Archives du collaborateur Sébastien Bovet


À propos de Sébastien Bovet

Sébastien Bovet travaille à Radio-Canada depuis 1994. Il est d’abord journaliste à la radio, puis reporter à la télévision. En 1998, il est nommé chef d’antenne du bulletin Québec ce soir, poste qu’il occupe pendant six ans. En 2005, il devient correspondant parlementaire à Québec. Depuis juin 2012, il est chef de bureau et analyste, toujours à l’Assemblée nationale.

Allô la police?

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 publié le 26 mars 2014 à 10 h 05

Il ne manquait plus que la police dans cette campagne électorale 2014. Elle y est entrée par une petite porte : un communiqué du Parti québécois publié à 18 h 15 mardi soir.

La première réflexion est générale : c’est triste que les policiers s’intéressent au financement des partis politiques. Triste, mais pas surprenant. Plus rien ne nous surprend depuis quelques années.

Le Parti québécois parle d’une rencontre informelle des policiers avec le directeur général et le directeur des finances, sur la structure de financement du parti. Nos sources policières nous disent que les enquêteurs de l’UPAC ne prennent pas rendez-vous pour boire le thé. Que leurs démarches ne sont pas « pédagogiques ». Qu’ils cherchent des informations.

Il y a une certitude : le PQ ne souhaitait pas que l’information sorte en pleine campagne électorale. Il a été forcé de le faire parce qu’un média avait été mis au courant.

Il y a le PQ, mais il y a aussi le PLQ.

Les policiers ont fait des perquisitions au PLQ. Une enquête en bonne et due forme est en cours. Tout ça avait commencé par des questions sur la structure du financement…

Dans les deux cas, personne n’est accusé, personne n’est coupable, mais notre innocence s’envole.

Et ce qu’on veut, c’est que nos politiciens prennent leurs responsabilités, assument le cas échéant les erreurs du passé et s’assurent que plus jamais il n’y aura de la magouille dans le financement des partis politiques.

Je rêve, je sais…

Catégorie: Élections Québec 2014, Québec

Aux premières loges

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 publié le 21 mars 2014 à 19 h 48

L’amateur de hockey rêve d’avoir une place à la hauteur de la glace.

L’amateur de musique rêve d’une place au milieu de la salle.

L’amateur d’automobiles rêve d’être au volant d’une Ferrari.

Moi, je rêvais d’animer un débat des chefs. Je l’ai fait et je peux vous dire que c’était mieux que ce que j’avais imaginé.

La tension du début, les regards qui s’échangent, les amabilités polies qui se disent.

Puis, le débat commence, les gants sont jetés, les regards sont accusateurs, les mots atteignent leur cible, le ton est respectueux, mais on se dit qu’on n’invitera pas les chefs à la bière après.

J’ai vu plusieurs débats à la télé. La caméra nous en montre beaucoup. Mais ce qu’elle ne peut pas nous montrer est tout aussi intéressant : les réactions outrées, les mimiques, les sourires, les « babounes ». Les chefs sont passionnés.

Pendant deux heures, ils argumentent. C’est une épreuve intellectuelle, mais physique aussi, aucun d’eux ne s’est assis pendant le débat.

Pendant les remarques finales de François Legault, Pauline Marois laisse tomber accidentellement une pile de cartons. Un soubresaut s’entend dans la voix de M. Legault, mais il continue, concentré sur le message à livrer. Le débat est terminé. Sur les images de fermeture, Pauline Marois fait comme n’importe qui aurait fait, elle se penche pour ramasser ses cartons…

La campagne continue.

Catégorie: Élections Québec 2014, Québec

Vous connaissez les farces du genre « Ça prend combien de cols bleus pour réparer un nid-de-poule? » ou « Ça prend combien de psychologues pour changer une ampoule? »

Pour cette élection 2014, je vous en propose une autre : « Combien de couleuvres un politicien peut-il avaler? »

Je sais que le collègue Vincent Marissal, de La Presse, a déjà abordé ce thème, mais je dois avouer que l’envie pour moi d’en traiter était tout simplement trop forte.

