Archives du collaborateur Sébastien Bovet


À propos de Sébastien Bovet

Sébastien Bovet travaille à Radio-Canada depuis 1994. Il est d’abord journaliste à la radio, puis reporter à la télévision. En 1998, il est nommé chef d’antenne du bulletin Québec ce soir, poste qu’il occupe pendant six ans. En 2005, il devient correspondant parlementaire à Québec. Depuis juin 2012, il est chef de bureau et analyste, toujours à l’Assemblée nationale.

Les chiffres décortiqués

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 publié le 13 mai 2013 à 23 h 56

Tout bon politicien vous dira qu’il ne commente pas les sondages. Mais vous devez savoir que tout bon politicien dévore les sondages comme un amateur de hockey dévore les statistiques.

Alors, que comprendre du dernier Léger Marketing qui donne 35 % au PLQ, 27 % au PQ, 19 % à la CAQ, 11 % à QS et 4 % à ON?

En rafale :

- le PLQ progresse grâce à l’attention créée par l’élection de Philippe Couillard. Parlons d’une « lune de miel » parce que M. Couillard n’a encore rien proposé de concret pour renouveler le PLQ;

- le PQ baisse. Les difficiles décisions gouvernementales des dernières semaines font mal;

- le PQ maintient son avance chez les francophones (32 % PQ, 25 % PLQ, 22 % CAQ), ce qui empêcherait le PLQ de former un gouvernement majoritaire;

- Québec solidaire et Option nationale profitent du mécontentement à l’égard du PQ. Leur défi est de transformer ces intentions de vote en véritables votes aux prochaines élections;

- des électeurs délaissent la CAQ pour le PLQ. Y resteront-ils? On le saura quand Philippe Couillard proposera des choses.

Mais la grande conclusion de ce sondage est probablement qu’il n’y aura pas d’élections à court terme (d’ici la fin 2013) à moins d’un changement draconien.

Le PQ ne risquera pas le pouvoir avec de tels chiffres et la CAQ ne risquera pas de renverser le gouvernement pour affronter l’électorat avec moins de 20 % des intentions de vote.

Catégorie: Québec

Depuis des années, un « parfum de scandale » flottait sur Laval. On soupçonnait le maire Gilles Vaillancourt de tremper dans des affaires louches. Aujourd’hui, il est accusé de gangstérisme.

Il ne faut évidemment pas présumer de sa culpabilité, mais certains, dont Jacques Duchesneau, se demandent pourquoi, pendant si longtemps, les enquêtes policières et les vérifications du Directeur général des élections aboutissaient dans des culs-de-sac. On le saura peut-être pendant le procès.

Mais une chose est sûre, pendant que les gouvernements et les premiers ministres passaient à Québec, Gilles Vaillancourt se maintenait en poste. Serge Ménard, du PQ, et Vincent Auclair, du PLQ, affirment qu’il leur a offert de l’argent comptant pour leurs campagnes électorales. Si c’est vrai, cela montre que Gilles Vaillancourt jouait sur tous les fronts, qu’ils tentaient « d’amadouer » des politiciens, peu importe leur couleur. Était-ce là une partie du secret de son succès? Peut-être que le procès nous le dira.

Aujourd’hui, la classe politique doit se refaire une virginité. C’est dommage que pour un Gilles Vaillancourt ou un Richard Marcotte accusé, la probité des autres élus soit remise en question. Il ne faut évidemment pas mettre tout le monde dans le même panier, mais des événements comme ceux d’aujourd’hui ne font rien pour rehausser la crédibilité de la classe politique, déjà mise à mal.

Les membres du gouvernement ont beau nous répéter qu’on doit faire confiance à nos institutions, le doute est profond pour beaucoup d’entre vous.

La bonne nouvelle est peut-être que l’UPAC, la commission Charbonneau et les nouvelles lois pour lutter contre la corruption et la collusion font bouger les choses et donnent des résultats.

C’est peut-être la seule bonne nouvelle de cette journée…

Catégorie: Québec

Parlez-en à Lucien Bouchard, l’atteinte de l’équilibre budgétaire est un exercice douloureux. Essayez-le chez vous en coupant le cinéma, le restaurant, les vêtements, une partie de l’épicerie, les iPod, Playstation et autres gadgets. Vous m’en donnerez des nouvelles.

Un premier ministre aime beaucoup mieux se transformer en père Noël qu’en Grincheux. Est-ce que la phase « grincheuse » du gouvernement est terminée? Il semble que oui.

Pauline Marois a affirmé ces derniers jours qu’elle passe à une autre étape, une étape de développement, d’investissement et de création d’emplois. Elle a dit aux chefs syndicaux que la phase compression est terminée.

