Billets classés sous la catégorie « France »

Une dégustation de Montravel, à Bergerac. Photo : CIVRB

Une dégustation de Montravel, à Bergerac. Photo : CIVRB

La grotte de Lascaux témoigne de la présence humaine il y a 20 000 ans. Pour des raisons de protection du patrimoine, elle est fermée au public; il est cependant possible de visiter son fac-similé 200 mètres plus loin à Montignac.

Le Centre des sciences de Montréal présente d’ailleurs une exposition sur la grotte de Lascaux.

Cette célèbre grotte est située dans la région du Périgord, dans le sud-ouest de la France, la patrie de la dispendieuse truffe et du foie gras. Et du vin de l’appellation Bergerac.

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Jeff Pachoud/AFP/Getty Images

Jeff Pachoud/AFP/Getty Images

Dans une étude rapportée par Wine Business, Constellation, le géant du vin et des spiritueux, catégorise les consommateurs de vin selon leurs habitudes d’achat et leurs préférences. La même étude avait été réalisée il y a 10 ans.

Dans cette mise à jour, trois des six catégories sont nouvelles : les nouveaux consommateurs engagés, les consommateurs loyaux au quotidien et les consommateurs motivés par le prix du vin.

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Photo : iStock/Sergey Rusakov

Photo : iStock/Sergey Rusakov

Une nouvelle technologique a retenu mon attention pour cette chronique. Elle concerne les adresses des sites Internet du vin.

Selon l’AFP, le projet d’adresses Internet dotées de l’extension .vin ou .wine se poursuit, même si certaines voix – des pays européens et des producteurs de vin – s’y opposent. Ces adresses devraient apparaître dans quelques mois.

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Des vins blancs pour le barbecue

Mardi 3 juin 2014 à 14 h 15 | | Pour me joindre

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bbq_blancsVoici le temps de vous faire les traditionnelles suggestions de vins pour l’été et pour les barbecues.

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Des tests de fermentation du vin en laboratoire. Photo : iStockphoto/Tanuki Photography

Des tests de fermentation du vin en laboratoire. Photo : iStockphoto/Tanuki Photography

L’image bucolique du vigneron, de son domaine, de ses terres, des vignes qu’il cultive amoureusement et du vin qu’il élève dans le plus grand soin est parfois mensongère.

Dans certains cas, la production du vin obéit à des impératifs commerciaux, aux aléas d’un marché qui doit répondre à une demande ou à celles de firmes friandes de profits croissants.

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Le chai du Château Sainte Roseline. Photo : Château Sainte Roseline

Le chai du Château Sainte Roseline. Photo : Château Sainte Roseline

Le vin rosé coule à flot des pressoirs de vinifications en Provence. En effet, 88,5 % de la production totale de vin y est attribuée au rosé. La région fournit 35 % des vins rosés vendus en France et 5,6 % dans le monde, selon les chiffres du Conseil interprofessionnel des vins de Provence.

Ça tombe bien : la consommation mondiale de vin rosé a augmenté de 15 % en 10 ans (de 2002 à 2012). Les Français demeurent les plus grands buveurs de vin rosé dans le monde avec 36 % de la consommation mondiale; elle a augmenté de 9 à 15 % en trois ans. Les États-Unis entrent aussi dans le bal : en trois ans, les ventes de vin rosé ont triplé au pays de l’oncle Sam.

Les cépages grenache et cinsault composent en majorité les vins rosés de Provence. Le mourvèdre, la syrah (en baisse), le tibouren (de retour), le carignan (en disparition) et le rolle peuvent appuyer l’encépagement des rosés de Provence.

Le Château Sainte Roseline
Leur rosé Roseline Prestige est une figure connue dans le marché du vin au Québec. On comprend pourquoi il est le cinquième rosé le plus vendu dans la province en valeur et le sixième en volume. « Nous sommes les premiers pour les ventes de rosés de Provence au Québec et les deuxièmes en chiffre d’affaires », a expliqué Christophe Bernard, directeur général et œnologue de ce domaine provençal, récemment de passage à Montréal.

Un des 18 crus classés de Provence, le Château Sainte Roseline produit près de 21 millions de bouteilles de vin. Il y a 20 ans, ce chiffre s’élevait plutôt à 80 000…

Avec le populaire Mateus (vin rosé portugais légèrement perlant et sucré), le Roseline Prestige fut le premier rosé vendu au Québec il y a 60 ans.

