Billets classés sous la catégorie « Québec »


Le pouvoir aux écoles?

par

 publié le 20 novembre 2014 à 9 h 52

Les élections scolaires ont été un échec lamentable avec un taux de participation inférieur à 5 %.

En réaction, que prévoit faire le ministre de l’Éducation Yves Bolduc?

Réduire le nombre de commissions scolaires.

Pour réaliser des économies? Non, pas vraiment. Il s’agit plutôt de donner plus de pouvoir aux écoles, dit le ministre.

Vingt millions de dollars ont été dépensés pour tenir des élections scolaires qui étaient une catastrophe annoncée.

Ces élections ont produit un gâchis que le gouvernement Couillard veut maintenant utiliser comme prétexte pour procéder à une réforme dont il n’a jamais parlé en campagne électorale.

À bien y songer, peut-être que la Coalition avenir Québec avait une approche plus saine (et plus économique) d’annuler les élections et ensuite de procéder à une réforme du système d’éducation. D’autant que la CAQ aurait eu la légitimité d’agir, puisqu’elle avait affiché ses couleurs bien avant la campagne électorale.

Il est maintenant question à Québec d’abolir les élections et les postes de commissaires scolaires.

Néanmoins, sans élections scolaires, comment justifie-t-on le maintien de la taxe scolaire?

Québec pourrait décider d’aller chercher les mêmes sommes, mais par un autre procédé.

Cela demeure une opération assez risquée pour un gouvernement de refondre ou de déplacer une taxe, d’autant que la tentation pourrait être forte d’aller en chercher un peu plus dans le porte-monnaie des contribuables.

Enfin, qu’est-ce que ça signifie concrètement de donner plus de pouvoirs aux écoles?

Le concept a quelque chose de très séduisant. Mais que signifie-t-il?

Est-ce que chaque école aura sa liste de professeurs remplaçants? Est-ce que chaque école choisira ses professeurs spécialistes et ses professionnels? Est-ce que les professeurs auront un mot à dire sur les programmes d’enseignement? Est-ce que les conseils d’établissement pourraient s’arroger des pouvoirs qu’ils n’ont pas actuellement? Quels seront les nouveaux rôles des directions d’école?

Le pouvoir aux écoles, très bien, mais quels pouvoirs?

Le Parti libéral de Philippe Couillard a choisi de tenir les Québécois dans l’ignorance à l’égard de son projet de réforme globale du système d’éducation, à moins que nous assistions à une improvisation pure et simple.

Dans les deux cas, il y a lieu d’être inquiet.

On ne peut qu’espérer dorénavant que Québec prenne le temps de procéder à une consultation élargie et à une réflexion approfondie avant de bouleverser le système d’éducation pendant plusieurs années.

Catégorie: Québec

Bisbilles en coulisse

par

 publié le 18 novembre 2014 à 16 h 34

Ça grince, c’est certain.

Une rencontre spéciale du caucus libéral dédiée à la question des tarifs des services de garde est un signe indéniable d’un niveau d’inquiétude élevé parmi les élus libéraux.

Ça grince chez les libéraux, et c’est très rare.

L’entrevue du ministre de l’Économie Jacques Daoust, au quotidien Le Devoir, est une autre démonstration que les projets du gouvernement Couillard ne passent pas facilement, même au sein du Conseil des ministres!

Lorsqu’un ministre prend le soin d’expliquer qu’il n’exprime pas la position de son gouvernement, mais plutôt la sienne, dans un dossier qui est au cœur de l’actualité, c’est le signe qu’il y a des fissures.

Lorsque le premier ministre se sent obligé d’affirmer au Salon bleu que c’est « l’harmonie totale » au sein de son gouvernement, et que les ministres Daoust et Coiteux (président du Conseil du Trésor) jugent nécessaire de se serrer la main en public, c’est qu’il y a des dissensions.

Des fissures et des dissensions, c’est normal. Tous les conseils des ministres vivent des désaccords. Ce qui étonne, c’est que ces fissures deviennent visibles. Pour un gouvernement libéral, sans être inédit, c’est peu fréquent.

Alors, qu’est-ce que ça signifie? D’abord que mener de front des compressions budgétaires et des réformes majeures de structures (en santé et bientôt en éducation), c’est éprouvant, et encore plus particulièrement pour un nouveau gouvernement.

C’est aussi un signe de l’ampleur de ces compressions budgétaires, et surtout de l’importance de la hausse des tarifs des services de garde qui était envisagée par le gouvernement Couillard.

Par ailleurs, ça soulève un point d’interrogation sur la capacité du premier ministre Philippe Couillard non seulement d’assurer la bonne humeur de son caucus, mais, d’abord et avant tout, de maintenir la cohésion dans son Conseil des ministres.