Parce que cette année, la liste des avaleurs de couleuvres s’allonge! Dans l’ordre alphabétique, en voici quelques-uns :

- Gaétan Barrette (PLQ) : En 2012, il se présentait pour la CAQ. À l’époque, les pires gestionnaires du réseau de la santé étaient les libéraux. Il n’y a pas un qualificatif négatif qu’il n’a pas utilisé pour en parler. Aujourd’hui, le PLQ est le seul qui peut régler tous les problèmes du réseau!

- Yves Bolduc (PLQ) : M. Bolduc a essuyé les attaques percutantes, presque vicieuses, de Gaétan Barrette en 2012. Aujourd’hui, il tourne la page, efface ces affrontements de sa mémoire, pour accueillir celui qui aspire à prendre sa place dans un éventuel gouvernement Couillard!

- Alexis Deschênes (PQ) : Il a quitté le réseau TVA en dénonçant à mots couverts la diminution de son indépendance journalistique. Aujourd’hui, celui qui était à la tête de son réseau de télévision veut devenir député du même parti. Aujourd’hui, il se réjouit du saut en politique de son ancien patron!

- Pierre Duchesne (PQ) : À l’époque où M. Duchesne était président de la Tribune de la presse parlementaire, il s’est battu bec et ongles contre les dirigeants de Québecor qui voulaient que des journalistes (« scabs » est l’expression qu’il utilisait) soient accrédités à l’Assemblée nationale. Il n’aurait pas fallu que quelqu’un s’avise d’inviter MM. Péladeau et Duchesne au même repas. Aujourd’hui, ils font campagne pour le même parti!

- Jean-François Lisée (PQ) : À cette même époque, celle du lock-out au Journal de Montréal, M. Lisée s’inquiétait publiquement de l’indépendance des salles de nouvelles de Québecor Média. Aujourd’hui, il justifie la candidature de M. Péladeau en disant que depuis qu’il a été nommé au conseil d’administration d’Hydro-Québec, jamais les médias de Québecor n’ont été aussi durs et critiques à l’endroit de la société d’État!

Je sais qu’on peut changer, je sais qu’on évolue, mais disons que ces couleuvres ont un petit arrière-goût qui alimentera probablement le cynisme…

Catégorie: Québec

L’effet PKP

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 publié le 10 mars 2014 à 19 h 08

Tremblement de terre, tsunami, bombe, cherchez Pierre Karl Péladeau dans le dictionnaire et je ne serais pas surpris que vous trouviez ces mots associés à son nom.

Je blague. Mais une chose est sûre, le monde politique a été secoué par sa candidature. Depuis deux jours, on ne parle que de ça, on ne parle que de « PKP ».

« L’effet PKP » se fera sentir à  court et long terme.

Court terme :

- l’acte de foi : Pauline Marois demande à ses militants de gauche, prosyndicat, de faire un acte de foi. Avec M. Péladeau, la souveraineté se rapproche. Il donne un élan vers le but ultime. Mais il faut avoir un gouvernement majoritaire. Mettez de côté certains principes pour la « cause »;

- la séduction de la CAQ : Pierre Karl Péladeau est au centre droit, il n’a pas les syndicats en odeur de sainteté. L’électorat de la CAQ pourrait être séduit;

- le PLQ sur la défensive : le Parti libéral aime dire qu’il est le parti de l’économie. En recrutant M. Péladeau, un homme d’affaires respecté et aguerri, le PQ marque des points sur cette question.

Long terme :

- la souveraineté : c’est le but ultime du PQ, sa raison d’être. Pierre Karl Péladeau parle beaucoup de souveraineté, il le fait le poing en l’air, avec passion;

- le dauphin : Pauline Marois est la chef incontestée du Parti québécois. Elle est la dame de béton, celle qui a écouté son caucus et éliminé à force de persuasion un vent de mécontentement il y a trois ans. Mais elle aura 65 ans dans deux semaines. C’est jeune et elle a plus d’énergie que moi, mais des militants du PQ pensent sûrement que M. Péladeau fera un dauphin de choix.

