Des résolutions pour 2013

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 publié le 7 janvier 2013 à 13 h 39

Permettez-moi d’abord de vous souhaiter mes meilleurs voeux pour 2013!

L’arrivée d’une nouvelle année est évidemment le moment d’échanger des voeux, et c’est aussi le moment de prendre des résolutions et d’essayer de les tenir.

Je vous propose de jouer au jeu des résolutions que les partis politiques pourraient prendre en 2013, une année peut-être préélectorale (eh oui!).

PQ :

Un des moments forts de ce début d’année sera le sommet sur l’enseignement supérieur. La promesse de tenir le sommet a ramené les étudiants en classe après un printemps perturbé. Sauf que le gouvernement s’y présentera en ayant déjà joué plusieurs de ses cartes. Il propose l’indexation des droits de scolarité, il met en doute le sous-financement des universités et il demande une meilleure gestion de ces universités. Que restera-t-il à négocier?

Résolution : apprendre à marcher sur des oeufs, si nécessaire, après s’être mis dans le pétrin.

Un autre défi du Parti québécois sera de montrer qu’il peut être un bon gouvernement. Cet automne, il s’est attaqué avec succès à l’intégrité en adoptant plusieurs projets de loi. Les Québécois souhaitent une lutte plus serrée à la corruption et à la collusion, mais ce qu’ils souhaitent surtout c’est améliorer leur qualité de vie. Le gouvernement devra démontrer qu’il a une vision précise du développement économique.

Résolution : s’assurer que quand le gouvernement passe à l’action, il embraye en deuxième vitesse, pas sur le reculons.

PLQ :

Les premiers mois de 2013 seront monopolisés par la course à la direction du parti. Cette course n’a pas soulevé beaucoup de passions jusqu’à maintenant. Il faut dire que les trois candidats se sont concentrés sur les militants pendant les dernières semaines, un exercice qui n’attire pas les caméras. Mais les choses changeront dès dimanche avec le premier de cinq débats. Les libéraux ont bien besoin d’un chef. Leur chef intérimaire, Jean-Marc Fournier, hésite souvent à prendre des positions tranchées pour ne pas lier les mains du prochain chef. Le parti se trouve donc en position de faiblesse dans les débats parlementaires.

Résolution : choisir les bonnes mains pour tenir le nouveau volant du PLQ.

CAQ :

Avec 19 députés, la Coalition avenir Québec se trouve dans le rôle ingrat de deuxième parti d’opposition. Le temps de parole est réduit, mais somme toute, la CAQ a réussi à gagner de la crédibilité cet automne. Son défi est de préparer les prochaines élections en démontrant qu’elle représente le changement, qu’elle fera les choses autrement. Il faut qu’elle aille au-delà des mots, propose des changements concrets, réalisables. Cette démonstration reste à faire.

Résolution : passer du « on verra» au « on veut le voir pour le croire ».

Québec solidaire :

L’arrivée de Françoise David à l’Assemblée nationale a bousculé « l’ordre établi » à Québec solidaire. Avant, QS rimait avec Amir Khadir. Aujourd’hui, Québec solidaire se conjugue au pluriel. Et on constate que M. Khadir doit s’adapter. Au point d’ailleurs que certains se questionnent sur son avenir politique. Reste que Québec solidaire veut faire de la victoire de Mme David un tremplin pour faire élire d’autres députés. Pour ça, il faudra que le parti trouve sa place dans les débats.

Résolution : trouver le bon ton, la bonne stratégie pour préparer la prochaine élection et espérer faire élire d’autres députés.

Et vous, qu’en pensez-vous?