Catégorie: Québec

Le cynisme

par

 publié le 11 novembre 2014 à 11 h 38

Les sondages placent souvent les politiciens au bas de l’échelle de confiance (remarquez, les journalistes ne sont parfois pas bien loin). Je me suis toujours dit que ce cynisme était un peu injuste pour des femmes et des hommes qui sacrifient une carrière, un bon salaire, pour servir l’État.

Peu importe le parti, je me suis même surpris à me dire que s’ils faisaient des promesses, c’était pour les tenir. Gel des tarifs, pas d’augmentation de taxes, création d’emplois, etc.

Alors, quand le ministre des Finances Carlos Leitao a affirmé lundi que la création de 250 000 emplois sur 5 ans n’était pas une promesse du Parti libéral, mais un « objectif », j’ai compris pourquoi nos politiciens sont toujours au bas de l’échelle de confiance.

Quoi? Un objectif? Pas une promesse? On avait tous mal compris? Alors, j’ai douté. Est-ce que j’avais mal compris? Avais-je mal interprété les mots utilisés en campagne électorale?

La réponse est non! Les paroles s’envolent, les écrits restent. Dans un communiqué publié le 6 mars par le PLQ, on peut lire : « Engagement : l’équipe économique du PLQ créera 250 000 emplois en 5 ans. »

Il me semble que c’est assez clair, non?

Une déclaration déroutante

Je précise, j’aime bien M. Leitao. Je le trouve candide, pas trop langue de bois, relativement transparent, pédagogue. Mais sa déclaration est déroutante.

- Il est ministre des Finances. A-t-il déjà baissé les bras sur sa capacité à créer des emplois?

- Le gouvernement est-il si ébranlé par les pertes d’emplois de septembre qu’il voit l’avenir en noir?

- Le fameux « trio économique » tant vanté est-il en train de se faire marquer plus de buts qu’il n’en marque?

- Mais surtout : que vaut une promesse électorale si six mois plus tard elle ne tient plus?

Une déclaration malhabile

En ce sens, la déclaration du ministre est non seulement malhabile, mais elle envoie aussi un message négatif au moment même où l’économie du Québec a de la difficulté à créer des emplois.

Rassurez-vous par contre. Le gouvernement prépare la réplique. Il décortique le marché du travail, avec comme prémisse qu’on ne peut plus l’analyser comme on le fait depuis 50 ans. Les mises à la retraite et la multiplication des emplois à temps partiel remettent en question la grille d’analyse, et donc ses conclusions négatives actuelles.

À suivre…

Catégorie: Québec

Le discours important

par

 publié le 5 novembre 2014 à 14 h 31

On nous avait promis un discours important. Toute la journée samedi, les stratèges de François Legault disaient aux journalistes qu’ils croisaient, dans les corridors de l’hôtel où se déroulait le congrès de la CAQ, d’être très attentifs au discours que devait prononcer leur chef le lendemain.

Important, le discours l’aura été, mais peut-être pas pour les raisons qu’on avait laissé entendre dans l’entourage du chef de la CAQ. Alors qu’on nous l’avait présenté comme un discours visant à réaffirmer le nationalisme dont se réclame la CAQ, le discours aura plutôt donné l’impression que la CAQ devenait de plus en plus fédéraliste.

Depuis la fondation de sa coalition, François Legault avait toujours indiqué qu’il voulait s’extirper de la dualité opposant fédéralistes et souverainistes pour mieux relever les défis économiques auxquels le Québec est confronté. Dans cette optique, le gouvernement devait redresser ses finances publiques, après quoi la prochaine génération de politiciens pourrait rouvrir le débat sur le statut du Québec. Il leur appartiendrait alors de choisir entre le fédéralisme renouvelé ou la souveraineté du Québec.

Pour bien mettre en évidence le fait que la CAQ voulait se distancier des débats sur l’avenir du Québec, François Legault avait déjà, en campagne électorale, indiqué clairement qu’il était hors de question pour son parti d’organiser un référendum. De la même manière, on ne l’avait pas non plus entendu prendre position en faveur de la réintégration du Québec au sein de la famille constitutionnelle canadienne. Tous ces débats, qu’il assimilait à de « vieilles chicanes », ne semblaient guère l’intéresser.

Dimanche, François Legault a toutefois semblé se rapprocher de l’une des deux options auxquelles fera face le Québec lorsque ses finances publiques seront rétablies. Alors que le chef de la CAQ exclut toujours un référendum sur l’indépendance du Québec, il n’écarte plus la ratification de la Constitution canadienne, même s’il prend bien soin d’ajouter qu’il ne sera plus en politique si cela se produit.

La question est donc : qui François Legault voulait-il courtiser avec son « discours important » de dimanche? À entendre ses stratèges, on avait l’impression qu’il chercherait à attirer le vote péquiste en adoptant un fort positionnement nationaliste, et en réitérant qu’une page d’histoire s’était tournée lors des dernières élections générales avec la débandade du Parti québécois. Sauf qu’à entendre le discours et les échanges qui ont suivi avec les journalistes, on a plutôt l’impression qu’il a tenté de courtiser une certaine frange de l’électorat fédéraliste en écartant définitivement le référendum, et tout en ouvrant la porte à la ratification de la Constitution.