Anecdote intéressante racontée par Christophe Bernard : les François boivent des rosés pâles. Des rosés plus foncés comme le Ménage à trois et l’Astica de Trapiche seraient automatiquement refusés par le consommateur français.

roseline_prestige_roseLa dégustation
Roseline Prestige Côtes de Provence 2013

Code SAQ : 00534768
16,95 $
Ce vin rose saumon sent les fleurs rouges, la fraise, la cerise et la rose. Les saveurs florales (fleur d’oranger), d’écorce d’orange, de fraise, de cerise et de rose sont soutenues par une vive acidité et une matière presque tannique (très légèrement cependant). Nous avons affaire à un vin rosé de Provence qui peut facilement soutenir des plats légers.

Château Sainte Roseline Lampe de méduse 2013
En vente en importation privée chez Vins Philippe Dandurand
24 $
Un rosé très pâle, presque blanc, qui affiche des notes de rose et de fraise. En bouche, il est serti de fruits blancs, de citron et de fleur rose. L’ensemble est gras, bien acide et avec une légère trace de tannins en bouche. Excellent.

Château Sainte Roseline La Chapelle de Sainte Roseline 2013
Code SAQ : 12021853
45 $ (SAQ Signature seulement)
Le mourvèdre forme l’ensemble de ce vin qui a été mis en carafe une heure avant la dégustation. Il est rose clair avec des odeurs de fleurs rouges et légèrement animales. Cette note se confirme en bouche, car ce vin est ample, fin, complexe et structuré grâce à ses tannins, ses saveurs de rose, de fruits jaunes et d’herbes fraîches.

Château Sainte-Roseline cuvée Prieure 2008
Code SAQ : 11873894
29,25 $
Nous avons aussi goûté ce vin rouge de syrah et de cabernet-sauvignon. « 2008 n’est pas un bon millésime en Provence », a précisé Christophe Bernard du Château Sainte-Roseline. Grenat assez foncé, ce vin affiche des notes très aromatiques de mûres, de violette et de cassis. Ces fruits noirs et la violette reviennent au verre. Des notes de pâtisserie et d’herbes de Provence évoluent aussi dans une trame très acide et bien tannique.

Y a-t-il trop de sucre dans le vin?

Mardi 13 mai 2014 à 16 h 21 | | Pour me joindre

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Un technicien de laboratoire vérifie les propriétés du moût du raisin. Photo : Ted S. Warren

Un technicien de laboratoire vérifie les propriétés du moût du raisin. Photo : Ted S. Warren

Avant d’aller à une dégustation de presse au siège social de la SAQ (sur les vins rosés, dont nous reparlerons), j’avais commencé à écrire cette chronique sur le sucre. Le hasard fait parfois les choses, car la discussion impromptue que j’ai eue avec mes confrères des autres médias a surtout porté sur le sucre dans le vin, qui dépasse parfois les normes supportables!

Vous risquez donc d’en entendre parler dans les prochaines chroniques vins de ces derniers.

Le sucre dans le vin, donc. Il est présent naturellement dans le raisin, la fermentation étant le processus de transformation du sucre en alcool.

Lorsqu’on parle de sucre résiduel, dans certains vins blancs alsaciens ou allemands, par exemple, cela réfère au sucre qui reste après la fermentation. Par exemple, un vin sera sucré s’il titre 7 à 9 % d’alcool par volume comme bien des rieslings allemands. Une partie du sucre dans le raisin a été transformée en alcool, le reste, non (d’où le qualificatif de résiduel).

Certains vins semblent sucrés et le sont effectivement, notamment des vins australiens et américains, boisés et vanillés à l’excès (tiens, tiens, les taux d’alcool de ces vins sont généralement élevés).

En règle générale, un vin sec affiche moins de 5 g de sucre par litre. À titre de comparaison, un vin de vendanges tardives contient au moins 20 g de sucre par litre.

Je prends, au hasard, deux vins de la maison Coppola sur le site de la LCBO, qui affiche les taux de sucre des vins sur son site Internet (mais pas la SAQ). Le chardonnay Gold Diamond Label Collection 2012 titre 10 grammes et est considéré comme un vin très sec, et le cabernet-sauvignon Cask Inglenook 2009, aussi, avec 5 grammes.

Autre exemple, le White zinfandel Baron Herzog, un vin rosé demi-sec, titre 32 g de sucre par litre.