Il faut dire que Mme Marois a bien besoin de nouvelles positives.

Les « bonnes nouvelles » commencent lundi, avec un nouveau régime de redevances minières. Je mets des guillemets parce que ce qui vous sera présenté comme un pas en avant sera analysé comme un pas en arrière par l’opposition. En effet, les 400 millions de dollars de plus en redevances évoqués en campagne électorale ne seront probablement pas au rendez-vous.

Mardi, Mme Marois partira tôt de Québec, fera un arrêt à Chibougamau, pour des annonces sur le programme du « Nord pour tous », le Plan Nord version Parti québécois, avant de revenir juste à temps pour la période de questions à 14 h.

Ça fait beaucoup de kilomètres pour une annonce, preuve de plus qu’elle tient à passer à une autre étape…

 

Catégorie: Québec

La magouille

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 publié le 1 mai 2013 à 20 h 24

Le témoignage de Gilles Cloutier, l’ancien des firmes Roche et Dessau, devant la commission Charbonneau, a l’effet d’une bombe dans le milieu politique.

Il n’y a qu’un mot pour résumer ses révélations, un mot sorti de la bouche de M. Cloutier lui-même : magouille.

Il affirme qu’un proche de Guy Chevrette lui a demandé 100 000 $, pour lui et pour l’ex-ministre péquiste, après une présumée « intervention » pour inclure Roche dans un contrat routier et écarter un concurrent.

Il n’y a qu’une expression pour décrire ce qu’on entend : pot-de-vin. Pot-de-vin indirect, mais pot-de-vin quand même. Et pas à n’importe qui. Guy Chevrette était un membre important et influent du gouvernement.

Il faut quand même faire attention. On est devant une version, faite sous serment, certes, mais une seule version tout de même. Tout repose sur la crédibilité de Gilles Cloutier. À première vue, son témoignage semble crédible. Mais Guy Chevrette et son ami Gilles Beaulieu ont nié cette allégation il y a plusieurs mois.

Peu importe, à l’ère des réseaux sociaux et des chaînes d’information continue, le mal est fait. Le doute sur toute la classe politique est semé. Il l’était déjà, mais ces révélations ne font que le renforcer. Et elles ne feront qu’augmenter le cynisme envers les politiciens.

On comprend aussi que le travail de Gilles Cloutier se faisait parfois par des invitations à passer de petits séjours dans une maison de Charlevoix.  Après avoir demandé aux politiciens s’ils sont allés sur le bateau de Tony Accurso ou s’ils sont allés au 357c, on devra maintenant leur demander s’ils sont allés au chalet de Gilles Cloutier…

Au-delà des perceptions, une chose est sûre : alors qu’on pensait Gilles Cloutier plus proche des libéraux, on s’aperçoit qu’il mangeait à tous les râteliers, péquistes ou libéraux, sans gêne, pour le « bien » des entreprises pour lesquelles il travaillait. Et ce « bien » était loin de correspondre au bien commun.

Catégorie: Québec

Chahut à l’Assemblée nationale

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 publié le 26 avril 2013 à 16 h 56

Si vous êtes déjà allé à l’Assemblée nationale à Québec, vous savez qu’on n’y entre pas comme dans un moulin. Les visiteurs sont accueillis par des constables spéciaux armés, des détecteurs de métal et des préposés qui s’assurent qu’ils sont là pour les bonnes raisons.

Une fois à l’intérieur, des constables spéciaux s’assurent que la quiétude des lieux est respectée.

Mais il arrive que cette quiétude soit perturbée. La dernière fois, c’était en 2009.

C’est de nouveau arrivé jeudi. Au beau milieu d’une commission parlementaire, des opposants à la réforme de l’aide sociale se sont manifestés. Ils ont été « escortés » hors des lieux, comme vous pouvez le voir sur cette vidéo.

Si l’envie vous prend de faire la même chose, sachez que vous n’irez probablement pas en prison, vous ne recevrez probablement pas d’amende, mais vous n’aurez plus jamais le droit de remettre les pieds à l’Assemblée nationale. C’est la règle, à moins de demander une révision de cette sanction.

Catégorie: Québec

Affaire Breton : de Tartuffe à Kafka

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 publié le 25 avril 2013 à 22 h 22

Les députés se plaignent souvent de la couverture que les médias font des travaux parlementaires. Leur principal reproche est que nous portons trop d’attention à la période des questions, un exercice qui est devenu un spectacle, une pièce de théâtre aux yeux de plusieurs.

Ils nous disent souvent qu’on devrait parler du travail remarquable qui se fait en commission parlementaire, où la partisanerie fait souvent place au travail constructif.

Et honnêtement, bien souvent, ils ont raison.

