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Les déclarations de Thomas Mulcair sur l’impact de nos exportations de ressources naturelles, surtout énergétiques, sur le dollar et sur les conséquences néfastes pour les industries manufacturières des provinces de l’est (lire le Québec et l’Ontario) ont provoqué une petite tempête politique.

Les analystes et commentateurs se sont posé des questions sur l’exactitude de son discours, mais surtout sur les retombées politiques : M. Mulcair divise le pays, il courtise l’Ontario, etc. Les premiers ministres de l’ouest l’ont dénoncé, et Mulcair les a considérés comme les messagers de Stephen Harper. Bref, l’escalade politique habituelle. Les spécialistes, eux, se sont penchés sur la réelle dynamique économique régionale au pays.

Je vous signalais dans un blogue précédent que l’économiste Thomas Courchesne évoquait dans une étude le « mal hollandais » en question et l’article publié par M. Mulcair lui-même dans Option politique, revue de l’IRPP.

Or, pour ajouter au dossier et à votre réflexion, une autre étude du même Institut vient d’être publiée. Elle relativise l’impact du « mal hollandais », qui cause certainement des problèmes aux économies québécoise et ontarienne, mais qui est une cause parmi d’autres. À lire pour ceux que ça intéresse.

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L’inspiration de Thomas Mulcair?

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 publié le 14 mai 2012 à 15 h 19
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Les commentateurs ont utilisé abondamment d’encre et de la salive au cours de la dernière semaine pour évaluer politiquement la prise de position de Thomas Mulcair au sujet du « mal hollandais ». Ce mal, selon le chef du NPD, ferait en sorte que la poussée du dollar canadien, due à la forte demande pour les ressources, surtout énergétiques, de l’ouest du pays, soit la cause principale des problèmes du secteur manufacturier dans l’est. On pense évidemment surtout à l’Ontario et au Québec. Le recul du manufacturier entre autres a fait sauter l’Ontario par-dessus la clôture de la péréquation et en a fait une province bénéficiaire.

Diviseur, erroné, opportuniste, ignorant, pur tacticien, etc. Les analystes ont donné chacun leur note à la prestation de M. Mulcair, et deux premiers ministres de l’ouest, Brad Wall, de la Saskatchewan, et Christy Clark, de la Colombie-Britannique, ont tous les deux déploré que M. Mulcair place ainsi en opposition les intérêts économiques des deux grandes régions du pays.

Je vais leur laisser ce bout -là du travail pour vous inviter à aller voir un essai publié dans une certaine discrétion par l’Institut de recherche en politiques publiques par une éminence dans le domaine des politiques publiques au Canada, l’économiste Thomas Courchesne, de l’Université Queen’s.

Dans ce qu’il présente presque comme un testament académique, M. Courchesne dresse de son point de vue les jalons qui ont marqué les politiques publiques au Canada au cours des dernières décennies, le fédéralisme fiscal, l’ALENA, l’immigration, etc. Et évidemment, les ressources naturelles qui tiennent tant à cÅ“ur à M. Mulcair. M. Courchesne écrit à ce sujet qu’il faut une approche nationale et non régionale, et il explique le déclin économique de l’Ontario manufacturier en disant qu’« il est dû aux effets du « mal hollandais » [...] Le mal a frappé le Canada où le prix du pétrole a explosé de 20 $ le baril en 2002 à plus de 100 $ en 2008 [...] ce qui a clairement nui à la compétitivité canadienne (du secteur manufacturier exportateur) ».

Ça vous rappelle des manchettes récentes associées à M. Mulcair? Je n’ose pas me glisser près de la table de chevet du chef du NPD pour vérifier ses lectures, mais… L’IRPP date l’essai de M. Courchesne au 26 avril dernier, et M. Mulcair a fait son commentaire à mon collègue de CBC Evan Solomon le 5 mai. Avec une caution morale comme celle-là, M. Mulcair s’estime peut-être en bonne compagnie, lui qui en plus avait soulevé la question un mois plus tôt dans la revue Options politiques du même organisme… L’inspirateur inspiré, ou le contraire, peu importe.

