En compagnie d’Olivier Merotto, directeur des ventes chez Després Laporte et ex-professeur de sommellerie à l’ITHQ, j’ai testé les aérateurs à vin des marques suivantes : Trudeau, Decantus, Decantus Allegro, Vinturi, Final touch et Intercontinental Vin-o-air.
Ces produits se détaillent entre 20 et 100 $. Nous avons essayé un bordeaux rouge et un valpolicella. Le test s’est fait à l’aveugle avec sept verres (j’étais absent de la pièce durant le service). Nous avons versé du vin dans six verres différents, avec autant d’aérateurs. Le vin du septième verre n’a pas été aéré (c’était notre verre-témoin). Le défi : trouver le verre non aéré.
De plus, nous n’avons pas fait tourner le vin dans le verre, ni aspiré d’air dans notre bouche en le dégustant, question de laisser toute la place aux aérateurs.
Premier test
La Terrasse de la Garde Pessac-Léognan 2010
Code SAQ : 00018234
24,25 $
En général, j’ai trouvé que tous les produits testés aéraient davantage le vin; en bouche, je voyais peu de différences. J’ai bien aimé le vin aéré par le Final touch et l’Intercontinental Vin-o-air. Et j’ai réussi à trouver le verre qui contenait le vin non aéré : il était fermé au nez et à la dégustation. Voici mes notes de dégustation de ce verre-témoin :
Un vin de Pessac-Léognan tannique, avec des fruits noirs, du café, du cassis et des mûres. Un vin jeune, à passer en carafe pendant une heure.
Deuxième test
Bolla Valpolicella Ripasso 2010
Code SAQ : 11570682
19,95 $
D’emblée, ce valpolicella est nettement plus aromatique que le bordeaux, et on dirait que les aérateurs s’en sont donné à cœur joie en rehaussant davantage les arômes. J’ai apprécié les aérateurs Intercontinental Vin-o-air et Decantus. Cette fois, je n’ai pas trouvé le verre-témoin, dont voici mes notes :
Un vin très aromatique où baignent des notes de fruits sucrés, de mûres, de framboise et d’épices. Passablement acide, ce vin a des tannins souples. Il n’a pas vraiment besoin d’être aéré!
Ces aérateurs sont-ils si nécessaires? Font-ils le travail? Je trouve que les différences ne sont pas si marquantes que cela. Oui, le bouquet des vins était un plus expressif. Oui, parfois le vin était plus ouvert en bouche. Mais la manipulation des aérateurs est parfois fastidieuse. Peu habitué, j’ai renversé pas mal de gouttes du précieux liquide. De plus, dans le cas des aérateurs qui ne se fixent pas à la bouteille, il faut verser le vin dans l’aérateur par-dessus chaque verre, ce qui peut être peu gracieux devant des invités. Bref, je préfère nettement la carafe, qui se vend grosso modo au même prix que l’aérateur.
Cependant, les ventes d’aérateurs sont bonnes, voire excellentes, m’indique Olivier Merotto. Les consommateurs les offrent souvent en cadeau. Bref, les gens veulent parfois des résultats express, sans attendre que le vin s’oxygène patiemment dans une carafe.
Le Mondial des cidres de glace 2013
« Je suis toujours surprise de voir que beaucoup de gens ne connaissent pas le cidre de glace », a dit la sommelière Véronique Rivest, porte-parole du Mondial des cidres de glace 2013, lors de la conférence de presse de l’événement qui commence vendredi à Rougemont.
Pourtant, le cidre de glace remplace admirablement les vins liquoreux comme les sauternes et les monbazillacs. J’en ai eu la preuve l’an dernier en les dégustant à Rougemont.
Cette année, 24 producteurs feront goûter leurs bébés sous la tente où règnent les tables de glace. Allez-y, ça en vaut la peine!







