Blogue de Jo-Annie Larue

Un après-midi sous un ciel passant : l’observation d’avions

Samedi 25 juin 2011 à 5 h 00 | | Pour nous joindre

Chacun d’entre nous a une relation bien particulière avec les avions; souvenirs heureux ou malheureux d’un voyage, d’un départ, de retrouvailles. Mais ce que je vous propose ici est tout autre : aborder l’avion du point de vue de l’observation, pour le plaisir de voir ces puissantes machines à l’œuvre.

Dorval / Crédit : Jo-Annie Larue

Jean-Pierre est admiratif de tout ce qui vole, mais depuis une quinzaine d’années, il s’intéresse particulièrement à l’observation d’avions. C’est un vrai. Et c’est avec lui que je pars en safari! 

Dorval / Crédit : Jo-Annie Larue

Je rencontre Jean-Pierre au métro Crémazie vers 15 h, d’où nous partons pour l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau. Il me fait un itinéraire tellement précis et détaillé pour qu’on se rejoigne que déjà, pour moi, c’est clair : il pourrait facilement jouer au contrôleur aérien.

On commence par aller à un endroit bien connu des aérophiles, au cul-de-sac de la rue Pitfield, parallèle à l’autoroute 13, sur le côté est. On y accède par le boulevard Côte-Vertu. Jean-Pierre me dit que c’est un endroit plutôt familial. Quelques personnes sont déjà sur place.

Dorval / Crédit : Jo-Annie Larue

De cet endroit, les avions passent vraiment très près au-dessus de nos têtes. C’est impressionnant. On sent le vrombissement des moteurs et, dans tout notre corps, la vibration des ailes qui pourfendent l’air. Contrairement à ce que j’avais imaginé, le bruit est loin d’être assourdissant.

Jean-Pierre voit les avions qui arrivent à l’horizon avant même qu’ils ne soient de la taille d’une poussière. Un œil de lynx qui fixe sa proie. Je dois attendre quelques secondes de plus avant d’être excitée à mon tour et de me positionner avec mon appareil photo.

Nous quittons l’endroit pour aller à l’extrémité ouest du chemin Saint-François sur le bord de la piste 24 droite, afin de voir les avions se poser devant nous. Le paysage autour est tout à fait bucolique. On prend quelques minutes pour regarder un canard colvert (malard) au milieu de l’étang.

Dorval / Crédit : Jo-Annie Larue

Nous nous retrouvons dans une ambiance complètement différente de celle présente aux abords de l’autoroute que nous venons à peine de quitter. Dire que nous sommes à quelques minutes seulement du centre-ville de Montréal!

Pour faire de la bonne photo ou simplement pour mieux observer, il est conseillé d’apporter un petit escabeau (trois marches minimum), car la clôture est souvent plutôt haute. Nous nous perchons pour mieux voir.

Dorval / Crédit : Jo-Annie Larue

Il y a différentes façons de pratiquer l’observation d’avions. Jean-Pierre me montre ceux qui sont placés sur le bord des pistes près des grands aéroports internationaux, qui prennent des photos et qui aiment regarder voler ces impressionnantes machines. Certains, plus fanatiques, tiennent même un journal de bord et notent les immatriculations aperçues sur les avions arrivant et partant, ainsi que l’heure à laquelle ils ont été aperçus, etc.

Dorval / Crédit : Jo-Annie Larue

Il y a également ceux qui se passionnent pour les avions de guerre et qui sont souvent de réelles encyclopédies vivantes. Ils connaissent tout des avions qui les passionnent : l’année de fabrication, le modèle, les détails du moteur et plein d’autres choses dont le commun des mortels ignore l’existence. On en trouve aussi qui s’intéressent davantage aux modèles que l’on trouve dans l’aviation privée et qui font souvent partie de clubs.

Jean-Pierre est un « touche-à-tout » et aime bien toutes ces catégories. Moi, je suis de la catégorie « je joue avec ma caméra et les avions », et je prends, par exemple, le cliché d’un avion qui part au-dessus d’un avion qui arrive.

Dorval / Crédit : Jo-Annie Larue

Nous revenons ensuite sur nos pas sur le chemin Saint-François du côté ouest de l’autoroute 13, où nous nous installons pour regarder à nouveau des avions qui passent au-dessus de nos têtes. « C’est un bon spot », me confirme Jean-Pierre.

Les avions arrivent et partent environ aux 10 minutes ou moins en cette fin d’après-midi. Comme les petits appareils Jazz passent souvent, on peut essayer d’attraper toutes les différentes couleurs que peut avoir l’engin : rouge, orange, vert, jaune. Je n’ai pas été assez alerte dès le début pour réussir, alors je vous mets au défi!

Dorval / Crédit : Jo-Annie Larue

Près de nous, il y a Jean-Louis, qui est venu avec son chien. Dans la jeune trentaine, il est passionné d’avions et de photos, et vient promener son labrador ici tous les jours.

Dorval / Crédit : Jo-Annie Larue

Jean-Pierre a tout prévu.

Voici l’ensemble du vrai aérophile :

Dorval / Crédit : Jo-Annie Larue

Ça fait déjà quelques heures que nous sommes là, alors nous remballons nos trucs et nous partons. J’aurai manqué l’A380, mais je l’attraperai à un autre moment. De toute façon, il arrive chaque jour à l’aéroport vers 17 h 30 et repart vers 20 h 30.

Nous nous éloignons sur l’autoroute et je continue de regarder les avions voler au-dessus de nos têtes avec de plus en plus d’étincelles dans les yeux (rassurez-vous, je ne suis pas au volant). Voilà une escapade gratuite qui m’aura donné des ailes!