Course à la direction du PLC : le facteur Twitter

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 publié le 22 février 2013 à 18 h 33

On commence à peine à comprendre l’importance des réseaux sociaux en politique. Que ce soit comme outil de communication ou de recrutement, Facebook, Twitter et tous les autres sont devenus des incontournables.

Pour les observateurs, ce sont aussi de redoutables outils pour mesurer la popularité d’un individu.

Depuis le début de la course à la direction du Parti libéral du Canada, plusieurs suivent de façon quotidienne les abonnés des fils Twitter des candidats. Voici ce que cela donne en ordre d’importance (en date du 22 février, 10 h 45) :

Justin Trudeau : 187 665

Marc Garneau : 11 556

Martha Hall Findlay : 7451

Joyce Murray : 4790

Deborah Coyne : 2061

George Takach : 1853

Martin Cauchon : 1427

David Bertschi : 1361

Karen McCrimmon : 250 + 712 = 962 (elle a deux comptes)

Si la course est devenue, comme le croient certains, un concours de popularité, le gagnant à l’heure actuelle est clair, et il a toute une longueur d’avance!

« Justin Trudeau a une énorme présence sur les réseaux sociaux, explique Mark Blevis, un consultant indépendant en réseaux sociaux et en nouveaux médias. Il n’a pas peur de se laisser aller et d’avoir un peu de plaisir avec ces outils. »

Mais surtout, M. Trudeau recrute sur Twitter depuis ses débuts en politiques. Cela explique ses 187 000 abonnés. « Vous devez bâtir votre réseau social avant d’en avoir besoin, pas après », lance M. Blevis.

Ce qui ne veut pas dire pour autant que les dés sont jetés. La présence d’un candidat sur les réseaux sociaux n’est qu’un aspect de la course.

Plusieurs des abonnés peuvent être des membres de la famille, des journalistes, des observateurs. Plus un candidat attire l’attention, plus il attire les abonnés… ce qui ne veut pas dire qu’il attire les votes. Toujours selon Mark Blevis, « l’importance du nombre d’abonnés sur Twitter est surfaite. Ce qui est primordial, c’est comment vous communiquez avec eux ».

Ceux qui suivent un candidat sur Twitter espèrent y trouver une fenêtre plus personnelle. S’il se limite aux messages trop sérieux ou confie la gestion de son compte a un employé de sa campagne, ses abonnés (les anglophones les appellent des « Tweeples », un croisement entre « Twitter » et « People ») perdent rapidement leur intérêt.

Le web n’en demeure pas moins un outil de communication exceptionnel en politique, qui est encore loin d’être exploité à son maximum. De quoi rassurer ceux qui traînent un peu au classement.

Par souci de transparence, et pour en rassurer certains peut-être, sachez que votre humble scribe n’enregistre pour l’instant que 1966 abonnés… @dthibeaultSRC pour ceux que cela intéresse!