Billets classés sous « La Grande dégustation de Montréal »

Des vignes de Hamilton Russell en Afrique du Sud. Crédit : Hamilton Russell

Des vignes de Hamilton Russell en Afrique du Sud. Crédit : Hamilton Russell

À compter de jeudi, l’Afrique du Sud sera en vedette cette année à La Grande Dégustation. Donc, place aux chenins blancs (l’un des thèmes du salon) et au fameux pinotage (que je n’aime pas vraiment, désolé!).

Vous aurez la chance de déguster les vins de plus de 170 producteurs.

Durant la dernière année, j’ai apprécié les vins de Belligham, de Klein Constantia, de DeMorgenzon, le chenin blanc de Ricardo Larrivée et ceux de Hamilton Russell.

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Photo : Richard Blouin

Photo : Richard Blouin

L’édition 2013 de La Grande dégustation de Montréal est chose du passé. Près de 600 producteurs ont fait déguster environ 1200 produits. Surtout du vin, mais aussi des spiritueux, dont la vodka, qui était l’un des produits mis en valeur cette année.

Je vous présente mes découvertes et mes coups de cœur de cet événement, qui en était à sa troisième année. Notez bien que certains vins ne sont parfois pas encore en vente, mais surveillez les arrivages au cours de l’année 2014.

Saint-Mont Union des producteurs du Plaimont Cuvée vignes préphylloxériques 2011
Près de 50 $ en importation privée chez Univins. Non offert pour l’instant.
Entre 1860 et 1880, le puceron phylloxera décima la majorité du vignoble européen. Pour le sauver, les producteurs ont greffé sur leurs vignes des racines de vignes américaines, plus résistantes au parasite. Quelques vignes européennes ont survécu au phylloxera, dont celle-ci, qui date de 1871, cultivée par l’Union des producteurs du Plaimont. Elle ne couvre que 48 ares, soit moins de la moitié d’un hectare. La récolte de tannat (à 98 %) et de pinenc (un cépage local) donne cinq barriques de 225 litres; deux d’entre elles sont en fûts neufs, les trois autres en fûts d’un an d’utilisation. Le résultat est très tannique, acide et dense. La cerise noire, la menthe, le bois, les épices et le cassis entourent le vin. Très bon, mais particulier.

Mission Hill SLC merlot 2009
Code SAQ : 10745524
35,75 $
Code BC Liquor stores : 772244
24,99 $
Mission Hill est un des domaines phares de la Colombie-Britannique. J’ai beaucoup aimé ce merlot aux notes de fruits noirs, de mûre, de prune et de feuilles de thé. Une belle réussite.

parentDomaine Parent pinot noir Bourgogne 2011
LCBO Vintages : 597971
21,95 $
Un bourgogne générique à la cerise intense, avec de la fraise, de la terre et de la fumée, et aux tannins souples. À boire sans plus tarder.

Bersano Barbera d’Asti 2011
LCBO : 348680
11,95 $
Un vin parfait pour accompagner des pâtes en sauce tomate et qui offre des saveurs de fruits rouges, de fraise et de poivre rose.

Joseph Phelps Innisfree cabernet-sauvignon Napa Valley 2009
Code SAQ : 11419616
31,25 $
Un cabernet-sauvignon de la vallée de Napa, riche avec ses flaveurs de café, de bleuet, de cassis et de pâtisserie (impartie par l’élevage en fûts de chêne). L’ensemble est très tannique et très acide.

Château Rouquette-sur-mer rosé Cuvée Adagio 2012
20,95 $ en importation privée chez Francs vins
Ce rosé de grenache et de syrah développe des arômes de fraise et de cerise dans une trame acide importante. Un rosé sérieux, pas que pour la piscine.

Château Rouquette-sur-mer La Clape cuvée Amarante 2012
Code SAQ : 00713263
18,40 $
La violette, les fruits rouges mûrs dont la framboise et le cassis marquent ce vin du Languedoc, qui est aussi pourvu d’une belle matière tannique.

La Grande Dégustation de Montréal en 2011 | © Richard Blouin

Pour le dégustateur averti et pour l’amateur de vin, le mois de novembre est complètement fou avec un nombre important d’événements vinicoles. La deuxième Grande Dégustation de Montréal (l’ancien Salon des vins), qui a lieu de jeudi à samedi au Palais des congrès de Montréal, est du nombre.

