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Radio-Canada.ca
Riadh Ben Aïssa

vendredi 13 janvier 2012 à 10 h 55 | | Pour me joindre

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Radio-Canada laissait entendre sur son site que M. Ben Aïssa, ex-employé de SNC-Lavalin, aurait aidé Belhassen Trabelsi, installé au Canada depuis le renversement du régime Ben Ali en janvier 2011. M. Ben Aïssa a émis un communiqué (voir texte ci-dessous) niant formellement l’existence de tels rapports avec M. Trabelsi, ajoutant même qu’il ne connaissait ni de près ni de loin le beau-frère du président Ben Ali. Radio-Canada, faute de nouvelles corroborations, a choisi de retirer l’article de son site.

Extrait du communiqué :

« M. Ben Aïssa n’a jamais parlé, ni même rencontré M. Trabelsi. Il ne connaît tout simplement pas l’homme en question. Par ailleurs, en aucun temps il n’a discuté avec un employé de SNC-Lavalin, Kébir Ratnani, du sort des membres de la famille Ben Ali ou de leurs biens. Ainsi, il va sans dire qu’il n’aurait pu apporter une quelconque aide, directe ou indirecte, à M. Trabelsi et ce, dans quelconque circonstance.

Par ailleurs, il importe de mentionner que M. Ben Aissa n’a pas été congédié par SNC-Lavalin, mais que la direction de SNC-Lavalin a plutôt accepté par écrit la démission de M. Ben Aïssa, jusqu’alors vice-président directeur et membre du Bureau du Président de la firme. »

Dans ce reportage, Ginette Lamarche évoque la création de l’État d’Israël en 1948 et parle de la Nakba. Il faut savoir qu’il s’agit d’un mot arabe signifiant catastrophe. Les Palestiniens utilisent ce mot pour qualifier la création d’Israël.

Dans son reportage sur les affrontements qui ont eu lieu entre l’armée israélienne et des manifestants palestiniens à la frontière entre la Syrie et Israël, la journaliste Ginette Lamarche a mal rapporté certains propos d’un colon juif qui lui accordait une entrevue sur la situation tendue qui prévalait à la frontière.

La direction reconnait que le colon a été mal paraphrasé lorsque la journaliste a dit dans son reportage que «l’armée a peut-être tiré à balles réelles sur des civils qui manifestaient pacifiquement, si c’est le cas elle n’a fait que son devoir, soutient Maurice.» La journaliste aurait plutôt dû dire que Maurice considère que l’armée a fait son devoir en tirant sur des gens qui tentaient de «forcer» la frontière.

Il s’agit d’une différence significative et nous nous excusons de cette erreur. Le titre du reportage qui reprend les propos du colon est donc aussi erroné.

Révision de l’Ombudsman du 24 novembre 2011

À la fin de son compte rendu sur le discours du président Barack OBAMA devant les membres de l’APAIC, le 22 mai 2011, la journaliste Joyce Napier a mal interprété un passage du discours lorsqu’elle a dit :
« Mais il y a autre chose qu’il a évoqué et qu’on n’entend pas souvent de la part d’un président américain, il a parlé de cette minorité arabe à l’intérieur même d’Israël, 1,5 million d’Arabes. ‘Israël pourra-t-elle s’appeler un État juif ’, demande-t-il ? Et que va-t-il se passer si ces Arabes suivent l’exemple d’autres Arabes dans la région et réclament à leur tour la démocratie? »
En fait le président n’a pas fait référence à la minorité arabe à l’intérieur d’Israël, il a plutôt parlé de la croissance rapide de la population palestinienne à l’ouest de la rivière du Jourdain et de ses impacts sur les réalités démographiques d’Israël et des territoires palestiniens. Il faisait donc référence à la croissance démographique de la population palestinienne sur l’ensemble des territoires d’Israël, de Cisjordanie et de Gaza.
Il a ajouté que cette situation va rendre de plus en plus difficile -sans un accord de paix – le maintien d’Israël comme État à la fois juif et démocratique.

