Billets classés sous la catégorie « Vin rouge »

Une dégustation de Montravel, à Bergerac. Photo : CIVRB

Une dégustation de Montravel, à Bergerac. Photo : CIVRB

La grotte de Lascaux témoigne de la présence humaine il y a 20 000 ans. Pour des raisons de protection du patrimoine, elle est fermée au public; il est cependant possible de visiter son fac-similé 200 mètres plus loin à Montignac.

Le Centre des sciences de Montréal présente d’ailleurs une exposition sur la grotte de Lascaux.

Cette célèbre grotte est située dans la région du Périgord, dans le sud-ouest de la France, la patrie de la dispendieuse truffe et du foie gras. Et du vin de l’appellation Bergerac.

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Jeff Pachoud/AFP/Getty Images

Jeff Pachoud/AFP/Getty Images

Dans une étude rapportée par Wine Business, Constellation, le géant du vin et des spiritueux, catégorise les consommateurs de vin selon leurs habitudes d’achat et leurs préférences. La même étude avait été réalisée il y a 10 ans.

Dans cette mise à jour, trois des six catégories sont nouvelles : les nouveaux consommateurs engagés, les consommateurs loyaux au quotidien et les consommateurs motivés par le prix du vin.

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Les vins grecs modernes

Jeudi 10 juillet 2014 à 15 h 06 | | Pour me joindre

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Un vignoble en Grèce centrale. Photo : New wines of Greece

Un vignoble en Grèce centrale. Photo : New wines of Greece


« On fait à Icaros le vin pramnios.
C’est un genre de vin qui n’est ni doux
ni épais, mais âpre et dur,
et d’une force extraordinaire. »

Ce poème de l’auteur grec ancien d’Eparchidès serait la description complète du profil gustatif du vin pramnios du 4e siècle av. J.-C. Ce vin rouge sec était produit dans l´île d´Ikaria; selon le célèbre poète Homère, c’était le vin préféré des Grecs.

J’ai trouvé ce poème dans le livre, plutôt le pavé La vigne et le vin dans le monde grec ancien, de l’œnologue Stavroula Kourakou-Dragona (éditions Publications Foinikas).

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Enfin des vins allemands!

Jeudi 19 juin 2014 à 15 h 09 | | Pour me joindre

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AP Photo/Yves Logghe

AP Photo/Yves Logghe

Depuis que je tiens ce blogue sur le vin, je n’ai jamais consacré un papier complet aux vins allemands, seulement quelques critiques de vins germaniques par-ci par-là et cet article sur un pinot noir allemand.

C’est donc avec impatience que j’attendais une dégustation en bonne et due forme des autorités allemandes en la matière.

Lors d’une dégustation de presse, nous avons goûté une sélection de ces vins en compagnie de la sommelière Véronique Rivest, dont la mère est allemande, et de Nadine Poss, la reine du vin allemand pour l’année 2014.

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Photo : iStock/Sergey Rusakov

Photo : iStock/Sergey Rusakov

Une nouvelle technologique a retenu mon attention pour cette chronique. Elle concerne les adresses des sites Internet du vin.

Selon l’AFP, le projet d’adresses Internet dotées de l’extension .vin ou .wine se poursuit, même si certaines voix – des pays européens et des producteurs de vin – s’y opposent. Ces adresses devraient apparaître dans quelques mois.

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Un vignoble du Tejo au Portugal. Photo : Wines of Portugal

Un vignoble du Tejo au Portugal. Photo : Wines of Portugal

Je m’ennuyais d’eux. Depuis les débuts de ce blogue, à la fin de 2012, je n’étais pas allé à un salon des vins du Portugal. C’est chose faite, puisqu’une quarantaine de vignerons portugais sont venus présenter leurs produits à Montréal il y a quelques semaines.

Je ne vous apprends rien en affirmant que le Portugal détient quelques vins uniques, dont le porto. Ce pays européen se distingue aussi par sa variété de cépages indigènes, soit plus de 250.

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Un vigneron et son filtre d'osmose inverse. Photo : AP Photo/Jeff Chiu

Un vigneron et son filtre d’osmose inverse. Photo : AP Photo/Jeff Chiu

Après les produits chimiques dans le vin, place à trois techniques viticoles utiles pour « améliorer » la production du vin, en faciliter le goût et standardiser la production.

