L’indexation égale gel

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 publié le 11 février 2013 à 18 h 22

Les débats sémantiques sont courants en politique. À deux semaines du Sommet sur l’enseignement supérieur, en voici un autre.

Dans votre esprit, une indexation des droits de scolarité équivaut-elle à un gel ou à une augmentation?

Dans l’esprit de Pauline Marois, une indexation équivaut à un gel.

Son raisonnement est économique. Si le coût d’un service augmente avec l’inflation, le tarif de ce service doit augmenter de façon proportionnelle. Sinon, on paie moins que ce que le service coûte.

Mais pour la FEUQ, un gel est un gel, c’est-à-dire que le prix des droits de scolarité reste le même peu importe l’inflation, il reste donc « figé » dans le temps.

Je vous promets donc d’apporter non seulement une calculatrice, mais aussi un dictionnaire au Sommet sur l’enseignement supérieur!

Cela dit, la résolution des jeunes du PQ sur les droits de scolarité en fin de semaine, a fait couler beaucoup d’encre, mais que change-t-elle vraiment? La résolution demande de défendre le gel des droits de scolarité ou toute autre proposition permettant de diminuer l’endettement étudiant et de maintenir l’accessibilité aux études supérieures.

Si pour Pauline Marois, indexation égale gel, le gouvernement pourra présenter une proposition d’indexation au sommet et encadrer les frais afférents qui gonflent la facture globale des étudiants et augmentent leur endettement. Ça semble assez clair.

Ah oui, il faudra aussi parler un moment donné de qualité d’enseignement, de gouvernance, de gestion des universités, etc. Autre débat sémantique en vue?