Les bourgognes sont très bien représentés à la SAQ, avec 1427 produits, comprenant les mousseux, les blancs et les rouges. « Toute proportion gardée, les trois quarts des bourgognes vendus en Amérique sont bus au Québec », croit le porte-parole des vins de Bourgogne cette année.
Des millésimes différents
Puisqu’il dirige la Maison Albert Bichot, qui est fort connue au Québec et qui couvre bien des appellations en Bourgogne, Aldéric Bichot en sait assez pour analyser les derniers millésimes bourguignons. « Le millésime 2009 était super sexy, très riche, qui ne respectait pas la notion de terroir. Pour ceux qui connaissaient peu ou mal la Bourgogne, c’était génial pour eux. »
Ce qui est tout le contraire avec 2010, un millésime pour les puristes. « Les vins sont tendus, minéraux, tranchants. Pour le commun des mortels, c’est un peu raide », analyse-t-il.
L’année 2011 est « un mélange entre 2009 et 2010, des vins plaisants, avec beaucoup de fruits, à boire bien avant les 2010 ».
Pour 2012, « malgré les pertes, ça ira bien, puisqu’il y a eu concentration qui s’est faite naturellement. La peau du raisin est devenue très épaisse, donc le jus est très concentré. »
Une dégustation mémorable
Tout le gratin du milieu du vin à Montréal était convié à déguster une sélection de bourgognes en accord avec des mets. Voici un compte-rendu partiel de cette mémorable dégustation.
Domaine Goisot, Bourgogne aligoté 2011
Code SAQ : 10520835
19,35 $
Un bon vin d’apéro frais où règnent les fruits frais, les agrumes (citron). En finale, une pointe acide accompagne une sensation huileuse, mais pas désagréable.
Domaine Long-Depaquit Chablis 1er cru les Vaucopins 2010
Code SAQ : 10845111
36 $
Le nez dégage des arômes d’orange, la bouche, très acide, minérale et métallique, laisse entrevoir des saveurs de lime, de citron, de fumée, et elle se termine sur le zeste de lime et de citron. Ce vin accompagnait bien le cardeau, un poisson blanc.
Château de Chamirey Mercurey 1er cru Les Ruelles 2010
Code SAQ : 11629808
40,25 $
Un pinot noir classique avec ses notes de cerises, de kirsch, d’épices, de cannelle et de petits fruits des champs. Malgré une présence alcoolique marquée, les tannins étaient fondus. À essayer avec un tartare de thon.
Oui, je sais, les vins de Joblot ne demeurent pas longtemps sur les tablettes de la SAQ, mais je tenais à vous en parler. Quel nez d’une finesse incomparable avec des épices, des noyaux de petits fruits et du thé blanc! Dans le verre, les épices, les cerises, les noyaux de cerises et les petits fruits baignaient dans un vin très acide. Joblot, c’est sérieux, précis, droit et puissant.
Domaine des Lambrays Clos des Lambrays Grand cru 2009
Code SAQ : 11949238 (il n’en reste plus en magasins…)
146,50 $
Un prix de fou, mais on n’a qu’une vie… Des traces de cerises, de fumée, de champignons, de framboises et de cassis traînent dans ce vin qui est, hélas, bien jeune, mais qui est prometteur si on le laisse vieillir quelques années.
D’autres bourgognes plus abordables
Domaine Séguinot-Bordet Chablis 2011
Code SAQ : 00926899
21,25 $
Ce domaine de 16 hectares est dirigé par Jean-François Bordet depuis 15 ans. Un chablis très droit, acide, avec des fruits blancs et une finale de citron.
Bourgogne Faiveley 2010
Code SAQ : 00142448
20,55 $
Un bourgogne générique plus puissant qu’il n’y paraît malgré sa couleur pâle. Au menu : cerises, fumée, bacon, fraises et tannins fondus.
Antonin Rodet Coteaux bourguignons 2011
Code SAQ : 11833622
19,50 $
Depuis le printemps 2012, la nouvelle appellation Coteaux bourguignons remplace celle du Bourgogne ordinaire ou du Bourgogne grand ordinaire. Un vin fruité où les cerises, les fraises et les griottes ne manquent pas.


















