Billets publiés en août 2013

Dans les fuites à propos de la Charte des valeurs québécoises du ministre Bernard Drainville, il est question d’un droit de retrait pour les hôpitaux, les universités et les municipalités. Ces institutions pourraient donc se retirer de l’application d’au moins une partie de la charte, en soustrayant leurs employés de l’interdit sur le port de symboles religieux.

Les employés de la fonction publique ne pourraient y échapper, mais ceux d’autres institutions le pourraient. Ce serait, semble-t-il, une façon d’adoucir la rigueur de l’application de la charte.

Ces fuites n’ont jamais été démenties par le ministre Drainville ou par le gouvernement.

Ainsi, selon ses fuites, les valeurs québécoises s’appliqueraient rigoureusement à certains employés de l’État, mais pas à d’autres, qui sont tout de même rémunérés par les contribuables québécois.

Il n’est pas facile de comprendre cette logique. S’il est nécessaire d’imposer aux fonctionnaires (et aux enseignants?) les valeurs québécoises, dans le but d’affirmer la laïcité de l’État, comment se fait-il que cette exigence devienne facultative pour d’autres employés du secteur public?

La commission Bouchard-Taylor avait retenu l’argument que les personnes qui représentent l’autorité gouvernementale (juges, procureurs de la Couronne, policiers et agents de la paix) ne devraient pas afficher de symboles religieux.

L’État québécois montrerait un visage rigoureusement laïque d’un côté, mais ce ne serait pas nécessairement important lorsqu’il s’agit de professeurs d’université, de médecins, d’infirmières, de préposés aux soins ou de fonctionnaires municipaux. Un policier de la Sûreté du Québec ne pourrait pas porter de symboles religieux, alors que certains policiers municipaux (mais pas tous) pourraient le faire.

Est-ce que cette mesure permettrait vraiment d’adoucir la rigueur de cette charte des valeurs québécoises?

Est-ce que ça n’aurait pas plutôt pour effet de la rendre particulièrement illogique et, surtout, inéquitable?

Catégorie: Québec

Philippe Couillard, de Mont-Royal à Roberval

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 publié le 25 août 2013 à 13 h 19

Philippe Couillard a réalisé jeudi un coup fumant en annonçant sa candidature dans Roberval.

Les avantages de cette décision sautent aux yeux, alors que les risques paraissent minimes. Le chef libéral pourrait néanmoins se rendre compte juste un peu trop tard des inconvénients de son choix.

Philippe Couillard habite la circonscription de Roberval et il n’y a rien de tel pour un candidat que de tenir résidence dans son comté. Ça lui confère crédibilité et authenticité. Pour le chef d’un grand parti, l’avantage est encore plus net, surtout si la circonscription est située à l’extérieur de la grande région de Montréal. S’il le voulait, Philippe Couillard pourrait parvenir à en faire son fief pour le reste de sa carrière politique. L’actuel député péquiste Denis Trottier aura fort à faire pour conserver son siège. Cela n’a aucun lien avec ses qualités, il s’agit plutôt de celles de Philippe Couillard et de son titre.

Est-ce que cette incursion du chef du PLQ en région, en plein territoire péquiste, pourrait lui ouvrir la voie qui mène aux autres régions du Québec? C’est loin d’être sûr, mais il est clair que ça ne peut pas nuire.

Si le PLQ gagnait ne serait-ce qu’une partie de ces circonscriptions en région, Philippe Couillard pourrait commencer à planifier son déménagement dans l’édifice Honoré-Mercier.

Mais l’effet le plus évident de la décision de Philippe Couillard, c’est qu’il se tiendra à l’écart du Salon bleu de l’Assemblée nationale au moins jusqu’aux prochaines élections générales. De cette façon, il reste un peu au-dessus de la mêlée, à l’écart des disputes quotidiennes. D’autant, selon ce que j’entends dans l’entourage de Philippe Couillard, que l’on juge que les débats à l’Assemblée nationale ne sont pas au diapason avec les préoccupations des Québécois. Pourquoi alors s’y précipiter?