Sauf que, même en commission parlementaire, nos élus nous donnent parfois l’impression de jouer dans une pièce de théâtre.  La commission parlementaire sur les allégations d’ingérence de l’ancien ministre Daniel Breton au BAPE en est un exemple.

Qu’est-ce que le témoignage de M. Breton nous a appris? Rien… ou presque.

Il a nié avoir fait de l’ingérence. Même chose pour l’intimidation de membres du BAPE. Il n’a pas demandé les numéros de téléphone des commissaires. Il allait plutôt au BAPE pour dire qu’il voulait augmenter l’autonomie de l’organisme.

Il s’estime humilié, victime d’intimidation, de « bullying » de la part du Parti libéral. Il est désabusé, amer et frustré. Il parle de maccarthysme, de chasse aux sorcières. Il fait référence à la nature « kafkaïenne » de l’exercice.

Sur le fond, il y a de petites contradictions, de l’ordre de l’interprétation beaucoup plus que des faits, avec la version des membres du BAPE, mais rien pour faire de ces événements un « Bretongate ».

Alors, à quoi tout cela a-t-il servi?  Françoise David a comparé l’exercice à du Molière, Tartuffe plus précisément.

Alors, pourquoi cette commission? Pour de la politique partisane, de la vendetta, du théâtre, un acharnement sur un homme déchu?

Peut-être. En tout cas, on cherche toujours des réponses plus intelligentes…

Catégorie: Québec

Un jeune reporter à l’Assemblée nationale apprend rapidement que les motions passent, mais que les choses ne changent pas beaucoup. Les sujets sont souvent importants, mais les actions qui en découlent, inexistantes.

Alors, quel poids donner à la motion adoptée à l’unanimité, sur les circonstances entourant le rapatriement de la Constitution en 1982? Probablement pas beaucoup plus que les centaines de motions adoptées au fil des ans qui restent lettre morte. Sauf qu’il y a des moments dans l’histoire de l’Assemblée nationale qui méritent qu’on s’y arrête. Et cette motion a été l’un de ces moments.

Rappelons d’abord le libellé :

« Que l’Assemblée nationale demande au gouvernement du Canada qu’il donne accès à toute l’information contenue dans ses archives et réclame que toute la lumière soit faite sur les événements qui ont conduit à la proclamation de la Loi constitutionnelle de 1982. »

Sur le fond, personne ne pense que le gouvernement fédéral accédera à cette demande. La Cour suprême? Peut-être. Dans un rare commentaire sur l’actualité, elle a laissé entendre qu’elle était préoccupée par la question. Reste à voir à quel point elle est « préoccupée ».

Mais sur la forme, le moment était solennel. Pauline Marois est allée serrer la main de Jean-Marc Fournier du PLQ, de François Legault de la CAQ et d’Amir Khadir de Québec solidaire. C’est rare, c’est important.

Je vous concède que si on regarde cela d’un strict point de vue pragmatique, les informations sur la légitimité du processus de rapatriement ne changent rien à notre vie. Demain, vous irez au bureau, comme si de rien n’était. Demain, les plus démunis n’auront pas plus de beurre d’arachides sur leur pain.

Mais l’histoire d’une nation est faite d’événements importants, qu’il faut comprendre. J’appellerais cela le devoir de savoir, le devoir de comprendre, le devoir de vérité. L’histoire ne changera pas. En cherchant la vérité, le Québec ne sera pas plus signataire de la Constitution qu’il ne l’est aujourd’hui. Mais au moins, on saura, on comprendra.

Vous me direz, le Parti québécois veut se faire du bénéfice politique avec cette histoire! Oui, peut-être, mais ça, pour l’instant, c’est de la politique, pas de l’histoire.

Catégorie: Québec

Vache sacrée menacée?

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 publié le 15 avril 2013 à 19 h 40

Chaque campagne électorale, il y a des incontournables : « Qu’allez-vous faire pour désengorger les urgences? »; « Qu’allez-vous faire pour lutter contre le décrochage scolaire? »; « Les tarifs d’électricité seront-ils augmentés? » et « Allez-vous dégeler la contribution parentale quotidienne dans les garderies à 7 $? »

La dernière fois, le PLQ et la CAQ ont répondu oui à cette dernière question, le PQ, non. Nous ne sommes plus en campagne électorale (remarquez, on le sera peut être bientôt!), mais la question revient. Cette fois, c’est l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) qui relance le débat. Elle voudrait qu’on augmente le tarif à 8 $. La ministre responsable, Nicole Léger, répond non, pas pendant l’actuel mandat du gouvernement.

Comprenez que le PQ proposera probablement un dégel de la contribution pendant la prochaine campagne électorale. Il nous a trop souvent dit qu’on devait se serrer la ceinture pour ne pas suggérer une augmentation.