Je vous ai parlé il y a quelques semaines d’un vin d’Abkhazie (une république autonome de la Géorgie) qui était de type porto. Il était très sucré, et sa faible acidité le rendait lourd en bouche. Avec une vive acidité, ce vin serait forcément meilleur, puisque la douceur du liquide serait à peu près équilibrée par la trame acide. Pourtant, je l’ai servi chez moi à des gens dans le début de la vingtaine et ils l’ont beaucoup apprécié. Pour poursuivre mon évaluation, je leur ai servi un rouge toscan, très classique et très droit. La réponse a été unanime : non merci! Ils ont trouvé ce vin beaucoup trop sec et pas assez moelleux.

Je comprends pourquoi les « vins de marque », comme Ménage à trois et le White zinfandel de Gallo, sont des succès assurés auprès des jeunes et d’une grande majorité de consommateurs : ils sont sucrés, ronds, peu acides en bouche, et, donc, moins agressifs que certains vins ciselés par l’acidité.

De nombreux vins rosés que j’ai dégustés récemment affichaient des taux de sucre qui semblaient plutôt élevés. Ce serait intéressant d’en vérifier le taux de sucre réel.

Le sucre comme indicateur de qualité
Lorsqu’il est bien dosé et bien intégré au vin, le sucre lui permet de prendre des airs de conquérant. Pensons aux grands rieslings allemands et alsaciens, qu’ils soient en sucre résiduel ou issus de sélections de grains nobles (raisins passerillés, atteints de pourriture noble, séchés sur la grappe ou en cagettes).

En Champagne, les styles du roi des vins mousseux s’établissent selon la teneur en sucre.

Extra brut : entre 0 et 6 grammes de sucre par litre
Brut : moins de 12 grammes de sucre par litre
Extra sec : entre 12 et 17 grammes de sucre par litre
Sec : entre 17 et 32 grammes de sucre par litre
Demi-sec : entre 32 et 50 grammes de sucre par litre
Doux : plus de 50 grammes de sucre par litre

(Source : Comité interprofessionnel du vin de Champagne)

Ailleurs dans le monde, pensons aux portos qui ont rendu le Portugal célèbre, aux sauternes qui définissent la quintessence des vins liquoreux, au vin de Constance d’Afrique du Sud (du muscat),célèbre dans les cours d’Europe au 18e siècle, au chenin blanc de la Loire, à la Bulgarie et à ses vins demi-sec et liquoreux, à la Moldavie et à son vin de dessert Cotnari (50 g de sucre résiduel), etc. Et la liste est loin d’être exhaustive.

jardins_meyrac_blancLa dégustation
Les Jardins De Meyrac 2013

Code SAQ : 00637850
14,95 $
Un vin aux odeurs florales et de poire, qui revient en bouche avec de la pomme et du pamplemousse blanc. Le sucre et une sensation d’amertume donnent un vin, certes, court en bouche, mais qui sera agréable en apéro et avec des tapas asiatiques.

Tait Wines The Ball Buster 2010
Code SAQ : 10768451
23,50 $
Un vin rouge australien composé en majorité de shiraz et complété par du cabernet-sauvignon et du merlot. Les fruits très mûrs (bleuet, cassis, mûre) côtoient les épices, le cola, le café et la vanille avec une légère pointe d’alcool. Le vin semble sucré, mais selon le site de la LCBO, qui vend le millésime 2011, il titre 5 grammes de sucre par litre! Tout est donc une question de perception… La viande fumée allait à merveille avec ce vin qui est bien dans le genre, mais nettement trop cher, à mon humble avis.

fete_meresSans être une réelle tradition, la fête des Mères se célèbre souvent autour d’un brunch ou d’un bon repas.

L’occasion est belle de célébrer celle qui nous a donné la vie, et aussi la mère de notre conjoint.

Un champagne
Champagne Piper-Heidsieck brut

Code SAQ : 00462432
59,75 $
Code LCBO : 462432
54,95 $ (en solde à 49,95 $ jusqu’au 25 mai)
L’assemblage de 80 % pinot noir et meunier et de 20 % chardonnay sent les fleurs délicates, la chair de fruits blancs et, avec l’aération, les notes de rancio et les noix. Le citron, la lime, le biscuit fin et les fruits blancs s’allient aux notes fumées et minérales, et à l’alcool. Un excellent champagne pour l’apéritif et aussi un repas léger.

