Le Secrétariat des chasseurs… sous le radar!

par

 publié le 25 janvier 2013 à 20 h 37

Décidément, les gens du Secrétariat national d’approvisionnement en chasseurs sont des gens discrets. 15 h 06 et 15 h 37, vendredi, ce sont les heures de publication par la Tribune parlementaire des deux plus récents communiqués sur les prochaines étapes vers le choix du futur chasseur des Forces canadiennes.

Dans un cas, on annonce l’envoi de l’ébauche du questionnaire qui servira à évaluer les appareils existants ou à être développés aux cinq entreprises qui les fabriquent. On attendra leurs commentaires et on leur enverra la version finale du questionnaire afin qu’elles y répondent. Le tout est surveillé par le nouveau panel de quatre experts indépendants mis sur pied à la mi-décembre quand on a appuyé sur le bouton « reset » pour réinitialiser le programme.

Dans le cas de l’autre communiqué, qui annonce l’octroi du contrat à Samson & Associates pour examiner le processus d’achat avant et après juin 2012, c’est assez confus. Pour la somme de 161 950 $, la firme devra entre autres dire si les correctifs apportés après la publication du fameux rapport du vérificateur général sont appropriés.

Pas de quoi écrire à sa mère, n’empêche que la ministre Rona Ambrose, en plus de rappeler sans arrêt qu’aucune somme n’a été dépensée pour l’acquisition de chasseurs jusqu’à maintenant, nous a promis un processus plus ouvert et transparent. Le Secrétariat voudrait passer sous le radar qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Deux communiqués publiés le vendredi après 15 h, tandis que la lettre envoyée à l’industrie, aux cinq mêmes fabricants en fait, a été publiée le 27 décembre, en plein congé des Fêtes. Et c’est sans oublier que le dépôt de son rapport d’étape, le 12 décembre, avec la mise à jour des coûts à 45 milliards de dollars, a eu lieu le dernier jour de séance aux Communes, ce qui ne laissait plus d’occasion à l’opposition pour poser des questions, congé des Fêtes oblige.

On ne cache rien, enfin, on nous en assure, mais on n’est pas non plus dans la grande ouverture, la transparence. Un conseiller en information bien intentionné serait peut-être de mise. À moins que…