
© Union viticole du Liban
Vous ne serez pas surpris d’apprendre que la tradition vinicole au Liban est millénaire, comme elle l’est dans les pays voisins. Les Phéniciens ont introduit la vigne il y a plus de 3000 ans dans de nombreux territoires méditerranéens, mais c’est au Liban qu’ils y ont développé des techniques viticoles.
Ensuite, les Romains ont pris la relève, en prenant même soin d’élever un temple en l’honneur au dieu du vin, Bacchus.
Après près de 1000 ans d’absence de vin (à la suite de la domination musulmane qui l’a interdit), les Jésuites ont réintroduit la vigne en 1857 en créant les grandes caves de Ksara.
De 1975 à 1989, la guerre civile allait ralentir la production, à l’exception du Château Musar, dirigé par Serge Hochar (lisez le papier d’Eric Asimov dans le New York Times).
Qui dit vin libanais doit mentionner la vallée de la Bekaa, le centre névralgique de l’industrie libanaise du vin. Les coteaux de la vallée sont couverts de vignes. L’altitude élevée (près de 1000 mètres) est une des conditions gagnantes pour la production de vin en région chaude.
Les cépages sont français, surtout ceux de Bordeaux, additionnés de carignan, de cinsault et de grenache.
La production de vins blancs est plus modeste. L’ugni blanc, le chardonnay, le muscat, le viognier et la clairette côtoient les cépages autochtones marvey et obeidy.
Le reste des raisins cultivés est consommé comme raisin de table et distillé pour l’apéritif anisé arak.
En dégustation
Château Les Cèdres Domaine Wardy vallée de la Bekaa 2004 (le 2007 est en vente à la SAQ)
Tiré de vignes de cabernet-sauvignon, de syrah et de merlot, ce vin libanais exhale de fruits rouges et d’olives. En bouche, le cassis et le café apportent une finale marquée par les tannins, l’alcool et le bois. Avec des viandes rouges, des gibiers et des fromages fermes.
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