Varia :

- la cible : la première vraie journée de campagne de M. Péladeau n’a probablement pas été celle souhaitée par le PQ. Les nombreuses questions sur ses actions dans Québecor inc., son influence dans les médias québécois et les possibles conflits d’intérêts qui se présenteraient s’il était ministre ont écarté Pauline Marois de son plan de match. Il ne faudrait pas que « PKP » devienne une distraction négative;

- la souveraineté (bis) : autant la présence de M. Péladeau pourrait stimuler les militants souverainistes parce qu’il en parle beaucoup et semble vouloir la faire relativement rapidement, autant des électeurs qui souscrivent aux politiques du PQ (charte, vision économique, programmes sociaux, etc.) mais qui ont peur d’un référendum pourraient se réfugier ailleurs.

Une chose est sûre, on n’a pas fini de sentir les répliques du tremblement de terre…

Catégorie: Québec

Bienvenue au buffet de la CAQ

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 publié le 6 mars 2014 à 13 h 40

« Entrez, entrez! Le buffet est servi. Ne vous gênez pas, vous avez 19 plats à vous partager. Servez-vous! »

Le restaurant s’appelle Buffet de la CAQ. Il y a un an et demi, 1,2 million de clients étaient venus essayer le buffet. Aujourd’hui, les deux clients les plus assidus s’appellent Parti québécois et Parti libéral.

J’utilise cette allégorie simplement pour vous illustrer l’enjeu « territorial » de cette campagne électorale. Quand on parle aux stratèges péquistes et libéraux, quand on leur demande où ils pensent faire des gains le 7 avril, ils répondent invariablement que ce sera dans les 19 circonscriptions gagnées par la CAQ en 2012.

Ils laissent entendre qu’à peine deux ou trois caquistes survivront.

Je ne sais pas ce qui va se passer le 7 avril. Je sais par contre que le PQ et le PLQ mettront tous les efforts pour faire basculer les circonscriptions de la CAQ dans leur camp. Chacun cible sa région :

- le 450 pour le PQ

- Québec pour le PLQ

- le Centre-du-Québec, un peu des deux

Si vous habitez une circonscription caquiste, si vous êtes entre Québec et Montréal, dans la vallée du Saint-Laurent, ouvrez les yeux, vous verrez les autocars de chefs de parti.

Pauline Marois et Philippe Couillard seront en mission « À l’assaut de la CAQ! ».  François Legault, en mission « Résistons à l’attaque! »

On verra le 7 avril, s’il y a eu plusieurs « plats de résistance »…

Catégorie: Élections Québec 2014, Québec

Des élections, des enjeux

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 publié le 4 mars 2014 à 20 h 32

Quand vous vous lèverez, mercredi matin, le paysage de votre ville, de votre village aura changé. De drôles de décorations auront, comme par enchantement, poussé sur les poteaux. Vous y verrez des gens souriants, qui vous demanderont de voter pour eux.

En matinée, la première ministre Pauline Marois demandera au lieutenant-gouverneur de dissoudre le Parlement. Ce ne sera qu’une formalité. Malgré une loi prévoyant des élections à date fixe, on voit mal le représentant de la reine au Québec refuser.

Mais pourquoi doit-on avoir des élections?

Mme Marois parlera de blocage, de l’incapacité de son gouvernement d’agir, de faire adopter les politiques qu’il veut.

Nous, les analystes, nous décortiquerons ses raisons, nous jugerons qu’elles sont bonnes ou mauvaises. Ces questionnements dureront une journée ou deux, après on regardera en avant et on attendra de nos partis politiques qu’ils présentent des solutions aux problèmes de la province.

Quatre enjeux à surveiller :

1- l’économie : on attend de notre gouvernement qu’il stimule l’économie, qu’il crée de la richesse et des emplois. La gestion des finances publiques sera un enjeu important, même si nous nous sommes habitués aux déficits.

2- la santé : on peste contre les longues listes d’attente, les sales maladies qu’on peut attraper dans les hôpitaux. Mais comme pour les finances publiques, on se résigne. Au point où on ne croit plus vraiment les remèdes proposés par nos politiciens.

3- l’intégrité : ce sera la deuxième élection où on en parlera beaucoup. Qui lave plus blanc que blanc? Qui est le plus intègre? Qui défend le mieux les intérêts des Québécois que les intérêts de son parti?