Ambiguïté dans les intentions? Mauvaise interprétation de la part des journalistes? Maladresse de la part de M. Legault? On n’en sait trop rien. Bref, le « discours important » de dimanche aura davantage semé la confusion qu’il n’aura éclairci les électeurs sur le nouveau positionnement de la CAQ. Une impression renforcée par le fait que, depuis, François Legault ne semble pas très enclin à vouloir préciser sa pensée sur ce sujet. Ce n’est pas la première fois que la CAQ – ou son prédécesseur, l’ADQ – se trouve ainsi assise entre deux chaises.

Catégorie: Québec

Réforme de l’éducation : l’improvisation libérale

par

 publié le 4 novembre 2014 à 10 h 44

Après une réforme du réseau de la santé, voilà que le gouvernement libéral de Philippe Couillard annonce qu’il s’engage dans une réforme du réseau de l’éducation.

Mais alors, pour quelles raisons le premier ministre Couillard n’a-t-il pas jugé bon d’en parler lors de la dernière campagne électorale?

Est-ce parce que les libéraux n’ont pas vu venir le faible taux de participation aux élections scolaires? Difficile à croire. Peut-être qu’ils n’ont pas pris la peine d’y réfléchir, mais il est plus probable que les libéraux ont préféré attendre que le taux de participation parle de lui-même.

Il demeure qu’il s’en dégage une sérieuse impression d’improvisation de la part du gouvernement Couillard. Sous la pression de la Coalition avenir Québec, le ministre de l’Éducation Yves Bolduc a indiqué que le taux de participation à ces élections serait un test pour l’avenir des commissions scolaires. Dès lors, la suite était prévisible.

À moins de 5 % de participation, il est très clair que la démocratie scolaire est malade. Néanmoins, il faut reconnaître que c’était déjà pas mal clair en 2007 avec un taux de participation de 8 %.

Une réforme de la démocratie scolaire et des structures qui y sont associées serait beaucoup plus compliquée que le ministre Bolduc ne l’imagine. Et, en plus, sa propre crédibilité comme ministre de l’Éducation a gravement souffert, dans ce milieu, de ses déclarations maladroites sur les livres et les bibliothèques scolaires.

L’opération pourrait se révéler assez délicate.

L’abolition des commissions scolaires paraît tout de même peu probable. Même la CAQ a abandonné cette option et propose de les remplacer par des centres de services régionaux.

Un facteur déterminant est que la communauté anglophone bénéficie d’une protection constitutionnelle qui vise à lui assurer la gestion de ses écoles. En outre, cette communauté est intimement liée à la base électorale du Parti libéral, et elle est déjà heurtée par la réforme des structures en santé. Il serait toutefois difficile pour le gouvernement Couillard d’aller de l’avant avec une réforme à deux vitesses, l’une pour les francophones et l’autre pour les anglophones.

Le ministre Bolduc et le premier ministre Couillard auront peut-être besoin de plus que quelques semaines pour concocter le projet de loi pour mener à bien cette réforme de l’éducation, car elle pourrait être plus complexe qu’ils ne l’imaginent aujourd’hui.

Néanmoins, cela n’excuse en rien la négligence dont le chef libéral a fait preuve en omettant d’en parler aux Québécois au moment opportun. Et tout indique que cette réforme de l’éducation n’est qu’un exemple parmi d’autres de cette négligence de M. Couillard, qui semble avoir décidé, comme tant d’autres avant lui, qu’une campagne électorale ne constituait pas une occasion pour aborder des sujets sérieux.

Catégorie: Québec

Il faut d’abord dire que ça fait 30 ans que les gens d’affaires et fonctionnaires québécois vont en Chine, et on voit que la machine est bien huilée.

Pour cette mission, notre ancien collègue Jean-François Lépine faisait partie de l’équipe du premier ministre en tant que facilitateur. Il faut dire que Jean-François Lépine connaît bien la Chine parce qu’il y a été correspondant, notamment en 1984, lors de la mission du premier ministre René Lévesque. Cette fois-ci, il assistait le gouvernement particulièrement sur des questions d’étiquette. Comment agir? Comment aider les délégués québécois à mieux comprendre la mentalité chinoise?

