Billets classés sous la catégorie « Vin blanc »

Jeff Pachoud/AFP/Getty Images

Jeff Pachoud/AFP/Getty Images

Dans une étude rapportée par Wine Business, Constellation, le géant du vin et des spiritueux, catégorise les consommateurs de vin selon leurs habitudes d’achat et leurs préférences. La même étude avait été réalisée il y a 10 ans.

Dans cette mise à jour, trois des six catégories sont nouvelles : les nouveaux consommateurs engagés, les consommateurs loyaux au quotidien et les consommateurs motivés par le prix du vin.

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Les vins grecs modernes

Jeudi 10 juillet 2014 à 15 h 06 | | Pour me joindre

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Un vignoble en Grèce centrale. Photo : New wines of Greece

Un vignoble en Grèce centrale. Photo : New wines of Greece


« On fait à Icaros le vin pramnios.
C’est un genre de vin qui n’est ni doux
ni épais, mais âpre et dur,
et d’une force extraordinaire. »

Ce poème de l’auteur grec ancien d’Eparchidès serait la description complète du profil gustatif du vin pramnios du 4e siècle av. J.-C. Ce vin rouge sec était produit dans l´île d´Ikaria; selon le célèbre poète Homère, c’était le vin préféré des Grecs.

J’ai trouvé ce poème dans le livre, plutôt le pavé La vigne et le vin dans le monde grec ancien, de l’œnologue Stavroula Kourakou-Dragona (éditions Publications Foinikas).

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Enfin des vins allemands!

Jeudi 19 juin 2014 à 15 h 09 | | Pour me joindre

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AP Photo/Yves Logghe

AP Photo/Yves Logghe

Depuis que je tiens ce blogue sur le vin, je n’ai jamais consacré un papier complet aux vins allemands, seulement quelques critiques de vins germaniques par-ci par-là et cet article sur un pinot noir allemand.

C’est donc avec impatience que j’attendais une dégustation en bonne et due forme des autorités allemandes en la matière.

Lors d’une dégustation de presse, nous avons goûté une sélection de ces vins en compagnie de la sommelière Véronique Rivest, dont la mère est allemande, et de Nadine Poss, la reine du vin allemand pour l’année 2014.

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Photo : iStock/Sergey Rusakov

Photo : iStock/Sergey Rusakov

Une nouvelle technologique a retenu mon attention pour cette chronique. Elle concerne les adresses des sites Internet du vin.

Selon l’AFP, le projet d’adresses Internet dotées de l’extension .vin ou .wine se poursuit, même si certaines voix – des pays européens et des producteurs de vin – s’y opposent. Ces adresses devraient apparaître dans quelques mois.

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Des vins blancs pour le barbecue

Mardi 3 juin 2014 à 14 h 15 | | Pour me joindre

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bbq_blancsVoici le temps de vous faire les traditionnelles suggestions de vins pour l’été et pour les barbecues.

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Un vignoble du Tejo au Portugal. Photo : Wines of Portugal

Un vignoble du Tejo au Portugal. Photo : Wines of Portugal

Je m’ennuyais d’eux. Depuis les débuts de ce blogue, à la fin de 2012, je n’étais pas allé à un salon des vins du Portugal. C’est chose faite, puisqu’une quarantaine de vignerons portugais sont venus présenter leurs produits à Montréal il y a quelques semaines.

Je ne vous apprends rien en affirmant que le Portugal détient quelques vins uniques, dont le porto. Ce pays européen se distingue aussi par sa variété de cépages indigènes, soit plus de 250.

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Un vigneron et son filtre d'osmose inverse. Photo : AP Photo/Jeff Chiu

Un vigneron et son filtre d’osmose inverse. Photo : AP Photo/Jeff Chiu

Après les produits chimiques dans le vin, place à trois techniques viticoles utiles pour « améliorer » la production du vin, en faciliter le goût et standardiser la production.

Notez bien que ces techniques ne sont pas nécessairement récentes.

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Des tests de fermentation du vin en laboratoire. Photo : iStockphoto/Tanuki Photography

Des tests de fermentation du vin en laboratoire. Photo : iStockphoto/Tanuki Photography

L’image bucolique du vigneron, de son domaine, de ses terres, des vignes qu’il cultive amoureusement et du vin qu’il élève dans le plus grand soin est parfois mensongère.

Dans certains cas, la production du vin obéit à des impératifs commerciaux, aux aléas d’un marché qui doit répondre à une demande ou à celles de firmes friandes de profits croissants.

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vin_franceMon titre provient d’une citation de Valérie Pajotin, directrice générale d’Anivin de France. Cette association représente depuis 2009 tous les vins français qui portent la dénomination de Vin de France.

Depuis 2007, l’Union européenne permet la production de vin d’origine nationale, c’est-à-dire de vin produit sur tout le territoire national. Les raisins peuvent ainsi provenir de plusieurs régions viticoles du pays, échappant ainsi à la sacro-sainte notion d’appellation et de terroir.