4- l’identité : une nouvelle venue, avec la charte des valeurs. Faut-il interdire les signes religieux ostentatoires dans la fonction publique? Qui défend le mieux les «valeurs québécoises?» Quelles sont ces valeurs?

Ça va durer 33 jours, en espérant qu’au bout de l’exercice, nous aurons des réponses…

Et vous, pourquoi pensez-vous qu’on doive avoir des élections?

Catégorie: Québec

« M. X sera candidat dans telle circonscription. » « Mme Y dit oui à tel parti. » « Mme Z annonce qu’elle se retire de la vie politique. »

Les candidatures se multiplient plus vite que les lapins par les temps qui courent.

Mes amis, le Québec fait de la fièvre! De la fièvre électorale!

Ne vous en faites pas, nous allons nous soigner. Après tout, nous avons survécu à la dernière fièvre, celle de l’automne.

Rappelez-vous! Après un Conseil des ministres au milieu de nulle part, au lac Taureau, Pauline Marois annonçait qu’il n’y aurait pas d’élections. Certains d’entre nous étaient déçus, d’autres moins, comme moi, parce que j’avais parié un gros 2 $ que les élections seraient au printemps.

Mais, avec le recul, je pense qu’on aurait tous dû voir que, bien avant le Conseil des ministres du lac Taureau, le scénario électoral avait été écarté.

Je ne dis pas ça parce qu’un conseiller de la première ministre m’avait parié un verre de vin qu’il n’y aurait pas d’élections!

Je ne dis pas ça parce que je connais maintenant l’issue de ce Conseil des ministres.

Je dis ça parce que je me rappelle d’une mise en garde que m’avait faite un conseiller de Jean Charest il y a quelques années : « Quand l’armée se prépare, on voit de la poussière se lever. »

À bien y penser, l’automne dernier, il n’y avait pas beaucoup de poussière, il n’y avait pas les vrais signes avant-coureurs, contrairement à maintenant.

L’automne dernier, aucun parti n’a fait d’annonces de candidats vedettes.

L’automne dernier, aucun député n’a annoncé qu’il partait.

L’automne dernier, les grands réseaux ne négociaient pas la tenue des débats.

Bref, l’automne dernier, il n’y avait pas la même frénésie.

On dit que l’expérience ne s’achète pas. Je m’en souviendrai pour la prochaine fièvre électorale!

Mais euh, j’y pense… On a déjà trouvé le remède pour la fièvre électorale! Ça s’appelle les élections à date fixe! On l’appliquera la prochaine fois!

Catégorie: Québec

Mécanique électorale

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 publié le 14 février 2014 à 18 h 09

Tous les observateurs de la scène politique québécoise pensent que des élections auront lieu au printemps. Moi aussi! J’ai même parié deux gros dollars là-dessus.

Les indices s’accumulent : série d’annonces, d’investissements, dépôt d’un budget, etc.

On spécule sur la date du déclenchement des élections et sur la date du vote. En fin de compte, c’est la première ministre qui décidera quand les Québécois seront appelés aux urnes.

D’ici là, il est peut-être bon de rappeler la mécanique du déclenchement des élections, bref ce que la loi prévoit.
Une campagne électorale au Québec dure entre 33 et 39 jours.

En principe, des élections ont lieu à date fixe, le premier lundi du mois d’octobre, tous les quatre ans (article 129 de la loi électorale). Le lieutenant-gouverneur conserve toutefois le pouvoir de dissoudre la Chambre (et de déclencher des élections) s’il le juge nécessaire (par exemple, si le premier ministre n’a plus la confiance de la Chambre ou si l’opposition le renverse sur un vote de confiance).

Mais dans l’hypothèse d’un déclenchement prématuré (contexte dans lequel nous sommes) l’article 131 de la loi prévoit ceci : le scrutin a lieu le cinquième lundi qui suit la prise du décret, si le décret est pris un lundi, un mardi ou un mercredi, et le sixième lundi, si le décret est pris un autre jour.