J’en ai moi-même appris beaucoup sur l’étiquette dans l’Empire du Milieu. Il y a toutes sortes de façon de faire les choses. Par exemple, la carte de visite est très importante en Chine. On la remet à deux mains, et la personne qui la reçoit doit immédiatement la lire. Lorsqu’on reçoit ainsi une carte de visite, l’étiquette veut donc qu’on en prenne connaissance, et que gentiment, on pose une question à la personne qui nous l’a remise. Si je remets ma carte à mon vis-à-vis chinois, il va me poser des questions sur mon travail de correspondante parlementaire : « Ah, vous couvrez la politique québécoise, est-ce que vous êtes très occupée? Ça doit être passionnant! »

Autre exemple, quand on porte un toast, il faut tenir compte de la hiérarchie des gens avec qui on trinque. Ainsi, mon verre doit être plus bas que celui de la personne qui m’accompagne, surtout si c’est quelqu’un d’important.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, en compagnie du gouverneur du Shandong, Guo Shuqing, lors d'une rencontre à Jinan. Photo : Radio-Canada

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, en compagnie du gouverneur du Shandong, Guo Shuqing, lors d’une rencontre à Jinan. Photo : Radio-Canada

L’affaire du porc

Le premier ministre Couillard a commis un impair lorsqu’il a tenté de vendre davantage de porc québécois aux Chinois. Cela s’est passé lors de la rencontre de Philippe Couillard avec Guo Shuqing, le gouverneur du Shandong, dans un hôtel de la capitale, Jinan.

Le gouverneur est un homme important. Il dirige une province de 97 millions d’habitants. C’est énorme. C’est aussi un banquier et un candidat sérieux à la vice-présidence de la Chine dans la prochaine transition en 2018-2019.

Pendant ce tête-à-tête très officiel, le premier ministre Couillard a d’abord soulevé la question du porc. Les Chinois, de grands producteurs de porc, ont commencé à importer cette viande il y a une dizaine d’années. Le Québec aimerait donc faire partie des fournisseurs. Le gouverneur du Shandong lui a bien expliqué que du porc, ils en avaient, et que pour l’instant, ce n’était pas ce qu’ils recherchaient, qu’ils seraient davantage intéressés par l’importation de boeuf et d’agneau.

Philippe Couillard a commis un impair en faisant du porc le premier point de sa rencontre avec les dirigeants chinois. Alors qu’il insistait, le gouverneur lui a poliment opposé une fin de non-recevoir.

Quelles sont les conséquences de cette maladresse? Ce n’est pas clair. Une chose est sûre : les Chinois vont s’en souvenir. C’est une tache dans son dossier, dans ses relations avec la Chine. Le fait qu’il ait insisté a mis le gouverneur dans une situation d’embarras. Ce dernier l’a ramené à l’ordre une deuxième et une troisième fois.

Voici ce qu'on nous offre dans une chambre d'hôtel de Jinan, dans la province de Shandong, en Chine!

Voici ce qu’on nous offre dans une chambre d’hôtel de Jinan! Photo : Radio-Canada/Martine Biron


Prendre ses distances d’Ottawa

À Pékin, les premiers ministres du Québec, de l’Ontario et de l’Île-du-Prince-Édouard ont rencontré le ministre chinois des Territoires et des Ressources, Jiang Daming, pour discuter des ressources naturelles canadiennes.

La délégation canadienne aurait-elle pu rencontrer le ministre Daming s’il n’y avait pas eu trois premiers ministres autour de la table? En faisant front commun, les provinces s’ouvrent des portes.

Cette délégation conjointe à Pékin donne le signal que les provinces entendent développer une certaine autonomie dans leurs relations avec la Chine par rapport au fédéral. On sait qu’Ottawa a des relations assez difficiles avec l’Empire du Milieu, tant sur le plan économique que politique.

Après tout, l’Ontario et le Québec représentent les deux tiers de la population du Canada, et la moitié de l’économie du pays. En s’unissant pour tisser des liens avec la Chine, elles prennent leurs distances du fédéral et elles s’organisent. Cela ne veut pas dire qu’elles sont contre Ottawa, ou qu’elles trouvent que le fédéral travaille mal.

Elles se rendent bien compte qu’elles doivent être plus autonomes si elles veulent forger des alliances. Elles voient bien qu’avec les relations difficiles entre le gouvernement fédéral et la Chine, elles feraient peut-être mieux de prendre leurs propres affaires en main.

En passant, ce qui frappe à Pékin, c’est la pollution. On voit de la fumée et de la brume dans la lumière des phares. La pollution est  visible à l’œil nu! C’est quand même impressionnant!

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, en tête-à-tête avec le maire de Shanghai, une ville chinoise de 24 millions d'habitants

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, en tête-à-tête avec le maire de Shanghai, une ville chinoise de 24 millions d’habitants. Photo : Radio-Canada/Martine Biron


Carte postale de Shanghai

Shanghai ressemble à un immense Time Square new-yorkais. C’est très clinquant. On sent très bien la relation amour-haine que les Chinois peuvent avoir avec les Occidentaux. Toutes les femmes qui sont sur les immenses panneaux publicitaires sont des Occidentales. Ils vendent des jeans et des produits de luxe, mais les femmes qui les présentent, ce ne sont jamais des Chinoises.

