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Ces pesticides dans le vin qui dérangent

Mardi 25 février 2014 à 14 h 01 | | Pour me joindre

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Le vigneron Emmanuel Giboulot dans le chai de son domaine | © AFP Photo/Jeff Pachoud

Le vigneron Emmanuel Giboulot dans le chai de son domaine | © AFP Photo/Jeff Pachoud

À Beaune en Bourgogne, le producteur Emmanuel Giboulot risque la prison parce qu’il refuse de traiter ses vignes avec des pesticides. Cette affaire fait grand bruit en France et un peu partout sur la planète vin.

Ce viticulteur propriétaire de 10 hectares refuse d’épandre un pesticide pour lutter contre la flavescence dorée, une bactérie qui tue les vignes. Il risque 30 000 € d’amende et six mois de prison s’il refuse d’obtempérer à cette mesure de la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt française. Aux dernières nouvelles, la condamnation est légère : 1000 € d’amende, dont la moitié avec sursis.

Même s’il existe un pesticide biologique, Emmanuel Giboulot refuse de l’épandre dans ses vignes. Le vigneron préfère attendre que des foyers d’infection apparaissent dans ses vignes au lieu de tout traiter, comme l’exigent les autorités.

La majorité des vignerons de la Côte-d’Or en Bourgogne suivront la directive de pulvérisation de pesticides pour lutter contre l’infection de flavescence dorée. Mettons en perspective le fait qu’en 2008, la France s’est engagée à réduire de moitié l’utilisation des pesticides chimiques en agriculture d’ici 2018. Mais cette infection de flavescence dorée force les vignerons et les autorités gouvernementales à agir impérativement.

Emmanuel Giboulot est ainsi en plein dans l’air du temps, dans la tendance actuelle qui prône un retour vers une agriculture naturelle, libre de tous produits chimiques.

Depuis le retour à ces valeurs « plus proches de la terre », on note trois genres d’agriculture « plus propre » : l’agriculture raisonnée, la biologique et la biodynamique.

Selon l’Institut français de la vigne et du vin, « l’agriculture raisonnée correspond à des démarches globales de gestion d’exploitation qui visent, au-delà du respect de la réglementation, à renforcer les impacts positifs des pratiques agricoles sur l’environnement et à en réduire les effets négatifs (…) Les modes de production raisonnée peuvent faciliter la maîtrise des risques sanitaires et contribuer à l’amélioration du bien-être animal ».

En ce qui concerne la viticulture biologique, « les viticulteurs en agriculture biologique s’astreignent à utiliser des produits exempts de molécules organiques de synthèse. Pour la culture de la vigne, ils emploient des matières premières d’origine naturelle (cuivre, soufre, insecticides d’origine végétale) et cherchent à promouvoir la lutte naturelle entre les espèces. Leur objectif est de privilégier la vie des sols, la pérennité des espèces animales et végétales favorisant alors l’écosystème naturel », toujours selon l’Institut français de la vigne et du vin.

Enfin, la viticulture biodynamique se démarque par la radicalité de sa nature : « Cette méthode de culture repose sur la recherche de l’équilibre de la vigne avec son environnement immédiat et plus lointain. La biodynamie est apparue en 1924, sous l’influence de Rudolf Steiner, philosophe et agronome autrichien qui en énonça les principes fondamentaux qui sont : amélioration du sol et de la plante par des préparations issues de matières végétales (tisanes de prêle ou d’ortie…), animales (bouse MT pulvérisé sur le sol, bouse de corne sur la vigne…) et minérales (quartz pour stimuler la photosynthèse…); application de ces préparations à des moments précis en fonction des cycles de végétation de la vigne et en rapport avec le calendrier lunaire et planétaire; travail du sol par des labours et des griffonnages. »

Avec Libération

cest_lavieQuelques vins
C’est la Vie chardonnay/sauvignon Albert Bichot 2012

Code SAQ : 10915298
13,95 $
Offert largement dans les succursales de la SAQ, ce petit vin blanc de tous les jours tient bien la route avec des arômes de citron frais, de lime et de craie.

Montalto Viognier 2012
Code SAQ : 11833323
15,95 $
Un vin italien où le cépage viognier occupe tout l’espace. Il allie la paille, les fruits jaunes, la fumée, l’abricot, les herbes fraîches et le sel à une vive acidité.

Castillo de Almansa Reserva 2012
Code SAQ : 00270363
13,25 $
Code LCBO : 270363
11,95 $
Les derniers millésimes de ce vin espagnol ne m’avaient pas laissé un souvenir agréable en bouche… En 2012, l’équilibre est de retour avec des arômes de poivron vert, de café, de fraise, de cassis et de pâtisserie. Comme tout bien des vins espagnols, le vin est très tannique, serré et légèrement chaud (la présence de l’alcool). Un excellent rapport qualité-prix.

Château Bujan Côtes de Bourg 2011
Code SAQ : 00862086
21,15 $
Un bordeaux facile d’accès avec un portrait fruité : le cassis et la fraise en équilibre avec des tannins et une acidité moyenne.

Des vins bios

Vendredi 2 mars 2012 à 11 h 00 | | Pour me joindre

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Les vins du Wingut Sander en Allemagne | © Radio-Canada/Ronald Georges

Cette semaine, je suis allé déguster des vins biologiques à l’événement La renaissance des appellations, qui regroupait près de 200 vignerons.

Sujet à la mode s’il en est que le vin biologique et biodynamique. Ses producteurs cherchent la pureté du terroir et tendent à revenir aux méthodes de production naturelles, sans utiliser de produits chimiques, de pesticides ni de levures industrielles, autant dans les champs que dans les vins.

Sans le savoir, vous en buvez peut-être, certains producteurs ayant embrassé ce mode de viticulture depuis la fin des années 70.

Les vins qui m’ont le plus impressionné lors de cette journée : les cuvées 2009 et 2010 d’André Ostertag. Ses vins blancs tirés de riesling, de pinot gris et de muscat possèdent tous un profil exemplaire : un fruité discret et une acidité élevée, mais qui s’allie aux notes de fumé, de pierre, de craie et de graphite. Seul le gewurztraminer m’a légèrement déçu par son manque d’acidité.

Quelques bouteilles du Domaine Ostertag | © Radio-Canada/Ronald Georges

Les vins du Domaine Ostertag peuvent tous se conserver en cave plusieurs années. Sinon, réservez-les pour des plats asiatiques raffinés et des recettes de poisson audacieuses.

Pinot gris « Barriques » Ostertag Alsace 2009
Code SAQ : 00866681
29,20 $

Riesling Heissenberg Ostertag Alsace 2009
Code SAQ : 00739813
37,75 $

Pinot gris Fronholz Ostertag Alsace 2009
Code SAQ : 00924977
40,50 $

Riesling Muenchberg Ostertag Alsace Grand cru 2008
Code SAQ : 00739821
50,50 $