Les blancs
Château Pégau cuvée Lône Côtes du Rhône 2012

Code SAQ : 12131489
18,35 $
J’estime que nous ne buvons pas assez de Côtes du Rhône blanc. La clairette (40 %), le bourboulenc (30 %), le grenache blanc (20 %) et l’ugni blanc (10 %) forment un vin fin dominé par les agrumes, la fleur blanche et le citron. Un vin aérien.

Domaine Rolet Père et Fils chardonnay Étoile 2010
Code SAQ : 11194605
22,55 $
Ce chardonnay du Jura sent les fleurs, la noix de pin et le bois. En bouche, la vive acidité marque d’emblée, accompagnée d’arômes de paille, de fruits blancs secs, de citron, de lime et de levures. Très bien.

Les rouges
Fontanário de Pegões Adega de Santo Isidro de Pegões Palmela 2011

Code SAQ : 10432376
13,80 $
Un vin au fruité très mûr où nous avons affaire à une véritable cascade de cassis (intense), de fraise, de café, de champignon et d’épices. Les tannins sont souples et une légère verdeur clôt sa palette aromatique. C’est bien pour le prix.

Albert Bichot Coteaux Bourguignons
Code SAQ : 12206997
17,55 $
Les odeurs de cerise de terre et de betterave succèdent à celles d’humus, d’épices, de cerise fraîche et de prune. Un vin rafraîchissant.

Chartier – Créateur d’Harmonies Ribera del Duero 2012
Code SAQ : 12246622
19,95 $
En collaboration avec la Bodegas Arrocal, le Québécois François Chartier a créé un vin de 100 % tinta del païs (tempranillo). La fraise, la prune, la cerise, le cassis et les épices donnent un vin assez structuré et moyennement tannique. Après quelques minutes dans le verre, des arômes floraux, de cerise, de fraise et de fruits rouges mûrs se révèlent. Très bon avec le saumon fumé. François Chartier le propose d’ailleurs avec des poissons gras comme le thon.

Un cidre de glace
Crémant de glace Cidrerie du Minot cidre de glace mousseux

Code SAQ : 10530380
25,50 $ la bouteille de 375 ml
Les bulles très petites et fines de ce cidre de glace mousseux abondent, mais la mousse se fait plutôt rare. Il est jaune blond doré, presque comme de la bière, m’a fait remarquer un collègue au bureau. Il dégage des odeurs de pomme rouge intense, d’épices et de biscuit. Ce cidre qui titre 7,5 % d’alcool par volume est marqué par la pomme rouge, le sucre d’orge, le miel, l’ananas confit et la pelure de pomme rouge. On sent même des tannins en fin de bouche. Servez-le à 6 °C avec un fromage bleu puisqu’il est très acide bien que sucré. Ce cidre a remporté un trophée aux dernières Vinalies vinternationales dans la catégorie hors vin.

vin_franceMon titre provient d’une citation de Valérie Pajotin, directrice générale d’Anivin de France. Cette association représente depuis 2009 tous les vins français qui portent la dénomination de Vin de France.

Depuis 2007, l’Union européenne permet la production de vin d’origine nationale, c’est-à-dire de vin produit sur tout le territoire national. Les raisins peuvent ainsi provenir de plusieurs régions viticoles du pays, échappant ainsi à la sacro-sainte notion d’appellation et de terroir.

C’est donc dans cette vision que la dénomination Vin de France, depuis 2010, vise à simplifier l’offre française qui est très (trop?) large et très complète. Bref, on veut « décoincer les vins français », dont les exportations subissent depuis quelques années les rudes assauts de la concurrence d’autres pays comme l’Italie et ceux du Nouveau Monde.

Le producteur peut mentionner le cépage (les assemblages sont aussi permis) et le millésime sur l’étiquette, qui prend d’ailleurs des tons plus fantaisistes. Mais surtout, selon les règles de vinification de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), il peut utiliser les mêmes techniques de vinification que celles utilisées dans le Nouveau Monde et se libérer des règles, parfois étroites, des appellations d’origine protégée (AOP) et des indications géographiques protégées (IGP).

Pour Bruno Kesser, du groupe Taillan (producteur des vins Grand Sud), « un grand pays viticole doit savoir tout faire ». Les vins de prestige et d’appellation précise ont autant leur place que les vins de soif beaucoup plus simples.

Fort intérêt commercial, prix attrayant
Les grands du vin comme la Maison Chapoutier, Sacha Lichine, la famille Perrin, Badet Clément, et même Gérard Depardieu, produisent des vins portant la dénomination de Vin de France. Leurs ventes croissent de 6 % par an.