À lire aussi :

Catégorie: Québec

Le persécuté

par

 publié le 31 octobre 2014 à 10 h 41

« Vous semblez obnubilés », a lancé Stéphane Bédard aux journalistes au sujet de Pierre Karl Péladeau mercredi. Pressé de questions sur la situation de conflit d’intérêts dans laquelle se serait ou non placé PKP, le chef intérimaire du Parti québécois n’a pas caché son agacement. Il s’en est également aussi pris au leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, qu’il accuse d’être « obsédé » par le député de Saint-Jérôme.

Il est vrai que les journalistes se sont montrés, ce midi-là, particulièrement insistants envers le chef intérimaire, sans compter l’intérêt qu’ils ont démontré jusqu’à présent à disséquer les moindres prises de parole de PKP depuis son entrée en fonction. À cela s’ajoutent l’empressement des autres formations politiques présentes à l’Assemblée nationale à braquer les projecteurs sur PKP et leur insistance à vouloir tenir un débat sur l’indépendance des médias.

Si le chef péquiste intérimaire se montre publiquement agacé, on fait peu de cas en coulisse de toutes les critiques dont fait l’objet le favori à la succession de Pauline Marois. En fait, plusieurs militants péquistes voient plutôt d’un bon œil toute l’attention – même négative – que l’on porte au député vedette de leur formation politique. Pour nombre d’entre eux, c’est le signe que PKP est le mieux placé pour devenir chef du PQ.

Il y a bien sûr cette idée, ouvertement exprimée dans les rangs péquistes, ou sinon, tacitement sous-entendue, que c’est la crainte qu’inspire Pierre Karl Péladeau qui incite ses adversaires à s’acharner sur lui. C’est là la meilleure démonstration, croit-on, qu’il doit être choisi chef.

À cela s’ajoute l’idée, voire l’espoir, que Pierre Karl Péladeau devienne une sorte de martyr ou de souffre-douleur, accablé pour son appui à la souveraineté du Québec. Plus PKP sera critiqué, plus on semblera s’acharner sur lui, plus ce dernier sera à même de poser en persécuté et d’engranger des appuis populaires, estime-t-on dans les rangs péquistes.

On fait aussi le pari qu’il vaut mieux épuiser immédiatement toutes les questions que peut susciter son éventuelle accession aux postes de chef de l’opposition officielle et de premier ministre. Dans la mesure où le débat aura été fait, on pense qu’il sera plus difficile pour les adversaires de PKP de susciter l’indignation sur ces sujets une fois qu’il aura, le cas échéant, accédé à de nouvelles fonctions.

En 2005, les péquistes avaient fait en quelque sorte le même pari : ils s’étaient imaginé que les révélations ayant entouré la consommation de cocaïne passée d’André Boisclair, en pleine course à la direction, l’immuniseraient contre des attaques sur ce sujet une fois qu’il serait devenu chef. Ils faisaient erreur. Dans les mois après son accession à la tête du PQ, André Boisclair avait été poursuivi par les mêmes allégations, Jean Charest ne se privant pas pour rappeler les « erreurs de jugement » et pour souligner le « manque de maturité » dont aurait fait preuve le chef péquiste.

Catégorie: Québec

Les droits et libertés, à la façon Philippe Couillard

par

 publié le 30 octobre 2014 à 10 h 03

Lorsqu’il est question des droits de la personne, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, aurait-il tendance à se montrer plus exigeant envers les autres qu’il ne l’est pour lui-même?

Au lendemain de la tragédie d’Ottawa, le chef libéral a envoyé un message à peine voilé au premier ministre Harper afin que cet événement ne soit pas le prélude à une dérive sécuritaire : « Ce qui m’affecte le plus [...] c’est les glissements potentiels autant sur le plan de la sécurité, que l’on veut absolument ferme et sans concession, mais pas aux dépens nécessairement bien sûr des libertés civiles qu’on a. »

Dans le dossier de la charte des valeurs, le premier ministre Couillard avait qualifié ce projet de loi d’attaque « frontale » contre les droits et libertés de tous les Québécois.

À propos de la loi spéciale adoptée par le gouvernement Charest lors de la crise étudiante et qui restreignait le droit de manifester, Philippe Couillard a évoqué, par la suite, son malaise à l’égard de lois qui paraissent limiter les droits fondamentaux.

Ces convictions apparemment très fermes semblent s’estomper lorsque le premier ministre et son gouvernement sont eux-mêmes confrontés à des situations délicates.

À preuve, en Chine, Philippe Couillard a admis que c’est avec une grande retenue qu’il a abordé la question des droits de la personne. On ignore en quels termes il a évoqué la situation des droits de la personne dans l’Empire du Milieu — alors que des révoltes démocratiques grondent à Hong Kong et Macao —, car il s’est contenté de le faire en privé.

Le premier ministre montre surtout qu’il est préoccupé par la recherche d’investissements et que, dans ce contexte, il a jugé malséant de revendiquer le respect des droits démocratiques élémentaires auprès de ses partenaires.