Voici le texte du discours du président :

« Here are the facts we all must confront.  First, the number of Palestinians living west of the Jordan River is growing rapidly and fundamentally reshaping the demographic realities of both Israel and the Palestinian Territories.
This will make it harder and harder – without a peace deal – to maintain Israel as both a Jewish state and a democratic state ».
Source: Maison Blanche

Traduction libre :
« Voici les faits auxquels nous sommes tous confrontés. D’abord, le nombre de Palestiniens vivant à l’ouest de la rivière du Jourdain croît rapidement et remodèle en profondeur les réalités démographiques d’Israël et des territoires palestiniens.
Cela rendra de plus en plus difficile – en l’absence d’un accord de paix – le maintien d’Israël comme État à la fois juif et démocratique ».

Dans le cadre d’une entrevue portant sur le discours du président américain Barack Obama à propos des frontières entre Israël et un éventuel État palestinien, RDI a diffusé une série de 4 cartes illustrant l’évolution des frontières depuis 1945 jusqu’à 2000.

La direction du RDI reconnaît que ces cartes, choisies sur internet,  n’auraient jamais dû être utilisées puisqu’il n’y avait aucune indication quant à leur provenance. Il s’est avéré que ces cartes contenaient des faussetés. Pour un sujet aussi litigieux que celui des frontières israélo-palestiniennes, il était essentiel de connaître la source, de s’assurer de sa fiabilité et de l’indiquer au bas des cartes.

La direction s’excuse de cette erreur qui s’est produite dans un contexte de production où les délais sont très courts. Elle rappelle que 24 heures en 60 minutes est une émission quotidienne qui couvre cinq sujets d’actualité par jour et que les choix des sujets peuvent évoluer et se décider tardivement en fonction de l’actualité.

Révision de l’Ombudsman du 22 novembre 2011

Dans le reportage de la journaliste Dorothée Giroux diffusé le 29 mars, le Dr Gilles Morin
doute du diagnostic de mésothéliome dont souffre une femme Coréenne venue témoigner des méfaits de l’amiante. Le Dr Morin affirme qu’il lui parait impossible de survivre plus d’un an au mésothéliome, alors que la femme est venue témoigner qu’elle est traitée pour un mésothéliome depuis 5 ans. Nous tenons à préciser que différentes études confirment qu’un petit pourcentage de malades survit plus de 5 ans au mésothéliome, contrairement à l’affirmation du Dr Morin.

Téléjournal
Gérard Étienne

lundi 15 décembre 2008 à 9 h 56 | | Pour me joindre

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Le 14 décembre 2008 est mort à Montréal, l’écrivain, poète, critique et éveilleur de conscience, Gérard Étienne. Son oeuvre comprend une trentaine de titres (romans, poésie, essais).

En 1964, il avait émigré au Canada pour fuir le régime haïtien de François Duvalier qui l’avait emprisonné et torturé. Depuis 1971, il était professeur de lettres et de journalisme à l’Université de Moncton où il a fondé le module d’information-communication. Il a collaboré au journal Le devoir pendant plusieurs années et, à titre d’éditorialiste, au quotidien acadien Le Matin.

Au Téléjournal du 15 décembre 2008, nous avons rappelé une entrevue qu’il avait donnée à la télévision de Radio-Canada en 1993. Notre relation des faits comportait une erreur d’importance. M. Étienne avait été pris à partie par d’anciens compatriotes sur le parvis de Radio-Canada, avant de se présenter en studio avec des taches de sang sur la chemise. Certains ont alors cru qu’il s’agissait d’une mise en scène et de jus de fraises, plutôt que de taches de sang.

Nous reconnaissons qu’il s’agissait bien de taches de sang, contrairement à ce qu’a laissé entendre le Téléjournal du 15 décembre.