Selon des chiffres fournis par Anivin, les exportations de Vin de France représentent 18 % de l’exportation totale des vins français, dont 3 % pour le Canada. Par comparaison, les vins d’appellation représentent 46 % des vins exportés.

Au Québec, ces vins se vendent autour de la quinzaine de dollars. Ce qui est une bonne nouvelle, vu l’inflation régulière du prix des vins depuis quelques années.

La dégustation
Michel Gassier Les Piliers sauvignon blanc

Code SAQ : 11770140
15,20 $
Les agrumes (la lime) et l’herbe fraîchement coupée sont liés de manière harmonieuse. Résultat : un vin frais, très bon et très agréable.

Pyrène Chambre D’amour gros manseng et sauvignon blanc 2012
Code SAQ : 11661648
17,45 $
Un vin demi-sec aux arômes d’ananas sucré et confit, et de fruits tropicaux. Le sucre est moyennement présent en bouche, mais une acidité suffisante compense le tout.

Vive la vie Grand chais de France 2012
Code SAQ : 12167211
9,95 $
(J’avais critiqué ce vin dans ma chronique du 25 mars 2014)
Les vignes de grenache, de syrah et de marselan (un croisement créé en 1961 entre le cabernet-sauvignon et le grenache noir qu’on trouve surtout dans les Côtes du Rhône et le Languedoc) proviennent des Costières de Nîmes, du Minervois et de Corbières. Rubis foncé violacé, il sent les notes chimiques, les fruits rouges et les fruits noirs. Et, en effet, ces fruits (surtout le cassis et la prune) reviennent en bouche, accompagnés de café et de vanille. Moyennement acide et souple, ce vin contient tout de même une certaine dose de sucre, qui peut en lasser certains, mais soyons indulgent, vu son prix compétitif.

D’autres vins figuraient dans cette dégustation, mais ils ne sont pas encore en vente à la SAQ. Ils étaient en général simples, mais de bonne qualité. Surveillez ce blogue, j’en parlerai au fur et à mesure qu’ils seront mis en vente.

Henry Marionnet, l’as du gamay

Jeudi 1 mai 2014 à 15 h 54 | | Pour me joindre

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Henry Marionnet. Photo : Radio-Canada/Ronald Georges

Henry Marionnet. Photo : Radio-Canada/Ronald Georges

Depuis une vingtaine d’années, j’achète régulièrement les gamays du Domaine de la Charmoise d’Henry Marionnet. Je suis toujours assuré de boire et d’offrir à mes invités un vin certes simple, mais frais, agréable et, surtout, digeste.

Quel ne fut pas mon enthousiasme lorsque j’ai su que j’allais rencontrer Henry Marionnet et goûter ses vins en sa présence!

Faire du vin est une question de talent, mais les techniques viticoles et vinicoles peuvent parfois masquer l’apport de la main de l’homme. Pourtant, Henry Marionnet ne détient aucune formation en œnologie. « L’école de la vie et du travail m’a permis de faire des vins que j’aimais », nous a-t-il raconté lors d’un séjour éclair à Montréal.

Situé en Touraine, Le Domaine de la Charmoise comprend 60 hectares. Le gamay y occupe 33 hectares, le sauvignon blanc, 20. La production totale de vin s’élève à 400 000 bouteilles.

C’est en 1973, après de deux à quatre ans de recherche, qu’Henry Marionnet a réalisé son premier gamay.

Depuis ce temps, sa méthode de vinification n’a pas changé. Les raisins sont cueillis à la main, « que par des femmes qui travaillent mieux et plus vite », précise-t-il, et ils sont déposés dans des petits paniers après un tri. La qualité du raisin doit être impeccable : « On doit pouvoir les vendre au magasin du coin », explique-t-il.

La fermentation en cuve d’acier inoxydable dure cinq ou six jours. Elle se déroule selon une méthode dite « intracellulaire », c’est-à-dire presque sans soufre et sans levure, donc naturellement. La maturation se fait à l’intérieur de chaque baie.

Une relève sans accroc
Après une belle carrière, Henry Marionnet cédera l’exploitation du domaine à la génération suivante. La tâche reviendra à son fils Jean-Sébastien, qui occupe déjà partiellement le « trône ».