Il y a un autre exemple, encore plus frappant et qui est passé largement inaperçu, de l’intérêt relatif de Philippe Couillard pour les droits de la personne. La semaine dernière, son gouvernement a fait adopter le projet de loi 8 qui interdit la syndicalisation des travailleurs dans les petites fermes.

Selon la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec, ce projet de loi était discriminatoire à plus d’un titre. Et pour ces motifs, elle avait recommandé au gouvernement Couillard de le retirer.

Le ministre du Travail Sam Hamad y voit plutôt un juste équilibre entre le droit d’association des travailleurs et la protection des petites exploitations agricoles.

La Commission des droits de la personne rappelle pour sa part que l’aide à une industrie particulière ne devrait pas justifier une violation des droits reconnus par la charte.

Les députés du Parti libéral et de la Coalition avenir Québec ont voté pour le projet de loi, tandis que les élus du Parti québécois et de Québec solidaire s’y sont opposés.

Il est intéressant de noter que le premier ministre Couillard ne s’est pas présenté au Salon bleu au moment du vote, même s’il était à l’Assemblée nationale deux heures plus tôt et qu’il était toujours à Québec le lendemain matin.

Il est possible que Philippe Couillard ait préféré ne pas s’associer directement, par son vote personnel, à l’adoption de ce projet de loi potentiellement discriminatoire. Il demeure que c’est sous sa gouverne qu’il a été présenté, débattu et adopté. Une loi qui pourrait porter atteinte aux droits de ceux qui comptent assurément parmi les plus démunis, dont bon nombre de travailleurs immigrants qui n’ont pas le droit de vote.

Il serait utile de garder en mémoire cet épisode la prochaine fois que le premier ministre Couillard fera mention de l’ouverture et de la compassion dont sauraient prétendument faire preuve son parti et son gouvernement à l’endroit des personnes les plus vulnérables.

Et c’est aussi avec un grain de sel que pourront désormais être accueillies les professions de foi du premier ministre pour un respect rigoureux des droits de la personne et des libertés fondamentales.

Catégorie: Québec

Un an pour sceller ou inverser une tendance

par

 publié le 19 octobre 2014 à 10 h 59

À un an des prochaines élections, si notre sondage confirme l’avance des libéraux dans les intentions de vote, il révèle tout autant les défis et écueils qui attendent les chefs fédéraux au cours de la prochaine année.

Stephen Harper et l’usure du pouvoir

La rentrée parlementaire devait être l’occasion pour le premier ministre Harper de renverser la tendance et de redonner un nouveau souffle à son gouvernement. Le moins qu’on peut dire, c’est qu’il demeure loin, très loin du compte.

Si notre sondage Ekos réalisé conjointement avec iPolitics confirme l’avance des libéraux dans les intentions de vote, il illustre à quel point l’effritement des appuis envers le Parti conservateur est profond.

Peu importe sous quel angle on regarde les intentions de vote, les conservateurs sont en mauvaise position. Ils sont troisièmes auprès des électeurs de moins de 44 ans, troisièmes auprès de l’électorat féminin, ils sont loin derrière leurs adversaires sur bien des terrains qui leur ont offert la clé de leur majorité en 2011, soit en Colombie-Britannique, mais surtout en Ontario, et auprès de l’électorat issu de la classe immigrante et des communautés culturelles.

Et contrairement à leurs adversaires libéraux et néo-démocrates, les conservateurs ne peuvent miser sur la popularité de leur chef. Avec une cote de désapprobation de 63 %, Stephen Harper est de loin le chef le plus impopulaire de tous. Après près de neuf ans à la tête du pays, l’usure du pouvoir fait mal. La question se pose : est-il en train de récolter le fruit des tactiques ultra-partisanes qui avaient jusqu’à récemment si bien servi les intérêts électoraux du Parti conservateur.

Cela dit, il faut le souligner, Stephen Harper n’a jamais été personnellement particulièrement populaire, la marche vers la victoire a toujours reposé davantage sur une stratégie électorale quasi scientifique que sur une vague d’appui et un engouement populaire. Lors des élections passées, il était au diapason des priorités de Canadiens. Cette fois-ci, c’est loin d’être certain.

Alors que les stratèges conservateurs misent sur d’importantes baisses d’impôts, seuls 16 % des Canadiens y voient la meilleure façon d’utiliser les nouveaux surplus que s’apprête à engranger le fédéral. C’est là un chiffre qui surprend, d’autant plus que les enjeux fiscaux, comme les taxes et la dette, demeurent un enjeu prioritaire pour l’électorat canadien.

Comment renverser la tendance? Les conservateurs auront besoin de l’aide d’une conjoncture politique qui ramènerait à l’avant-plan du débat politique leurs thèmes de prédilection, l’ordre public, la sécurité nationale et la lutte contre le terrorisme. D’où leurs efforts sur ces deux fronts dans le contexte de la lutte contre la menace que pose ici le groupe armé État islamique. Mais pour l’instant du moins, ces thèmes sont loin derrière d’autres enjeux comme la santé, l’éducation, l’éthique, les écarts de richesse dans notre société.