C’est donc dans cette vision que la dénomination Vin de France, depuis 2010, vise à simplifier l’offre française qui est très (trop?) large et très complète. Bref, on veut « décoincer les vins français », dont les exportations subissent depuis quelques années les rudes assauts de la concurrence d’autres pays comme l’Italie et ceux du Nouveau Monde.

Le producteur peut mentionner le cépage (les assemblages sont aussi permis) et le millésime sur l’étiquette, qui prend d’ailleurs des tons plus fantaisistes. Mais surtout, selon les règles de vinification de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), il peut utiliser les mêmes techniques de vinification que celles utilisées dans le Nouveau Monde et se libérer des règles, parfois étroites, des appellations d’origine protégée (AOP) et des indications géographiques protégées (IGP).

Pour Bruno Kesser, du groupe Taillan (producteur des vins Grand Sud), « un grand pays viticole doit savoir tout faire ». Les vins de prestige et d’appellation précise ont autant leur place que les vins de soif beaucoup plus simples.

Fort intérêt commercial, prix attrayant
Les grands du vin comme la Maison Chapoutier, Sacha Lichine, la famille Perrin, Badet Clément, et même Gérard Depardieu, produisent des vins portant la dénomination de Vin de France. Leurs ventes croissent de 6 % par an.

Selon des chiffres fournis par Anivin, les exportations de Vin de France représentent 18 % de l’exportation totale des vins français, dont 3 % pour le Canada. Par comparaison, les vins d’appellation représentent 46 % des vins exportés.

Au Québec, ces vins se vendent autour de la quinzaine de dollars. Ce qui est une bonne nouvelle, vu l’inflation régulière du prix des vins depuis quelques années.

La dégustation
Michel Gassier Les Piliers sauvignon blanc

Code SAQ : 11770140
15,20 $
Les agrumes (la lime) et l’herbe fraîchement coupée sont liés de manière harmonieuse. Résultat : un vin frais, très bon et très agréable.

Pyrène Chambre D’amour gros manseng et sauvignon blanc 2012
Code SAQ : 11661648
17,45 $
Un vin demi-sec aux arômes d’ananas sucré et confit, et de fruits tropicaux. Le sucre est moyennement présent en bouche, mais une acidité suffisante compense le tout.

Vive la vie Grand chais de France 2012
Code SAQ : 12167211
9,95 $
(J’avais critiqué ce vin dans ma chronique du 25 mars 2014)
Les vignes de grenache, de syrah et de marselan (un croisement créé en 1961 entre le cabernet-sauvignon et le grenache noir qu’on trouve surtout dans les Côtes du Rhône et le Languedoc) proviennent des Costières de Nîmes, du Minervois et de Corbières. Rubis foncé violacé, il sent les notes chimiques, les fruits rouges et les fruits noirs. Et, en effet, ces fruits (surtout le cassis et la prune) reviennent en bouche, accompagnés de café et de vanille. Moyennement acide et souple, ce vin contient tout de même une certaine dose de sucre, qui peut en lasser certains, mais soyons indulgent, vu son prix compétitif.

D’autres vins figuraient dans cette dégustation, mais ils ne sont pas encore en vente à la SAQ. Ils étaient en général simples, mais de bonne qualité. Surveillez ce blogue, j’en parlerai au fur et à mesure qu’ils seront mis en vente.

Henry Marionnet, l’as du gamay

Jeudi 1 mai 2014 à 15 h 54 | | Pour me joindre

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Henry Marionnet. Photo : Radio-Canada/Ronald Georges

Henry Marionnet. Photo : Radio-Canada/Ronald Georges

Depuis une vingtaine d’années, j’achète régulièrement les gamays du Domaine de la Charmoise d’Henry Marionnet. Je suis toujours assuré de boire et d’offrir à mes invités un vin certes simple, mais frais, agréable et, surtout, digeste.

Quel ne fut pas mon enthousiasme lorsque j’ai su que j’allais rencontrer Henry Marionnet et goûter ses vins en sa présence!

Faire du vin est une question de talent, mais les techniques viticoles et vinicoles peuvent parfois masquer l’apport de la main de l’homme. Pourtant, Henry Marionnet ne détient aucune formation en œnologie. « L’école de la vie et du travail m’a permis de faire des vins que j’aimais », nous a-t-il raconté lors d’un séjour éclair à Montréal.

Situé en Touraine, Le Domaine de la Charmoise comprend 60 hectares. Le gamay y occupe 33 hectares, le sauvignon blanc, 20. La production totale de vin s’élève à 400 000 bouteilles.

C’est en 1973, après de deux à quatre ans de recherche, qu’Henry Marionnet a réalisé son premier gamay.

Depuis ce temps, sa méthode de vinification n’a pas changé. Les raisins sont cueillis à la main, « que par des femmes qui travaillent mieux et plus vite », précise-t-il, et ils sont déposés dans des petits paniers après un tri. La qualité du raisin doit être impeccable : « On doit pouvoir les vendre au magasin du coin », explique-t-il.

