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De Sancerre et d’agrumes

Vendredi 13 janvier 2012 à 14 h 42 | | Pour me joindre

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Janvier et février sont les pires mois de l’année pour les frileux et les adeptes de luminothérapie. Quant aux amoureux des sports d’hiver, ils s’en donnent à cœur joie. Réconcilions donc les deux clans autour des… agrumes! Parce que oui, c’est en plein le temps de se gaver de clémentines, de citrons, de tangerines et d’oranges.

Quels vins privilégier avec les recettes à base d’agrumes?

Prenons par exemple un plat de poulet au citron (petit conseil : gardez des morceaux de citron dans la cuisson). Pour l’accompagner, je verrais bien un vin blanc bien sec comme un Sancerre de la Loire.

J’ai récemment dégusté le Sancerre de Pascal Jolivet (millésime 2010, 25,35 $ à la SAQ. Son Pouilly-fumé est tout aussi bon). Un vin droit, c’est-à-dire doté d’une acidité vive, mais précise, qui est jeune certes, mais qui s’unira à merveille avec l’acidité du citron confit.

Le domaine Pascal Jolivet est jeune (1987), mais s’est hissé rapidement parmi les valeurs sûres des vins de la Loire avec ses Sancerre et ses Pouilly-fumé.

Dans la mesure du possible, le vinificateur Pascal Jolivet préfère que la nature façonne ses vignes. Il limite donc les interventions humaines. Mais une fois dans les chais, il introduit sans problème les techniques modernes comme la thermorégulation des cuves en acier inoxydable pour assurer une bonne fermentation de ses vins.

Ses vins sont donc vifs et frais, jamais lourds et marqués par l’élevage sous bois. Ce sont de bons candidats pour accompagner des mets à table, comme le poulet au citron (tiens, remplacez donc le citron par un autre agrume) que je vous propose.

Le site Internet du Domaine Pascal Jolivet

Jean-Marie Bourgeois | © Radio-Canada/Ronald Georges

Lors de la Grande dégustation de Montréal, en octobre dernier, j’ai eu la chance de discuter pendant quelques minutes avec Jean-Marie Bourgeois, le président du Domaine Henri Bourgeois.

« On apporte du vin? » m’a-t-il demandé avant de quitter sa table de dégustation. Sa cuvée Jadis, un Sancerre blanc, remplissait les deux verres. « Ce vin est produit dans la côte historique des Monts-Damnés. Nos ancêtres disaient que cet endroit était damné, que c’était le diable d’aller travailler sur un coteau aussi difficile. Celui-là a une histoire de plus de 1000 ans », m’a expliqué le vigneron de Sancerre, dans la vallée de la Loire.

Dans sa maison de vin, la vinification se fait à l’ancienne, dans des barriques âgées de trois à cinq ans, avec bâtonnage (pour les blancs). « On laisse reposer le vin, on le met en bouteille en fonction des lunes. Il n’y a pas de collage, pas de filtration. » Notez que le domaine ne produit que des sauvignons et des pinots noirs.

À cheval entre le Nouveau et le Vieux Monde
Voyageur d’affaires, Jean-Marie Bourgeois a toujours aimé déguster des vins étrangers. « Je ne suis pas un bon Français. Un bon Français doit être chauvin et affirmer qu’il n’y a que le vin français qui est bon. J’estime qu’un vigneron, qu’il soit en Californie, au Chili ou en Nouvelle-Zélande, dès l’instant qu’il fait son vin avec du cœur, de la sueur et beaucoup d’amour, on doit le respecter. »

C’est pourquoi il a cherché pendant une douzaine d’années la terre parfaite pour produire les meilleurs sauvignons blancs et pinots noirs. « Nous sommes allés, il y a 10 ans, en Nouvelle-Zélande et j’ai vraiment eu un coup de foudre. Cette année, on a eu la récompense suprême : remporter la palme du meilleur sauvignon du monde lors de la deuxième édition du Concours mondial du sauvignon 2011, à Bordeaux! »

Le site Internet des vins Henri Bourgeois