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Des cavistes au Québec?

Lundi 12 mars 2012 à 11 h 48 | | Pour me joindre

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Chez un caviste en France | © AFP Photo/Pierre Verdy

Éternel débat qu’est celui de la privatisation de la SAQ. Le professeur en sciences de la gestion à l’Université du Québec à Trois-Rivières Frédéric Laurin propose une libéralisation partielle de la vente de vins et de spiritueux. « On devrait permettre à des petits cavistes de vendre librement du vin, pour un service à la clientèle un peu plus dynamique. Cela donnerait un peu plus de concurrence et des prix plus bas (de près de 30 %) », croit-il.

Catherine Perrin, animatrice de l’émission Médium large à la Première Chaîne de Radio-Canada, a reçu ce spécialiste de la distribution de vin au Québec et à l’étranger, ainsi que le journaliste politique et grand amateur de vin Vincent Marissal.

Écoutez la discussion ici.

Sceptique à cette proposition de libéralisation, Vincent Marissal, en outre, ne croit pas que le gouvernement l’acceptera. Selon lui, la SAQ offre une bonne variété de vin, avec un inventaire de 9000 à 10 000 produits. « Le consommateur québécois est très bien servi », tranche-t-il.

Je suis un peu plus du même avis que Vincent Marissal. L’offre de la SAQ est tout de même impressionnante. En plus, elle couvre l’ensemble du territoire québécois; c’est-à-dire qu’un consommateur vivant loin des centres urbains peut commander près de chez lui une bouteille en vente à Québec par exemple. Ce qu’un réseau de distribution privé ne peut pas toujours garantir.

Cependant, la proposition d’un réseau de cavistes est intéressante. Oui, des vins plus rares, des vins d’appellations moins connues et des vins hors normes (par exemple les fameux vins nature dont on parle beaucoup) auraient peut-être une meilleure visibilité. Mais est-ce que les prix baisseraient nécessairement? J’en doute. Je crois que le gouvernement ajusterait les taxes en conséquence afin de pallier une possible baisse des ventes à la SAQ.

Et vous, qu’en pensez-vous? Écrivez-moi ici dans la section « commentaires » ou à mon courriel personnel.

L’étude sera disponible dans quelques jours sur le site Internet de Frédéric Laurin.