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Vous avez peut-être vu que le ministre canadien de la Sécurité publique, Vic Toews, vient de servir une sérieuse mise en garde aux responsables provinciaux de la Loi sur les armes à feu par l’entremise de la GRC, responsable du programme canadien des armes à feu.

Dans sa lettre de mardi dernier au nouveau commissaire de la GRC, Bob Paulson, M. Toews l’avertit que « les contrôleurs des armes à feu dans les provinces tentent de récolter chez les vendeurs d’armes des données qu’ils ne sont plus autorisés à colliger après l’adoption du projet de loi C-19 (abolissant le registre des armes de chasse) ». Tout le monde n’est pas d’accord avec son interprétation de la portée de sa loi à ce sujet, en tout cas, pas le contrôleur ontarien.

Obéissant, le commissaire Paulson écrivait deux jours plus tard aux contrôleurs pour leur citer une vieille jurisprudence sur l’intention du législateur, etc., et qui concluait en relayant la directive du ministre et en demandant « de s’assurer que les conditions d’obtention de permis imposées dans les dossiers d’entreprise [...] ne facilitent pas la création de registres d’armes d’épaule dans leur territoire [...] ».

Bref, M. Toews ne veut pas de registres non centralisés chez les marchands qui collectent pourtant les données sur leurs clients et les armes qu’ils leur vendent depuis des années, bien avant le registre aboli.

Et pourtant, le même ministre Toews, en comité, le 15 novembre dernier, se servait justement des données collectées par les marchands pour rassurer un libéral qui s’inquiétait de la situation où une arme change de statut et devient prohibée. Comment retrouver les gens qui en possèdent une s’il n’y a plus de registre? Rassurant, M. Toews a répondu : « Les marchands gardent des dossiers de leurs ventes, et on peut avoir accès à ces dossiers au moyen d’un mandat et d’autres mesures appropriées. » Plus loin : « Ils conservent leurs propres dossiers pour diverses raisons, y compris la Loi sur l’impôt sur le revenu. »

OK, si je comprends bien, le ministre demande maintenant aux contrôleurs de ne plus exiger la conservation de ces données sur leurs clients, données qui, en novembre dernier, selon lui, auraient pu servir en certaines circonstances.

Explication? Au bureau du ministre Toews vendredi, deux appels sont restés sans réponse, dont un avec les questions qu’un journaliste ou un citoyen peut légitimement se poser devant ces déclarations en apparence contradictoires. Souvent, quand une attachée de presse ne répond pas, elle s’attend à ce que l’histoire meurt, faute de version d’un des deux côtés de la médaille. Désolé, pas cette fois!

N.B. Voici la réponse que j’ai finalement reçue lundi, 14 mai, à 16h04, aux appels placés le vendredi 11 mai, le premier vers 12h30… Donc après publication de ce bloque. A vous de juger…

« Notre gouvernement a tenu parole auprès des Canadiens et a agi rapidement pour mettre fin une fois pour toutes au registre des armes d’épaule coûteux et inefficace.  Nous n’appuierons pas la création d’un registre des armes d’épaule par une voie détournée, pas plus que les tentatives des contrôleurs des armes à feu provinciaux de recréer leurs propres registres.« 

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« Stephen Harper n’est pas un dictateur »

Cette affirmation ne vient ni d’un député néo-démocrate outré de voir les conservateurs imposer le bâillon sur l’immense projet de loi de mise en œuvre du budget, ni d’un militant écologiste inquiet de voir les limites que comptent imposer les conservateurs aux ONG environnementales.

Non.

L’affirmation vient d’Alissa Golob, porte-parole jeunesse de la Marche pour la vie. Avec des milliers d’autres, jeudi, elle a nettement l’intention de profiter d’une manifestation sur la colline du Parlement pour faire la preuve qu’elle ne se laissera pas distraire par l’interdit énoncé par Stephen Harper sur toute réouverture du débat sur l’avortement.

Cette Marche pour la vie annuelle n’est pas nouvelle. Elle en est à sa 15e édition et se veut le plus grand rassemblement pro-vie au pays.

Cette année, les organisateurs espèrent attirer plus de 20 000 personnes.

Ils sont plus mobilisés que jamais pour deux raisons.