Le défi des conservateurs, c’est finalement de lutter contre le désir de changement au sein de l’électorat et sur lequel met à profit le chef libéral Justin Trudeau.

Justin Trudeau et le test de crédibilité

Pour toutes les critiques qu’il s’est attirées au cours des dernières semaines pour sa position sur l’Irak, pour sa blague déplacée sur le sujet, pour toutes les critiques qu’il s’attire depuis des mois pour son manque de contenu, Justin Trudeau continue de trôner en tête des intentions de vote à l’échelle du pays. C’est parfois à se demander s’il ne détient pas un brevet pour une nouvelle sorte de téflon politique.

Les données du sondage, réalisé par Ekos pour le compte de Radio-Canada et iPolitics, suggèrent que pour l’instant du moins, « l’effet Irak » demeure bien difficile à évaluer. Est-ce là le genre d’enjeu qui prend plus de temps à s’implanter au sein de l’électorat? Peut-être. Les stratèges libéraux l’espèrent certainement. Justin Trudeau a beau conserver son avance, la glace demeure mince par endroit.

Depuis le mois d’août, son taux d’approbation a chuté de 3 % pour se porter à 46 %, alors qu’à l’inverse la proportion des Canadiens qui n’apprécient pas sa performance a augmenté pour se porter à 37 %. Ce sont certes là des chiffres qu’envierait le premier ministre Harper. Mais la réalité demeure que le chef libéral a encore du travail à faire pour dissiper les doutes qui subsistent au sein de l’électorat quant à son leadership et à sa capacité de gouverner le pays.

On peut dire que l’immense campagne de publicité des prochaines semaines, qui inondera les ondes et les différents magazines pour faire la promotion de ses mémoires politiques, tombe pile-poil. Le chef libéral espère ainsi consolider ses appuis, mais rejoindre surtout une tranche de l’électorat qui s’intéresse moins à la politique, ce 17 % qui n’a toujours pas d’opinion sur sa performance.

Avec ce livre intitulé Terrain d’entente, sur sa vie, ses souvenirs, Justin Trudeau espère jeter un éclairage très personnel sur les fondements de son engagement en politique. S’il refuse de dévoiler son programme, ses promesses, ses plans précis en vue de la prochaine campagne, il mise sur le fait que sa vision d’ensemble sur l’économie, les infrastructures, l’éducation, le rôle de l’État fédéral, le fédéralisme en 2015, sa façon de faire de la politique autrement, que ses prises de positions claires sur la marijuana, le Sénat, l’avortement, les pipelines, lui donnent les moyens de se définir et de définir son parti comme l’option anti-Harper.

Thomas Mulcair et le défi de s’imposer

Pour un parti qui aspire à prendre le pouvoir dans 12 mois, la côte est longue à remonter pour le NPD. Ce n’est pas pour rien que les néo-démocrates font le pari de dévoiler les plus gros éléments de leur plateforme électorale dès maintenant. Thomas Mulcair et ses troupes jouent le tout pour le tout. C’est que le NPD semble en moins mauvaise posture qu’il n’y paraît à première vue. Il est non seulement en bien meilleure posture qu’il ne l’était à un an des élections de 2011, mais sa marge de croissance demeure importante.

Pour commencer, il y a la popularité de Thomas Mulcair. Il a un taux d’approbation de 58 %. Les chiffres le confirment, plus les Canadiens le découvrent et le connaissent, plus ils l’apprécient. Sa performance solide en Chambre, tant au sujet du scandale du Sénat, que sur le front des dossiers épineux comme celui de l’Irak au cours des dernières semaines, a campé sa crédibilité auprès de l’électorat canadien.

Le problème, bien sûr, c’est que ce respect qu’il inspire comme chef de l’opposition ne veut pas dire que les Canadiens voient en lui un premier ministre potentiel. Surtout, cette cote d’appréciation ne s’est pas matérialisée par une hausse d’appui proportionnelle pour le parti qu’il dirige. Il est confronté au problème perpétuel du NPD, convaincre les Canadiens que son parti est capable de diriger le pays, convaincre  les Canadiens de mettre de côté leurs a priori.

Là où les néo-démocrates gardent espoir, c’est quand ils constatent que leur parti est le deuxième choix du plus grand nombre d’électeurs au pays. Selon l’analyse des sondeurs d’Ekos, 30 % des Canadiens placent le NPD au second rang dans l’échelle de leurs appuis, ce qui en fait le parti avec le plus important potentiel de croissance, certes. Mais dans cette joute électorale, être deuxième n’offre pas les clés du 24 Sussex. Le défi du NPD, c’est de créer les conditions pour changer cette dynamique.

