Billets classés sous « Pinot noir »

Jean-Marie Bourgeois | © Radio-Canada/Ronald Georges

Lors de la Grande dégustation de Montréal, en octobre dernier, j’ai eu la chance de discuter pendant quelques minutes avec Jean-Marie Bourgeois, le président du Domaine Henri Bourgeois.

« On apporte du vin? » m’a-t-il demandé avant de quitter sa table de dégustation. Sa cuvée Jadis, un Sancerre blanc, remplissait les deux verres. « Ce vin est produit dans la côte historique des Monts-Damnés. Nos ancêtres disaient que cet endroit était damné, que c’était le diable d’aller travailler sur un coteau aussi difficile. Celui-là a une histoire de plus de 1000 ans », m’a expliqué le vigneron de Sancerre, dans la vallée de la Loire.

Dans sa maison de vin, la vinification se fait à l’ancienne, dans des barriques âgées de trois à cinq ans, avec bâtonnage (pour les blancs). « On laisse reposer le vin, on le met en bouteille en fonction des lunes. Il n’y a pas de collage, pas de filtration. » Notez que le domaine ne produit que des sauvignons et des pinots noirs.

À cheval entre le Nouveau et le Vieux Monde
Voyageur d’affaires, Jean-Marie Bourgeois a toujours aimé déguster des vins étrangers. « Je ne suis pas un bon Français. Un bon Français doit être chauvin et affirmer qu’il n’y a que le vin français qui est bon. J’estime qu’un vigneron, qu’il soit en Californie, au Chili ou en Nouvelle-Zélande, dès l’instant qu’il fait son vin avec du cœur, de la sueur et beaucoup d’amour, on doit le respecter. »

C’est pourquoi il a cherché pendant une douzaine d’années la terre parfaite pour produire les meilleurs sauvignons blancs et pinots noirs. « Nous sommes allés, il y a 10 ans, en Nouvelle-Zélande et j’ai vraiment eu un coup de foudre. Cette année, on a eu la récompense suprême : remporter la palme du meilleur sauvignon du monde lors de la deuxième édition du Concours mondial du sauvignon 2011, à Bordeaux! »

Le site Internet des vins Henri Bourgeois