Sans vouloir dévoiler le contenu des conversations privées qu’Allisa Golob et les militants du mouvement pro-vie ont eues avec de nombreux députés conservateurs, elle affirme que le caucus pro-vie encourage ses membres à poursuivre leur mobilisation, malgré la promesse de Stephen Harper de ne pas encourager ce débat.

Surtout, le mouvement pro-vie croit en quelque sorte avoir trouvé la clé pour convaincre la majorité des Canadiens qu’il est légitime de rouvrir le débat : le problème des avortements sélectifs, soit les femmes qui choisissent d’interrompre leur grossesse parce qu’elles sont enceintes d’une fille.

C’est un problème hautement documenté dans certains pays comme la Chine, l’Inde ou encore en Corée et au Vietnam. La crainte est que ces pratiques soient importées ici au Canada au sein de ces communautés. Un problème bien difficile à quantifier, mais auquel bien des médecins ont été confrontés, et que plusieurs chercheurs tentent de quantifier.

« Les avortements pour sélectionner le sexe de l’enfant sont la pire forme de discrimination, une discrimination qui tue », affirme le chercheur Steven Mosher, aujourd’hui militant pro-vie.

D’ailleurs, il n’y a pas que le mouvement pro-vie qui dénonce cet état de fait, un récent sondage d’Angus Reid révélait en janvier dernier que 60 % des Canadiens jugent qu’il devrait bel et bien y avoir des lois qui spécifient si une femme peut recourir à l’avortement simplement pour choisir le sexe du fÅ“tus. C’est sans compter le débat qui a cours dans la communauté médicale.

En janvier dernier, un éditorial de l’Association médicale canadienne proposait d’interdire la divulgation du sexe du fœtus au moment de l’échographie avant la trentième semaine pour empêcher les avortements sélectifs. Si cette solution est jugée simpliste tant par la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada que par le Collège des médecins, elle illustre bien le malaise éthique suscité par la pratique des avortements sélectifs.

De concert avec la motion du député Steven Woodworth sur la définition de l’être humain, la question des avortements sélectifs incarne le nouveau discours d’un mouvement pro-vie qui s’est modernisé et qui tente aujourd’hui de présenter son discours dans un cadre scientifique et éthique, plutôt que sur des bases strictement morales et religieuses.

C’est le nouveau visage d’un mouvement qui a bien l’intention de se faire entendre et de forcer à sa façon sinon une réouverture législative, du moins une reprise du débat sur le droit à l’avortement.

Catégorie : Ottawa

Sortie de crise?

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 publié le 6 mai 2012 à 19 h 19
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Les représentants des associations étudiantes auront de la difficulté à faire accepter cette entente à leurs membres parce qu’elle n’offre aucune garantie aux étudiants. Néanmoins, les étudiants auront mené leur lutte à sa limite. Et ils sont parvenus à contraindre l’opposition officielle à prendre fait et cause pour eux, même si on peut s’interroger sur la solidité de l’appui du PQ à leur cause.

Le gouvernement aura finalement cédé en négociant directement avec la CLASSE. Mais il aura réussi le tour de force de négocier avec toutes les associations étudiantes ET de maintenir intact, sur papier, la hausse des droits de scolarité.

Malgré leurs dénégations, les recteurs voient, à terme, la résolution du dossier reposer sur leurs épaules. La reddition de compte des universités est devenue la focalisation d’une convergence des intérêts du gouvernement libéral et des associations étudiantes. La désormais inconfortable position des recteurs ne fera pleurer personne, mais il faudra à la longue mesurer les effets de tout cela sur l’autonomie universitaire.

Le premier ministre Charest estime que son gouvernement a parfaitement assumé ses responsabilités dans ce conflit étudiant, qui s’est transformé en un conflit social. Il juge avoir tout fait pour engager le dialogue et parvenir à une entente avec ceux qui s’opposaient à sa politique sur les droits de scolarité.

Il est encore tôt pour évaluer les impacts de cette entente, mais votre idée est peut-être déjà faite. Je vous invite à la partager.

Catégorie : Québec

Des chanceux ces sénateurs!!!