Le chef libéral en a encore pour quelques mois de travail intensif pour mettre son parti sur les rails, comme il le souhaite. Une transformation du Parti libéral qui aurait pu être parmi les plus importantes de son histoire, si les échéances électorales ne bousculaient pas l’exercice, qui exige davantage de recul.

Le communiqué de la première ministre Pauline Marois qui invitait M.Couillard à se présenter dans Viau soutient que la présence du chef du parti qui forme l’opposition officielle à l’Assemblée nationale est nécessaire, particulièrement dans un contexte de gouvernement minoritaire. L’argument est éminemment valable. Néanmoins, on comprend bien que la première ministre voulait surtout que son adversaire politique entre en scène au plus vite au Salon bleu, question de mettre son vernis à l’épreuve.

Philippe Couillard a rejeté d’emblée l’idée de se présenter dans la circonscription de Viau d’Emmanuel Dubourg. Et il a alors, encore une fois, évoqué la possibilité de se présenter dans Roberval.

Toutefois, les réponses évasives du député d’Outremont Raymond Bachand sur son avenir politique ont apparemment contraint Philippe Couillard à réagir encore plus rapidement.

Ne pas dire non deux fois

M. Couillard ne voulait certainement pas devoir refuser à nouveau de se porter candidat, cette fois dans Outremont, alors qu’il a déjà été député de Mont-Royal sur l’île de Montréal et de Jean-Talon à Québec. Un rappel de son attachement somme toute récent envers le Lac-Saint-Jean, ce qui affaiblit d’ailleurs sa position de ne pas prendre place derrière le pupitre qui l’attend au Salon bleu, face à la première ministre.

Puisque ce gouvernement est minoritaire, les partis politiques se préparent intensément à la tenue d’élections, probablement au printemps avec la présentation du prochain budget. Il pourrait donc y avoir des élections environ un an et demi après celles du 4 septembre 2012. Philippe Couillard tenterait alors de faire son entrée à l’Assemblée nationale.

Mais, si ça ne se passait pas ainsi?

Si, par exemple, les intentions de vote n’évoluaient pas beaucoup et que le Parti libéral demeurait autour de 40 %, François Legault et Pauline Marois n’auraient peut-être pas envie de provoquer des élections. Et, sans eux, Philippe Couillard pourrait devoir attendre plus longtemps qu’il ne le prévoit. Peut-être jusqu’à l’automne, voire davantage.

Ce scénario improbable n’est pas pour autant impossible et une absence prolongée de l’Assemblée nationale pourrait finalement être mal perçue par l’électorat. D’autant qu’en l’absence de Philippe Couillard, l’équipe parlementaire libérale demeure nécessairement associée à l’image de l’ancien chef Jean Charest.

Et, pendant tout ce temps, Philippe Couillard se priverait de l’occasion d’aiguiser ses talents, en ne participant pas aux débats avec ses adversaires au Salon bleu. Bien que M. Couillard possède une convenable expérience parlementaire, la fonction de ministre de la Santé n’a rien à voir avec celle de chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale et, moins encore, avec celle de premier ministre.

Catégorie: Québec

De la transparence à la mari

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 publié le 22 août 2013 à 14 h 46

À quand le jour où Justin Trudeau n’aura plus de secrets?

En tout cas, les Canadiens ont eu droit à une nouvelle confession, gracieuseté d’une entrevue accordée au Huffington Post, sur sa consommation de marijuana.

En effet, non seulement le nouvel apôtre de la légalisation a-t-il déjà consommé de la mari, mais il a fumé sa part d’un joint lors d’une fête entre amis dans son jardin, à une époque où il était déjà député fédéral.

Sans surprise, ce nouvel aveu soulève son lot d’attaques. Le premier ministre Harper soutient que « ses actions parlent pour elles-mêmes ». Son ministre de la Justice, Peter Mackay, a quant à lui affirmé qu’« en bafouant les lois du Canada tout en étant un élu, Justin Trudeau a démontré qu’il sert de mauvais exemple pour tous les Canadiens, particulièrement les jeunes. Il n’est pas le genre de chef dont le pays a besoin ».

