Parce qu’elle représente sur une surface plane des réalités multidimensionnelles, « les cartes mentent » dit le cartographe Nicolas Lambert. Et il a raison. Même la représentation classique que nous connaissons tous sous forme de planisphère ne rend pas compte de l’échelle réelle des continents.
La carte est un outil d’information. Mais l’information est parcellaire.
- Du coup, elle se fait également outil de propagande:
Source: http://blog.mondediplo.net/2012-02-09-Le-Cachemire-un-casse-tete-cartographique
- outil militaire:
Source: google map – centrage sur la frontière libano-israélienne
- ou encore un instrument pour définir la souveraineté territoriale:
Car le travail que fait aujourd’hui la Russie pour cartographier les fonds marins de l’Arctique a pour but de prouver sa souveraineté sur ce qu’elle considère être « son » Arctique.
Donc. Tout atlas n’est pas bon à lire.
Ou à acquérir. Beaux, colorés, tristes à mourir, épurés ou exhaustifs… il ne suffit pas d’en posséder un, mais de trouver celui qui nous va.
- Classique ?
Carte des phénomènes climatiques extrêmes du Pew Center on Global Climat Change
http://www.c2es.org/science-impacts/extreme-weather-events-map
- Ou artistique ?

Source: Atlas du Diplo 2009, en ligne: http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/esquissevarsovie
S’intéresse-t-on, par exemple dans le cas de l’immigration, aux flux migratoires (comme l’Atlas des migrations publié chez Autrement – ) et donc à la perspective des États d’accueil, ou aux parcours (et à la misère) des migrants (Atlas des migrants du réseau Migreurop – dont la nouvelle mouture paraitra en septembre prochain).
Quelle histoire a voulu raconter le cartographe? Quels éléments sont mis en relief ?
- La carte de l’archipel de Cisjordanie, publiée dans l’Atlas du Diplo 2010 et disponible en ligne, va dans ce sens:
Source en ligne: http://www.regarddegeographe.com/article-37038642.html (monde diplo édition 2010).
- Et les États-Unis ont déjà l’air moins puissants vus ainsi:
Source: http://flourish.org/upsidedownmap/
Tout est question de perspective. Et c’est le cartographe du Monde Diplomatique, Philippe Rekacewicz, qui en parle le mieux:
Reportage d’Arte sur Philippe Rekacewicz