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 publié le 4 mai 2012 à 14 h 55
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Pré-étude??? Les sénateurs auront l’immense privilège de pouvoir étudier en détail - enfin, plus en détail que leurs collègues de l’« autre endroit », les députés - le mégaprojet de loi budgétaire du gouvernement Harper.

 En fait, pour ce qui est du temps, ils sont soumis au même échéancier serré. Mais ils ont au moins la possibilité d’aller plus en profondeur dans le même temps, puisqu’ils pourront envoyer à cinq comités les différentes parties du projet C-38, 420 pages… selon les spécialités de ces comités. Ça veut dire concrètement que les sénateurs devraient effectuer un examen plus complet et plus approfondi.

 Cette démarche en parallèle avec l’examen aux Communes est présentée comme une concession par le gouvernement et comme une victoire, à l’arraché, par l’opposition libérale au Sénat contre la majorité conservatrice. Les libéraux évitent ainsi une motion d’attribution de temps comme celle adoptée hier qui limite la durée du débat en deuxième lecture aux Communes.

 Ça signifie donc que les sénateurs non élus auront l’occasion de mieux examiner un projet de loi aussi consistant que les députés élus…

 On justifie du côté du gouvernement le recours à la limitation du débat aux Communes par le fait qu’il s’agira là du plus long débat en deuxième lecture, tout projet de loi confondu, depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs en 2006, une faveur donc à l’opposition…

 Enfin, pour revenir à la pré-étude – une autre concession du point de vue du gouvernement – elle vise à assurer que le projet de loi sera emballé et ficelé avant l’ajournement d’été, mi-juin. Ça donnera de cinq à sept semaines d’examen pour 420 pages de réformes en environnement, immigration et sécurité de la vieillesse en plus des « autres mesures » touchant des domaines aussi divers que les libérations conditionnelles, le SCRS ou la procréation assistée…

 Monnaie relativement courante auparavant, la pré-étude par le Sénat était à toutes fins utiles disparue après l’ère Mulroney *, mais le gouvernement Harper y a eu recours à sept reprises depuis 2007, donc quatre fois pour les projets de mise en application du budget…

 *Les Libéraux l’ont utilisée une fois en 12 ans sous MM. Chrétien et Martin, pour faire adopter d’urgence le projet de loi antiterroriste dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001.

Catégorie : Ottawa

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L’aile québécoise du NPD n’a vraisemblablement pas encore compris qu’elle forme l’opposition officielle et, qu’en conséquence, elle doit montrer qu’elle est à la hauteur. Après un an au pouvoir, cette aile québécoise a encore beaucoup de difficulté à s’organiser. Des exemples? Octobre dernier, le 22. L’aile québécoise du NPD est réunie à Alma et reçoit la visite des six candidats (ils étaient six à l’époque) à la succession de Jack Layton… Un moment important direz-vous avec raison.

Pourtant, le NPD a oublié de prévenir les médias nationaux de la tenue de cet événement. Bien sûr, il y a eu une couverture régionale, mais il aurait pu avoir une couverture nationale, ce qui n’a pas été le cas. Le grand principe d’une erreur est d’apprendre et de ne pas la répéter.

Or, l’aile québécoise du NPD vient de récidiver. Ce n’est qu’hier que le parti a réalisé que les médias nationaux n’ont pas été prévenus de la tenue, en fin de semaine, du Conseil de la section Québec du NPD à Drummondville… 59 députés, un discours du chef. Les médias n’ont que 48 heures de préavis pour se préparer. Faudrait-il se plaindre au président du caucus québécois Guy Caron de cette absence de planification? Je pose la question au Parti…

Pardon? Guy Caron n’est plus président du caucus?  Depuis quand? Hier? C’est maintenant Robert Aubin? Ah bon!  Il y a nettement un manque de rigueur dans l’organisation du NPD au Québec!

Catégorie : Ottawa

Sortie de crise

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 publié le 4 mai 2012 à 14 h 13
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La 12e semaine de grève étudiante s’achève, le Conseil général du PLQ est sur le point de commencer. C’est le moment que le gouvernement choisit pour tenter de sortir de la crise.