Sa sortie révèle aussi un certain manque de cohérence avec ses débuts en politique. Il se prononçait contre la décriminalisation de la marijuana sur la place publique, tout en se permettant une « p’tite puff » en privé.

Mais il ne faut pas se leurrer. Les stratèges libéraux sont fort probablement très contents que cette histoire fasse les manchettes aujourd’hui. Une entrevue de 20 minutes exclusivement sur la marijuana, ça ne s’improvise pas. Le risque était minutieusement calculé. Il s’inscrit dans sa grande campagne de candeur et de transparence.

Il y a eu le dévoilement de sa fortune personnelle à l’Ottawa Citizen en février dernier : son héritage de 1,2 million de dollars, ses placements immobiliers, ses revenus comme conférencier et j’en passe. Puis, il y a eu cette promesse pour lui, ses députés et sénateurs de laver plus blanc que blanc et dévoiler toutes leurs dépenses en ligne.

C’est donc dans cette optique qu’il faut analyser ces dernières révélations sur sa consommation de pot.

Lui qui a fait le pari de prôner la légalisation de la marijuana — parce que, dit-il, les politiques actuelles sont un échec, parce que, selon lui, c’est par la taxation et la régulation qu’on pourra éloigner cette drogue de nos enfants et des cours d’école — a donc choisi d’aller au-devant des coups.

En dévoilant les détails de ses propres incartades, il espère certes se prémunir contre des attaques futures. Mais Justin Trudeau espère surtout bonifier son image de politicien authentique et candide pour s’attirer la sympathie d’un électorat qui en a marre de l’hypocrisie et de la langue de bois.

Quant à ceux que ces aveux indignent, le calcul, c’est que, de toute façon, ils ne voteront jamais Trudeau.

Une question demeure : jusqu’où ira Justin Trudeau? Réussira-t-il à s’approprier l’étiquette de la transparence, qui était à ce jour la marque de commerce de ses adversaires conservateurs?

Catégorie: Ottawa

La diffusion d’informations par le Journal de Montréal sur les intentions du gouvernement concernant la charte des valeurs québécoises fait beaucoup réagir.

L’idée d’interdire les signes religieux dans la fonction publique, les tribunaux, les écoles, les garderies publiques et les hôpitaux n’est pas nouvelle. En fait, c’est une promesse électorale de Pauline Marois. L’hypothèse qui a trouvé écho dans les médias vient préciser les intentions du gouvernement.

Il faut saluer la volonté du gouvernement de s’attaquer à l’encadrement des accommodements religieux ou raisonnables. Depuis le rapport de la commission Bouchard-Taylor, rien n’a été fait. Le gouvernement libéral a déposé un timide projet de loi qui est mort au feuilleton. Avec comme conséquence que les administrateurs publics sont démunis quand des cas se présentent.

Maintenant, c’est à vous de décider si vous êtes pour ou contre la proposition du gouvernement.

Au-delà des considérations identitaires, il faut s’arrêter à la stratégie politique.

La fuite d’informations sert le Parti québécois. Il s’agit probablement d’un « ballon d’essai » politique sur l’opinion publique.

L’hypothèse est la suivante : il est probable que quelqu’un au gouvernement (peut-être la première ministre elle-même), bien au fait des propositions de la charte, ressent un certain malaise.

En laissant couler l’information, sans la démentir ou la confirmer, cette personne provoque le débat, quitte à ajuster le tir avant l’annonce officielle. Si la réaction est forte, on dilue la proposition. Si la réaction est favorable, on se réconforte. C’est le test de l’opinion publique.

Sur la question identitaire, le gouvernement n’a pas réussi à faire lever la pâte avec la souveraineté et la langue. Il reste les valeurs québécoises. On se présente comme le champion de ces valeurs, ce qui politiquement est rentable. En testant la température de l’eau, le gouvernement saura s’il est dans la bonne direction.