Notez bien que ces techniques ne sont pas nécessairement récentes.

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Des tests de fermentation du vin en laboratoire. Photo : iStockphoto/Tanuki Photography

Des tests de fermentation du vin en laboratoire. Photo : iStockphoto/Tanuki Photography

L’image bucolique du vigneron, de son domaine, de ses terres, des vignes qu’il cultive amoureusement et du vin qu’il élève dans le plus grand soin est parfois mensongère.

Dans certains cas, la production du vin obéit à des impératifs commerciaux, aux aléas d’un marché qui doit répondre à une demande ou à celles de firmes friandes de profits croissants.

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Le chai du Château Sainte Roseline. Photo : Château Sainte Roseline

Le chai du Château Sainte Roseline. Photo : Château Sainte Roseline

Le vin rosé coule à flot des pressoirs de vinifications en Provence. En effet, 88,5 % de la production totale de vin y est attribuée au rosé. La région fournit 35 % des vins rosés vendus en France et 5,6 % dans le monde, selon les chiffres du Conseil interprofessionnel des vins de Provence.

Ça tombe bien : la consommation mondiale de vin rosé a augmenté de 15 % en 10 ans (de 2002 à 2012). Les Français demeurent les plus grands buveurs de vin rosé dans le monde avec 36 % de la consommation mondiale; elle a augmenté de 9 à 15 % en trois ans. Les États-Unis entrent aussi dans le bal : en trois ans, les ventes de vin rosé ont triplé au pays de l’oncle Sam.

Les cépages grenache et cinsault composent en majorité les vins rosés de Provence. Le mourvèdre, la syrah (en baisse), le tibouren (de retour), le carignan (en disparition) et le rolle peuvent appuyer l’encépagement des rosés de Provence.

Le Château Sainte Roseline
Leur rosé Roseline Prestige est une figure connue dans le marché du vin au Québec. On comprend pourquoi il est le cinquième rosé le plus vendu dans la province en valeur et le sixième en volume. « Nous sommes les premiers pour les ventes de rosés de Provence au Québec et les deuxièmes en chiffre d’affaires », a expliqué Christophe Bernard, directeur général et œnologue de ce domaine provençal, récemment de passage à Montréal.

Un des 18 crus classés de Provence, le Château Sainte Roseline produit près de 21 millions de bouteilles de vin. Il y a 20 ans, ce chiffre s’élevait plutôt à 80 000…

Avec le populaire Mateus (vin rosé portugais légèrement perlant et sucré), le Roseline Prestige fut le premier rosé vendu au Québec il y a 60 ans.

Anecdote intéressante racontée par Christophe Bernard : les François boivent des rosés pâles. Des rosés plus foncés comme le Ménage à trois et l’Astica de Trapiche seraient automatiquement refusés par le consommateur français.

roseline_prestige_roseLa dégustation
Roseline Prestige Côtes de Provence 2013

Code SAQ : 00534768
16,95 $
Ce vin rose saumon sent les fleurs rouges, la fraise, la cerise et la rose. Les saveurs florales (fleur d’oranger), d’écorce d’orange, de fraise, de cerise et de rose sont soutenues par une vive acidité et une matière presque tannique (très légèrement cependant). Nous avons affaire à un vin rosé de Provence qui peut facilement soutenir des plats légers.

Château Sainte Roseline Lampe de méduse 2013
En vente en importation privée chez Vins Philippe Dandurand
24 $
Un rosé très pâle, presque blanc, qui affiche des notes de rose et de fraise. En bouche, il est serti de fruits blancs, de citron et de fleur rose. L’ensemble est gras, bien acide et avec une légère trace de tannins en bouche. Excellent.

Château Sainte Roseline La Chapelle de Sainte Roseline 2013
Code SAQ : 12021853
45 $ (SAQ Signature seulement)
Le mourvèdre forme l’ensemble de ce vin qui a été mis en carafe une heure avant la dégustation. Il est rose clair avec des odeurs de fleurs rouges et légèrement animales. Cette note se confirme en bouche, car ce vin est ample, fin, complexe et structuré grâce à ses tannins, ses saveurs de rose, de fruits jaunes et d’herbes fraîches.