C’est un peu technique, mais voici ce que cela veut dire…

  
Si le déclenchement est un jeudi, le scrutin a lieu 39 jours plus tard, le 6e lundi.
Si le déclenchement est un vendredi, le scrutin a lieu 38 jours plus tard, le 6e lundi.
Si le déclenchement est un samedi, le scrutin a lieu 37 jours plus tard, le 6e lundi.
Si le déclenchement est un dimanche, scrutin a lieu 36 jours plus tard, le 6e lundi.
Si le déclenchement est un lundi, le scrutin a lieu 35 jours plus tard, le 5e lundi.
Si le déclenchement est un mardi, le scrutin a lieu 34 jours plus tard, le 5e lundi.
Si le déclenchement est un mercredi, le scrutin a lieu 33 jours plus tard, le 5e lundi.

 

Les élections ont toujours lieu un lundi, sauf si cela tombe un jour férié. À ce moment, le vote a lieu le mardi.

Alors, à court terme, retenez trois dates pour une possible date d’élections : 31 mars, 7 avril ou 14 avril.

Et au risque d’en rajouter, mais pour faire plaisir aux amateurs de numérologie :

- il n’y a jamais eu d’élections générales au Québec un 31 mars ni un 7 avril;
- le 14 avril 2003, le PQ a perdu le pouvoir aux mains des libéraux;

- le naufrage du Titanic a commencé le 14 avril 1912.

Et vous? Votre 2 $, vous le pariez sur quelle date?

Catégorie: Québec

L’effet Parizeau

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 publié le 10 février 2014 à 18 h 56

Quand Jacques Parizeau intervient dans le débat public, tout le monde écoute.

Quand il «joue à la belle-mère politique», ceux qu’il vise (en général son ancien parti) respectent son opinion, mais s’en dissocient rapidement.

Quand il parle d’économie, là c’est différent. Il faut se lever très tôt pour critiquer son opinion et s’en dissocier.

Dans une entrevue accordée aux collègues du Journal de Montréal, l’ancien premier ministre porte un regard dur, mais probablement lucide sur l’économie québécoise. Elle a besoin d’un «remède de cheval». Et pour la première fois en 30 ans, M. Parizeau se dit inquiet pour la santé économique du Québec.

Je ne sais pas si M. Parizeau a raison.

Je sais par contre qu’il soulève des questions inquiétantes : notre productivité, notre économie en général et notre niveau de vie sont tous en déclin par rapport aux autres.

Je sais aussi autre chose. En une entrevue, en une lettre d’opinion, Jacques Parizeau fait ce que le PLQ et la CAQ s’évertuent à faire depuis des jours sinon des semaines : parler d’économie et en faire un enjeu de société important.

Combien de temps cette question restera-t-elle sur le radar? Sera-t-elle un enjeu de la prochaine campagne électorale?

On ne le sait pas. Les libéraux et les caquistes vont faire leur gros possible pour qu’on parle économie et le PQ fera son gros possible pour nous dire qu’il ne faut pas trop s’inquiéter.

En fait, tous les ministres des Finances depuis des lunes, qu’ils aient été libéraux ou péquistes, nous ont toujours dit qu’il ne fallait pas trop s’inquiéter.

Vous, qui croyez-vous?

Catégorie: Québec

Tous les jours, à 13 h 30, je participe avec mes collègues Simon Durivage et Denis Ferland à une chronique qui s’appelle « Sur les collines » à RDI.

On parle à bâtons rompus de politique, de ce qui se passe à Québec et à Ottawa. C’est décontracté.

Pour ajouter à l’ambiance, nos patrons nous demandent d’être au Parlement, dans les corridors ou dans le hall d’entrée, question d’être là où l’action se passe. C’est bien beau lorsqu’il y a des travaux à l’Assemblée. Les députés vont et viennent, on sent l’effervescence. Mais hors session, disons qu’à part les visites guidées pour les touristes, il n’y pas beaucoup d’action.

Si bien que j’ai été un peu surpris de voir le ministre Bernard Drainville faire une apparition « ostentatoire » sur la colline Parlementaire jeudi.

C’était sympathique et drôle et c’est juste pour vous faire sourire en peu.

Bonne fin de semaine!

Catégorie: Québec