La fuite atteint aussi un autre but : forcer les partis d’opposition à se commettre. Pour le PLQ et la CAQ, cela nécessitera des arbitrages.

PLQ

Le Parti libéral veut reconquérir les régions du Québec, où les valeurs québécoises sont importantes. Mais il doit aussi composer avec un électorat acquis dans les communautés culturelles. S’il adopte une position trop molle, il déplaira aux régions. S’il adopte une position trop ferme, ce sont les communautés culturelles qui seront mécontentes. C’est un pensez-y-bien pour Philippe Couillard.

CAQ 

La Coalition avenir Québec a une base militante adéquiste probablement en faveur de l’hypothèse gouvernementale. Mais François Legault semble plutôt préconiser l’approche « Bouchard-Taylor » d’interdire les signes religieux seulement pour les juges, les policiers et les gardiens de prison. Là aussi, un arbitrage délicat des opinions sera nécessaire.

Bref, au-delà de l’important débat sur les valeurs québécoises et leur encadrement, il y aussi une stratégie politique qui vise la mobilisation en vue des prochaines élections.

Catégorie: Québec

Tim Hudak félicite son nouveau député, Doug Holyday.

Tim Hudak félicite son nouveau député, Doug Holyday, vainqueur de l’élection partielle d’Etobicoke-Lakeshore, le 1er août 2013. Une première percée à Toronto en 15 ans pour le PC ontarien.

« Pour être chef de l’opposition, il faut avoir le dos large et une bonne carapace », disait plus tôt cette semaine le chef conservateur Tim Hudak. La carapace, c’est pour s’habituer aux critiques, mais aussi pour se protéger des couteaux. Et Tim Hudak vient d’en recevoir deux dans le dos. Son leadership est contesté par des militants du parti, mais aussi, par deux députés de son caucus.

L’élément déclencheur : les élections partielles du début août. Cinq sièges libéraux étaient en jeu. Les conservateurs n’en ont remporté qu’un (le NPD deux et les libéraux deux). Un résultat peu reluisant pour les conservateurs, surtout devant un gouvernement libéral minoritaire ébranlé par une série de scandales. Seule bonne nouvelle : une percée dans Toronto, une première victoire en 15 ans pour le Parti conservateur ontarien.

Mais cette victoire n’a pas réussi à calmer l’irritation des militants conservateurs. Une poignée de rebelles de la région de London, où le PC a perdu une lutte à trois au profit du NPD, demande la tête du chef. Ils vont exiger la tenue d’un vote de défiance au congrès annuel du parti, en septembre, à London. Pourtant, Tim Hudak a remporté haut la main un vote du genre (à presque 80%) il y a 18 mois. J’en parlais dans un blogue précédent.

Ce qui donne du poids à cette contestation : deux élus conservateurs appuient ce mouvement. Plutôt que de faire part de leur mécontentement au sein du caucus, ils ont décidé de laver leur linge sale en public. Le fait que ces deux députés soient d’anciens rivaux de Tim Hudak lors de la course à la direction retourne le fer dans la plaie.

Mais les relations difficiles dans le parti conservateur ne s’arrêtent pas là. Même le président du parti, Richard Ciano, semble vouloir miner l’autorité du chef. Quand Tim Hudak a demandé l’augmentation d’une marge de crédit pour préparer la machine électorale face aux libéraux minoritaires, Ciano et l’exécutif du parti ont refusé. C’est loin d’être une preuve de confiance. Petite parenthèse : Ciano faisait partie de l’équipe qui a fait élire Rob Ford à la mairie de Toronto. Son compagnon d’armes et partenaire d’affaires, Nick Kouvalis, demande ouvertement des changements à la garde rapprochée de Tim Hudak.