Il arrive souvent que les générations s’affrontent en matière de vision, de méthodes de travail et de philosophie. Ce n’est pas le cas au Domaine de la Charmoise, où aucune tension générationnelle ne règne, assure Henry Marionnet. « Il a la même folie que son père », dit-il en parlant de son fils.

henry_marionnet_gamayLa dégustation
Beaucoup de ces vins ne sont malheureusement pas en vente au Québec.

Les blancs
Domaine de la Charmoise sauvignon Touraine 2013
18,45 $
En Touraine, la faible production de 2013 a donné des vins très acides, rappelle Henry Marionnet. Ce sauvignon blanc s’amène discrètement avec ses arômes de fruits blancs. Il s’affirme avec des saveurs d’agrumes (citron, lime) et de gazon fraîchement coupé. La finale porte sur le zeste de lime. En somme, c’est un vin ample et très agréable. Les Marionnet vinifient leurs blancs en cuve d’acier inoxydable deux ou trois jours à température ambiante. Ils ne font pas de fermentation malolactique, mais une fermentation enzymatique pour baisser le taux d’acidité du vin.

Domaine de la Charmoise vinifera sauvignon franc de pied Touraine 2013
23,55 $
Les vignes de sauvignon blanc ne sont pas greffées à des porte-greffes (qui sont souvent d’origine américaine). À la fin du 19e siècle, le phylloxéra, un puceron, a ravagé presque tout le vignoble européen. Pour le reconstituer, les vignerons ont replanté leurs vignes en les greffant à des souches de vignes américaines. Le vin est aromatique et dégage des odeurs de fruits blancs, de pêche et de fleurs. Les épices, le poivre blanc, la chair de pêche, le citron, le sel, le silex et la pulpe de lime donnent un vin au caractère calcaire.

Domaine de la Charmoise La pucelle de romorantin Vin de France 2012
Le cépage romorantin est surtout cultivé dans l’appellation Cour-Cheverny; il est très vif en jeunesse, et celui-ci ne fait pas exception avec ses intenses arômes de citron, de craie et d’herbes. Vif, il développe aussi des arômes de fumée et de minerai. Particulier.

Domaine de la Charmoise Provignage romorantin pré-phylloxérique Vin de France 2011
69 $
« C’est la plus vieille vigne de France », indique Henry Marionnet, qui vinifie la production de cette parcelle de quatre hectares depuis 1998. En France, l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO), l’Office interprofessionnel des vins (ONIVINS) et l’Institut national de recherche agronomique (INRA) confirment cette affirmation. Par contre, les recherches sur ce vignoble qui a été planté avant l’apparition du phylloxéra ne sont pas parvenues à déterminer son âge, parce que les troncs des vignes sont creux. Ce romorantin goûte le citron épicé, le poivre, le cumin, la lime, la réglisse et les herbes aromatiques. Il est gras et très acide. Le résultat est unique; c’est un moment d’émotion.

Les rouges
Domaine de La Charmoise Touraine gamay 2013

Code SAQ : 00329532
18,45 $
Déjà, le nez promet avec ses arômes de poivre, de fraise et de bonbons acidulés. En effet, la fraise poivrée règne dans ce vin, ainsi que la fumée, le poivre noir et l’humus. C’est un vin dense et étonnamment très acide et tannique.

Domaine de la Charmoise Première vendange gamay Touraine 2012
24,85 $
En vente en importation privée chez LBV International
Le nez de fraise est très net et annonce la suite : cerise, fraise, cerise noire, poivre, thé vert et un caractère herbacé qui disparaît avec l’aération. Très bien.

Henry Marionnet vinifera gamay franc de pied Touraine 2012
Code SAQ : 11844591
23,55 $
Le vin, grenat foncé un peu trouble, sent la petite cerise, la fraise et la framboise. En bouche, il est rempli de cerise, de fraise, de thé vert, d’épices, de terre et de fraise poivrée, accompagnés d’une vive acidité et d’une bonne masse tannique. Un excellent vin rafraîchissant. La preuve, tout le monde en a repris lors de cette dégustation.

Henry Marionnet vinifera cot franc de pied Touraine 2012
27,95 $
Henry Marionnet produit aussi du cot (ou du tannat, cher au sud-ouest de la France). À Madiran, le tannat donne des vins souvent austères et denses en jeunesse. Celui-ci ne fait pas exception avec ses arômes de poivre, de bleuet, de noyaux de bleuet, d’épices et un caractère herbacé. C’est très serré et très jeune; la matière ne manque pas.