La fermentation en cuve d’acier inoxydable dure cinq ou six jours. Elle se déroule selon une méthode dite « intracellulaire », c’est-à-dire presque sans soufre et sans levure, donc naturellement. La maturation se fait à l’intérieur de chaque baie.

Une relève sans accroc
Après une belle carrière, Henry Marionnet cédera l’exploitation du domaine à la génération suivante. La tâche reviendra à son fils Jean-Sébastien, qui occupe déjà partiellement le « trône ».

Il arrive souvent que les générations s’affrontent en matière de vision, de méthodes de travail et de philosophie. Ce n’est pas le cas au Domaine de la Charmoise, où aucune tension générationnelle ne règne, assure Henry Marionnet. « Il a la même folie que son père », dit-il en parlant de son fils.

henry_marionnet_gamayLa dégustation
Beaucoup de ces vins ne sont malheureusement pas en vente au Québec.

Les blancs
Domaine de la Charmoise sauvignon Touraine 2013
18,45 $
En Touraine, la faible production de 2013 a donné des vins très acides, rappelle Henry Marionnet. Ce sauvignon blanc s’amène discrètement avec ses arômes de fruits blancs. Il s’affirme avec des saveurs d’agrumes (citron, lime) et de gazon fraîchement coupé. La finale porte sur le zeste de lime. En somme, c’est un vin ample et très agréable. Les Marionnet vinifient leurs blancs en cuve d’acier inoxydable deux ou trois jours à température ambiante. Ils ne font pas de fermentation malolactique, mais une fermentation enzymatique pour baisser le taux d’acidité du vin.

Domaine de la Charmoise vinifera sauvignon franc de pied Touraine 2013
23,55 $
Les vignes de sauvignon blanc ne sont pas greffées à des porte-greffes (qui sont souvent d’origine américaine). À la fin du 19e siècle, le phylloxéra, un puceron, a ravagé presque tout le vignoble européen. Pour le reconstituer, les vignerons ont replanté leurs vignes en les greffant à des souches de vignes américaines. Le vin est aromatique et dégage des odeurs de fruits blancs, de pêche et de fleurs. Les épices, le poivre blanc, la chair de pêche, le citron, le sel, le silex et la pulpe de lime donnent un vin au caractère calcaire.

Domaine de la Charmoise La pucelle de romorantin Vin de France 2012
Le cépage romorantin est surtout cultivé dans l’appellation Cour-Cheverny; il est très vif en jeunesse, et celui-ci ne fait pas exception avec ses intenses arômes de citron, de craie et d’herbes. Vif, il développe aussi des arômes de fumée et de minerai. Particulier.

Domaine de la Charmoise Provignage romorantin pré-phylloxérique Vin de France 2011
69 $
« C’est la plus vieille vigne de France », indique Henry Marionnet, qui vinifie la production de cette parcelle de quatre hectares depuis 1998. En France, l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO), l’Office interprofessionnel des vins (ONIVINS) et l’Institut national de recherche agronomique (INRA) confirment cette affirmation. Par contre, les recherches sur ce vignoble qui a été planté avant l’apparition du phylloxéra ne sont pas parvenues à déterminer son âge, parce que les troncs des vignes sont creux. Ce romorantin goûte le citron épicé, le poivre, le cumin, la lime, la réglisse et les herbes aromatiques. Il est gras et très acide. Le résultat est unique; c’est un moment d’émotion.

Les rouges
Domaine de La Charmoise Touraine gamay 2013

Code SAQ : 00329532
18,45 $
Déjà, le nez promet avec ses arômes de poivre, de fraise et de bonbons acidulés. En effet, la fraise poivrée règne dans ce vin, ainsi que la fumée, le poivre noir et l’humus. C’est un vin dense et étonnamment très acide et tannique.

Domaine de la Charmoise Première vendange gamay Touraine 2012
24,85 $
En vente en importation privée chez LBV International
Le nez de fraise est très net et annonce la suite : cerise, fraise, cerise noire, poivre, thé vert et un caractère herbacé qui disparaît avec l’aération. Très bien.

Henry Marionnet vinifera gamay franc de pied Touraine 2012
Code SAQ : 11844591
23,55 $
Le vin, grenat foncé un peu trouble, sent la petite cerise, la fraise et la framboise. En bouche, il est rempli de cerise, de fraise, de thé vert, d’épices, de terre et de fraise poivrée, accompagnés d’une vive acidité et d’une bonne masse tannique. Un excellent vin rafraîchissant. La preuve, tout le monde en a repris lors de cette dégustation.

Henry Marionnet vinifera cot franc de pied Touraine 2012
27,95 $
Henry Marionnet produit aussi du cot (ou du tannat, cher au sud-ouest de la France). À Madiran, le tannat donne des vins souvent austères et denses en jeunesse. Celui-ci ne fait pas exception avec ses arômes de poivre, de bleuet, de noyaux de bleuet, d’épices et un caractère herbacé. C’est très serré et très jeune; la matière ne manque pas.