Bref, le manque de cohésion au sein de l’appareil conservateur n’a jamais été aussi visible depuis la rébellion contre leur chef précédent. John Tory a perdu l’élection et son siège de député en 2007. Au congrès suivant, il a obtenu la confiance d’à peine 67 % des militants, mais s’est accroché à son poste. Aucun membre conservateur n’a voulu démissionner pour lui offrir un siège dans une circonscription sûre. John Tory a finalement été forcé de démissionner après une défaite dans une partielle difficile, dans une circonscription hostile.

À l’époque, Nick Kouvalis menait une campagne publique pour détrôner John Tory. En coulisse, on disait que Tim Hudak tirait aussi les ficelles de cette rébellion parce qu’il voulait devenir calife à la place du calife. Maintenant, c’est à son tour de faire face à une mutinerie, organisée par d’anciens rivaux et des stratèges qui se sentent écartés des décisions du parti.

Ma prédiction : contrairement à John Tory, Tim Hudak va survivre à cette mini-tempête… du moins jusqu’à la prochaine élection générale. Pourquoi? Sous John Tory, le PC a perdu 3 % du vote populaire. Tim Hudak a gagné 4 % et 11 sièges. John Tory n’avait pas de siège de député à l’Assemblée, ce qui le rendait vulnérable. À l’inverse, le contexte politique protège Tim Hudak. Sous un gouvernement minoritaire, la grande majorité des conservateurs ne veut pas changer de chef, car le coup de départ d’une élection peut retentir à tout moment.

Catégorie: Ontario

Indemnité ou pas d’indemnité?

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 publié le 13 août 2013 à 15 h 30

Je vous avoue bien honnêtement que je suis embêté par la question des indemnités de départ.

Le député libéral Emmanuel Dubourg quitte son siège de Viau. Il veut devenir député fédéral. A-t-il droit à son indemnité de départ de 100 000 $? Il y a des pour et des contre.

POUR :

— Les règles de l’Assemblée nationale adoptées à l’unanimité prévoient que M. Dubourg a droit à son indemnité.

— Le but est de permettre aux députés démissionnaires de faire la transition entre la vie politique et la vie « ordinaire ». Par exemple, aux dernières nouvelles, l’ex-ministre Line Beauchamp était sans emploi, plus d’un an après sa démission.

— Pauline Marois, François Legault, Philippe Couillard et plusieurs autres ont eu droit à leur indemnité.

CONTRE :

— Emmanuel Dubourg ne quitte pas la politique pour retourner à la vie « ordinaire »,  il veut devenir député fédéral. S’il y arrive, son salaire de base sera d’environ 150 000 $, comparé aux 90 000 $ qu’il touchait à Québec.

— Il renie son contrat avec les Québécois. Il a été élu pour quatre ans (en théorie). S’il part avant, il ne doit pas avoir droit à son indemnité.

— Au-delà des règles actuelles, un député doit montrer l’exemple et ne pas « abuser » du système.

— Un projet de loi devant l’Assemblée prévoit que l’indemnité de départ des députés qui démissionnent avant terme, comme M. Dubourg, serait annulée.

Je vous le dis, je suis embêté…

D’abord, je pense qu’on ne peut pas juger les gens avec des règles qui ne sont pas encore adoptées. Légalement, M. Dubourg a droit à son indemnité.

En même temps, éthiquement, quand on sollicite un autre mandat public, qu’on a de bonnes chances de se faire élire, disons que la « transition » de M. Dubourg sera plutôt courte et pas très coûteuse.

Si on pose la question pour M. Dubourg, on devrait aussi la poser pour Mme Marois et M. Legault qui, selon notre compréhension, sont indépendants de fortune. Avaient-ils droit légalement à leur indemnité? Oui! Moralement? On peut se poser la question.

Une chose est sûre cependant : il ne faut plus que les députés eux-mêmes décident de leurs conditions de rémunération. Le principe d’un comité « indépendant » a d’ailleurs été accepté par les partis à l’Assemblée nationale. Ils ne peuvent plus être juges et partis.

Qui sait? Peut-être que le comité conclura que les députés ont droit à un meilleur salaire et à une meilleure allocation de transition!

Ce serait drôle ça, non?

Catégorie: Québec