En 2002, la contribution quotidienne de 5 $ représentait 13 % du coût réel d’une place en garderie. En 2004, quand le gouvernement de Jean Charest a augmenté de 5 à 7 $ la contribution quotidienne, celle-ci représentait 22 % du coût réel. Aujourd’hui, toujours à 7 $, les parents paient 17 %. À première vue, une indexation du tarif ne représenterait pas un choc tarifaire.

Ce réseau de garderies subventionnées fait le bonheur des parents, il est aussi une certaine source de fierté, dans la mesure où le modèle fonctionne. Mais de toute évidence,  par souci d’équité, une augmentation du tarif quotidien semble inévitable…

Catégorie: Québec

Convergence souverainiste

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 publié le 8 avril 2013 à 20 h 52

Le principe est vieux comme le monde : l’union fait la force.

Les musiciens d’un orchestre jouent en harmonie, quand ils jouent « ensemble ». Une équipe de hockey gagne, quand elle joue ensemble.

Mais en politique, surtout dans le camp souverainiste (ou indépendantiste), le principe semble dur à appliquer.

Un parti est trop à droite, l’autre trop à gauche. Un parti est trop pressé, l’autre pas assez. Bref, les wagons ne s’accrochent pas ensemble.

Alors, pourquoi ne pas unir les forces, gagner les élections, tenir un référendum et faire la souveraineté? Comme dirait Bernard Landry : « La patrie avant le parti. L’indépendance n’est ni à droite ni à gauche, elle est en avant. »

Après tout, pour un souverainiste, l’indépendance du Québec est le projet d’une vie. C’est un peu comme quitter la maison familiale, à 18 ou 20 ans (30-35 ans dans certains cas, mais bon), voler de ses propres ailes, prendre ses décisions, s’affranchir, etc.

Cela paraît simple, mais dès qu’il est question d’unifier les forces souverainistes, tout le monde se dit d’accord, mais à ses conditions. Pour le PQ, c’est avec ce parti qu’il faut s’unir. Il n’en est pas question pour Québec solidaire qui ne fait pas de différence entre les politiques sociales du PQ et celles de la CAQ ou du PLQ. Une alliance ponctuelle de Québec solidaire semble plus probable avec Option nationale, mais rien ne permet de croire que cette alliance leur donnerait le pouvoir.

Alors, que se passe-t-il? On lance des appels au rassemblement et on lance des débats sémantiques (êtes-vous indépendantistes ou souverainistes?).

Pendant ce temps, il reste un noyau « dur » d’électeurs (entre 30 et 40 %) qui voteront toujours « oui » à un référendum sur la souveraineté, un noyau « dur » (plus près de 40 %) qui votera toujours « non » à un référendum.

Entre les deux, il y a entre 20 et 30 % d’électeurs qui observent la situation, attendent d’être convaincus par un camp ou l’autre.

Disons que pour l’instant, dans le camp souverainiste/indépendantiste, la cohésion reste à faire et ne semble pas envisageable de sitôt…

Catégorie: Québec

Voici la liste des chansons diffusées par le Parti libéral du Québec dimanche à Verdun en attendant les résultats du vote de la course à la direction. Un merci particulier au réalisateur de Radio-Canada Martin Roberge.

On présume qu’un peu après 14 h 42, quelqu’un s’est plaint que la musique n’était qu’anglophone!

13 h 30 : Close to me – M

13 h 32–13 h 42 : pièces musicales

13 h 42 : Lights – Elie Goulding

13 h 47 : Small talk (Four Ted Remix) – Ultraista

13 h 54 : Sometimes – Beach Fossils

13 h 57 – 14 h 02 : pièces musicales

14 h 02 : Float on – Modest Mouse

14 h 05 : Close to me – M

14 h 08 : Nova baby – The Black Keys

14 h 12 : Lights – Elie Goulding

14 h 15 : Help myself (Nous ne faisons que passer) – Gaétan Roussel

14 h 17 : Girl on fire (Inferno Version) – Alicia Keys avec la participation Nicki Minaj

14 h 22 : Umbrella – Rihanna, avec la participation de Jay-Z

14 h 26 : Sweat dream – Eurythmics

14 h 30 : I gotta feeling – Black Eyed Peas

14 h 35 : Levels (instrumental) – Avicii

14 h 38 : The time (Dirty Bit) – Black Eyed Peas

14 h 42 :  Ma chérie – DJ Antoine avec la participation de The Beat Shakers

14 h 45 : Je reviendrai – Pierre Lapointe

14 h 49 : Dégénérations – Mes aïeux

14 h 52 : Annonce des résultats

Catégorie: Québec