Blogue de Julien Manuguerra

Mosaïque Ados, c’est fini!

Jeudi 26 avril 2012 à 11 h 34 | | Pour me joindre

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C’est la fin du projet Mosaïque Ados aujourd’hui, et c’est donc l’heure du bilan! Vous retrouverez un peu plus bas dans ce billet ce qu’en ont pensé les principaux intéressés, à savoir les jeunes qui y ont participé, mais avant cela je voudrais les remercier de leur engagement, de leur courage et surtout de leur ténacité.

Nikki, Julien, Danielle, Youmna, Miriam et Jiovannie ont vécu, agi et pensé comme des journalistes. Dans les articles qu’ils ont écrit, dans la manière dont ils ont pris leurs affectations au serieux, ils ont fait honneur aux adolescents en général, souvent taxés de « je-m’en-foutisme » ou de désintêret vis à vis de l’actualité et de l’univers « des adultes ».

Tout le but de ce blogue était de donner la parole aux ados, de comprendre leur façon de voir le monde et de l’appréhender. Établir la communication avec les jeunes, c’est faire l’effort d’éviter tous les clichés, toutes les idées reçues sur la jeune génération actuelle. On entend partout – et soyons honnête, à chaque époque – les mêmes remarques, lachées sans réflexion et dans un souffle de complainte: « ah, les jeunes d’aujourd’hui… » Je souhaite vivement que ce blogue prouve à chacun d’entre nous que les jeunes se sentent concernés par le monde qui les entoure. Au contraire de ce que certains peuvent penser, l’adolescence, c’est tout sauf un âge insouciant. Ce que moi j’ai appris de cette experience avec ces ados, c’est qu’on l’on a beaucoup à apprendre d’eux. La sensibilité, la solidarité, l’engagement dans des causes importantes, cette capacité à trouver la force de se battre pour ce que l’on croit juste… C’est aussi ça l’adolescence. Autant de qualités qui font parfois défauts dans un « monde des adultes » trop souvent blasé et désillusionné.

Mon objectif via ce blogue était de leur faire comprendre que ce métier de journaliste est accessible et passionnant. Le journalisme, c’est le meilleur moyen de voir le monde, de le comprendre dans ses moindres détails, d’être un humain à part entière. D’être le témoin de mutations, d’événements qui modèlent la société. J’espère leur avoir transmis ce goût pour l’actualité mais surtout un goût pour « les gens », le goût de raconter des histoires. Le goût d’écouter leur semblable et d’essayer de mieux le comprendre.  Qu’ils deviennent journalistes ou non dans le futur, je souhaite qu’ils conservent cette envie de comprendre l’autre. Cette exigence de peser le pour et le contre, d’avoir un esprit critique sur le monde qui nous entoure, avec un oeil un peu plus aiguisé, plus objectif.

Merci encore à Nikki, Danielle, Jiovannie, Julien, Youmna et Miriam. Vous avez fait un super boulot!  Je vous laisse le dernier mot!

Miriam

Miriam: Au début, mes articles n’étaient pas du tout bons. Je n’étais pas sur la même longueur d’onde avec Julien. J’essayais de comprendre ce qu’est un vrai un journaliste. J’ai appris de mes erreurs et finalement j’ai réussir à ‘’pondre’’ de bons articles. Ce qui m’a le plus intéressé dans mon travail, c’était les entrevues que je devais faire pour les articles, apprendre à poser les bonnes questions. J’ai adoré l’enregistrement radio. C’est le travail qui requerrait le plus d’efforts, c’était un vrai défi. Parce qu’il fallait assez de confiance en soi pour présenter son travail en public, devant d’autres jeunes. Ça n’etait pas une mince affaire! Il fallait être en mesure de comprendre son sujet dans ses moindres détails pour répondre aux questions naturellement, sans lire son papier.  Enfin, je suis contente d’avoir commencé quelque chose et de l’avoir terminé. J’écris des romans que je ne finis jamais, mais cette fois-ci, je suis allé au bout!

Julien

Julien: J’ai beaucoup aimé nos rencontres qui ont eu lieu presque à chaque 2 semaines. Au début, tout le monde était assez timide (sauf Julien Manuguerra bien sûr…), mais on a assez vite commencé à se connaître et à devenir plus confiants. On a beaucoup rit et Julien s’est toujours assuré que l’atmosphère était amusante, même durant des leçons sur la théorie du journalisme. Selon moi, le blogue s’est bien enchainé, et on a tous produit des très bons articles, meilleurs que ce qu’on pensait être capable. Et puis on a commencé à se rencontrer dans les studios de Radio-Canada. Ça c’était surement mon moment préféré parce qu’on a pu comprendre comment fonctionnent les vrais journalistes, et certains d’entre-nous on pu passer à la radio en direct! J ’ai aussi beaucoup aimé voir les réactions des spectateurs lorsqu’on est allé présenter nos reportages dans les écoles Étienne-Brûlé et Monseigneur de Charbonnel à Toronto. En tout cas, c’était un projet très amusant. Un gros merci à Julien Manuguerra et à Radio-Canada pour cette experience inoubliable!

Nikki

Nikki: Durant le projet Mosaïque, j’ai appris beaucoup sur les journalistes. La théorie était très intéressante mais ce qui m’a le plus plu dans cette expérience, c’était l’application. J’ai eu la chance de passer en entrevue des gens que je ne connaissais pas et d’écrire des articles bien formulés et de styles variés. De plus j’ai pu exercer ma « voix radio » et rencontrer du monde amical et chaleureux dans le domaine du journalisme, ici à Toronto. En somme, ces expériences m’ont aidé à avoir plus de confiance en moi, à améliorer ma communication dans la langue française et à apprendre que même la maladie ne peut pas m’arrêter dans mon travail! (ndlr : Nikki a du travailler ses reportages radios alors qu’elle souffrait d’une grosse grippe!)  C’est sans aucune hésitation que je recommanderai un projet de ce genre à tout individu qui s’intéresse au monde des médias et du journalisme!

Danielle

Danielle: Quand j’ai commencé le projet Mosaïque, je croyais avoir une bonne connaissance de ce qu’était le métier de journalisme.  Mais j’avais tort. Le journalisme est un puits sans fond, il n’y a pas de limites à ce qu’on peut faire ni à ce qu’on peut apprendre. Si on fait une erreur, on peut toujours s’améliorer. Ceci était très réconfortant, surtout lorsqu’on apprenait à faire de la radio. C’était aussi surprenant de voir l’effet qu’un article ou un reportage peut avoir sur le public. En tant que journaliste, on présente des faits qui peuvent engendrer des changements dans la communauté.  En douzième année, on essaye toujours de se faire des moments mémorables. Le blogue Mosaïque Ados en était certainement un pour moi.