Cette année, le restaurateur Carlos Ferreira (Ferreira Café et FBar) en est le porte-parole. Qui d’autre pour représenter les vins du Portugal, à l’honneur cette année avec la venue de 39 vignerons?

J’en ai profité pour lui demander comment se porte l’industrie portugaise du vin. Selon Carlos Ferreira, des entreprises ne suffisent pas à la demande, alors que d’autres ont de la difficulté à écouler leurs bouteilles. Mais ce n’est pas encore une catastrophe, l’industrie est toujours en santé. La consommation locale de vin a un peu baissé, mais l’industrie le vend ailleurs, notamment en Asie et au Brésil, qui représentent d’importants marchés.

Puisque l’événement accueille plusieurs producteurs portugais, Carlos Ferreira recommande d’aller voir l’œnologue Dirk van der Niepoort, « un personnage à découvrir », qui parle portugais, allemand, flamand, italien, anglais, français et espagnol! « Je l’appelle le Martin Picard du Portugal », dit Ferreira à propos du représentant de la cinquième génération de la maison productrice de portos et de vins tranquilles.

Il faut aussi aller discuter de vins avec des représentants de la famille Roquette, de Quinta do Crasto.

Les visiteurs auront accès à près de 1200 bouteilles. Quel vin Carlos Ferreira a-t-il le mieux apprécié récemment? Le Charme 2008 de Dirk van der Niepoort. « Il est fait de cépages portugais, mais on a l’impression de boire un vin de Bourgogne », explique le restaurateur.

De plus, le cabernet-sauvignon et des rhums du monde seront mis à l’honneur cette année à La Grande Dégustation de Montréal. Carlos Ferreira aime beaucoup le cabernet-sauvignon, « mais un merlot bien fait, c’est du grand vin », dit-il, en soulignant toutefois les grands cabernets-sauvignons américains.

Carlos Ferreira à Bien dans son assiette

Jean-Marie Bourgeois | © Radio-Canada/Ronald Georges

Lors de la Grande dégustation de Montréal, en octobre dernier, j’ai eu la chance de discuter pendant quelques minutes avec Jean-Marie Bourgeois, le président du Domaine Henri Bourgeois.

« On apporte du vin? » m’a-t-il demandé avant de quitter sa table de dégustation. Sa cuvée Jadis, un Sancerre blanc, remplissait les deux verres. « Ce vin est produit dans la côte historique des Monts-Damnés. Nos ancêtres disaient que cet endroit était damné, que c’était le diable d’aller travailler sur un coteau aussi difficile. Celui-là a une histoire de plus de 1000 ans », m’a expliqué le vigneron de Sancerre, dans la vallée de la Loire.

Dans sa maison de vin, la vinification se fait à l’ancienne, dans des barriques âgées de trois à cinq ans, avec bâtonnage (pour les blancs). « On laisse reposer le vin, on le met en bouteille en fonction des lunes. Il n’y a pas de collage, pas de filtration. » Notez que le domaine ne produit que des sauvignons et des pinots noirs.

À cheval entre le Nouveau et le Vieux Monde
Voyageur d’affaires, Jean-Marie Bourgeois a toujours aimé déguster des vins étrangers. « Je ne suis pas un bon Français. Un bon Français doit être chauvin et affirmer qu’il n’y a que le vin français qui est bon. J’estime qu’un vigneron, qu’il soit en Californie, au Chili ou en Nouvelle-Zélande, dès l’instant qu’il fait son vin avec du cœur, de la sueur et beaucoup d’amour, on doit le respecter. »

C’est pourquoi il a cherché pendant une douzaine d’années la terre parfaite pour produire les meilleurs sauvignons blancs et pinots noirs. « Nous sommes allés, il y a 10 ans, en Nouvelle-Zélande et j’ai vraiment eu un coup de foudre. Cette année, on a eu la récompense suprême : remporter la palme du meilleur sauvignon du monde lors de la deuxième édition du Concours mondial du sauvignon 2011, à Bordeaux! »

Le site Internet des vins Henri Bourgeois