Il convoque les quatre fédérations étudiantes (CLASSE, TaCEQ, FEUQ, FECQ), la Fédération des cégeps, les recteurs (CREPUQ) et les syndicats (CSN, FTQ, CSQ).

À l’ordre du jour : discuter de la reprise des cours.

On va discuter, va-t-on négocier? Comment une reprise des cours est-elle possible sans de nouveaux compromis sur les droits de scolarité? 

Depuis 12 semaines, FECQ et FEUQ parlent de gel, le gouvernement parle d’augmentation des droits de scolarité, où est le point de convergence?

Pourquoi le gouvernement a-t-il attendu 12 semaines?

Tant de questions, si peu de réponses… pour l’instant.

Catégorie : Québec

Une opposition sérieuse, structurée…

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 publié le 2 mai 2012 à 16 h 58
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 …et forte, disait le très responsable et toujours sobre Thomas Mulcair, mercredi matin, pour marquer le premier anniversaire de l’avènement de son parti comme opposition officielle aux Communes.

Au « commencement » du NPD, M. Mulcair oppose le « commencement de la fin » pour le gouvernement Harper, c’est la fin de l’opposition « docile » des libéraux qui a laissé passer tant de budgets conservateurs sous la minorité. On passe aux choses sérieuses, donc, et soyons « structurés ».

La pièce de résistance de cette session est certes le C-38, je vous disais hier de le retenir!!! Ce projet de loi omnibus met en application le budget, mais met aussi de l’avant des mesures qui toucheront l’immigration, les prisons, l’environnement, la navigation, les services secrets, etc.

Les questions du NPD en cette journée charnière, les deux dossiers prioritaires du jour, je vous les donne en mille : le retour au pays de Conrad Black et le possible deux poids deux mesures qu’il représente, et les heures supplémentaires payées aux chauffeurs de limousine des 37 ministres et ministres d’État. Ah bon… J’ai dû mal comprendre quelque part.

Je vous l’écris au cas où votre attention aurait été mobilisée par la nomination de Marc Bergevin comme DG du Canadien…

Catégorie : Ottawa

L’impasse, rue des Universités

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 publié le 2 mai 2012 à 11 h 27
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Le « dialogue » entre Québec et les représentants étudiants paraît condamné à l’échec.

C’est un peu raide, mais il faut à peu près se rendre à cette évidence.

Depuis que la ministre Beauchamp a exclu la CLASSE, les négociations se déroulent en public, par l’entremise des médias.

C’est un signal clair d’un éventuel échec des pourparlers. Ce n’est pas sans raison que tous les négociateurs du monde clament qu’ils ne négocient jamais en public. C’est le dernier théâtre où les parties font des compromis. Déjà que la distance entre les deux parties paraît immense.

En réalité, sur tous les fronts, c’est l’impasse annoncée entre le gouvernement libéral et les étudiants en grève.

Les options

S’il ne déclenche pas d’élections ce printemps, le gouvernement peut laisser le mouvement rendre son dernier souffle, au prix d’une session perdue pour les grévistes.

Il pourrait aussi formuler une autre offre, une offre finale cette fois, pour tenter de ramener les étudiants en classe. D’une manière ou d’une autre, Québec laisserait le temps faire son œuvre et les tribunaux multiplier les injonctions, dans l’espoir qu’elles finiront par être respectées.

S’il déclenche des élections ce printemps, le gouvernement libéral a le choix entre l’affrontement et l’apaisement.

La voie de l’apaisement passe par ce qui pourrait ressembler à une suspension, jusqu’en janvier 2013, de la hausse des droits de scolarité. Cela pourrait ramener les étudiants en classe et réunir les conditions pour un débat démocratique relativement serein sur le thème des droits de scolarité.

La tenue d’une campagne électorale, sans qu’une entente soit conclue entre Québec et les associations étudiantes, conduirait assurément à des affrontements quotidiens. Un sentier périlleux et escarpé qui mettrait en relief le thème de l’ordre public.

Quels sont les mérites de ces avenues? Quelles en sont les conséquences? Y a-t-il d’autres solutions? Considérez-vous que Québec et les associations étudiantes paraissent dans l’impossibilité de conclure une entente?

J’aimerais beaucoup vous lire à ce sujet.

Catégorie : Québec