Château Sainte-Roseline cuvée Prieure 2008
Code SAQ : 11873894
29,25 $
Nous avons aussi goûté ce vin rouge de syrah et de cabernet-sauvignon. « 2008 n’est pas un bon millésime en Provence », a précisé Christophe Bernard du Château Sainte-Roseline. Grenat assez foncé, ce vin affiche des notes très aromatiques de mûres, de violette et de cassis. Ces fruits noirs et la violette reviennent au verre. Des notes de pâtisserie et d’herbes de Provence évoluent aussi dans une trame très acide et bien tannique.

vin_franceMon titre provient d’une citation de Valérie Pajotin, directrice générale d’Anivin de France. Cette association représente depuis 2009 tous les vins français qui portent la dénomination de Vin de France.

Depuis 2007, l’Union européenne permet la production de vin d’origine nationale, c’est-à-dire de vin produit sur tout le territoire national. Les raisins peuvent ainsi provenir de plusieurs régions viticoles du pays, échappant ainsi à la sacro-sainte notion d’appellation et de terroir.

C’est donc dans cette vision que la dénomination Vin de France, depuis 2010, vise à simplifier l’offre française qui est très (trop?) large et très complète. Bref, on veut « décoincer les vins français », dont les exportations subissent depuis quelques années les rudes assauts de la concurrence d’autres pays comme l’Italie et ceux du Nouveau Monde.

Le producteur peut mentionner le cépage (les assemblages sont aussi permis) et le millésime sur l’étiquette, qui prend d’ailleurs des tons plus fantaisistes. Mais surtout, selon les règles de vinification de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), il peut utiliser les mêmes techniques de vinification que celles utilisées dans le Nouveau Monde et se libérer des règles, parfois étroites, des appellations d’origine protégée (AOP) et des indications géographiques protégées (IGP).

Pour Bruno Kesser, du groupe Taillan (producteur des vins Grand Sud), « un grand pays viticole doit savoir tout faire ». Les vins de prestige et d’appellation précise ont autant leur place que les vins de soif beaucoup plus simples.

Fort intérêt commercial, prix attrayant
Les grands du vin comme la Maison Chapoutier, Sacha Lichine, la famille Perrin, Badet Clément, et même Gérard Depardieu, produisent des vins portant la dénomination de Vin de France. Leurs ventes croissent de 6 % par an.

Selon des chiffres fournis par Anivin, les exportations de Vin de France représentent 18 % de l’exportation totale des vins français, dont 3 % pour le Canada. Par comparaison, les vins d’appellation représentent 46 % des vins exportés.

Au Québec, ces vins se vendent autour de la quinzaine de dollars. Ce qui est une bonne nouvelle, vu l’inflation régulière du prix des vins depuis quelques années.

La dégustation
Michel Gassier Les Piliers sauvignon blanc

Code SAQ : 11770140
15,20 $
Les agrumes (la lime) et l’herbe fraîchement coupée sont liés de manière harmonieuse. Résultat : un vin frais, très bon et très agréable.

Pyrène Chambre D’amour gros manseng et sauvignon blanc 2012
Code SAQ : 11661648
17,45 $
Un vin demi-sec aux arômes d’ananas sucré et confit, et de fruits tropicaux. Le sucre est moyennement présent en bouche, mais une acidité suffisante compense le tout.

Vive la vie Grand chais de France 2012
Code SAQ : 12167211
9,95 $
(J’avais critiqué ce vin dans ma chronique du 25 mars 2014)
Les vignes de grenache, de syrah et de marselan (un croisement créé en 1961 entre le cabernet-sauvignon et le grenache noir qu’on trouve surtout dans les Côtes du Rhône et le Languedoc) proviennent des Costières de Nîmes, du Minervois et de Corbières. Rubis foncé violacé, il sent les notes chimiques, les fruits rouges et les fruits noirs. Et, en effet, ces fruits (surtout le cassis et la prune) reviennent en bouche, accompagnés de café et de vanille. Moyennement acide et souple, ce vin contient tout de même une certaine dose de sucre, qui peut en lasser certains, mais soyons indulgent, vu son prix compétitif.

D’autres vins figuraient dans cette dégustation, mais ils ne sont pas encore en vente à la SAQ. Ils étaient en général simples, mais de bonne qualité. Surveillez ce blogue, j’en parlerai au fur et à mesure qu’ils seront mis en vente.