Le NPD préférerait certainement être en meilleure posture à un an des élections. Mais pour faire contre mauvaise fortune bon cœur, Thomas Mulcair et ses troupes semblent au moins escompter être en bonne position pour récupérer le vote anti-Harper si jamais les appuis du Parti libéral venaient à s’effriter.

Douze mois, c’est une éternité en politique. Justin Trudeau n’a pas fait ses preuves sous les projecteurs et la pression d’une campagne électorale nationale. Il a également montré qu’il n’est pas à l’abri de «s’auto-pelure-de-bananiser ». Qui sait si le jour ne viendra pas où les électeurs ne lui pardonneront pas un de ses faux pas. À un an des élections, c’est du moins ce qu’espèrent conservateurs et néo-démocrates.

Catégorie: Québec

Il y a Pierre Karl Péladeau et il y a… PKP

par

 publié le 4 octobre 2014 à 19 h 02

Jean-François Lisée connaît très bien les médias et les journalistes. Il savait pertinemment que ses déclarations sur Pierre Karl Péladeau, la veille de la Conférence nationale des présidents du Parti québécois, relanceraient le débat et que les journalistes multiplieraient les questions pour alimenter la controverse.

Ainsi, Jean-François Lisée croit que Pierre Karl Péladeau ne devrait pas être à la fois l’actionnaire de contrôle de Québecor et le chef du Parti québécois. Ce serait « une bombe à retardement » pour le Parti québécois qui se rendrait vulnérable face à ses adversaires, selon le député de Rosemont. Pierre Karl Péladeau a aussitôt réagi sur Facebook et a refusé d’envisager de se départir de ses actions.

Jean-François Lisée adopte une stratégie différente des autres candidats potentiels en montant au filet. Le sondage Léger Marketing qui ne lui accordait que 2 % d’appuis l’a peut-être convaincu de passer à l’offensive. Pourtant, aucun des autres candidats n’a fait mieux que 7 %, sinon, bien sûr, Pierre Karl Péladeau. Ce dernier a décroché un stratosphérique 53 %, avant même d’avoir re-levé le poing.

Est-ce à dire que Jean-François Lisée joue le tout pour le tout? Tandis que les Drainville, Ouellet, Marceau et Cloutier miseraient à la fois sur la direction du parti et, en cas de défaite, sur l’espoir de se rendre indispensable auprès du nouveau chef?

Ces stratégies et ces manoeuvres semblent vouées à se heurter à une implacable réalité : le candidat Pierre Karl Péladeau jouit d’une telle avance qu’il n’y a qu’une seule personne qui peut le mener à sa perte et cette personne, c’est… PKP. Son manque d’expérience politique, son tempérament que l’on dit bouillant, son ancienne vie de patron de presse qui multipliait les lock-out et ses propos parfois imprécis pourraient contribuer à sa chute.

C’est ce que ses adversaires peuvent espérer de mieux.

Sinon, aux yeux des militants du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau possède d’extraordinaires qualités. Homme d’affaires prospère, souverainiste et nationaliste économique, fils d’un homme d’affaires prospère, souverainiste et aimé de tous, il est aussi un des artisans du monde du spectacle québécois, auquel il s’intègre avec l’appui de sa femme qui est une vedette du petit écran. Pierre Karl Péladeau est également un mécène très actif pour la culture québécoise.

Le fait qu’il soit l’actionnaire de contrôle de Québecor est en général jugé comme un atout par bien des militants de la base du PQ, qui voit finalement en lui le seul qui puisse à la fois vaincre les libéraux de Philippe Couillard et mener le Québec aux Nations unies. Qui dit mieux?

Il fallait voir l’accueil chaleureux et empressé que les militants lui ont réservé à Sherbrooke samedi. Il est intéressant de lire les commentaires des citoyens sur ses entrées Facebook. Ils sont tout simplement dithyrambiques. Il est fascinant aussi de voir la crainte qu’il provoque chez ses adversaires libéraux, caquistes et solidaires, qui jugent bon de réagir à ses rares interventions.

Bien sûr, Pierre Karl Péladeau peut perdre. Mais s’il perd, ce sera essentiellement de sa faute. Ce n’est pas Pierre Karl Péladeau et les autres, non, c’est plutôt Pierre Karl Péladeau et… PKP. Les autres, les Cloutier, Drainville, Lisée, Marceau, Ouellet, ne compteront véritablement que si PKP trébuche ET tombe dans un précipice.

Rappelons-nous qu’un grave accident de vélo n’aura pas suffi à le faire vaciller. Au contraire, l’homme est revenu le plus rapidement possible à l’Assemblée nationale. Il a ainsi envoyé un message parfaitement clair aux autres aspirants-chefs. Il sera de la course quoiqu’il arrive, à n’en pas douter.

Et il est désormais évident que cette course à la direction du Parti québécois est bel et bien lancée.

Catégorie: Québec