin a lieu 35 jours plus tard, le 5e lundi.
Si le déclenchement est un mardi, le scrutin a lieu 34 jours plus tard, le 5e lundi.
Si le déclenchement est un mercredi, le scrutin a lieu 33 jours plus tard, le 5e lundi.

 

Les élections ont toujours lieu un lundi, sauf si cela tombe un jour férié. À ce moment, le vote a lieu le mardi.

Alors, à court terme, retenez trois dates pour une possible date d’élections : 31 mars, 7 avril ou 14 avril.

Et au risque d’en rajouter, mais pour faire plaisir aux amateurs de numérologie :

- il n’y a jamais eu d’élections générales au Québec un 31 mars ni un 7 avril;
- le 14 avril 2003, le PQ a perdu le pouvoir aux mains des libéraux;

- le naufrage du Titanic a commencé le 14 avril 1912.

Et vous? Votre 2 $, vous le pariez sur quelle date?

Catégorie: Québec

L’effet Parizeau

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 publié le 10 février 2014 à 18 h 56

Quand Jacques Parizeau intervient dans le débat public, tout le monde écoute.

Quand il «joue à la belle-mère politique», ceux qu’il vise (en général son ancien parti) respectent son opinion, mais s’en dissocient rapidement.

Quand il parle d’économie, là c’est différent. Il faut se lever très tôt pour critiquer son opinion et s’en dissocier.

Dans une entrevue accordée aux collègues du Journal de Montréal, l’ancien premier ministre porte un regard dur, mais probablement lucide sur l’économie québécoise. Elle a besoin d’un «remède de cheval». Et pour la première fois en 30 ans, M. Parizeau se dit inquiet pour la santé économique du Québec.

Je ne sais pas si M. Parizeau a raison.

Je sais par contre qu’il soulève des questions inquiétantes : notre productivité, notre économie en général et notre niveau de vie sont tous en déclin par rapport aux autres.

Je sais aussi autre chose. En une entrevue, en une lettre d’opinion, Jacques Parizeau fait ce que le PLQ et la CAQ s’évertuent à faire depuis des jours sinon des semaines : parler d’économie et en faire un enjeu de société important.

Combien de temps cette question restera-t-elle sur le radar? Sera-t-elle un enjeu de la prochaine campagne électorale?

On ne le sait pas. Les libéraux et les caquistes vont faire leur gros possible pour qu’on parle économie et le PQ fera son gros possible pour nous dire qu’il ne faut pas trop s’inquiéter.

En fait, tous les ministres des Finances depuis des lunes, qu’ils aient été libéraux ou péquistes, nous ont toujours dit qu’il ne fallait pas trop s’inquiéter.

Vous, qui croyez-vous?

Catégorie: Québec

Les élections partielles dans Outremont et Viau n’ont donné lieu à aucune surprise. Comme prévu, les libéraux Philippe Couillard et David Heurtel ont été élus.

Il est évidemment hasardeux de tirer quelque conclusion que se soit de résultats d’élections partielles, surtout quand le Parti québécois et la Coalition avenir Québec ne présentent pas de candidat dans Outremont.

Voici tout de même quelques observations, dans Viau, en particulier :

- Québec solidaire a chauffé le PQ pour la deuxième place. La différence est de moins de 100 votes.

- La CAQ a fini 5e, derrière Option nationale.

- À 17 %, le taux de participation est l’un des plus faibles, sinon LE plus faible des 30 dernières années dans une partielle (une quarantaine d’élections).

Finalement, Philippe Couillard fera son entrée comme chef de l’opposition officielle le 11 février prochain (date de la reprise des travaux). Sera-t-il un bon chef de l’opposition, avec son style tout en nuance, moins mordant que ses prédécesseurs? La démonstration reste à faire. Il a un rôle ingrat, celui de critiquer et d’ébranler le gouvernement, tout en ayant l’obligation de présenter des solutions.

Par contre, l’arrivée de Philippe Couillard à l’Assemblée nationale permettra sans doute à son aile parlementaire de gagner en cohérence. Avoir un chef qui n’est pas député provoque des fois des contradictions dans le message du chef et des députés.

Catégorie: Québec